Les pour et les contre d’une construction en ballots de paille

Les pour et les contre d’une construction en ballots de paille

Pour :

Une résistance thermique élevée : Pour un mur de 18 po en ballots crépis posés sur le chant, « il y a tout lieu de croire qu’elle atteint une valeur R-28 ou plus comparativement à la valeur R-14 d’un mur en 2 x 6 type isolé » en tenant compte des pertes thermiques à travers l’ossature de bois, conclut le rapport de la SCHL La consommation d’énergie dans les maisons en ballots de paille. En France, la réglementation thermique 2012 parle plutôt de R-34,2 pour des ballots de 12 po, précise Pierre Gilbert du GREB.

Une économie d’énergie d’au moins 20% et un confort supérieurs : « La masse de la paille et du revêtement de stucco/plâtre prend des heures à se réchauffer ou à refroidir, souligne la SCHL. Cet effet peut entraîner des économies d’énergie supplémentaires lorsque la température extérieure fluctue. »

Empreinte écologique réduite : 20 à 40% d’économie de bois par rapport à une maison conventionnelle.

Déchets de chantier réduits.

Utilisation de matériaux biodégradables et annuellement renouvelables.

Régulation (diffusion) de l’humidité par les murs.

Résistance au feu supérieure au bâtiment de bois quand la paille est crépie de mortier léger.

Matériau naturel et non polluant.

Durabilité des murs protégés contre l’humidité (il suffit de colmater les fissures qui se produisent dans le crépi).

Esthétique permettant une grande variété de formes et de designs.

Abordabilité : coût inférieur ou équivalent à la construction classique

Contre :

Absence de normes et règlements pour rassurer villes, assureurs et prêteurs.

Grand surplombs de toiture et fondations élevées requis pour permettre l’assèchement et ainsi éviter la croissance de moisissures (à partir de 20% d’humidité). L’expert québécois de la construction en paille Michel Bergeron recommande de placer des sondes d’humidité dans tous les murs afin d’en suivre la teneur.

Temps de mise en œuvre plus élevé, notamment pour le crépi (quoi que d’autres revêtements sont possibles).

Certains prétendent que la valeur de revente est plus ou moins bonne, mais Pierre Gilbert est en désaccord : « Ici (au GREB), toutes les maisons qui ont été vendues l’ont été à un prix correspondant au marché. »

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Été 2012

 

 

 

 

 

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