Le développement urbain viable a la cote

 

Après la certification LEED pour l’aménagement des quartiers et l’initiative fédérale des collectivités EQuilibrium, de nombreuses activités québécoises suscitent de grands espoirs chez ceux qui rêvent de villes plus écologiques

Ainsi, le 18 novembre dernier, plus d’une centaine d’organisations – dont des municipalités – se sont engagées à participer à la réduction de la dépendance du Québec au pétrole, dont l’importation coûte plus de 17 milliards de dollars aux Québécois annuellement. Cet engagement découle du premier Forum québécois sur l’énergie organisé à Shawinigan par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (rncreq.org). 

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), quant à elle, vient de proposer un plan métropolitain d’aménagement et de développement qui vise enfin à limiter l’étalement urbain, qui favorise entre autres la consommation de pétrole. Tout en saluant cette initiative, 24 organismes et experts ont souhaité des objectifs plus ambitieux au plan final. Parmi ceux-ci : la création d’une ceinture verte, le frein au développement routier, le financement du développement des transports collectifs et la protection intégrale de la zone agricole jusqu’en 2031.

En novembre également, l’organisme montréalais ecohabitation.com qui certifie les habitations LEED, lançait le service Quartiers Écohabitation. « L’organisme élargit ainsi son champ d’action en accompagnant les municipalités, les promoteurs et les municipalités régionales de comté qui veulent développer des quartiers plus denses, plus végétalisés, bien dotés en commerces et en services afin de limiter l’utilisation de la voiture. » 

Enfin, un organisme de Québec, Vivre en Ville, lançait cette année le site sagacite.org pour favoriser la diffusion d’information et la mobilisation des citoyens et des décideurs en matière d’urbanisme durable en vue de faire face aux changements climatiques. On y aborde des sujets-clés comme les quartiers moins dépendants de l’automobile, la taille et la qualité des bâtiments, l’ombrage, les sols perméables, etc. 

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012

Il y a 2 commentaires sur cet article
  1. lisa à 10 h 08 min

    Avec tout ce developpement, est-ce qu’on pense au recyclage materiaux de construction? Il y a beaucoup de dechets avec tous ces projets, mais il faut toujours penser à l’environnement même encore !!

  2. Denis Chamberland à 12 h 42 min

    Tous les projets résidentiels qui sont sensibles à l’environnement visent à la fois une certification LEED pour laquelle il sera quasi incontournable d’avoir une approche de recyclage. À titre d’exemple, il existe à Montréal même, une usine de recyclage pour le gypse tant utilisé dans la construction résidentielle. D’ailleurs, de nos jours, on voit de plus en plus de conteneurs diversifiés sur les chantiers de construction et justement pour favoriser le recyclage des matériaux.

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