La première hypothèque…  On se calme!

La première hypothèque… On se calme!

Pour les premiers acheteurs, le stress relié à l’idée de recourir à une première hypothèque est équivalent au sentiment de leur perte de « liberté financière » lors de l’acquisition d’une maison.  Pour ma part, la première hypothèque donna comme résultat cette phrase dans ma tête: « Ça y est!  Je viens de me coincer pour 25 ans ! »…  Mais il est faux de croire en cette idée car avec les entretiens, les rénovations, les ajouts et les réparations, ce n’est pas pour 25 ans mais bien à vie !!!  🙂  Aussi bien s’y faire et surtout, de bien planifer le tout.

Suis-je capable financièrement?
La meilleure façon de le savoir, c’est de le tester sur quelques mois, voire un an;  vous établissez votre budget familial, vous regardez le style de maison ou condo que vous aimeriez acquérir, en établissez le prix ainsi qu’une simulation hypothécaire avec un des nombreux outils disponibles sur le Web.  Intégrez à votre budget familial la différence entre l’hypothèque et le loyer (ou hypothèque) que vous payez actuellement.  Vivez quelques mois et regardez le résultats.  Si vous vivez bien et que vous n’êtes pas égorgés par les paiements fictifs, vous pouvez mettre en branle votre projet. 

Une des façon de regarder sa capacité financière est d’obtenir une préapprobation hypothécaire;  ce processus offert par votre courtier hypothécaire ou votre institution financière vous permettra de connaître vos limites au niveau de l’hypotèque ainsi que votre capacité de payer.  ATTENTION:  La limite n’est pas nécessairement un objectif à atteindre…

Les « autres dépenses » reliées à la maison:
Dès l’acquisition, il y a les frais d’évaluation (±1000$) qui peuvent être remboursés par la banque, les honoraires du notaire (plus de 1000$ selon les notaires) et viennent ensuite les frais de déménagement, l’assurance-prêt hypothécaire (pas nécessairement celle de votre institution financière!  Informez-vous!), la taxe de bienvenue et autres taxes qui viendront vous hanter.  Faites le calcul, on parle entre 5 000$ et 10 000$ venant de partout. 

La mise de fonds…
La mise minimale est de 5% du prix d’achat de la maison.  Plus la mise est élevée, plus vous économisez en frais d’intérêt à la longue.  Si vous désirez évitez l’assurance-prêt hypothcaire de la SCHL, vous devez avoir au moins 20% de mise de fonds.  Je ne connais pas de jeunes couples qui ont 40 000$ en économie pour une mise de fonds d’une maison de 200 000$…  C’est là que le jeu du crédit devient dangereux, soit la proposition d’une marge de crédit de la part d’une institution financière pour la mise de fonds…  Soyez très prudent et songez peut-être à ce qu’on appelle du « Love Money » (argent prêté ou donné par les proches(famille,amis…) à un particulier ou à un couple dans le but de créer une entreprise ou pour acquérir un bien immobilier) ou de simplement accumuler au moins 10%.

L’autre façon de procéder à une mise de fonds décente sans recourir à d’autres prêts est de se prêter à soi-même en « rappant » son RÉER.  Le RAP (Régime d’Accès à la Propriété) est un programme fédéral permettant de retirer jusqu’à 25 000$ de son RÉER pour effectuer une mise de fonds, sans payer d’impôts sur le retrait de ce montant de son RÉER.   Si vous n’avez pas de montants accumulés dans votre RÉER, ne vous inquiétez pas, les banques peuvent vous proposer toutes sortes de gymnastiques que je ne vous conseille pas!  Si vous n’avez pas d’économies, ni de Love Money ni de RÉER, attendez donc un peu…

Quel type d’hypothèque ?
20, 25, 30 ans ?…  Taux fixe ou taux variable?…  Mensuel ou Hebdomadaire ?…  Traditionnelle ou Crémeuse?…  🙂  Mon opinion?  Consultez un courtier hypothécaire qui fera un travail pour vous et magasinera la meilleure hypothèque selon votre situation financière. 

Assurances?
Si vous faites l’acquisition d’une maison à deux et que vous êtes financièrement incapable d’effectuer les paiements hypothécaires seul en cas du décès du conjoint(e), souscrivez à une assurance-vie et invalidité hypothécaires;  en cas de décès, l’hypothèque sera complètement payée et en cas d’invalidité, les paiements se feront automatiquement.  Consultez votre institution financière ou votre courtier.

 Bonne chance et bonne recherche!

 

 

Redigé par Yves Carignan Voir tous les articles de cet auteur →

Homme d'affaires, blogueur et conférencier, Yves Carignan préside et dirige Dessins Drummond depuis 2002 avec sa conjointe et associée Marie-France Roger. L'entreprise fut fondée en 1973 et continue son développement constant par l’intermédiaire de ses 22 agences régionales.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *