Durée de vie des matériaux

Au moment de construire une nouvelle maison ou même de rénover une maison existante, de la décorer, et de la meubler, des milliers de choix s’offrent aux consommateurs autant pour les matériaux que les revêtements, les meubles, les électroménagers, les équipements mécaniques, etc.

Le budget établi et le « look » recherché sont certainement les deux principaux facteurs qui affecteront vos choix dans ce processus mais, mises à part l’apparence et le prix, la durabilité est aussi un facteur déterminant mais qui est trop souvent écarté du processus de sélection.

Pour vraiment être en mesure de faire le bon choix, on doit nécessairement se prêter au jeux de la comparaison des produits sur la base de la durée de vie annoncée par chacun des manufacturiers, durée de vie qui est souvent protégée par une garantie, et en suite sélectionner le produit qui nous convient. On peut alors mettre le prix pour se procurer un produit plus durable et sans entretient ou opter pour un produit plus abordable et moins durable mais qui pourra être changé au gré des tendances.

Cependant, à moins d’être un expert dans chacun des types de matériaux, il est difficile de juger si une durée de vie de 20 ans pour un recouvrement est acceptable alors que les fenêtres seront à refaire, elles, dans 30 ans ? Peut-on aussi s’attendre à ce que le bain soit à changer dans 20 ans alors que la toilette devrait avoir une durée de vie équivalente à celle de la maison ? Sait-on vraiment combien de temps devrait durer tel élément de la maison et après combien de temps devrait-on penser à le remplacer ?

Pour guider les consommateurs à ce sujet, l’Association américaine des constructeurs d’habitations (National Association of Home Builders – www.nahb.org) a conduit une enquête , en 2007, pour établir la durée de vie réelle de chacun des éléments d’une construction résidentielle. Les résultats présentés sont évidemment des moyennes qui dépendent de facteurs comme le climat et l’entretient, mais les résultats sont très intéressants à utiliser comme base de comparaison.
Lire l’article

Couleurs tendances pour cette année!

En avez-vous assez marre de ce temps gris où la nature nous donne l'impression qu'elle manque d'inspiration? Alors si vous êtes comme moi, et que vous passez dans un magasin de rénovation, faites donc un petit détour et aller voir les pants de murs de couleurs! Ça remonte le moral, ça donne un regain d'énergie et ça donne des bonnes idées! Le printemps étant tout près, le goût de rajeunissement, de nouveautés et d'éclats de couleurs nous envahit très souvent. Et justement, plusieurs on fait l'annonce de leurs nouvelles couleurs tendances pour 2008. Dans sa chronique tendance, Décormag a pour sa part un bon article qui traite de ce sujet. Selon le "Color Marketing Group"; "Du côté des couleurs, les blancs cassés, les tons de sable, de pierre et de terre, bref toutes les couleurs de la nature seront à la mode." Et maintenant, les tendances.... Les nouveaux bleus Le bleu continue d'être une couleur favorite, même dans la cuisine. Une fois de plus inspiré par la nature et l'environnement, il prend des tons de ciel ou d'eau. Mais un bleu beaucoup plus foncé, inspiré par la technologie, est en train d'émerger. Un bleu marine vibrant, si foncé qu'il paraîtra presque noir. La chaleur des finis métalliques Le métal brossé des dernières années cédera la place à des métaux plus chauds. Les tons de cuivre et de bronze auront la cote. Davantage d'accent ethnique La mondialisation continue d'alimenter notre amour des couleurs éclatantes en provenance de Chine, d'Inde et d'Amérique latine. Les rouges, les orangés, les roses, les jaunes et beaucoup de turquoise, souvent combinés à des bruns riches, seront utilisés en couleurs d'accent. Je vous laisse maintenant rêver.....ou même concrétiser vos projets! Pour ma part, je n'aurais aucune difficulté à consulter les nombreuses teintes de rouges et en choisir une pour mon nouveau look de cuisine!

Entretien : ne vous laissez pas mettre au tapis!

Ils sont doux, moelleux, colorés, chaud, confortables; ils habillent merveilleusement nos décors intérieurs, mais ils peuvent se révéler nocifs pour la santé. Les tapis sont un réceptacle de choix pour toutes sortes de polluants et même leur nettoyage peut s’avérer toxique. Explications. Les 20% de Canadiens qui souffrent d’une maladie pulmonaire sont certainement mieux avertis que d’autres sur la question : les tapis, carpettes et autres moquettes, tout comme les tissus d’ameublement, sont de véritables nids à poussière et microorganismes allergènes, sans oublier les produits chimiques irritants qu’ils peuvent émettre. Selon Don Fugler, chercheur principale à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la quantité de poussière qui s’enlève d’un tapis est de quelques fois supérieure à la quantité qui monte d’un plancher dur. Et si un coup de balai vient à bout de 95% des particules indésirables d’un plancher dur, le passage de l’aspirateur ne retire en moyenne que 40% de la poussière déposée sur un tapis. « En fait, il y a trois types d’éléments qui viennent se loger dans les tapis qui sont de véritables éponges, explique le chercheur : ils peuvent être d’origine biologique (peau, poils, nourritures, acariens…) ou minérale (terre, sable, plomb…) ou encore chimique et provenant notamment des matériaux ayant servi à la construction des lieux, en particulier les vapeurs de peinture. Pour limiter cette pollution intérieure, il est recommandé, entre autres, d’enlever ses chaussures avant d’entrer dans la maison, d’aspirer les tapis plus qu’une fois par semaine, et de bien couvrir les tapis et les meubles durant les périodes de rénovation. Voilà donc pour L’ABC de l’entretien régulier. Mais le choix d’avoir un tapis chez soi comporte également des risques quand il s’agit de procéder à un nettoyage plus en profondeur. Les deux principaux s’appellent moisissures et produits chimiques. De l’air! La règle numéro un, au moment du nettoyage est de profiter de la meilleure ventilation possible pour permettre l’évacuation des émanations toxiques de certains produits de nettoyage et un séchage rapide si on emploie des produits liquides. On choisira donc plutôt une période chaude et sèche pour ce type d’activités ménagères, car le danger dans un tapis qui reste trop longtemps humide réside dans la formation de champignons microscopiques connus sous le nom de moisissures. Les 270 espèces recensées dans les maisons canadiennes ont toutes la particularité de dégager substances chimiques et des spores qui, selon Don Fugler, peuvent avoir « au mieux, des effets négligeables sur la santé ou, au pire, causer des allergies et des maladies graves. » Outre les personnes souffrant déjà de troubles respiratoires, les individus ayant un système immunitaire affaibli sont des sujets à risques, de même que les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. Aussi, sachant que certaines moisissures sont invisibles, on s’appliquera d’autant plus à bien sécher ses tapis et on privilégiera les carpettes et tapis que l’on peut sortir au plein air, plutôt que les moquettes et autres revêtements inamovibles. Autre bonne raison de procéder à la toilette des tapis dans un environnement très aéré : les agents chimiques contenus dans certains produits de nettoyage. Outre les pesticides, dont il n’est pas nécessaire de rappeler la nocivité, les détachants et les protecteurs sont les plus dangereux, car ils contiennent souvent des solvants chimiques aux émanations toxiques. Et, pour compléter le tableau des difficultés, la composition même des tapis synthétiques pose problème, car les substances contenues dans certaines colles et dans divers traitements administrés au moment de la fabrication (fongicide, pesticide, imperméabilisant, anti-taches et fixatifs de couleurs) peuvent être activées par le chlore contenu dans l’eau de nettoyage ou sous l’action d’autres produits. Au passage, il est intéressant de noter que de nombreux tapis contiennent des composés organiques volatiles (COV), tel que benzène, toluène, formaldéhyde, qui ont la triste caractéristique de dégager gaz et vapeurs jusqu’à cinq ans après avoir été appliqués et de se solidifier avant de se redéposer sur n’importe quelle surface de la maison. Certains d’entre eux sont cancérigènes, d’autres affectent les systèmes nerveux et endocriniens. On comprend donc très bien que la Children’s Health Environnemental Coalition (CHEC) préconise l’acquisition de revêtements en fibres naturelles non traitées et suggère de demander au fournisseur d’aérer notre futur tapis pendant trois jours avant de le livrer et de laisser nos fenêtres ouvertes au moins pendant la même durée après l’installation. Zones d’ombre Dans le site Internet de la CHEC, plusieurs articles s’attachent au perfluorooctyle sulfonate (PFOS), une substance appréciée pour ses propriétés hydrophobes et lipophobes, soit repoussant l’eau et le gras. Le PFOS fut le principal ingrédient de la gamme de produits Scotchgard®, fabriqués par la société 3M, distribués pendant 40 ans avant d’être retirés de la composition de ces produits cette année. Le PFOS, que l’on a cru longtemps totalement inoffensif, s’est révélé être un polluant organique persistant (POP) dont on a retrouvé des traces un peu partout dans le monde animal, y compris chez l’être humain, dont le corps prend en moyenne quatre ans pour parvenir à l’éliminer totalement (les plus hauts taux de concentration ont été trouvés chez les enfants). Les maux attribuables au PFOS sont nombreux; selon l’Environmental Working Group, un groupe de recherche écologiste basé à Washinton, il s’agit d’irritations diverses (yeux, nez, poumons), de maux de tête, de fatigue, de nausées… Si l’on n’a pas encore étudié ses effets cancérogènes chez l’humain, les doses mesurées chez les enfants et les adultes sont parfois même plus élevées que celle causant des dommages cellulaires, thyroïdiens et reproducteurs, ainsi que des malformations et des cancers du pancréas, du sein, des testicules, de la prostate et du foie chez les animaux de laboratoire, selon les conclusions des plus récentes études. Et de son côté, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE : organisme international regroupant une trentaine de pays dont le Canada) étudie même la possibilité d’une incidence du PFOS dans le développement de cancers de la vessie, mais on commence à peine les recherches et l’on est encore incapable de mesurer les effets réels de cette substance sur l’environnement et sur l’être humain. De l’eau! Dans son panorama sur les dangers de l’entretien des tapis, la CHEC évoque aussi la question des shampoings (secs, liquides ou en poudre) et des mousses qui contiennent généralement des solvants et détergents tel le perchloroéthylène qui menacent la santé si leur application dépasse une certaine durée. Or, les aspirateurs même les plus performants ne parviennent pas à en éliminer tous les résidus, ce qui signifie qu’un enfant peu très bien en ingérer en portant sa main à sa bouche après s’être joyeusement roulé sur un tapis « bien propre ». Don Fugler, de la SCHL, recommande l’emploi d’aspirateurs centraux qui évacuent toutes les particules, ou un aspirateur de type HEPA, les deux procurant un léger avantage sur les autres aspirateurs. À moins qu’un tapis soit vraiment d’une saleté repoussante, une eau additionnée de savon doux avec un bon rinçage et un séchage rapide, est le moyen le plus simple et le plus sûr de nettoyer un tapis. À ce titre, les distributeurs de tapis d’orient et de kilim recommandent un lavage traditionnel à grande eau une fois tous les trois ou cinq ans pour une plus grande durée de vie de ces coûteux revêtements. Du côté des professionnels du nettoyage, certains se sont mis à l’heure de l’environnement et développent des procédés écologiques. C’est le cas de l’entreprise Steamatic qui utilise un extracteur de saleté à eau chaude. « Quand c’est possible, nous n’utilisons pas d’autres produit qu’un adoucisseur d’eau, un émulsifiant sans phosphate, pour éviter les réactions de produits potentiellement contenus dans les tapis, commente Jules Piché, administrateur de la société montréalaise. La température de l’eau est contrôlée de façon à libérer la saleté (poussières et graisses) et à la maintenir en suspension avant de l’extraire. Avec notre procédé, les tapis sèchent en sept heures et 96% des bactéries et agents allergènes sont éliminés. Bien sûr, quand cela est nécessaire, nous utilisons des produits plus agressifs, mais qui sont tous biodégradables et anti-allergènes. D’ailleurs, ils sont homologués par les 22 pays où ils sont distribués, parmi lesquels la Suisse. » Par ailleurs, la société Polti Canada a remporté le prix de la qualité de l’air accordé par un jury indépendant dans le cadre d’un concours organisé en 1998 par La Maison du 21e, siècle, pour le nettoyeur à vapeur Vaporetto qu’elle fabrique et distribue. Conseils pratiques Vous l’aurez compris, mieux vaut réduire les surfaces textiles à l’intérieur d’un logement et les protéger de la saleté par des précautions de base et un entretien régulier. Cela dit, pour pouvoir continuer à profiter de la beauté des tapis et du confort qu’ils nous procurent, voici quelques conseils pour bien les choisir et les nettoyer le plus écologiquement possible : - Au moment de l’achat, éviter les matières synthétiques dont les endos de styrène butadiène; opter pour les fibres naturelles végétales ou animales non traitées. - Ne pas attendre qu’un tapis ait l’air sale pour le nettoyer. - Procéder à un lavage à l’eau ou à la vapeur une année sur deux. Assurez-vous de ne pas l’inonder et qu’il sèche en dedans de 24 heures. - Pour le nettoyage courant, aspirer soigneusement, saupoudrer d’amidon ou de bicarbonate de soude, laisser agir une heure et repasser l’aspirateur avec grand soin. - En cas d’accident, pomper les liquides renversés avec un linge blanc ou de couleur claire, sans frotter, pour ne pas endommager les fibres. Si besoin, gratter délicatement avec une spatule ou une cuillère. S’il s’agit de graisse, saupoudrer de bicarbonate de soude ou de fécule ou farine de maïs. - Tamponner les taches rebelles avec de l’eau chaude savonneuse (liquide à vaisselle ou savon doux) et rincer avec quelques cuillères à café de vinaigre blanc dans une tasse d’eau avant d’éponger avec un linge propre. - Le sel, le borax, le club soda et l’eau bouillante sont d’autres bons nettoyeurs naturels. - Dans le cas d’un recours à un nettoyeur professionnel, exiger qu’il n’utilise pas de produits chimiques. Et s’il répond que c’est impossible, lui parler des produits Biomor, fabriqués par la compagnie lavalloise Avmor, composés de solutions bactériennes qui désintègrent les matières organiques logées dans les tapis en agissant conjointement avec les bactéries de ces mêmes matières organiques. Une réaction chimique causée par des éléments biologiques. Intéressant….. Avmor : (450)629-8074 CHEC: www. checnet.org (Virtual House) SCHL: 1-800-668-2642 www.cmhc-schl.gc.ca (clique sur maison saine) Don Fugler (de la SCHL) : dfugler@cmhc-schl.gc.ca Polti Canada : (514) 685-8770 ou 1-888-697-6584 www.polti.ca Santé Canada : Pierre Rousseau (418)649-6416 www.hc.sc.gc.ca Steamatic : Jules Piché, (514)351-1234

Glaçons et moisissures

Pour la plupart des gens, les discussions sur l’efficacité énergétique ne sont qu’académiques. Ils n’y pensent sérieusement qu’en payant leurs factures de chauffage, c’est-à-dire quand il est trop tard. C’est en hiver que l’inefficacité énergétique est la plus visible. En effet, les énormes glaçons et barrages de glace qui s’accumulent sur les toitures sont des preuves flagrantes de pertes de chaleur et d’un usage inefficace de l’énergie. Je suis toujours surpris d’entendre des gens intelligents dire qu’il s’agit là d’une caractéristique normale de nos hivers québécois – tout comme la tarte aux pommes est américaine. Quelle sottise! Au début de l’hiver, les pertes de chaleur à travers l’entretoit ou le grenier gardent la surface du toit relativement tiède. La neige commence à s’accumuler et elle demeure même sur les toits en pente. Après un certain temps, la neige devient l’isolant car elle emprisonne beaucoup d’air. Plus le froid s’intensifie, plus on chauffe la maison et plus on perd de chaleur, plus l’entretoit et la surface du toit se réchauffent. Glaçons montres Un jour, la température à la surface du toit atteint 0 degré Celsius et la neige qui y touche se ramollit puis fond. Cette neige fondante se transforme en eau qui glisse sur la pente, jusqu’à l’avant-toit. En débordant du surplomb et des gouttières, l’eau gèle au contact de l’air (plus froid que la surface du toit). Avec le temps, il en résulte la formation de glaçons spectaculaires – certains s’étendent sur un étage ou plus! Plus les pertes de chaleur sont grandes, plus le barrage de glace derrière les glaçons est épais et plus long sont les glaçons. Quand un dégel majeur et de la pluie se présente, avec des températures atteignant au moins +6 degré Celsius, même dans les Laurentides, les infiltrations commencent. Mais fréquemment, celles-ci ne proviennent pas du toit comme tel, elles se produisent horizontalement, du surplomb. En effet, le poids de la glace accumulé dans les gouttières ouvre un joint au bord du toit, dans la corniche ou dans le soffite, et l’eau coulant sous la neige ou la glace accumulée dans le toit pénètre dans les plafonds. À la grande surprise des propriétaires, quand les plafonds ont une pente légère, l’infiltration peut même se manifester à une bonne distance du mur extérieur. Il pleut dans mon lit À mon grand désarroi, c’est ce que ma famille a vécu au chalet de mes beaux-parents dans les Laurentides, à la suite d’une fête-surprise très réussi pour l’anniversaire d’André Fauteux, l’éditeur du magazine. L’eau s’est mise à couler du plafond et sur nos lits au beau milieu de la nuit. Malheureusement, dans un tel cas, bien des propriétaires de maison se trompent et blâment leur toiture tandis que l’origine du problème est la perte de chaleur de la maison. Les couvreurs sont appelés par les propriétaires paniqués et on prévoit une réfection même si personne n’a déterminé la vraie cause du dégât. Refaire une toiture lorsque cela n’est pas nécessaire est une très coûteuse perte d’énergie additionnelle. Certains clients me disent qu’ils ont refaits toute leur toiture au complet deux ou trois fois en 10 ans sans que ce problème ne disparaisse. C’est carrément du vol de la part des couvreurs! En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, plusieurs entretoits montréalais ne contiennent que de 0 à 4 pouces d’isolant. (NDLR : Il est généralement rentable d’en poser de 12 à 14 pouces, pour une résistance thermique de R-42 à R-49, s’il s’agit de cellulose, l’isolant le plus abordable pour le grenier.) Champignons et plinthes Un autre signe très visible d’inefficacité énergétique est l’accumulation de moisissures sous forme de taches foncées sur les plafonds et les coins de murs de maison chauffées à l’aide de plinthes électriques. Énormément de logements locatifs montréalais – à Rosemont, sur le Plateau Mont-Royal, à Ville LaSalle et à Ahuntsic, ne furent jamais conçus ni construits pour être chauffés de cette façon, mais bien avec des radiateurs ou d’autres formes de chauffage central répartissant mieux la chaleur. Quand on les a remplacés par des plinthes dotées de thermostats individuels afin que les locataires puissent payer leur consommation énergétique, on a négligé d’ajouter de l’isolant dans les plafonds par oubli, ou à cause de la difficulté de l’entreprise. C’est dommage, car aujourd’hui les locataires diminuent ou éteignent carrément le chauffage dans plusieurs pièces afin de réduire leur facture de chauffage. Le problème, c’est que ces logements sont dotés d’un taux d’humidité relative trop élevé car, typiquement, les salles de bains et les cuisinières ne sont pas ventilées vers l’extérieur. Quand la température d’une pièce diminue, le taux d’humidité relative bondit, non pas parce que l’humidité absolue a changé, mais parce que l’air froid ne peut pas contenir autant de vapeur que l’air plus chaud. Résultat : l’humidité condense sur les murs, plafonds et jonctions (solives, coins etc.) mal isolés et permettant l’infiltration d’air. C’est alors que les moisissures se mettent à proliférer. Au fur et à mesure que l’hiver avance, le problème s’aggrave. L’isolant mouillé perd sa capacité isolante. Si les fenêtres ont été remplacées et ne permettent pas d’infiltration d’air (d’autant plus que la condensation les gèle souvent en place), le niveau de bioxyde de carbone (CO2) dépasse facilement un taux de 1000 parties par million – et plus de 2000 ppm si les gens fument. Symptômes des maisons malsaines Des maux de tête, étourdissements et autres malaises s’ensuivent. Si on laisse dégénérer la situation, les concentrations élevées de moisissures toxiques mineront tôt ou tard la santé des occupants – au niveau immunitaire, neurologique…. Bref, ce qui a débuté comme une recherche d’économie d’énergie s’est transformé en un désastre pour la santé des occupants. De plus, une enveloppe du bâtiment qui condense et retient l’humidité est encore plus difficile et donc plus coûteuse à chauffer. Sachez donc que la présence de moisissures est due à un manque d’efficacité énergétique et de ventilation. Malheureusement, les murs moisis font également partie du folklore québécois, tout comme le geste de placer une serviette (au lieu d’un coupe-froid) au pied de la porte d’entrée pour prévenir le changement d’air qui est ironiquement nécessaire. En somme, l’essentiel, c’est d’isoler le toit si on veut changer le système de chauffage pour des plinthes électriques et, pour économiser l’énergie, d’autant plus que ce genre de système de chauffage perd davantage de chaleur par convection ascendante qu’uns système de radiateurs. Ce problème n’existerait pas si nos maisons étaient mieux conçues et construites, particulièrement sur le plan de l’isolation, de l’étanchéité et de la ventilation. Morris Charney inspecte tout genre d’immeubles à temps plein depuis plus de 25 ans. Diplômé de la prestigieuse Université Harvard, il a fondé et longtemps donné le cours d’inspection de bâtiments à l’Université McGill et à l’Ordre des architectes du Québec. De plus, il a déjà rénové plus de 1000 maisons en tant qu’architecte.

Des planchers radiants électriques liés au cancer?

Un expert en champs électromagnétiques chez Hydro Québec déconseille l’usage de certains planchers radiants électriques qui pourraient accroître le risque de leucémie infantile. « Comme les enfants sont souvent couché et assis par terre, c’est à éviter, pas à conseiller, compte tenu du doute qu’on a là-dessus », nous à déclaré en entrevu Jan Érik Deadman, conseiller en hygiène du travail à la société d’état. « Cela me surprendrait si Hydro-Québec recommandait (ces systèmes) dans les garderies. » Ce docteur en santé au travail réagissait au fait que certains de ces systèmes de chauffage, composés d’un fil électrique typiquement installé sous un plancher de céramique, émettent un champs magnétique mesurant jusqu’à 100 milligauss (mG0 au niveau du sol. Selon neuf études épidémiologiques, une exposition chronique à un champ moyen de plus de 4 mG double le risque de leucémie infantile. C’est ce qui a incité en 2002 le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), relié à l’Organisation mondiale de la santé, à classer les champs magnétique de 50-60 Hertz dans le Groupe 2B, comme « peut-être cancérogènes ». La Société canadienne d’hypothèques et de logement souligne d’ailleurs, dans son Guide d’équipement mécanique pour un environnement intérieur sain, que les planchers radiants électriques « peuvent émettre des champs électriques et magnétiques non négligeables. » Quatre cancers ciblés Les preuves les plus solides d’effets nocifs des champs électromagnétiques viennent des études épidémiologiques, explique Santé Canada : « Celles-ci ont laissé supposer l’existence d’une faible association positive entre l’exposition aux champs 50-60 Hz et la leucémie, le cancer du cerveau, le cancer du sein et le cancer du poumon. » Mais on ne peut exclure que d’autres facteurs statistiques, environnementaux ou socio-économiques soient en jeu. Également chercher à la Faculté de médecine de l’Université McGill, Jan Érik Deadman est co-auteur d’une étude historique publiée en juillet dernier. Celle-ci a conclu que les travailleuses dont l’exposition hebdomadaire moyenne était d’au moins 4 mG, durant ou dans les deux années précédant leur grossesse, doublent également leur risque d’avoir un enfant qui développera ce cancer du sang. D’autres études ont constaté un doublement du risque de leucémie chez les enfants chroniquement exposés à un champ de 2 mG. Les propriétaires de planchers chauffants électriques devraient-ils débrancher leur système ou l’éteindre avant d’entrer dans une pièce? « Le risque est considéré comme faible et trop incertain pour chambarder les planchers chauffants dans les maison et les garderies, analyse le biologiste Denis Gauvin, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Mais faut-il informer la population? Oui. Si les gens ont la possibilité de choisir un plancher qui les expose moins, tant mieux. » Les champs électromagnétiques sont composés des champs électriques produits par le voltage (fils sous tension) et les champs magnétiques provenant de l’ampérage (le courant consommé). Ils sont mesurés par un multimètre qui agit souvent de voltmètre, gaussmètre et lecteur de radiofréquences et micro-ondes. L’intensité du champ et le degré d’exposition humaine diminuent rapidement en s’éloignant de la source, chose facile si le système radiant est dans un plafond, mais impossible dans le cas d’un plancher. À un pied de hauteur du plancher qui émet 100 mG au sol, le champ peut mesurer 16 mG, niveau auquel de très brèves expositions quotidiennes sont associées à l’augmentation des risques de fausses couches, selon une récente étude californienne (Li, 2002). Les champs sont aussi plus faibles dans une maison où l’on consomme moins d’électricité et si les fils sont rapprochés et posés en parallèle, leurs champs tendant alors à s’annuler mutuellement. Les Québécois surexposés À part les lignes d’Hydro Québec, les principales sources d’exposition domestique à long terme sont les erreurs de câblage et le courant résiduel généré par la mise à la terre faite sur l’entrée d’eau métallique des maisons, selon un spécialiste canadien en la matière, Andrew Michrowski. Les Québécois, dont plus de 70% des maisons sont chauffées à l’électricité, seraient les occidentaux les plus exposés aux champs magnétiques de 50-60 Hz. Selon une autre étude du Dr Deadman, 7% des Québécois, comparativement à une moyenne de 0,7% dans d’autres pays, sont couramment exposés à des champs d’au moins 4mG. Le Québec détient aussi le plus haut taux de cancer infantile au pays : environ 165 par million, avec quelques 225 cas diagnostiqués annuellement. Dans 70% des cas, il s’agit de leucémie, dont les causes sont inconnues. Plusieurs sont soupçonnées : virus, aliments, médicaments et autres polluants (émissions des autos, fermes, industries, fumée de tabac dont nous sommes les champions canadiens, etc.). Enfin, les Québécois accusent des records de mortalité dont les causes ont été associées à l’exposition professionnelle aux champs magnétiques. L’INSPQ a récemment comparé nos taux de mortalité à ceux de 20 pays industrialisés : les Québécois sont au 1ier rang pour le cancer du poumon, 2ième pour le tumeurs malignes et au 3ième pour le suicide; les Québécoises sont au 3ième rang pour le cancer du poumon, au 5ième pour l’ensemble des tumeurs et au 6ième pour le cancer du sein et le suicide. CIRC : http://monographs.iarc.fr/htdocs/announcements/frvol80.htm INSPQ : www.inspq.qc.ca/bulletin/bise/2002/bise_13_4.asp?Annee=2002 Multimètre Tri-Field : Essentia, 1-888-639-7730 www.essentia.ca Protection contre les CEM et les radiofréquences : Magnepur, 1-888-557-1110 www.magnepur.com