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Archive de la catégorie 'Santé'

16 janvier, 2014
Par Yves Carignan

Lorsque la famille s’agrandit ou lorsque vos enfants ne désirent plus cohabiter dans la même chambre, la construction d’une chambre au sous-sol est souvent la solution la plus efficace et économique.  Pour se faire, il y a quelques éléments à considérer:

Fenêtre de la chambre:
Afin de respecter le Code National du Bâtiment ainsi que les normes de construction provinciales et municipales, une chambre de sous-sol doit absolument comporter une fenêtre afin de favoriser l’évacuation de la personne en cas d’urgence (incendie).  Cette fenêtre doit par contre être d’une dimension précise afin de permettre à un pompier et son équipement de s’introduire dans la maison en cas de feu.

Panneau électrique:
Si la chambre est construite près d’un panneau électrique, vous devez vous assurer que le champs magnétique créé par ce même panneau ne vient pas nuire à la santé de l’occupant de cette chambre

État du plancher (dalle de béton):
Avant d’apposer un revêtement neuf, une inspection complète de votre plancher devrait être effectuée afin d’éviter des problèmes de sur-saturation d’eau et ainsi créer des excès d’humidité et de la moisissure.

Nous vous invitons à visualiser cette vidéo qui vous donnera toutes les indications concernant ces trois éléments mentionnés ci-haut.

Chambre sécuritaire au sous-sol – Capsule #1 Dessins Drummond from Dessins Drummond on Vimeo.

 

22 novembre, 2013
Par Denis Chamberland

Après avoir vu sa maison (construction 2007) détruite par les flammes en juillet 2012, Alain Hamel, constructeur émérite de maisons performantes dans la région du Saguenay, a mis a profit tout son savoir de constructeur afin d’ériger une exceptionnelle maison solaire passive, Net zéro et LEED Platine avec le plus haut score jamais obtenu au Canada.

Pour sa maison, Alain a choisi de mobiliser tout son savoir en faisant appel aux innovations les plus pointues en matière d’énergie. Avec la collaboration d’Emmanuel Cosgrove, directeur d’Écohabitation, Denis Boyer, l’ingénieur en énergie et développement durable de l’organisme, et Lucie Langlois, d’Alias Architecture, Alain et sa conjointe France ont mis de l’avant un projet de construction pour l’obtention d’une maison à la fois super-isolée, super-étanche, conçue et orientée pour être chauffée presqu’uniquement par le soleil.

L’équipe s’est même donnée comme défi de la faire certifier Passivhaus (maison passive), soit ce très prestigieux label allemand. Comme le climat du Saguenay est passablement plus frais que celui de l’Allemagne, ce défi était véritablement colossal. Faut savoir qu’au Canada, aucune maison de type « solair passif » n’a été construite dans un climat aussi froid. Pour obtenir cette certification allemande, il faut atteindre la consommation d’énergie maximale de 15 kWh annuels par mètre carré, pour le chauffage et la climatisation, quand une maison conventionnelle en consomme 100 !

Une telle approche est grandement exigeante en raison du climat, des matériaux disponibles, des portes et fenêtres aux exigences plus élevées pour lesquelles d’ailleurs Alain a dû procéder à du démontage afin d’augmenter l’étanchéité de celles-ci avec du polyuréthane. Les simulations énergétiques représentent un vaste travail. Orientation, masse thermique, compacité, épaisseur des murs, nature des isolants, étanchéité, performance des fenêtres, tout doit être paramétré au plus près afin de maximiser le rendement énergétique. Le fameux 15 kWh annuels représente un défi de taille.

Fin de l’été 2013, la maison est presque achevée et le résultat est au-delà des espérances. D’après les tout derniers calculs, elle ne consommera que 13,3 kWh annuels par mètre carré en chauffage et climatisation. La certification Passivhaus semble donc envisageable!

La certification LEED Platine a été obtenue, et avec un nombre de points record au Canada. La combinaison de ces deux exigences est tout simplement idéale aux yeux d’Alain Hamel : «  Passivhaus est essentiellement centré sur les économies d’énergie alors que LEED prend en compte de nombreux aspects environnementaux comme la non-nocivité des matériaux, l’aménagement extérieur, la gestion de l’eau, la réduction des déchets… Pour moi, chaque maison passive devrait également respecter les critères LEED ! »

C’est tout de même le qualificatif de « maison résiliente » qu’Alain Hamel avait continuellement en tête. Appliqué à son habitation, le concept revêt deux aspects aux yeux de celui-ci. D’abord la résistance aux changements climatiques, illustrée en général par la solidité de l’habitation, et, en particulier par le toit en acier blanc qui réfléchi les rayons du soleil. Cette approche permet d’éviter l’émission de chaleur dans l’atmosphère ainsi qu’une climatisation excessive de la maison soit l’exact opposé des toits en bardeau d’asphalte noir et absorbant qui recouvre la grande majorité des maisons au Québec.

Ensuite, l’autonomie en cas de catastrophe naturelle ou tout simplement de grosse coupure d’électricité. « La maison est reliée aux réseaux d’eau et d’électricité, mais il y a une redondance des équipement qui la rend potentiellement autonome. Ses panneaux photovoltaïques, son poêle à bois et sa thermopompe lui permettent en fait de produire sa propre énergie, dont le chauffage » nous dit Alain Hamel. Précisons qu’elle est autonome en eau grâce au recyclage de l’eau de pluie (douche, toilettes, irrigation du jardin) et au puits artésien (lavabo, évier, lave-vaisselle).

Planchers radiants, chaudière au gaz, panneaux solaires, thermopompe… cette abondance d’équipements peut poser question au plan écologique. Notamment du côté des panneaux solaires que l’on sait polluants à fabriquer alors que le Québec produit en quantité une électricité propre comparé à celle des centrales nucléaires  et à charbon de l’ouest, des États-Unis ou des cousins européens. « On peut en discuter, commente Alain, mais je préfère mon système à ceux des maisons autonomes habituelles qui nécessitent une génératrice au diesel. Quant à l’énergie solaire, il est bon qu’elle soit développée partout, même au Québec ! » Pour en savoir davantage…

Tiré du site internet La Maison du 21è siècle.

10 mai, 2013
Par Denis Chamberland

Le 4 avril passé a marqué le 10è anniversaire de l’entrée en vigueur du Code québécois de gestion des pesticides, une première en Amérique du Nord. L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont emboîté le pas à la Belle province, respectivement en 2009 et 2011. Or, l’Ontario va beaucoup plus loin que le Québec en interdisant l’usage et la vente de 96 ingrédients actifs de pesticides contre 20 seulement chez nous. Équiterre a donc demandé au gouvernement du Québec de suivre ce bel exemple.

Les ventes de pesticides ont diminué de 30% au Québec depuis l’entrée en vigueur du Code. Par contre, les professionnels de l’entretien de pelouse utilisent encore des produits de synthèse dont les effets sur l’environnement et la santé sont très controversés. C’est le cas notamment de l’Imidaclopride (Merit) pour tuer les vers blancs et le Dicamba pour détruire les « mauvaises herbes ». Il faut croire que les Québécois n’ont toujours pas accepté les pissenlits dans leurs pelouses !

Édith Smeesters, biologiste et auteure, se propose de mobiliser le grand public sur sa page Facebook (accessible via edithsmeesters.org) pour inverser cette tendance. Cette conférencière très recherchée a fondé la Coalition pour les alternatives aux pesticides et est porte-parole d’Équiterre en la matière. Son dernier livre, Guide du jardinage écologique, paraîtra ce printemps.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, Édition Printemps 2013

1 mars, 2013
Par Denis Chamberland

De quoi s’agit-il ?
La certification « Rénovation Écohabitation » est un outil gratuit qui représente les meilleures pratiques vertes à adopter lors d’une rénovation intérieure ou extérieure (cuisine, salle de bains, séjour, sous-sol, chambre ou revêtement extérieur). Cette certification concerne les habitations rénovées selon des critères précis.

C’est nouveau ?
Oui! La certification LEED concerne les maisons neuves alors que Réno-climat porte sur la rénovation énergétique. La certification Rénovation Écohabitation vise la rénovation en général : matériaux, santé, eau, énergie, gaz à effet de serre.

À qui s’adresse-t-elle ?
À toute personne qui projette une rénovation résidentielle : propriétaire, entrepreneur général, promoteur immobilier, artisan de la rénovation, etc.

A quoi sert-elle ?
À rénover selon des règles écologiques et rigoureuses, à bien vivre dans un univers sain et respectueux de l’environnement, et à bénéficier d’avantages financiers. Aussi, avoir recours aux bonnes pratiques, c’est bien, mais aller jusqu’à certifier une pièce de sa maison, c’est encore mieux… Ecohabitation propose donc une véritable certification qui atteste la qualité écologique de vos rénovations.

Une certification, pourquoi ?
Pour l’environnement, la valeur de revente de sa propriété, sa durabilité, son air intérieur plus sain, les nombreuses subventions possibles, et les assurances et hypothèques à des conditions avantageuses.

Pour en savoir davantage…

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Automne 2012

30 novembre, 2012
Par Denis Chamberland

On s’en doutait, la pose d’un échangeur d’air dans nos maisons permet une réduction notable de la concentration des polluants aériens. C’est ce que confirme une récente étude menée par l’Institut national de santé publique du Québec et le Conseil national de recherches Canada. Durant trois ans, on a mesuré l’impact du taux de ventilation sur la qualité de l’air intérieur et sur la santé d’enfants asthmatiques dans une centaine de maisons de la capitale.

La majorité des maisons-témoins étaient sous-ventilées et en particulier, dans les chambres d’enfants. Le débit de l’air frais a été presque doublé en hiver par la pose d’un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou un ventilateur récupérateur d’énergie (VRÉ). Le VRÉ a été installé dans les demeures trop sèches en hiver à cause d’un manque d’étanchéité. Ce ventilateur permet de transférer l’humidité intérieure à l’air frais plutôt que d’assécher l’air comme le fait le VRC, indiqué dans les maisons plus étanches.

L’idéal pour prévenir les maladies respiratoires est de maintenir l’humidité relative dans nos maisons à 50% en été et aux alentours de 35% en hiver, selon Santé Canada.

La même étude a révélé que la ventilation accrue avait abaissé de façon notable la présence de spores de moisissures allergènes dans l’aire de ces propriétés. De même, la concentration du formaldéhyde irritant, qui dépassait la limite recommandée par Santé Canada dans deux maisons sur trois en été (émissions accrues par la chaleur), a été réduite de 32%.

Les bénéfices de ces améliorations sur la santé respiratoire des enfants grâce à une meilleure ventilation devraient être divulgués très prochainement.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Automne 2012

7 septembre, 2012
Par Denis Chamberland

Un nouvel atelier sur les aspects biologiques et légaux des hypersensibilités environnementales (HE chimiques et électromagnétiques) sera offert dans 10 régions du Québec à l’automne 2012. Cet atelier a été conçu par l’Association pour la santé environnementale du Québec (ASEQ) en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal et la Télé-université. Son objectif est d’aider les personnes hypersensibles et leur entourage à mieux comprendre et gérer ce syndrome, ainsi que de former des personnes-ressources à travers le Québec pour leur venir en aide.

Selon un sondage effectué par le gouvernement américain en 2003, environ 12% de la population souffre d’hypersensibilité à de très faibles concentrations de polluants qui n’affectent pas immédiatement le commun des mortels ; 2% des répondants avaient même perdu leur travail à cause de cette affection. Malgré le manque de consensus dans la communauté médicale sur le diagnostic et le traitement des HE, la Commission canadienne des droits de la personne souligne que les personnes atteintes font souvent l’objet d’une discrimination illégale.

L’ASEQ, qui recherche des bénévoles et des groupes partenaires, est aussi en train de construire des logements sains et abordables pour hypersensibles.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Été 2012

21 août, 2012
Par Denis Chamberland

Naturopathe et détenteur d’un doctorat en nutrition, Brian Clement dit avoir traité avec succès plus de 4000 personnes électrohypersensibles – dont 60% sont en rémission quasi-totale – à l’Institut Hippocrate qu’il dirige. Fondé à Boston en 1956 par la nutritionniste Ann Wigmore et aujourd’hui basé en Floride, c’est l’un des centres de santé naturelle les plus réputés au monde.

En 2000, le candidat américain au prix Nobel de médecine, Dr Robert O. Becker, classait l’électrosmog au premier rang des polluants. Brian Clement est d’accord avec lui : « Si vous me demandez quel est le problème le plus grave que l’homme ait créé, dit-il, je vous répondrai qu’en premier c’est l’électropollution, suivi des produits chimiques et des métaux lourds. » D’ailleurs, selon lui ainsi que le fameux cardiologue texan William J. Rea (ehcd.com), l’électrohypersensibilité est notamment due à une intoxication aux métaux lourds endommageant les systèmes nerveux et immunitaire.

En plus de réduire leur exposition aux CEM, les personnes les plus atteintes doivent aussi se désintoxiquer. Par exemple, à l’aide de séances de sauna à ondes infrarouges, de vitamines B, de minéraux, d’eau pure, d’algues comestibles, d’enzymes et de bains minéraux. Pour découvrir sa recette détaillée pour une désintoxication en profondeur, lire sur 21esiecle.qc.ca la longue entrevue téléphonique qu’il nous a accordée en janvier 2012.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012

15 juin, 2012
Par Denis Chamberland

Après sa révision en 2012, la norme volontaire R-2000 maintient sa position de chef de file en matière de construction de nouvelles maisons éconergétiques

Depuis 30 ans, R-2000 représente la norme d’habitation la plus complète qui soit en matière d’environnement et d’efficacité énergétique. Cette norme d’excellence établie par Ressources naturelles Canda (RNCan) a grandement contribué à l’amélioration des pratiques de construction courantes. Alors que les exigences d’efficacité énergétique sont rehaussées dans les divers codes du bâtiment, la norme R-2000 fait une fois de plus l’objet d’améliorations. 

Composé de plusieurs intervenants de l’industrie, le Comité sur le renouvellement de la norme R-2000 s’est réuni pendant deux ans. Il a proposé de nouvelles exigences techniques, qui ont fait l’objet d’un examen public au cours de l’automne 2011 et qui seront publiées en 2012. Ces recommandations seront mises en œuvre en deux phases

Cette approche progressive comporte deux avantages. D’abord, les participants pourront évaluer le nouvel objectif énergétique R-2000 au cours de la phase 1 (1er juillet 2012 au 31 décembre 2013), avant la mise en oeuvre complète, en 2014 (phase2). Une telle approche accordera aussi suffisamment de temps pour former les constructeurs et les conseillers en efficacité énergétique

Voici un résumé des modifications apportées à la norme R-2000 comparativement à la version de 2005 :

L’objectif énergétique annuel a été modifié de façon à être approximativement 50% plus exigeant que dans la norme précédente :

Les diverses normes de référence, par exemple pour les fenêtres, ont été mises à jour :

Les exigences relatives à la conservation de l’eau ont été haussées :

Les systèmes de refroidissement doivent être homologués Énergy Star

Quant à elle, la phase 2 prévoit la publication, en 2014, d’une norme R-2000 entièrement révisée, qui fera la transition vers la prochaine génération du système de cote ÉnerGuide, en cours d’élaboration. Parmi les nouveautés prévues :

Environ la moitié de l’objectif énergétique de la maison devra être atteint grâce à l’enveloppe du Bâtiment, ceci afin de continuer à promouvoir les bons principes de la science du bâtiment :

Bien que les climatiseurs ne seront pas obligatoires, leur consommation d’énergie sera prise en compte lors de la conception de la maison afin de favoriser l’installation d’appareils éconergétiques;

L’électricité produite sur place par un système d’énergie renouvelable (photovoltaïque, éolien, etc.) pourra servir à atteindre l’objectif énergétique;

On augmentera le nombre d’éléments requis en vertu de la liste de sélection R-2000 et les produits devenus courants seront remplacés par des éléments plus avant-gardistes. La liste est classée en cinq catégories : qualité de l’air intérieur, efficacité énergétique, gestion de l’environnement, gestion des ressources et conservation de l’eau. Une approche assurément inspirée du programme LEED.
Bref, en resserrant les exigences techniques d’efficacité énergétique et en incorporant de nouvelles caractéristiques touchant l’environnement et la qualité de l’air intérieur, RNCan s’est assuré que la norme R-2000 demeurera le plus haut standard canadien qui soit pour les maisons neuves. Pour en savoir davantage…

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012

13 avril, 2012
Par Denis Chamberland

Pour faire suite à l’annonce par le gouvernement de l’application éventuelle de normes d’isolation plus élevées en ce qui a trait à la construction résidentielle, certains experts craignent que la moisissure s’installe dans les murs et engendre des travaux futurs d’envergure.

Tel que mentionné par André Fauteux, éditeur du magazine La Maison du 21è siècle, ces nouvelles exigences sont généralement bien accueillies par l’industrie et par les écologistes : elles sont réclamées depuis plusieurs années notamment par une récente pétition afin de réduire le gaspillage énergétique et de favoriser l’innovation. La Fondation Rivières a calculé que le gaspillage d’électricité dû au retard dans l’adoption de cette règlementation équivalait à quatre nouveaux petits barrages à chaque année, soit 16 depuis 2008. 

Par contre, divers experts dont André Bourassa, président de l’OAQ, craignent que les risques de moisissures soient accrus dans certaines maisons, notamment parce que le Code n’exigera pas que les matériaux puissent diffuser la vapeur et n’imposera pas de degré d’étanchéité à l’air minimal, vérifié par un essai d’infiltrométrie indépendant. Pour être certifiée Novoclimat (25 à 30 % d’économie de chauffage), une maison ne peut excéder 2,5 changements d’air à l’heure à une pression de 50 pascals (CAH @50 Pa) simulée par infiltrométrie. Ce test gratuit pour les chantiers Novoclimat consiste à dépressuriser la maison avec un gros ventilateur afin de mesurer la quantité d’air qui s’infiltre par l’enveloppe du bâtiment, ce qui permet de corriger les principales fuites d’air avant de poser le gypse. « L’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment est nécessaire non seulement pour réduire l’inconfort des occupants et le gaspillage d’énergie, de dire M. Bourassa, mais aussi pour éviter l’infiltration importante d’humidité dans les murs. Dans les résidences, le taux d’humidité relative varie considérablement. Le Code devrait demander que l’étanchéité à l’air soit vérifiée : on ne veut pas de murs pleins de trous. À défaut de tests d’infiltrométrie obligatoires, la technique de construction qui consiste à passer des fils électriques dans les colombages devrait être proscrite, histoire que les occupants puissent mettre toutes les chances de leur bord. » 

Le gouvernement rassurant

Le gouvernement n’est pas convaincu de la nécessité d’imposer une valeur précise de fuites d’air ou le test d’infiltrométrie. « Ce test est fait une journée X et ne garantit pas l’étanchéité à long terme d’un coupe-vapeur scellé par exemple au duct tape », ce ruban adhésif gris pour les conduits de ventilation qui adhère moins longtemps que le ruban de construction, explique l’architecte Nathalie Lessard, responsable de la mise à jour du Code de construction à la RBQ. « La partie 9 [Maisons et petits immeubles] du Chapitre 1 exige déjà que le pare-air soit continu. Elle explique les mesures devant être prises en compte, par exemple, le chevauchement et le scellement du pare-vapeur si celui-ci est utilisé comme pare-air. »

Jancimon Reid, porte parole du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, ajoute : « Il est bien connu que les travaux déficients concernant l’étanchéité à l’air et à l’eau peuvent créer des dommages à l’enveloppe. Par contre, une étanchéité à l’air de 4-5 CAH@50 Pa n’engendrera pas de problèmes de condensation si cette faible étanchéité est bien répartie sur l’ensemble de l’enveloppe et si la maison ne connaît pas d’excès d’humidité. Ce sont habituellement les importantes fuites d’air localisées et les infiltrations d’eau qui peuvent créer les dommages les plus importants. Dans une maison bien ventilée en hiver, une application adéquate de la section 9.25 du Code national du bâtiment [Contrôle du transfert de chaleur, des fuites d'air et de la condensation] permet d’éviter les problèmes de condensation et de dégradation, selon le Conseil national de recherches du Canada.

Pour en savoir davantage…

23 mars, 2012
Par Denis Chamberland

L’American Public Health Association (APHA) recommande l’élimination progressive de l’usage de produits de vinyle flexible dans les matériaux de construction, les produits de consommation et les articles de bureau afin de réduire l’exposition à ses additifs toxiques. Le crédit pilote 11 du programme de certification des bâtiments verts LEED récompense d’ailleurs l’évitement de produits comme le vinyle souple, qui contient et émet des phtalates. Ce groupe d’additifs comprend certaines substances qui sont liées notamment à des risques plus élevés d’asthme et sont soupçonnés cancérogènes. 

Plus ancienne association professionnelle au monde en matière de santé publique, l’APHA considère le polyvinyle chloré (PVX) parmi les plastiques les plus dangereux. Elle cible particulièrement les immeubles où l’on retrouve des populations sensibles aux polluants, comme les écoles, les garderies, les hôpitaux et les logements sociaux

Elle recommande d’opter pour des produits alternatifs qui sont plus sains et plus rentables au cours de leur cycle de vie: « Par exemple, les planchers de vinyle peuvent être remplacés par du linoléum, les membranes de toitures en vinyle par de la polyoléfine thermoplastique et les revêtements extérieurs ainsi que les fenêtres en vinyle par de produits d’aluminium » (ou autres matériaux).

Toutefois, contrairement aux produits tels les stores, les rideaux de douche ou les papiers-peints en vinyle, les portes et fenêtre s en PVC sont rigides et ne contiennent que 2% de vinyle souple, explique l’Association des industries de produits de vitrerie et de fenestration du Québec; « Le risque que les plastifiants migrent d’un milieu à l’autre est quasi inexistant. Dans un tel scénario, les concentrations seraient tellement faibles que les risques de répercussions sur la santé des individus seraient quasi nuls. En effet, des études existantes sur la toxicité des phtalates ont démontré qu’ils comportaient des risques sur les animaux, mais seulement à forte doses, qui équivaudraient à une exposition de 300 g par jour pour un individu. Or, les individus sont en moyenne en contact avec seulement 2 g par année ». 

Pour en savoir davantage : healthybuilding.net 

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012

 



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