Archive de la catégorie 'Résidence'
Par Philippe Mercure
Classé dans : Construction, Entrepreneur, La Maison du 21ième Siècle, Maison Verte, Matériaux, Résidence, Écologiques
Dans le cadre de notre rencontre annuelle de janvier dernier, l’équipe de Dessins Drummond a eu la chance de rencontrer une quinzaine d’entreprises qui, pour la plupart, offrent des produits et des services verts ou écologiques et destinés au secteur résidentiel.
Si je dis que nous avons de la chance de les rencontrer c’est qu’il semble que les produits réellement écologiques ne soient pas aussi faciles à trouver qu’on le penserait. Lors de cette soirée j’ai pu discuter avec des entrepreneurs qui sont déjà intéressés à la construction saine mais qui n’arrivent pas facilement à trouver des fournisseurs de produits ou matériaux vraiment « verts ».
Je trouvais curieux que ces entrepreneurs aient autant de difficulté à trouver des produits écolo dans un marché où tant d’entreprises mise sur l’étiquette verte. Il faut toutefois conclure qu’au-delà des ampoules fluo compactes et des fenêtres éco énergétiques, la construction saine et écologique demeure un sujet relativement nouveau et peu connu du marché. On constate aussi que les entrepreneurs n’ont pas encore adopté ces pratiques de façon significative, ce qui rend la tâche encore plus difficile pour le consommateur intéressé à ce type de construction.
Pour nous, chez Dessins Drummond, la construction verte est un incontournable non pas seulement pour l’avenir mais elle l’est déjà aujourd’hui. Nous tâcherons donc dans les prochains mois de vous fournir diverses informations sur la construction verte pour faciliter la réalisation de votre projet de construction à saveur écologique.
Je vous invite donc à visiter les sites web des entreprises que nous avons déjà eu la chance de rencontrer et qui pour la plupart ont des gammes de produits vraiment verts et qui sont identifiées ici-bas.
Vous pourrez aussi vous procurer bientôt la prochaine édition du magasine 150 Plans en kiosque le 6 mars 2008, dans lequel vous trouverez le premier de trois articles définissant la construction verte à travers les différentes étapes de construction. En attendant, vous pouvez également consulter deux excellentes références québécoises en matière de construction saine et écologique que sont le magasine La maison du 21e siècle et le site web des Guides Perrier dans lesquels vous trouverez une quantité impressionnante d’informations de qualité.
Bon projet !
www.venmar.ca/Afficher.aspx?langue=fr
www.powerledlight.ca/
www.sbhiq.com/
www.renewability.com
www.bpcan.com
www.lpcorp.com
www.sico.com
www.cellulose.com
www.enviroshake.com
www.rinox.ca
www.oliadist.ca
www.toitsvertige.com
www.abzac.com
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par André Fauteux
Classé dans : Béton, Efficacité énergétique, Entrepreneur, Isolation, Maison, Résidence
La technique de coulage du béton dans un coffrage permanent de polystyrène relègue littéralement les anciennes pratiques dans la catégorie des outils de l’âge de pierre! Légers et faciles à installer, les blocs ou les panneaux isolants s’emboîtent rapidement comme les pièces d’un jeu de Légos et permettent de bâtir des maisons très confortables, saine et à haute efficacité énergétique. Mais attention, même si près d’une dizaine de systèmes sont vendus au Québec, peu d’entrepreneurs peuvent se vanter d’avoir plusieurs années d’expérience dans l’installation des coffrages isolants. Une mise en œuvre minutieuse est essentielle pour éviter des problèmes difficiles ou impossibles à corriger par la suite. Voici un petit guide pour amateurs d’efficacité et de confort résidentiel…
Le Recueil d’évaluation de produit du Centre canadien des matériaux de construction (CCMC) définit ainsi les coffrages à béton (nous prenons en exemple la fiche du produit Arxx, anciennement connu sous l’appellation Blue Maxx) : « des éléments modulaires, emboîtables, constitués de deux panneaux de polystyrène expansé assemblés à l’aide d’entretoises en plastique équidistantes dont les extrémités sont enfoncées dans la masse des panneaux de manière à effleurer leur face externe. Les coffrages sont posés à sec en quinconce. Ils forment un espace rectangulaire qui, après la coulée du béton, donne un mur monolithe, isolé, d’épaisseur uniforme. » De l’armeture peut être ajoutée par endroits pour renforcer le tout.
Une maison construite de cette façon présente de nombreux avantages, dont la possibilité d’ériger les murs rapidement douze mois par année. « Le béton coulé dans un coffrage isolant mûrit dans des conditions idéales d’humidité et de température, explique notre collaborateur Yves Perrier. Il en résulte un produit pratiquement indestructible qui résistera longtemps à l’humidité, aux insectes et à toute forme de dégradation. » Ce bachelier en architecture et journaliste en habitation depuis 15 ans ajoute : « C’est un mode de construction efficace tant pour l’isolation et l’étanchéité à l’air que pour l’insonorisation des murs extérieurs. Très sécuritaire, il offre une protection au feu de trois heures et ses planchers sont très confortables. De plus, son efficacité énergétique sera stable en permanence car le béton ne rétrécit pas comme le bois. »
Il va sans dire que dans une maison très étanche à l’air, l’installation d’un ventilateur récupérateur de chaleur est de mise pour déshumidifier et échanger l’air.
Efficacité énergétique
La majorité des entreprises qui vendent des coffrages isolants misent sur la performance énergétique pour attirer la clientèle. Arxx Building Products, le plus importants manufacturier de coffrages isolants en Amérique du Nord, affirme sur son site Internet qu’un mur construit à partir de ses blocs présente une résistance thermique d’environ R-50 et que le consommateur économiserait donc plus de 70% de ses coûts de chauffage et de climatisation. Le directeur technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ), André Gagné, est sceptique. « C’est tout à fait utopique. Si c’était le cas, nous aurions trouvé toutes les solutions miracles à nos problèmes d’isolation. Les prétentions sur la masse thermique du béton (qui hausserait la valeur isolante en stockant la chaleur) n’ont pas été prouvées par des essais scientifiques. Une résistance thermique de R-22 ou R-23 est plus réaliste. »
D’ailleurs, le mur Arxx étudié par le CCMC avait une épaisseur de 11,5 pouces (292 mm), dont 6.2 pouces (157mm) de béton et 5.3 pouces (135 mm) de polystyrène au total. Comme le polystyrène expansé le plus utilisé (type 2) donne une résistance thermique de R-4 au pouce, le cœur de ce mur a un facteur isolant d’au moins R-21,2, sans compter les films d’air devant et derrière les revêtements.
Toutefois, contrairement aux maisons de bois classiques, l’isolation des maisons en coffrages isolants est continue, stable et sans aucun pont thermique créer par des matériaux non isolés. Ceci à condition soit coulé selon les règles de l’art (un mètre à la fois) pour éviter qu’i ne soit exposé par un soulèvement des panneaux. « C’est tout à fait plausible aujourd’hui, avec les technologies actuelles, de réduire la consommation énergétique d’une mais de 35 à 50%, affirme Mario Canuel, conseiller à l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. Mais tout dépend de la façon dont la maison est construite. Des fenêtres de meilleure qualité, un système de chauffage plus performant, des portes et une toiture bien étanches sont autant d’avantages pour éviter la perte de chaleur qui augmente la facture énergétique. »
« En matière d’efficacité énergétique, que ce soir du polystyrène expansé ou extrudé, tous les systèmes s’équivalent plus ou moins », affirme André Gagné. La différence se situe selon lui dans la façon d’assembler les blocs ou les panneaux et l’armature, ainsi que dans l’épaisseur et la densité de l’isolant et du béton.
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Par Mathieu Leroux Conseiller communications marketing-marché résidentiel
Classé dans : Gaz naturel, Maison, Non classé, Plans, Projet, Qualité de vie, Résidence, Rêves
Vous êtes sur le point de construire la maison de vos rêves ? Profitez-en pour lui donner la touche de bleu qui rehaussera votre confort et votre qualité de vie.
Gage de confort et d’efficacité, le gaz naturel est présent dans plus de 200 projets résidentiels au Québec. Ses avantages sont nombreux :
Le confort mur à mur
Ce n’est pas que de l’énergie, c’est le summum du confort et la quiétude d’esprit dont vous rêvez. La flamme bleue anime votre résidence et ajoute un plus dans chacune de ses pièces : plus de chaleur, plus de plaisir, moins de corvées.
Une ressource fiable
Comme le gaz naturel vous est acheminé par voie souterraine en continu, vous ne craindrez jamais les caprices de Dame Nature et n’aurez pas à vous préoccuper des livraisons. Et en cas de panne de courant électrique, plusieurs appareils peuvent fonctionner. Pratique et rassurant, n’est-ce pas ?
Gaz Métro met à votre disposition différentes offres afin de faciliter l’intégration du bleu à votre résidence. Voici un aperçu des montants de subventions accordées :
- 1 750 $ pour l’achat et l’installation d’un appareil de chauffage à air chaud à haute efficacité énergétique (Energy Star) et un chauffe-eau;
- 100 $ par prise pour le raccordement d’appareils ménagers à gaz naturel, tels que cuisinière, sécheuse, foyer, barbecue, chauffe-piscine
- 30 $ pour un thermostat programmable.
Un conseil d’ami
L’intégration du gaz naturel à votre nouvelle maison devrait se faire dès le choix des plans d’architecture. D’ailleurs, impliquez dès le début de votre projet un représentant en nouvelle construction de Gaz Métro. Ce dernier vous guidera au fur et à mesure que vous franchirez les étapes d’avancement des travaux.
Bon à savoir
Pour intégrer le gaz naturel à votre maison, il est primordial de choisir un système de chauffage central. Il faut donc prévoir, dès la conception des plans intérieurs, les emplacements pour les bouches de chaleur et le positionnement de la salle mécanique au sous-sol.
Voici un aperçu des étapes à suivre pour avoir une maison bleue :
1. L’accès au réseau gazier : La première étape consiste à s’assurer que le réseau de gaz naturel passe à moins de 30 mètres de votre future maison. Pour le savoir, contactez le service à la clientèle de Gaz Métro au 1 800 567-1313.
2. Impliquer Gaz Métro : Votre représentant en nouvelle construction de Gaz Métro pourra notamment vous référer un chauffagiste Partenaire certifié Gaz Métro (PCGM). Les PCGM sont des entrepreneurs indépendants membres de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) soumis à un contrôle de qualité des plus rigoureux.
3. Raccordement de la résidence : La construction va bon train, votre système de chauffage est installé et la tuyauterie pour le raccordement de vos gazoménagers est complétée (chauffe-eau, cuisinière, sécheuse, foyer, barbecue, chauffe-piscine). Prévoyez un délai de 6 semaines pour que Gaz Métro procède au raccordement de votre maison au réseau gazier. Une fois cela complété, la mise en gaz de la maison sera effectuée conjointement par votre PCGM et par le technicien de Gaz Métro.
Il ne vous reste plus qu’à profiter du doux confort que procure le gaz naturel. Pour en savoir plus, visitez le http://www.gazmetro.com/residence.
Par Philippe Mercure
Classé dans : Achat, Acquéreurs, Conception, Construction, Déménagement, Entrepreneur, Maison, Plans, Projet, Propriétaire, Résidence, Vente
Dans la plupart des cas, le début du processus de construction d’une nouvelle maison implique également le début du processus de vente de la maison actuelle. Si vous ne savez pas trop où commencer et à quel moment le faire, je vous conseil de mettre dès maintenant votre maison actuelle en vente et je vous explique pourquoi.
Les propriétaires de maison qui se retrouvent dans cette situation doivent principalement composer avec deux risques :
- 1er risque : La maison ne se vend pas dans le délai prévu et les propriétaires se retrouvent avec deux résidences à leur charge pendant quelques mois. À la base, votre institution financière pourrait ne pas vous avancer les fonds nécessaires à la nouvelle construction si vous n’avez pas la capacité de payer pour les deux en même temps mais, malgré que vous ayez les moyens financiers aux yeux de votre institution, cette situation est loin d’être idéale pour la plupart d’entre nous et devrait être évitée lorsque vous débuter un projet de construction.
Au-delà du risque de se retrouver avec un mauvais dossier de crédit ou de devoir vendre votre demeure à rabais, on comprendra qu’il est aussi préférable de garder en disponibilité le maximum de ses avoirs pour la réalisation de sa future maison plutôt que pour maintenir l’ancienne. On s’assure ainsi de pouvoir réaliser un projet à la hauteur de nos attentes en évitant les déceptions dues à un manque de fond. Il sera aussi toujours plus agréable d’ajouter des éléments non prévus en court de route plutôt que de devoir couper dans les extras à cause des dépassements de coût.
- 2e risque : La maison est vendue rapidement et les propriétaires devront se dépêcher à réaliser la nouvelle construction pour livrer la maison actuelle aux nouveaux acquéreurs. Ils se retrouvent ainsi avec une pression supplémentaire qui peut les amener à couper les coins ronds pour accélérer le processus dans le but d’éviter un déménagement temporaire ou l’entreposage de leurs biens.
Cette situation est beaucoup plus facile à gérer que la précédente et elle est aussi évitable si vous avez bien planifié votre projet. Une fois votre terrain acheté et que vous en êtes rendu à l’achat de votre plan, informez-vous d’abord sur les délais de conception, de réalisation et de livraison de celui-ci.
Ensuite, voyez avec votre entrepreneur à quel moment il sera disponible pour débuter votre projet et combien de temps il prévoit normalement pour les travaux d’une maison semblable à ce que vous voulez. Vous serez ainsi en mesure d’évaluer approximativement la durée de votre projet et envisager une date à laquelle vous pourrez emménager (ajoutez alors 2 semaines à cette date en cas d’imprévus). Maintenant, lorsque vous aurez une offre d’achat sérieuse, exigez aussi un délai réaliste en fonction de cette date pour la livraison de la maison aux acheteurs.
Vous pourriez aussi être tenté d’accepter une date de livraison qui vous convient moins pour ne pas perdre une vente payante et vous êtes seuls à juger de la pertinence d’accepter une telle offre. Rappelez-vous seulement que vous aurez à trouver une solution temporaire si votre nouvelle maison n’est pas habitable à cette date. Un déménagement temporaire ou une période d’entreposage vous entraîneront aussi certains frais à ajouter à votre projet à moins que votre beau frère ait beaucoup d’espace à vous prêter dans son garage.
Sachez aussi que le processus de construction d’une nouvelle maison prend en moyenne de 3 à 6 mois, de la conception des plans, jusqu’au déménagement. Dépendant de votre quartier, ce délai peut être suffisant pour vendre votre propriété mais le délais moyen pour vendre une maison dans les 5 dernières années demeure de 8,5 mois (SCHL : RMR de Montréal - 2002 à 2007). C’est donc un délai plus long que celui dont vous avez besoin pour réaliser votre projet de construction résidentiels : une raison de plus pour vous y mettre dès maintenant.
Par Philippe Mercure
Classé dans : Bâtiment, Fondations, Garage, Propriétaire, Résidence, Sous-sol
Les garages au sous-sol ont certes leurs attraits lorsqu’il s’agit de doter d’un tel espace une résidence construite sur un petit terrain. Ce type de construction génère toutefois souvent son lot de problèmes : infiltrations d’eau lors de fortes précipitations, bris des fondations par le gel, affaissement des murs de soutènement, etc. Tant et si bien qu’après quelques années d’existence, nombre de garages au sous-sol sont souvent condamnés par leurs propriétaires. Triste déception que des précautions minimales auraient permis d’éviter.
Beaucoup de spécialistes du bâtiment regardent d’un très mauvais œil les garages au sous-sol. Certains n’hésitent pas à aller jusqu’à souhaiter la disparition de ce type de construction… La source des malheurs des garages au sous-sol réside en fait principalement dans un traitement inadéquat des fondations et dans la pente accentuée créée par la zone d’accès, pente qui favorise l’écoulement des eaux en direction du garage. La mise en application de certains principes de base lors de la conception de l’ouvrage permet toutefois d’en assurer une meilleure durabilité. En voici les grandes lignes.
La protection adéquate des fondations
La protection adéquate des fondations contre le gel est sans contredit le premier principe à mettre de l’avant. Un garage au sous-sol doit être assis sur des fondations qui vont au-delà, en profondeur, des fondations principales de la maison, ce qui implique des travaux d’excavation supplémentaires.
Si les murs de soutènement du terrain qui jouxte la pente d’accès sont situés à l’intérieur de ces cinq pieds, il faudra alors étendre la zone de protection, de cinq pieds toujours, au-delà des murs plutôt que simplement au-delà de la porte.
Une pente d’accès à l’inclinaison modérée
En raison des contraintes municipales de marge de recul, les garages en sous-sol sont souvent dotés de pentes d’accès très accentuées, voir non fonctionnelles pour une voiture standard. Cette contrainte devrait en fait, sur bien des terrains, condamner l’idée même d’aménager un garage au sous-sol. En fait, une pente d’accès efficace devrait présenter une inclinaison variant entre trois et huit p. cent.
Un dos d’âne à l’entrée de la zone de stationnement
Une mesure toute simple mais essentielle à la protection contre les infiltrations d’eau est d’aménager un dos d’âne au tout début de l’aire de stationnement, avant même l’inclinaison de la pente qui donne accès au garage. Une telle structure crée une barrière efficace contre l’eau qui s’accumule dans la rue lors de fortes précipitations. Dans un climat comme le nôtre, c’est en fait une mesure impérative. En période de redoux hivernal, les regards pluviaux de la rue gèlent et s’avèrent alors en partie ou en totalité inopérants : l’eau qui monte dans la rue visitera alors nécessairement un garage en sous-sol qui ne bénéficie d’aucune protection.
Un drain spécifique et entretenu
Le drain des fondations principales de la maison ne doit en aucun cas être utilisé pour capter les eaux de ruissellement de la pente d’accès. La construction d’un garage au sous-sol doit donc prévoir l’installation d’un drain spécifique, totalement indépendant du drain des fondations, devant la porte de garage.
Un nettoyage minutieux visant à le dégager de toutes traces de feuilles, gravier ou autre détritus doit être effectué de deux à trois fois par année. C’est la seule façon d’en garantir l’efficacité : un drain mal entretenu génère presque immanquablement de mauvaises surprises…
Par Plan de maion du Québec Été 2006
Classé dans : Construction, Eaux usées, Entrepreneur, Installation septique, Maison, Municipalités, Permis, Propriétaire, Résidence, Terrains
UNE RÉGLEMENTATION BIEN DÉFINIE
Le choix et la mise en place d’une installation septique dépendent surtout des caractéristiques du terrain. Idéalement, le futur propriétaire devrait vérifier la nature du sol et la superficie nécessaire à l’installation septique avant même d’acheter le terrain.
LA RÉGLEMENTATION
Au Québec, c’est le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées qui détermine de façon très précise le choix et la mise en place des installations septiques.
Cette législation oblige les administrations municipales à appliquer ce règlement sur leur territoire. Toute personne qui a l’intention de construire une maison, d’ajouter une chambre à sa résidence ou de modifier une installation septique doit, au préalable, obtenir un permis de sa municipalité.
Vous vous éviterez donc bien des désagréments en consultant tôt l’administration municipale. Celle-ci vous précisera les exigences à respecter afin d’assurer le bon fonctionnement de votre installation. Vous pourrez également obtenir des indications utiles sur la nature du sol du secteur où est situé votre terrain.
L’INSTALLATION SEPTIQUE EXPLIQUÉE
C’est quoi au juste une installation septique? C’est un dispositif d’épuration des eaux usées spécialement conçu pour les chalets et les résidences isolées. À la base, le fonctionnement d’une installation septique est simple. Le système comprend deux parties distinctes : la fosse septique et l’élément épurateur. Une conduite d’amenée raccordée à la tuyauterie de la maison, au lieu de diriger les eaux usées vers les égouts, les achemine vers une fosse septique enfouie à proximité de la résidence.
Contrairement à la croyance populaire, la fosse septique n’épure pas les eaux usées. Elle sert plutôt à piéger et emmagasiner les matières solides et les matières grasses. S’ils n’étaient pas piégés dans la fosse septique, les solides et le graisses pourraient colmater l’élément épurateur et empêcher l’infiltration des eaux dans le sol. Quant aux nombreux microbes que l’on trouve inévitablement dans une fosse septique, ils jouent un rôle capital puisqu’ils aident à réduire le volume des boues, et à réduire d’autant la fréquence des vidanges de la fosse.
Une fosse septique doit pouvoir évacuer des eaux claires, libres de matières solides, de graisses et de tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de l’élément épurateur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on trouve deux compartiments dans les fosses installées au Québec. Les fosses à deux compartiments assurent plus facilement le dépôt des solides.
L’élément épurateur est la partie la plus importante d’une installation septique. Il est constitué d’une série de tuyaux perforés qui répartissent les eaux clarifiées de la fosse septique sur toute la superficie du terrain récepteur et qui permettent l’infiltration dans le sol. C’est l’élément épurateur qui épure les eaux usées et non la fosse septique.
Dans une fosse septique, l’action des microbes produit un gaz explosif; le méthane. Confiez-en donc toujours l’inspection aux spécialistes qui connaissent mieux que vous les précautions à prendre
Dès que les eaux claires de la fosse envahissent l’élément épurateur et commencent à s’infiltrer dans le sol, elles subissent l’action purificatrice des micro-organismes pour éventuellement terminer leur course dans les nappes d’eau souterraines. Les micro-organismes sont donc les seuls véritables agents d’épuration dans un élément épurateur. Et c’est le sol qui leur permet de faire le travail dans les conditions idéales.
Les installations septiques couramment utilisées au Québec sont relativement économiques et d’une fiabilité éprouvée. Par contre, le choix d’une installation adaptée aux conditions du terrain peut-être une étape difficile et parsemée d’embûches.
Par Mario Carpentier
Classé dans : Achat, Chantier, Construction, Contracteur, Entrepreneur, Fondations, Hypothèque, Investissement, Maison, Municipalités, Plans, Projet, Résidence, Terrains, Étapes
Considéré à juste titre comme l’investissement le plus important qu’une personne fait au cours de sa vie, l’achat d’une maison implique plusieurs étapes, tout aussi importantes les unes que les autres. Cela se révèle particulièrement vrai dans le cadre de la construction d’une nouvelle résidence.
Dans les quelques lignes qui suivent, nous avons tenté de regrouper en dix points les grandes étapes d’un projet, de l’idée initiale à la livraison finale. Cet outil, sans prétention aucune, que nous vous invitons à conserver pour le consulter au besoin, saura vous faire apprécier la complexité d’un tel projet et la nécessité de compter sur des professionnels de premier plan, afin d’en faire une expérience positive pour vous.
Les étapes
Le préchantier
1. Détermination de l’emplacement en fonction des priorités de la famille
Pour débuter, il est essentiel de s’assurer que le terrain choisi est libre de toute dette et de tout vice. Au cours des dernières années, la disponibilité des terrains et, par conséquent, leur coût ont eu un effet direct sur le choix des acheteurs. Il est donc essentiel de choisir le lot en fonction de vos besoins (proximité de l’école, de la garderie, des lieux de travail) ou de vos loisirs (accès à une piscine municipale, à une piste cyclable ou autres installations).
2. Orientation du terrain en fonction de vos besoins
Selon l’utilisation que vous planifiez faire de votre terrain (jardinage, piscine, barbecue, etc.), il est primordial de choisir un lot dont l’orientation est optimale en fonction de l’ensoleillement recherché à des heures précises de la journée.
3. Recherche et négociation d’une institution bancaire
Chaque rêve à un prix. Il importe donc, avant d’aller plus loin dans vos démarches, de rencontrer un représentant d’une institution financière ou un courtier en hypothèque, afin d’établir clairement s’il y a corrélation entre votre capacité de payer et vos rêves.
4. Recherche d’un plan de maison adapté aux besoins
Les besoins (au chapitre de la superficie, de l’aménagement, etc.) varient beaucoup d’une personne à une autre. Pour cette raison, il est important, dans la phase initiale de recherche d’un modèle, de compter sur une banque exhaustive de plans et, au besoin, d’être en mesure de le modifier, en respectant normes et esthétisme. C’est d’ailleurs précisément ce qu’offre Dessins Drummond : la possibilité d’adapter, à peu de frais, l’espace à vos habitudes de vie, en recourant aux concepteurs des plans originaux.
5. Sélection de l’entrepreneur/du contracteur
Les qualités intrinsèques d’un entrepreneur dont vous devez tenir compte sont généralement son souci du détail, sa disponibilité, son ouverture au dialogue et son historique de service après-vente, des indicateurs importants pouvant témoigner du type de relation à anticiper. N’oubliez jamais que le lien qui vous unit à l’entrepreneur qui matérialisera le projet va bien au-delà de l’étape de construction de votre résidence. En effet, la facilité que vous aurez à échanger avec l’entrepreneur prendra tout son sens dans les premières années qui suivent la livraison finale de la maison.
Le chantier
Vous trouverez dans la section qui suit les principaux éléments à surveiller lors de la construction de votre nouvelle maison. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle se veut un bon indicateur des étapes névralgiques.
6. Fondation et charpente
- Drainage (capacité d’absorption du sol)
- Hauteur des fondations comparativement aux voisins
- Niveau de la rue par rapport à celui de l’entrée de la cour
- Conformité au plan des dimensions des fondations
7. Isolation, électricité et plomberie
- Isolation : s’assurer que la maison est bien isolée, et ce, partout et de façon adéquate;
vérifier l’étanchéité des différents matériaux, des portes et des fenêtres.
- Électricité : vérifier vos besoins (prises de courant, sorties d’éclairage, interrupteurs, thermostats, prises des téléphones, cablâge des télés…), en fonction de l’emplacement de vos meubles.
- Plomberie : s’assurer que les équipements et les accessoires correspondent à vos choix initiaux; vérifier l’emplacement des équipements tels que chauffe-eau, appareil de chauffage, échangeur d’air, salle de bain éventuelle en fonction de vos plans d’aménagement du sous-sol. Vérifier également l’emplacement des sorties d’eau extérieures et du garage.
8. Finition
- Qualité des joints, choix et destination des différentes couleurs de peinture, du papier peint et autres finis. Choix des matériaux et qualité de l’installation des moulures, des couvre-sol, des escaliers. S’assurer du sens de l’ouverture des portes intérieures. Vérifier les armoires et meubles-lavabos, l’ajustement des portes, etc.
Le postchantier
9. Visite finale d’approbation & signature chez le notaire
Établir une liste des travaux non complétés ou à corriger, remettre cette liste par écrit à l’entrepreneur. S’assurer que tous les travaux sont à votre satisfaction avant d’effectuer le paiement final. Récupérer les manuels d’entretien et les garanties des différents équipements (chauffage, échangeur d’air, etc.)
10. Garanties
Pour en savoir plus sur les responsabilités des différents intervenants (entrepreneurs, sous-traitants, fabricants, APCHQ et autres), visitez le site de l’APCHQ à l’adresse http://www.apchq.com, sous la rubrique Garantie des maisons neuves, ou téléphonez au 1-877-427-2684. Vous pouvez également consulter l’Association de la construction du Québec et son programme Qualité-Habitation à l’adresse http://www.qualitehabitation. com, ou par téléphone, au 1-800-956-7526.
Par Philippe Mercure
Classé dans : Automonie, Bi-génération, Conception, Confiance, Famille, Municipalités, Propriétaire, Réglementation, Résidence, Unifamiliale, Urbanisme
Une définition
La maison bi-générations est un type de construction parfois envisagée pour faciliter l’accès à la propriété des jeunes adultes prêts à assurer leur autonomie ou bien souvent pour rejoindre des parents ou des grands-parents qui souhaitent se rapprocher ayant un certain besoin d’aide ou d’assistance (perte d’autonomie ou autre). Dans un cas comme dans l’autre, ce type de construction permet à chacun de conserver son mode de vie propre et un certain niveau d’intimité tout en partageant les avantages de la copropriété et de la proximité des membres de la famille.
La particularité de la maison bi-générations est de combiner l’aspect pratique de deux unités d’habitation à l’apparence d’une maison unifamiliale, ce qui permet en général d’intégrer ce type de construction dans des secteurs où les unités multi-familiales ne sont pas permises.
Le principal défi d’une telle conception est certainement d’aménager deux espaces complètement privés et fonctionnels, en respectant les besoins de leurs occupants respectifs tout en conservant l’allure d’une résidence unique ou conventionnelle. Comme nous le verrons plus loin, la réglementation municipale est également un élément important avec lequel les gens doivent composer mais il faut d’abord établir quels sont les besoins qui nous amènent vers ce type d’habitation.
Style et conception
La conception d’une maison pour une seule famille est un processus qui demande beaucoup d’attention et de compréhension de la part des propriétaires ainsi que du concepteur qui les accompagnera dans leur projet. Cette étape est d’autant plus importante, et le défi d’autant plus grand, lorsqu’il y a nécessité de combiner les besoins de deux familles incluant une ou des personnes à mobilité restreinte ou en perte d’autonomie.
Il est primordial, lorsque l’on considère la construction d’une telle maison, de prendre le temps de bien évaluer ses besoins, et de tenir compte de ceux-ci autant pour le côté « famille » que pour celui des parents ou des grands-parents. On doit également tenir compte des années qui viennent et des besoins qui pourront se présenter dans l’avenir. Des propriétaires vieillissants ou en perte d’autonomie devraient dès maintenant évaluer quelle sera leur situation dans les prochaines années et déjà prévoir les aménagements qui conviendront à leur style de vie aujourd’hui et dans l’avenir. C’est donc à cette étape que l’on doit penser à tous les éléments qui feront de cette demeure un endroit confortable et qui rendra la vie de ses occupants plus agréable et paisible.
Pour la conception de ce type de maison, le choix d’un professionnel de confiance est aussi un élément clé du succès. Il faut donc s’assurer que ce dernier prend bien en considération tous les besoins des futurs occupants et qu’il apporte des solutions qui répondent à chacun de ceux-ci. Un bon concepteur devra également être en mesure d’offrir de judicieux conseils en fonction d’un budget établi préalablement par les futurs acheteurs.
Un autre des avantages de la maison bi-générations est qu’elle prend généralement l’allure d’une maison unifamiliale conventionnelle pouvant s’harmoniser au style recherché. Amateur de maisons victoriennes, de manoirs ou de maisons contemporaines, il est assurément possible d’adapter ses préférences à ce type d’habitation afin de se démarquer des autres options de multi-logements que le futur occupant a peut-être déjà considérées. Lire la suite de l’article »
Par Philippe Mercure
Classé dans : Bungalow, Chantier, Construction, Cottage, Garage, Habitation, Plans, Référence, Rénovation, Résidence, Terrains, Travaux
On le sait maintenant, l’industrie de la construction résidentielle a connue au cours des dernières années un essor sans précédent et, fait à noter, le Québec, plus que jamais, a contribué significativement à établir ce sommet historique de mises en chantier.
Cette cadence effrénée qui, encore aujourd’hui, continue de déjouer les experts connaîtra bientôt un inévitable ralentissement. Les raisons sont forts simples, l’augmentation continue des coûts de main-d’oeuvre et des matériaux jumelé à un accroissement, lent mais graduel, des taux hypothécaires poussera l’ensemble de l’industrie à revoir son offre.
Le phénomène, quoique dans sa phase embryonnaire, est déjà observable à l’échelle canadienne depuis quelques mois et est le résultat direct de l’accroissement du prix des résidences qui, depuis le tournant du millénaire, dépassent fréquemment les 50% et même parfois les 100% d’augmentation. Certains conclueront à la bonne affaire en revendant maintenant leur propriété mais les gains observables de la valeur marchande de leur résidence sont annihiler par l’accroissement des coûts d’acquisition ou de construction d’une nouvelle résidence.
Pour cette raison, un nombre grandissant de propriétaires optent pour la rénovation, utilisant généralement une portion de l’équité disponible sur leur maison pour financer leur projet au lieu de s’imposer un déracinement au cœur d’un nouveau développement résidentiel qui mettra une dizaine d’années à atteindre sa maturité.
La rénovation comme alternative au déménagement est motivée par des raisons aussi nombreuses que variées. Souvent, la décision suit celle des enfants de quitter le nid parental et le désir de ces derniers de se réapproprier leur espace de manière à mieux répondre à des désirs qui jusqu’alors laissait le pratico-pratique prévaloir sur le confort. C’est ainsi que la majorité des projets observables impliquent l’agrandissement de la pièce de séjour ou de la salle de bain pour le transformer en un oasis de détente, l’ajout d’un solarium, ou la finition d’une pièce au dessus du garage.
Pour les professionnels de l’architecture résidentielle, la compréhension du secteur de l’habitation et l’obligation de maîtriser l’ensemble des étapes nécessaires à la concrétisation d’un projet amènent les concepteurs à contribuer de plus en plus, non seulement au développement des plans nécessaires à l’exécution des travaux, mais aussi à jouer un rôle actif de conseiller offrant ainsi, au besoin, un service d’accompagnement tout au long du projet. Ceci est d’autant plus vrai que les projets de rénovation sont de plus en plus élaborés et coûteux à mesure que les terrains et propriétés prennent de la valeur.
Aujourd’hui il n’est plus rare de transformer un bungalow en cottage et ainsi doubler la superficie habitable d’une résidence dans le but de maximiser la valeur d’une propriété située dans un secteur en demande ou sur le bord d’un cours d’eau, par exemple. Ce type de transformation, on le comprend, demande une excellente planification et une bonne réflexion sur l’utilisation futur des espaces. Et c’est ce travail qui occupe déjà de plus en plus les designers et les concepteurs spécialisés en construction résidentielle.
Si nous ajoutons à cela d’autres facteurs déterminant comme la rareté des terrains et l’étalement urbain, il est à parier que la diminution des mises en chantier de maisons neuves sera en bonne partie compensée par les grands projets de rénovations dans les mois qui suivent.
