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Archive de la catégorie 'Rendement énergétique'

20 août, 2010
Par Denis Chamberland

L’entreprise montréalaise Jasztex Fibers se lance dans la fabrication d’un isolant à base de retailles d’usines de jeans. Baptisé Blue Jeanious, cet isolant contenant du denim de coton 100% recyclé sera commercialisé en 2010, de nous dire l’ingénieur de l’entreprise, Michel Sabourin.

Depuis 24 ans, Jasztex fabrique et recycle des produits textiles qu’elle revend aux grands fabricants de matelas et tapis.
 
À l’épreuve du feu et des moisissures, et aussi isolantes que celles en fibre de verre, les nattes Blue Jeanious ne requièrent aucun équipement de protection lors de la pose: cet isolant est non irritant et il n’émet ni gaz ni poussières.
 
Son prix pourra faire concurrence à celui de la laine de roche Roxul, assure M. Sabourin. «Blue Jeanious sera 20 à 50% plus cher que les produits de fibre de verre, mais il comporte plusieurs avantages, surtout en matière de santé et de sécurité des installateurs, des occupants et de l’environnement

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Hiver 2010

30 avril, 2010
Par Denis Chamberland

Au Québec, c’est l’entreprise montréalaise Écohabitation qui offre la certification LEED-h ( LEED pour habitation ). Lors du Sommet de juin 2009, son directeur, Emmanuel Cosgrove, a fait valoir que la certification LEED-h complète celle du programme Novoclimat. En plus d’être le seul processus d’accompagnement et de certification pour les autoconstructeurs verts, LEED-h encadre sérieusement les entrepreneurs. «  L’évaluation préliminaire du projet décèle les failles potentielles qui peuvent ainsi être corrigées au stade de la conception et servir de modèle aux chantiers suivants », explique monsieur Cosgrove. Cela permet de prévenir des défauts fréquemment constatés dans les maisons ordinaires : sous-sol humide et moisissures, drain français bloqué, courants d’air et inconfort, toiture qui coule, surchauffe estivale, etc.

Financièrement parlant, jumeler les certifications LEED-h et Novoclimat est très avantageux. D’abord, la subvention typique pour une maison certifiée Novoclimat est de 2 000 $, ce qui couvre en tout ou en partie les frais de certification d’une maison LEED. « Une habitation LEED n’a pas besoin de coûter plus cher qu’une maison ordinaire, explique le directeur du développement d’Écohabitation, Andrew Gellert. La réalité est qu’aujourd’hui, on peut devenir propriétaire d’une maison unifamiliale usinée accréditée LEED-h pour aussi peu que 150 000 $.

« Les frais d’évaluation, d’inspection et de certification, qui varient entre 750 $ et 3 500 $, selon le nombre et les spécificités des unités accréditées, équivalent à seulement 1 à 2 % de la valeur d’une maison neuve au Québec. Un placement hors pair compte tenu des économies immédiates en consommation d’énergie ( de 25 à 70% ) et d’eau, ainsi qu’une valeur de revente moyenne de 10% supérieure aux maisons classiques comparables, selon l’expérience américaine. »

De plus, le processus intégré de conception, d’encadrement professionnel et d’inspections indépendantes des chantiers fait éviter des erreurs potentiellement très coûteuses. « Tout cela assure une qualité et une durabilité de construction qui vont bien au-delà de celles des maisons ordinaires », conclut M. Gellert.

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009

23 avril, 2010
Par Denis Chamberland

L’agence de l’efficacité énergétique est tout bonnement confrontée à une tâche titanesque qui mobilise la quasi-totalité de ses ressources humaines juste pour concevoir les plans d’action, justifier ses budgets, rendre des compte à la régie de l’énergie et en plus, elle doit régulièrement se battre contre une autre créature gouvernementale, Hydro-Québec, qui ne semble pas comprendre que, en réalité, ils travaillent pour le même patron, en l’occurrence nous.  Plusieurs millions sont investis dans cette action chaque année, et pourtant, sur le terrain, rien ne bouge rapidement.

Novoclimat était une bonne solution au début des années 2000, mais, normalement, avec l’avènement du code national du bâtiment 2005, ce programme aurait déjà du passer à un échelon supérieur. Malheureusement pour sa population, le Québec étant une société distincte et ayant son propre code de construction, le domaine résidentiel est essentiellement régi par le Code National du Bâtiment 1995, qui a subit quelques modifications mineures au fil des ans. Notre version porte le nom de code de la construction du Québec version 2005 modifiée. Le chapitre qui traite de l’efficacité énergétique devrait être intégré en 2010.

Toutes les informations mentionnées dans ce billet et le précédent sont disponibles sur le site de la régie de l’énergie du Québec. Des audiences publiques sont en cours et il est indéniable que les tenants et aboutissants auront un impact majeur sur notre façon de concevoir, de construire et d’habiter les bâtiments résidentiels dans le futur.

Si, après la lecture de cette opinion personnelle en quatre billets, vous doutez de la pertinence de réglementer sérieusement l’efficacité énergétique des nouvelles résidences, permettez-moi de vous faire remarquer qu’un autre programme existe présentement, Rénoclimat, dont plusieurs propriétaires ont déjà tiré avantage. Conçu pour aider les propriétaires de maisons existantes à diminuer leur facture énergétique, ce programme coûte des millions de dollars annuellement en subventions aux gouvernements fédéral et provincial (action conjointe). Additionner le tout au montant que le participant doit débourser pour effectuer les travaux et vous comprendrez ou je veux en venir.

Votre nouvelle maison, construite selon des normes d’efficacité désuètes ( CNB 1995 ), sera probablement admissible au programme Rénoclimat dans quelques années alors que l’augmentation des coûts énergétiques fera en sorte que, même si votre entrepreneur vous a dit qu’il construisait comme Novoclimat ( pratique courante dans le milieu), vous ferez maintenant partie intégrante de ceux qui paieront pour les erreurs du passé. Vous avez pelleté par en avant pour sauver quelques milliers de dollars par manque de vision ou d’informations… En fait, consolez-vous, nos gouvernements agissent de la même façon depuis la nuit des temps.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

2 avril, 2010
Par Denis Chamberland

Jetons maintenant un œil au programme Novoclimat administré par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec.

Novoclimat préconise une approche prescriptive, c’est-à-dire que le programme identifie et normalise certains des éléments mécaniques et structuraux de votre nouvelle résidence. Le tout sera inspecté par une firme indépendante pour en vérifier la conformité.

Voici quelques uns des points ciblés par le programme :
• Une étanchéité mesurée avec un taux d’infiltration naturel maximal limité à 2.5 changements d’air à l’heure à 50 PA, c’est-à-dire, comparable à un vent de +/- 35 km/hre.
• Une résistance thermique minimale de R-41 à la toiture, R-24.5 aux murs hors-sol et aux rives de planchers ( incluant un bris thermique ), R-17 aux fondations et R-5 au plancher du sous-sol.
• Des fenêtres à double vitrage scellé avec pellicule low-e, argon ou krypton et intercalaire isolant.
• Un système de ventilation à récupération de la chaleur effectif à 60% à -25°C
• Le réseau de ventilation doit être composé de conduits rigides, calibrés de façon à alimenter les pièces d’une habitation avec le débit d’air neuf requis pour une qualité d’air optimale.

Notons ici que, contrairement à LEED, l’acheteur et l’entrepreneur obtiennent une aide financière afin de diminuer le coût des améliorations.
Venons en maintenant au faible taux de participation du programme. À peine 10% de toutes les unités résidentielles construites au Québec ont été certifiées. Cela représente +/- 3350 unités sur un total de 41 554 unités en 2007-2008 et les chiffres s’annoncent similaires pour 2008-2009, pourtant, Novoclimat est simple, facile à mettre en place et les économies sont au rendez-vous.

Quel est, selon vous, le principal obstacle à la promotion de l’efficacité énergétique et à la construction responsable :
A. Des entrepreneurs trop conservateurs,
B. Des consommateurs mal renseignés,
C. Une période d’amortissement trop longue du surcoût,
D. Les bas tarifs d’électricité.
E. Toutes ces réponses

Je dirais E sans aucune hésitation.

Ce qui nous amène au nouveau plan de match de l’AEÉ qui est la modification de la réglementation du secteur résidentiel et la mise en place de mesures obligatoires pour tous les entrepreneurs et auto-constructeurs. À découvrir dans le prochain billet.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

18 mars, 2010
Par Denis Chamberland

En reconnaissance des efforts faits par une clientèle à la fois sensible et désireuse de vivre dans une communauté de plus en plus verte, Petersen Aluminium a convenu, avec ses fournisseurs, de développer des produits de toiture à la fois esthétiques et performants afin de faire partie intégrante de cette démarche verte rattachée au développement durable.

Le terme « vert », utilisé à outrance, est devenu LE qualificatif accrocheur pour s’assurer l’attention des consommateurs, mais que signifie-t-il au juste ? L’approche verte consiste en fait en l’application de pratiques de vie au quotidien visant à éliminer les impacts négatifs sur l’environnement. De cette conscience à protéger nos ressources naturelles jusqu’à la recherche de façons de faire en énergie renouvelable ou en conception de bâtiments durables, devenir vert est sans contredit la responsabilité de chacun, comme de chaque entreprise ou de chaque agence gouvernementale.

La nouvelle gamme de couleurs pâles, que Petersen Aluminium propose pour ses produits d’aluminium, améliore le rendement énergétique des produits de toiture. L’addition de ces couleurs permet d’ailleurs à l’entreprise de rencontrer les attentes en ce qui a trait aux certifications Energy Star et LEED.

De plus, l’entreprise est fière de dévoiler sa toute nouvelle série Pac Solar, une innovation dans le domaine du développement durable grâce à ce  panneau photovoltaïque laminé et directement intégré au panneau d’aluminium. Avec ce produit, l’entreprise combine l’endurance et la performance tant recherchées en construction durable.
 
Comme en construction verte on doit prêter grandement attention aux matériaux et surtout à la distance que ceux-ci doivent franchir pour rejoindre le chantier de construction, reste donc à voir combien de temps cela prendra aux entreprises d’ici pour en arriver à produire un matériau du genre.

4 mars, 2010
Par Denis Chamberland

Fondée en 1993, la société Techno Pieux a développé une technique fiable de mise en place de fondations à base de pieux métalliques vissés dans le sol. Uniquement en 2008, l’entreprise a installé environ 70 000 Techno Pieux à travers le monde. Elle vient de concevoir un nouveau capteur géothermique qui pourrait révolutionner les systèmes de chauffage et de climatisation à partir de l’énergie du sol.

Sa nouvelle division, Thermo Pieux, bénéficie du réseau existant de 75 concessionnaires du groupe. Cette nouvelle technologie de captage géothermique consiste en un Techno Pieux muni d’une gaine occupant l’arbre central du pieu. Celle-ci permet à un fluide caloporteur de circuler pour une captation ( en mode chauffage ) ou une diffusion ( en climatisation ) optimale de la chaleur dans le sol. En effet, la paroi métallique du pieu conduit et accumule davantage la chaleur que les matériaux utilisés traditionnellement en géothermie. Le système Thermo Pieux est équipé d’une protection cathodique contre la corrosion qui assure une longue durée de vie aux capteurs géothermiques.

Grâce à cette technologie, la géothermie sera plus accessible à davantage de propriétaires d’habitations, estime la compagnie. « Car il sera possible d’installer les Thermo Pieux dans des endroits très restreints et à un coût abordable. De plus, des capteurs supplémentaires peuvent facilement être ajoutés au système si les besoins en énergie de la résidence augmentent, comme par exemple dans le cas d’un agrandissement. »

Depuis deux ans, plusieurs projets pilotes utilisant cette nouvelle technologie ont été réalisés, notamment dans des maisons, dans un immeuble commercial et dans une serre. Des essais en laboratoires ont également démontré que ce système pouvait chauffer une réserve d’eau plus rapidement que celui qui comporte des boucles géothermiques classiques, à bases de tuyau de polyéthylène haute densité dans de l’argile bentonite ou sans bentonite. « Plus le sol est argileux et humide, plus notre système est efficace, explique Dominique Chénier, représentant chez Thermo Pieux. Dans des conditions favorables, soit lorsque les pieux sont en contact avec une faible circulation d’eau dans le sol, nous installons cinq Thermo Pieux par tonne d’énergie requise et à seulement 14 pieds de profondeur. »

Certes une avenue à envisager lors de vos prochaines rénovations!

( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )

25 février, 2010
Par Denis Chamberland

Diplômé en architecture, Christian Collignon est spécialisé en conception de maison à faible consommation énergétique (maisonvivante.ca). Ce français d’origine travaille avec le comptable et promoteur Pierre Lessard sur un projet de développement domiciliaire de 72 hectares : le Domaine écologique Au Cœur du Monde. « Plus de la moitié du terrain sera protégée, c’est-à-dire laissé en forêt », explique Christian Collignon. Quant aux huit milieux humides identifiés, ils seront valorisés par un aménagement spécifique à chacun d’eux. Le Domaine regroupe 45 terrains, généralement séparés par une bande boisée de 15 mètrees. Situé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, le développement accueillera également un centre de santé et des chalets locatifs.

Une charte écologique contient les critères verts auxquels devront se conformer les futures résidences. Orientées plein sud, pour optimiser l’apport du solaire passif, les maisons devront aussi être conformes aux normes d’efficacité énergétique du programme Novoclimat. Pour Christian Collignon, un des aspects essentiels de cette charte concerne les limites de consommation énergétique annuelle, fixées à 20 kWh/m2/an pour le chauffage, et à 25kWh/m2/an pour les autres usages domestiques. En effet, grâce au design solaire passif, aux normes Novoclimat et à la géothermie, les coûts de chauffage représentent moins de 50% de la facture énergétique. M. Collignon aimerait même bâtir des quartiers complets à consommation d’énergie nette zéro, mais, pour cela, il faudrait obtenir des subventions pour financer l’achat d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. « Paraît-il qu’il faut faire pression sur la Régie de l’énergie pour faire bouger Hydro ! »

Christian Collignon affirme que son projet a très bien été accueilli par les visiteurs qui veulent d’abord comprendre les différences entre un développement traditionnel et un domaine écologique. Il a donc conçu une fiche technique comprenant 15 points qui expliquent ces importantes nuances. Il a déterminé quatre grandes catégories de différences. D’abord, un développeur vert contrôle son empreinte écologique, par exemple, en créant des aires protégées ou en réduisant les surfaces déboisées. Deuxièmement, il valorise la flore et la faune du milieu. Troisièmement, il vise un maximum d’économies d’énergie. Finalement, les maisons d’un domaine écologique sont construites avec des matériaux locaux de préférence, non toxiques, biodégradables et/ou recyclables, ainsi qu’en bois provenant de forêts gérées durablement.

( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )

4 février, 2010
Par Denis Chamberland

Au Québec, cette nouvelle obligation devrait voir le jour au cours de l’année 2012, elle sera intégrée au nouveau plan d’ensemble en efficacité énergétique 2010-2013 de l’AÉE qui sera présenté à la régie de l’énergie au mois de juin 2010.

Nous pouvons présentement avoir accès à des documents classés publics sur le site de la régie et dans le cadre de l’approbation du budget 2010-2011 de l’AÉE. Le plan d’ensemble 2007-2010 est disponible sur le site de l’agence. Une référence sous le numéro PER.406 fait mention de la perspective de rendre obligatoire une évaluation énergétique lors de toute transaction immobilière.

Une autre innovation intéressante est la création de Novoclimat II dont la structure sera basée sur la cote Énerguide 80 et dont les aides financières seront disponibles pour les entrepreneurs qui en font plus. D’ailleurs, ces aides financières seront calculées au prorata de la cote obtenue.

L’Ontario vient tout juste de passer une loi sur l’énergie verte qui inclue l’évaluation énergétique obligatoire des bâtiments.

Cette initiative devrait créer une pression positive sur le marché de l’efficacité énergétique car 2 bâtiments identiques au premier coup d’œil peuvent avoir une performance différente; ce qui présentement n’est pas quantifiable. C’est certain que dans l’éventualité d’une hausse des coûts de l’énergie, les valeurs foncières des maisons énergivores pourraient en souffrir.

Le marché de la rénovation, lui, ne s’en portera que mieux car, soudain, il deviendra tout aussi rentable de présenter une bonne cotation que de refaire sa cuisine ou sa salle de bain.

L’Australie mise sur ce principe depuis maintenant 10 ans et ce système est basé sur l’attribution d’étoiles. Ainsi, on estime, de leur côté, que la valeur d’une seule étoile supplémentaire se situe à plus de 10 000.00$ ou 3% de la valeur de la résidence en moyenne.

Un autre facteur intéressant est la publication du livre blanc sur la cotation énergétique obligatoire pour les états du nord-est américain. Ce livre blanc est en quelque sorte un recueil de toutes les initiatives semblables partout à travers le monde et un peu une synthèse des résultats obtenus et surtout la meilleure méthode pour obtenir de bons résultats basés sur l’expérience passée. C’est aussi l’œuvre de Dunsky Energy Consulting, auteur du billet précédent : Une cote pour votre maison ?  

( Source : Alain Hamel de A et A Construction )

22 janvier, 2010
Par Denis Chamberland

Après le Danemark, qui a lancé le bal en 1996 en créant une cote énergétique dont le contenu doit être divulgué aux acheteurs lors de la vente de toute maison, c’est le continent tout entier qui emboîte cette année le pas. En effet, qu’ils vivent en France, en Angleterre, en Allemagne ou ailleurs en Europe, depuis le début de l’année tous sont contraints à cette nouvelle mesure.

Pour mieux comprendre, prenons comme exemple l’Angleterre qui a adopté une approche en ce sens. Ainsi, au point de vue résidentiel, avant de vendre sa maison, le propriétaire doit obligatoirement obtenir un audit énergétique dont le rapport fournit non seulement une cote (A à G), mais également une description qualitative de la performance des principales composantes (un système de chauffage « mauvais », une enveloppe thermique « excellente »), ainsi qu’une série de recommandations classées selon leur capacité à générer un retour plus ou moins rapide sur l’investissement. Le rapport complet doit être soumis à toute personne (ou agent) intéressée à l’achat, alors que la cote comme telle doit en plus apparaître sur tout matériel promotionnel, y compris les fiches de type MLS. La cote indique à la fois la performance actuelle de la maison et sa performance potentielle, advenant l’adoption de mesures d’ efficacité énergétique rentables.

Si les Européens, les Australiens et, bientôt, les États-Uniens, sans compter certaines régions de Chine et d’Amérique latine, ont décidé de procéder de la sorte, c’est fondamentalement pour corriger une défaillance de marché. Car le problème de l’énergie est avant tout un problème des marchés qui ne valorisent que peu ou pas les coûts énergétiques associés à une maison. Nul besoin de consulter les nombreuses études pour arriver au même constat; rénover sa cuisine ou sa salle de bain peut ajouter considérablement à la valeur de revente, alors qu’améliorer le niveau de l’isolation, installer un appareil de chauffage efficace ou réduire les fuites d’air laissent souvent les acheteurs indifférents ou presque. Et lorsque le marché ne valorise pas l’efficacité énergétique, les propriétaires n’y investissent pas, question d’orienter leur capital vers des investissements plus rentables.

Face à cette défaillance du marché, la cotation obligatoire peut, de concert avec d’autres outils incitatifs, jouer un rôle des plus positifs. À cet effet, soulignons l’expérience de la capitale nationale australienne où les maisons reçoivent une cote, allant jusqu’à six étoiles, qui doit être divulguée dans les fiches de type MLS et autres publicités entourant la vente. Une étude exhaustive a récemment conclu que le marché accorde maintenant une prime à l’efficacité énergétique, à hauteur de près de 10 000 $ par étoile. Et si les acheteurs sont prêts à payer pour une meilleure cote énergétique, la logique nous dit que les propriétaires commenceront à y investir davantage.

La cotation énergétique des maisons n’est pas une panacée car elle ne peut à elle seule corriger les défaillances du marché en regard de l’efficacité énergétique. Mais elle peut contribuer de façon importante et compléter les autres efforts visant à transformer les marchés vers une plus grande efficacité énergétique.

Au Québec, la cotation est déjà inscrite dans le plan triennal de l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) qui en examinera sous peu les options. Le développement d’un système de cotation obligatoire soulève un grand nombre d’enjeux, tantôt politiques, tantôt légaux, tantôt de psychologie cognitive et de comportements du marché. Le chemin pour s’y rendre ne sera pas simple. Mais le jeu des consommateurs mieux informés, des propriétaires mieux outillés, et un marché qui valorise la performance énergétique vaudra la chandelle.

( source : Le magazine FORMES vol.5 no.5, auteur Philippe Dunsky  )

15 janvier, 2010
Par Denis Chamberland

Une diode électroluminescente ( DEL ou LED en anglais pour Light Emitting Diode ) est un composant électronique capable d’émettre de la lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. D’abord voyants lumineux sur les appareils électroniques, les DEL sont aujourd’hui couramment utilisées pour l’éclairage public et les enseignes de sortie des immeubles, par exemple. Ce type d’éclairage consomme jusqu’à 10 fois moins d’énergie que les lampes incandescentes, il n’émet pas de chaleur et dure au moins 50 fois plus longtemps, soit 50 000 heures et plus.

Les DEL sont même plus efficaces et durables que les fluo-compactes ( FC ), qui contiennent du mercure toxique et émettent des longueurs d’ondes nocives. Toutefois, selon le médecin et chercheur allemand Alexander Wunsch, président de l’Association internationale de la lumière, l’exposition à long terme tant à l’éclairage DEL qu’aux FC peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires ou de cancers, à cause de leur spectre de couleurs moins complet que celui des incandescentes. Il est donc prudent d’utiliser ces lampes très économes en énergie uniquement dans les endroits très passants plutôt que dans les pièces où l’on reste plusieurs heures par jour.

Les grands fabricants d’éclairage se sont évidemment lancés dans ce marché très prometteur. Osram Sylvania fabrique par exemple des lumières plates incluant trois DEL, les Dot-in, qui se collent au mur et dont le prix démarre à 10$. Home Depot vend des DEL de 2 watts de marque Philips à 10$ qui ressemblent à des incandescentes et qui se vissent dans des luminaires classiques. Le problème, c’est qu’à ces prix, la luminosité produite peut être trop faible pour satisfaire les besoins des usagers. Une DEL de 2 watts émet une lumière semblable à celle d’une incandescente de 20 watts. Pour un éclairage qui équivaut aux presque 35 W d’une incandescente, Home Depot propose les nouvelles lampes Philips LED GU de 4 watts qui coûtent environ 30$, soit le prix des fluo-compactes à leurs débuts.

Il faut aussi se méfier des produits bas de gamme, moins durables, prévient le créateur d’éclairage numérique Gaël Simon « Dans nos remplacements de système d’éclairage, nous optons désormais pour des ampoules DEL de haute qualité, qui tiennent leur promesse en ce qui concerne la qualité de l’éclairage et qui durent réellement au moins de 40 000 à 50 000 heures avant d’atteindre le seuil globalement accepté dans l’industrie comme fin de vie utile, soit 70% de leur brillance initiale. Leurs caractéristiques techniques ont été confirmées par des études indépendantes reconnues. »

Ces produits sont encore dispendieux, mais, tout comme pour les fluo-compactes, les prix devraient chuter rapidement avec la production de masse, puisque les ampoules incandescentes énergivores seront interdites au pays en 2012.

( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Hiver 2009 )

 



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