Mode de Construction

Durée de vie des matériaux

Au moment de construire une nouvelle maison ou même de rénover une maison existante, de la décorer, et de la meubler, des milliers de choix s’offrent aux consommateurs autant pour les matériaux que les revêtements, les meubles, les électroménagers, les équipements mécaniques, etc.

Le budget établi et le « look » recherché sont certainement les deux principaux facteurs qui affecteront vos choix dans ce processus mais, mises à part l’apparence et le prix, la durabilité est aussi un facteur déterminant mais qui est trop souvent écarté du processus de sélection.

Pour vraiment être en mesure de faire le bon choix, on doit nécessairement se prêter au jeux de la comparaison des produits sur la base de la durée de vie annoncée par chacun des manufacturiers, durée de vie qui est souvent protégée par une garantie, et en suite sélectionner le produit qui nous convient. On peut alors mettre le prix pour se procurer un produit plus durable et sans entretient ou opter pour un produit plus abordable et moins durable mais qui pourra être changé au gré des tendances.

Cependant, à moins d’être un expert dans chacun des types de matériaux, il est difficile de juger si une durée de vie de 20 ans pour un recouvrement est acceptable alors que les fenêtres seront à refaire, elles, dans 30 ans ? Peut-on aussi s’attendre à ce que le bain soit à changer dans 20 ans alors que la toilette devrait avoir une durée de vie équivalente à celle de la maison ? Sait-on vraiment combien de temps devrait durer tel élément de la maison et après combien de temps devrait-on penser à le remplacer ?

Pour guider les consommateurs à ce sujet, l’Association américaine des constructeurs d’habitations (National Association of Home Builders – www.nahb.org) a conduit une enquête , en 2007, pour établir la durée de vie réelle de chacun des éléments d’une construction résidentielle. Les résultats présentés sont évidemment des moyennes qui dépendent de facteurs comme le climat et l’entretient, mais les résultats sont très intéressants à utiliser comme base de comparaison.
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Bardeaux D’asphalte: Plus écolos si bien posés

Si votre toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte non recyclables, vous pourrez au moins vous déculpabiliser si elle est bien posée.  Un travail professionnel permettra à la toiture de résister aux intempéries pendant 25 ans ou davantage.

« Les consommateurs et les constructeurs embauchent trop souvent les couvreurs les moins chers, déplore l’architecte Morris Charney.  Ceux-ci n’appliquent pas les principes recommandés par le Manuel de devis couvertures de l’Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ), qui est plus spécifique que le Code national du bâtiment. »
« Les gens font ce qu’ils veulent, en nouvelle construction, c’est un peu épeurant!  Plusieurs ne posent ni papier asphalté pare-vapeur, ni membrane autocollante », ajoute Jean Salvaille, président de l’entreprise montérégienne Solutions Maximum Inc, une compagnie qui applique un grand soin dans la réfection de toitures, calfeutrages et finis de béton résidentiel. « Une mauvaise pose entraîne  le besoin de refaire bien des toitures après douze à quinze ans, surtout si les maisons sont bâties dans une région venteuse et sur un sol argileux, le mouvement des fondations faisant bouger toute la maison.»

Corriger les problèmes

Avant de refaire une toiture, il faut d’abord corriger les problèmes d’entretoit, insiste Morris Charney.  « Trop de couvreurs ne font qu’ajouter des turbines ou des évents passifs sur le toit, mais si les soffites de corniches sont bloqués et que le plafond est peu étanche et isolé, ajouter de la ventilation sur le toit accroîtra l’aspiration des pertes de chaleur.  Au lieu de les combattre, ceci causera plus de problèmes de condensation et de neige fondante. »
M. Charney insiste particulièrement sur l’importance d’équilibrer la ventilation par les corniches (en sommes les entrées d’air) et par le haut du toit (les sorties) et d’équilibrer le volume de ventilation proportionnellement au niveau d’isolation.  Une fois scellées à l’aide d’une canette de polyuréthane, les fuites majeures dans le plafond, et la pose d’assez d’isolation (résistance thermique d’au moins R-30), il suffira d’appliquer les calculs de ventilation qui s’imposent selon le type et la pente de toiture.  « Même si on pose les meilleures bardeaux sur un pare-vapeur de qualité, opine Jean Salvaille, cela ne suffira pas si la maison ne respire pas adéquatement. »

Morris Charney recommande aussi de poser des déflecteurs de contreplaqué, et non de carton ou de polystyrène cassant, aux extrémités de l’entretoit.  Ceux-ci n’ont pas seulement pour but d’éviter la chute d’isolant en vrac qui obstruerait les corniches; en plus de bien retenir l’isolant en place, ils font circuler l’air frais qui monte des corniches au –dessus plutôt que dans l’isolant. « Souvent, à cause du manque d’espace accessible ou l’absence de déflecteurs, bien des entrepreneurs posent moins d’isolant aux extrémités des entretoits, déplore aussi l’architecte.  En fait, c’est là qu’il faut en mettre le plus : comme la plupart des maisons sont chauffées a l’aide de plinthes électriques, l’air chaud monte directement en haut des murs et surchauffe les entretoits mal isolés aux extrémités. C’est ce qui fait condenser et geler les soffites et qui crée des barrages de glace sur les toitures ».

Pour sa part, Jean Salvaille constate souvent que le fait d’arracher les vieux bardeaux déstabilise  le support en contreplaqué si celui-ci a été fixé avec des clous brillants (lisses). « Il faut donc absolument reclouer le contreplaqué à la grandeur avec des clous vrillés, sinon il risquera de se soulever plus tard. »

Comme bien de vieux contreplaqués ou panneaux de copeaux orientés (OSB ou « Aspentite ») courbent sous le poids de la neige, M. Salvaille les aplanit au centre en posant quelques épaisseurs de bardeaux et un pont de tôle galvanisée.  « Poser un bardeau neuf sur une surface courbe nous donne un bardeau ondulé, donc affaibli. » L’idéal est de remplacer le pontage à la grandeur, conseille Morris Charney : « Si le contreplaqué s’affaisse entre les chevrons, c’est soit qu’il est trop mince ou que les chevrons sont trop espacés.  S’il ne fait pas au moins 5/8 de pouce d’épaisseur, il devrait être remplacé. »

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