Mode de Construction

LA MAISON DE BÉTON : EFFICACE ET DURABLE

La technique de coulage du béton dans un coffrage permanent de polystyrène relègue littéralement les anciennes pratiques dans la catégorie des outils de l’âge de pierre!  Légers et faciles à installer, les blocs ou les panneaux isolants s’emboîtent rapidement comme les pièces d’un jeu de Légos et permettent de bâtir des maisons très confortables, saine et à haute efficacité énergétique.  Mais attention, même si près d’une dizaine de systèmes sont vendus au Québec, peu d’entrepreneurs peuvent  se vanter d’avoir plusieurs années d’expérience dans l’installation des coffrages isolants.  Une mise en œuvre  minutieuse est essentielle pour éviter  des problèmes difficiles ou impossibles à corriger par la suite.  Voici un petit guide pour amateurs d’efficacité et de confort résidentiel…

Le Recueil d’évaluation de produit du Centre canadien des matériaux de construction (CCMC) définit ainsi les coffrages à béton (nous prenons en exemple la fiche du produit Arxx, anciennement connu sous l’appellation Blue Maxx) : « des éléments modulaires, emboîtables, constitués de deux panneaux de polystyrène expansé assemblés à l’aide d’entretoises en plastique équidistantes dont les extrémités sont enfoncées dans la masse des panneaux de manière à effleurer leur face externe.  Les coffrages sont posés à sec en quinconce.  Ils forment un espace rectangulaire qui, après la coulée du béton, donne un mur monolithe, isolé, d’épaisseur uniforme. »  De l’armeture peut être ajoutée par endroits pour renforcer le tout.

Une maison construite de cette façon présente de nombreux avantages, dont la possibilité d’ériger  les murs rapidement  douze mois par année.  « Le béton coulé dans un coffrage isolant mûrit  dans des conditions idéales d’humidité et de température, explique  notre collaborateur Yves Perrier.  Il en résulte un produit pratiquement  indestructible qui résistera  longtemps à l’humidité, aux insectes et à toute forme de dégradation. »  Ce bachelier en architecture et journaliste en habitation depuis 15 ans ajoute : « C’est un mode de construction efficace tant pour l’isolation et l’étanchéité à l’air que pour l’insonorisation des murs extérieurs.  Très sécuritaire, il offre une protection au feu de trois heures et ses planchers sont très confortables.  De plus, son efficacité énergétique sera stable en permanence  car le béton ne rétrécit pas comme le bois. »

Il va sans dire que dans une maison très étanche à l’air, l’installation d’un ventilateur récupérateur de chaleur est de mise pour déshumidifier et échanger l’air.

Efficacité énergétique

La majorité des entreprises qui vendent des coffrages isolants misent sur la performance énergétique pour attirer la clientèle.  Arxx Building Products, le plus importants  manufacturier de coffrages isolants en Amérique du Nord, affirme sur son site Internet qu’un mur construit à partir de ses blocs présente une résistance thermique d’environ R-50 et que le consommateur économiserait donc plus de 70% de ses coûts de chauffage et de climatisation.  Le directeur technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ), André Gagné, est sceptique. « C’est tout à fait utopique.  Si c’était le cas, nous aurions trouvé toutes les solutions miracles à nos problèmes d’isolation.  Les prétentions sur la masse thermique du béton (qui hausserait la valeur isolante en stockant la chaleur) n’ont pas été prouvées par des essais scientifiques.  Une résistance thermique de R-22 ou R-23 est plus réaliste. »

D’ailleurs, le mur Arxx étudié par le CCMC avait une épaisseur de 11,5 pouces (292 mm), dont 6.2 pouces (157mm) de béton et 5.3 pouces (135 mm) de polystyrène au total.  Comme le polystyrène expansé le plus utilisé (type 2) donne une résistance thermique de R-4 au pouce, le cœur de ce mur a un facteur isolant d’au moins R-21,2, sans compter les films d’air devant et derrière les revêtements.

Toutefois, contrairement aux maisons de bois classiques, l’isolation des maisons en coffrages isolants est continue, stable et sans aucun pont thermique créer par des matériaux non isolés.  Ceci à condition soit coulé selon les règles de l’art (un mètre à la fois) pour éviter qu’i ne soit exposé par un soulèvement des panneaux. « C’est tout à fait plausible aujourd’hui, avec les technologies actuelles, de réduire la consommation énergétique d’une mais de 35 à 50%, affirme Mario Canuel, conseiller à l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec.  Mais tout dépend de la façon dont la maison est construite.  Des fenêtres de meilleure qualité, un système de chauffage plus performant, des portes et une toiture bien étanches sont autant d’avantages pour éviter la perte de chaleur qui augmente la facture énergétique. »

« En matière d’efficacité énergétique, que ce soir du polystyrène expansé ou extrudé, tous les systèmes s’équivalent plus ou moins », affirme André Gagné.  La différence se situe selon lui dans la façon d’assembler les blocs ou les panneaux et l’armature, ainsi que dans l’épaisseur et la densité de l’isolant et du béton.
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Construire une maison énergétiquement efficace

Avec les coûts de chauffage sans cesse en croissance, construire une maison énergétiquement efficace prend de plus en plus d’importance.  En utilisant moins d’énergie dans l’opération journalière de votre maison, non seulement vous économisez mais vous bénéficiez l’environnement aussi.

Où que vous demeurez, votre maison sera affectée par son environnement.  Vos étés sont-ils chauds et secs ou humides?  Les hivers sont-ils doux ou y a-t-il de longues périodes de froid?  Votre maison vous protège contre ces éléments et en même temps crée un environnement intérieur.  Votre maison est vraiment une combinaison de ces systèmes qui doivent travailler ensemble pour être efficaces.

R-2000

La maison R-2000 est le standard Canadien de l’efficacité énergétique en construction depuis 20 ans.  Les standards pour une maison R-2000 ont été révisés incessamment au fur et à mesure que de nouvelles technologies et matériaux sont devenus disponibles dans l’industrie.  Les standards qui doivent être rencontrés pour être considérée une maison R-2000 sont hauts et sont basés sur la consomption d’énergie et l’efficacité de composantes telles que le système de chauffage, l’isolation, la circulation d’air, la ventilation, les matériaux choisis et la quantité d’eau utilisée par la maison.

SYSTÈME DE CHAUFFAGE

En considérant quel genre de système de chauffage acheter pour votre nouvelle maison, ne regardez pas uniquement le prix du système.  Vous devriez aussi considérer le coût d’installation et d’opération pour la durée de vie du système.  Un système plus énergétique peut coûter plus cher à l’achat, mais vous économiserez de l’argent chaque jour tout en chauffant votre maison.  Il y a aussi un grand choix de systèmes disponibles incluant l’électricité, l’huile et le gaz naturel.  L’énergie solaire devient de plus en plus abordable et est utilisé de plus en plus conjointement avec un système traditionnel.  Avec les choix des systèmes, vous devrez aussi décider de quelle façon distribuer la chaleur à travers la maison.  Les choix incluent l’air forcée, calorifères électriques ou à l’eau chaude ou la chaleur rayonnante.

Les thermopompes deviennent plus populaires et offrent aussi la valeur ajoutée de fournir l’air climatisée pendant les mois plus chauds en plus de chauffer pendant l’hiver.

ISOLATION

Puisque vous essayez d’économiser en chauffant votre maison, vous voulez garder la chaleur à l’intérieur.  La maison R-2000 requiert une isolation additionnelle à l’intérieur des murs, le grenier, et les espaces où la chaleur peut s’échapper.  Cette isolation additionnelle aidera à garder la maison fraîche en été.

LES ÉLECTROMÉNAGERS

Les électroménagers que nous utilisons fonctionnent tous avec de l’énergie que nous devons payer, alors si vous achetez de nouveaux électroménagers pour votre nouvelle maison, choisissez les plus énergétiques possible.  Non seulement vous économiserez, mais vous contribuerez à protéger l’environnement.  L’énergie électrique livrée à votre maison est générée par une variété de procédés, tel que brûler des gaz fossiles, l’hydroélectricité ou même l’énergie nucléaire, et toutes ces méthodes ont un impact.  Que ce soit le réchauffement planétaire, la perte d’habitats animale ou de flore ou de traiter les produits résidus en générant l’énergie, quand nous gaspillons l’électricité, nous gaspillons plus que de l’argent.

En magasinant de nouveaux électroménagers, recherchez le symbole Energy Star.  Les appareils avec ce symbole rencontrent les normes pour l’efficacité énergétique et peuvent aider à économiser argent et électricité au fil des années d’utilisation de ces appareils.

Réfrigérateurs : Les réfrigérateurs utilisent plus d’énergie que d’autres électroménagers car il fonctionne tout le temps, et en ouvrant la porte vous laissez échapper le froid de l’intérieur.  En planifiant votre espace de travail dans la cuisine, placez le réfrigérateur le plus loin possible des sources de chaleur, lumières, le poêle et du soleil.  Prenez seulement les options que vous utiliserez.  Il est très attirant d’acheter un modèle qui offre un dispensateur de glace dans la porte, mais ceux ci utilisent plus d’énergie et si vous n’utilisez jamais cette option, c’est du gaspillage.

Les lave vaisselle : Votre lave vaisselle utilise le plus d’énergie en chauffant l’eau pendant le lavage.  La quantité d’eau ne peut être altérée alors pour être plus efficace lavez seulement quand il est plein.  Si c’est possible, laissez sécher la vaisselle à l’air après que le cycle de lavage soit complet au lieu d’utiliser le mode séchage.  Ceci réduira l’énergie requise pour sécher la vaisselle.

Laveuses : Les laveuses Energy Star utilisent moins d’énergie que les anciens modèles.  Ils requièrent aussi mois d’eau, et plus d’eau est essorée du linge propre pendant le cycle d’essorage ce qui réduit le temps requis pour sécher.  Comme le lave vaisselle, vous devriez essayer de laver, à l’eau froide, seulement quand l’appareil est plein.  Les nouveaux modèles à chargement frontal utilisent moins d’eau que les appareils conventionnels.  Souvenez vous qu’une fois le cycle de lavage terminé, l’eau retourne dans l’environnement.  Choisissez le détersif que vous utilisez soigneusement.  Il en existe plusieurs qui ont moins d’impact sur l’environnement.

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L’INSTALLATION SEPTIQUE

UNE RÉGLEMENTATION BIEN DÉFINIE

Le choix et la mise en place d’une installation septique dépendent surtout des caractéristiques du terrain.  Idéalement, le futur propriétaire devrait vérifier la nature du sol et la superficie nécessaire à l’installation septique avant même d’acheter le terrain.

LA RÉGLEMENTATION

Au Québec, c’est le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées qui détermine de façon très précise le choix et la mise en place des installations septiques.
Cette législation oblige les administrations municipales à appliquer ce règlement sur leur territoire.  Toute personne qui a l’intention de construire une maison, d’ajouter une chambre à sa résidence ou de modifier une installation septique doit, au préalable, obtenir un permis de sa municipalité.
Vous vous éviterez donc bien des désagréments en consultant tôt l’administration municipale.  Celle-ci vous précisera les exigences à respecter afin d’assurer le bon fonctionnement de votre installation.  Vous pourrez également obtenir des indications utiles sur la nature du sol du secteur où est situé votre terrain.

L’INSTALLATION SEPTIQUE EXPLIQUÉE

C’est quoi au juste une installation septique?  C’est un dispositif d’épuration des eaux usées spécialement conçu pour les chalets et les résidences isolées.  À la base, le fonctionnement d’une installation septique est simple.  Le système comprend deux parties distinctes : la fosse septique et l’élément épurateur.  Une conduite d’amenée raccordée à la tuyauterie de la maison, au lieu de diriger les eaux usées vers les égouts,  les achemine vers une fosse septique enfouie à proximité de la résidence.
 Contrairement  à la croyance populaire, la fosse septique n’épure pas les eaux usées.  Elle sert plutôt à piéger et emmagasiner les matières solides et les matières grasses.  S’ils n’étaient pas piégés dans la fosse septique, les solides et le graisses pourraient colmater l’élément épurateur et empêcher l’infiltration des eaux dans le sol.  Quant aux nombreux microbes que l’on trouve inévitablement dans une fosse septique, ils jouent un rôle capital puisqu’ils aident à réduire le volume des boues, et à réduire d’autant la fréquence des vidanges de la fosse.
 Une fosse septique doit pouvoir évacuer des eaux claires, libres de matières solides, de graisses et de tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de l’élément épurateur.  C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on trouve deux compartiments dans les fosses installées au Québec.  Les fosses à deux compartiments assurent plus facilement le dépôt des solides.
 L’élément épurateur est la partie la plus importante d’une installation septique.  Il est constitué d’une série de tuyaux perforés qui répartissent les eaux clarifiées de la fosse septique sur toute la superficie du terrain récepteur et qui permettent l’infiltration dans le sol.  C’est l’élément épurateur qui épure les eaux usées et non la fosse septique.

Dans une fosse septique, l’action des microbes produit un gaz explosif; le méthane.  Confiez-en donc toujours l’inspection aux spécialistes qui connaissent mieux que vous les précautions à prendre
 
Dès que les eaux claires de la fosse envahissent l’élément épurateur et commencent à s’infiltrer dans le sol,  elles subissent l’action purificatrice des micro-organismes pour éventuellement terminer leur course dans les nappes d’eau souterraines.  Les micro-organismes sont donc les seuls véritables agents d’épuration dans un élément épurateur.  Et c’est le sol qui leur permet de faire le travail dans les conditions idéales.
 Les installations septiques couramment utilisées au Québec sont relativement économiques et d’une fiabilité éprouvée.  Par contre, le choix d’une installation adaptée aux conditions du terrain peut-être une étape difficile et parsemée d’embûches.

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La maison bi-générations, un choix bien pensé.

Une définition

La maison bi-générations est un type de construction parfois envisagée pour faciliter l’accès à la propriété des jeunes adultes prêts à assurer leur autonomie ou bien souvent pour rejoindre des parents ou des grands-parents qui souhaitent se rapprocher ayant un certain besoin d’aide ou d’assistance (perte d’autonomie ou autre). Dans un cas comme dans l’autre, ce type de construction permet à chacun de conserver son mode de vie propre et un certain niveau d’intimité tout en partageant les avantages de la copropriété et de la proximité des membres de la famille. 

La particularité de la maison bi-générations est de combiner l’aspect pratique de deux unités d’habitation à l’apparence d’une maison unifamiliale, ce qui permet en général d’intégrer ce type de construction dans des secteurs où les unités multi-familiales ne sont pas permises.

Le principal défi d’une telle conception est certainement d’aménager deux espaces complètement privés et fonctionnels, en respectant les besoins de leurs occupants respectifs tout en conservant l’allure d’une résidence unique ou conventionnelle. Comme nous le verrons plus loin, la réglementation municipale est également un élément important avec lequel les gens doivent composer mais il faut d’abord établir quels sont les besoins qui nous amènent vers ce type d’habitation.

Style et conception

La conception d’une maison pour une seule famille est un processus qui demande beaucoup d’attention et de compréhension de la part des propriétaires ainsi que du concepteur qui les accompagnera dans leur projet. Cette étape est d’autant plus importante, et le défi d’autant plus grand, lorsqu’il y a nécessité de combiner les besoins de deux familles incluant une ou des personnes à mobilité restreinte ou en perte d’autonomie.

Il est primordial, lorsque l’on considère la construction d’une telle maison, de prendre le temps de bien évaluer ses besoins, et de tenir compte de ceux-ci autant pour le côté « famille » que pour celui des parents ou des grands-parents. On doit également tenir compte des années qui viennent et des besoins qui pourront se présenter dans l’avenir. Des propriétaires vieillissants ou en perte d’autonomie devraient dès maintenant évaluer quelle sera leur situation dans les prochaines années et déjà prévoir les aménagements qui conviendront à leur style de vie aujourd’hui et dans l’avenir. C’est donc à cette étape que l’on doit penser à tous les éléments qui feront de cette demeure un endroit confortable et qui rendra la vie de ses occupants plus agréable et paisible.

Pour la conception de ce type de maison, le choix d’un professionnel de confiance est aussi un élément clé du succès. Il faut donc s’assurer que ce dernier prend bien en considération tous les besoins des futurs occupants et qu’il apporte des solutions qui répondent à chacun de ceux-ci. Un bon concepteur devra également être en mesure d’offrir de judicieux conseils en fonction d’un budget établi préalablement par les futurs acheteurs.

Un autre des avantages de la maison bi-générations est qu’elle prend généralement l’allure d’une maison unifamiliale conventionnelle pouvant s’harmoniser au style recherché. Amateur de maisons victoriennes, de manoirs ou de maisons contemporaines, il est assurément possible d’adapter ses préférences à ce type d’habitation afin de se démarquer des autres options de multi-logements que le futur occupant a peut-être déjà considérées.… Lire l’article