Archive de la catégorie 'La Maison du 21ième Siècle'
Par Denis Chamberland
Un projet de 50 millions $ est en cours dans un environnement enchanteur situé à 15 minutes du centre-ville de Trois-Rivières.
« De manière judicieuse, nous visons à réunir tous les principes du développement durable », explique Griselde Delahaye, conceptrice du développement domiciliaire Nouvelle Conscience des Forges. Déployé au cœur d’un impressionnant site de plus de 29 hectares, dont plus de 55% du milieu naturel sera préservé et rendu accessible, ce développement immobilier de type écologique vise la prestigieuse certification LEED ( Leadership in Energy and Environmental Design ) pour toutes ses constructions. On y retrouvera un vaste choix de maisons unifamiliales, jumelées, de ville, d’immeubles à logements et de maisons multi-générations.

Voisin du lac des Forges et du Parc national des Forges-du-Saint-Maurice, ce quartier vert situé tout près des services, desservi par le transport en commun et traversé par une piste cyclable, accueillera une garderie annexée à une résidence pour aînés, puis, à terme, un centre de santé global et un centre d’interprétation de la nature.
Se disant inspirés et guidés par le gros bon sens, les promoteurs de ce projet avant-gardiste se distinguent par l’accent mis sur le respect de la nature, la dynamique intergénérationnelle et éducative ainsi que le côté abordable des ses maisons.
Outre les 200 habitations écologiques, cette magnifique enclave naturelle, site millénaire d’un des méandres du Saint-Maurice, abritera un quartier résolument tourné vers le développement durable, la protection de l’environnement et la qualité de vie.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Hiver 2010
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par Denis Chamberland
« D’ici 50 ans, Contact sera aussi gros que le Mouvement Desjardins. Il y aura une usine et un écoquartier par région », promet le biologiste Ronald Arsenault, directeur général de la coopérative de solidarité Contact, un laboratoire de développement durable qu’il a cofondé en 2005 avec quatre collègues à Saint-Elzéar-de-Bonaventure. Sa mission : « démontrer qu’il est possible de bâtir une société humaine et équitable où l’on peut concilier qualité de vie et comportement responsable.
Contact compte trois divisions :
D’abord, Contact Signature est un centre de valorisation de la biomasse qui, jusqu’à maintenant, a fabriqué et vendu des produits écoresponsables en bois d’une valeur de 650 000 $, des plafonds suspendus, des revêtements extérieurs et des bardeaux de mélèze, en plus de développer des gouttières de cèdre et des abris d’autos.
Ensuite, Contact Innovation est un réseau international dont le comité de recherche et développement regroupe des centaines d’experts oeuvrant dans plusieurs domaines liés à l’environnement. Ce réseau est impliqué dans le développement de plusieurs écoquartiers québécois et souhaite devenir distributeur du fameux moteur à air comprimé conçu par l’ingénieur français Guy Nègre.
Finalement, Contact Nature, dont la construction débutera en 2011, sera un écovillage qui comprendra un centre des congrès et un site de villégiature écotouristique de calibre international. Ce village du futur doit ouvrir ses portes dans la Baie-des-Chaleurs en 2012. Les gouvernements fédéral et provincial viennent d’accorder à Contact des subventions totalisant 238 000 $ pour couvrir la moitié des coûts de conception.
En 2008, Contact avait reçu une subvention de 550 000 $ répartie sur 5,5 ans du gouvernement du Québec qui l’avait retenu parmi les quinze premiers projets de son programme des Laboratoires ruraux.
Source, la Maison du 21è siècle, Hiver 2010
Par Denis Chamberland
Filed under: Certification,Charpente,Chauffage,Conception,Consommation,Développement durable,Eaux usées,Efficacité énergétique,Isolation,La Maison du 21ième Siècle,Matériaux,Panneaux photovoltaïques,Plans de rénovation,Rénovations,Santé,Unifamiliale,Écoénergétique,Énergie solaire passive,Étanchéité
Le concept Now House TM consiste à rénover une maison individuelle d’après-guerre d’un étage et demi, construite il y a 60 ans, dans un quartier établi de Toronto (Ontario) et comme on en trouve au Québec. À la tête de l’équipe retenue dans le cadre de l’initiative de maisons de démonstration durables ÉQuilibrium MC de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le promoteur de la maison Now House TM, Work Worth Doing, a rénové la maison afin d’en accroître l’efficacité énergétique, d’améliorer la qualité de l’air intérieur, de produire de l’énergie par l’entremise de sources renouvelables et de récupérer la chaleur provenant des eaux ménagères et de l’air évacué qui serait autrement perdue.
Dans le but de réduire la consommation énergétique nette de 70%, les concepteurs ont mis l’accent sur l’optimisation de plusieurs paramètres. Par exemple, une fenêtre au sud a été agrandie pour accroître la captation de l’énergie solaire et la lumière du jour. De plus, les méthodes et les matériaux de construction, de même que les appareils ménagers et d’éclairage, ont été choisis pour leurs caractéristiques éconergétiques et environnementales. On a ensuite ajouté des systèmes à énergie renouvelabe intégrés, tels que des panneaux photovoltaïques et des panneaux solaires thermiques.
La réduction de la charge de chauffage des locaux est l’un des plus importants éléments pour obtenir une consommation nette s’approchant de zéro. C’est ainsi que les travaux ont permis d’améliorer l’isolation et de réduire les fuites d’air. La solution élaborée par l’équipe a été de préserver les murs intérieurs. Le parement extérieur a toutefois été enlevé afin d’exposer les planches d’origine. Une ossature murale en bois de type échelle a été construite et rapportée sur ces planchers. Cette ossature a réduit la consommation de bois ainsi que les ponts thermiques. Une mousse de polyuréthane à cellules fermées a ensuite été appliquée par projection sur les murs extérieurs afin d’en augmenter la valeur isolante. On a laissé une lame d’air pour permettre l’évacuation de l’eau, et les murs extérieurs ont été recouverts d’un nouveau bardage de fibrociment.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la maison Now House TM ou sur d’autres maisons de démonstration EQuilibrium MC, visitez le site Web de la SCHL, et tapez le mot clé « EQuilibrium ».
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009
Par Denis Chamberland
Il existe un très large éventail d’objets conçus avec des matières recyclées ou récupérées. Ces produits bénéficieront d’une deuxième vie grâce à de nouveaux acquéreurs qui apprécient les objets qui ont, pour ainsi dire, une âme. Leur utilisation pourra aussi bien mettre en valeur le cachet historique d’une demeure ancestrale que des lieux plus modernes. Il faut toutefois s’armer de patience et de détermination pour trouver ce qui conviendra dans notre décor.
Bien qu’il existe diverses façons pour trouver des objets récupérés, selon Emmanuel Cosgrove, d’Écohabitation, la méthode la plus efficace demeure la consultation des petites annonces classées sur le Web. Des sites comme lespacs.com et kijiji.com peuvent permettre de trouver l’objet rare et recherché. Le site d’Emmanuel, Ecohabitation.com, comprend quant à lui l’Annuaire des pages vertes, incluant une liste de fournisseurs québécois de matériaux et de produits récupérés.
Ce n’est tout de même pas toujours simple, la récupération. La plupart du temps, une revitalisation de la finition s’impose. Par exemple, une baignoire sur pattes aura besoin d’être émaillée ou une porte en bois, décapée.
Les chantiers de démolition sont une mine d’or pour les récupérateurs. C’est pourquoi des ententes avec les entrepreneurs et propriétaires peuvent s’avérer très intéressantes. Un site incontournable : celui du Regroupement des récupérateurs et recycleurs de matériaux de construction et démolition du Québec : 3rmcdq.qc.ca.
Enfin, le gouvernement du Québec publie une liste des fabricants locaux de produits recyclés sur le site recyc-quebec.gouv.qc.ca.
Malheureusement, les coûts d’enfouissement sont souvent trop avantageux pour encourager le recyclage des matériaux de construction, rénovation et démolition. Il revient donc au consommateur d’indiquer aux élus et aux entrepreneurs que le respect de l’environnement est une des ses priorités. Comme le dit si bien Laure Waridel d’Équiterre, acheter, c’est voter !
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009
Par Denis Chamberland
L’avenir de l’éclairage réside dans les diodes électroluminescentes (DEL). D’ailleurs, deux DEL qui consomment chacune seulement 9 watts (W) remplacent facilement des ampoules fluocompactes (AFC) de 22W. Elles dégagent une puissante lumière de couleur agréablement chaude, sans émettre d’ondes infrarouges chauffantes et énergivores. Contrairement aux AFC, les DEL sont facilement recyclables car elles ne contiennent pas de mercure toxique. De plus, elles n’émettent aucun scintillement qui fatigue les yeux, ni ondes utraviolettes ou radiofréquences particulièrement nocives pour les personnes hypersensibles.
Pouvant remplacer des lampes incandescentes de 60W, les ampoules DEL LBX54 ont été conçues à Montréal, chez Luminergie. « Nous travaillons avec plusieurs diodes de basse puissance, c’est plus efficace », explique le président, Éric Audy. C’est ainsi que les produits de Luminergie fournissent entre 70 et 90 lumens (Lm) d’éclairage par watt consommé, comparativement à 55 Lm/W pour des AFC de grande qualité, à seulement 20Lm/W pour les nouvelles DEL de marque Philips, et à moins de 15 Lm/W pour les halogènes et les incandescentes. « Nous devrions atteindre de 120 à 130 Lm/W au deuxième ou troisième trimestre de 2010, ajoute monsieur Audy. En ce moment, nos ampoules se vendent autour de 40$ l’unité. Avec le retrait prochain des incandescentes dans plusieurs pays et la demande mondiale très forte, les prix diminuent actuellement de 3 à 5% par année. »
Par rapport à des AFC de 22W allumées huit heures par jour, chacune des DEL me fera économiser plus de 3$ d’électricité par année pendant au moins 17 ans. C’est que leur durée de vie est d’au moins 50 000 heures. Elles dureront donc 7 fois plus longtemps que des AFC et 50 fois plus que des incandescentes. Un pensez-y-bien quand on sait que les prix de l’électricité vont probablement monter en flèche au cours des prochaines années.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009
Par Denis Chamberland
Alors que le Parlement européen et des villes américaines comme Los Angeles veulent légiférer pour diminuer l’exposition du public à la pollution électromagnétique, chez nous, des David s’en prennent aux Goliath. Ainsi, la municipalité de Châteauguay est la deuxième, après Terrebonne, à vouloir interdire l’implantation des antennes de téléphonie cellulaire à proximité des maisons, des écoles, des garderies, et des hôpitaux. Le problème, c’est qu’en Amérique du Nord, seuls les gouvernements fédéraux règlementent les télécommunications. Or, ils sont très favorables à cette industrie qui génère d’énormes revenus de taxation.
Pour sa part, l’Ontario vient de légiférer pour forcer les distributeurs d’électricité à réduire la quantité d’électricité nocive qui circule dans le sol. Ce serait la deuxième plus importante source d’électrosmog après les radiofréquences (RF) émises par les antennes et les téléphones sans fil. L’exposition du public à ces micro-ondes aériennes a été multipliée par dix depuis 1989, du moins en Suisse, pays pionnier dans la lutte à l’électrosmog.
Même si le nombre de maladies liées à l’électrosmog, dont le cancer et l’infertilité, augmente sans cesse, son impact sur la santé est grandement sous-estimé. En effet, dans les pays industrialisés, on ne peut évaluer les risques encourus par les gens les plus exposés puisqu’on ne peut pas comparer leur état de santé à celui de personnes non exposées : nul n’est à l’abri de l’électromagnétisme !
De plus en plus d’experts recommandent au public de réduire son exposition, par exemple en n’utilisant les technologies sans fil que pour les urgences. L’Université Lakehead, en Ontario, a d’ailleurs adopté une politique interdisant l’usage de la technologie internet sans fil (Wi-fi). Trente personnes utilisant le Wi-Fi dans une même classe sont exposées à autant de radiofréquences nocives qu’une personne qui parle au cellulaire pendant 20 minutes, selon Cindy Sage, experte en électrosmog et coauteur du rapport bionitiative.org.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009
Par Denis Chamberland
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Au Québec, c’est l’entreprise montréalaise Écohabitation qui offre la certification LEED-h ( LEED pour habitation ). Lors du Sommet de juin 2009, son directeur, Emmanuel Cosgrove, a fait valoir que la certification LEED-h complète celle du programme Novoclimat. En plus d’être le seul processus d’accompagnement et de certification pour les autoconstructeurs verts, LEED-h encadre sérieusement les entrepreneurs. « L’évaluation préliminaire du projet décèle les failles potentielles qui peuvent ainsi être corrigées au stade de la conception et servir de modèle aux chantiers suivants », explique monsieur Cosgrove. Cela permet de prévenir des défauts fréquemment constatés dans les maisons ordinaires : sous-sol humide et moisissures, drain français bloqué, courants d’air et inconfort, toiture qui coule, surchauffe estivale, etc.
Financièrement parlant, jumeler les certifications LEED-h et Novoclimat est très avantageux. D’abord, la subvention typique pour une maison certifiée Novoclimat est de 2 000 $, ce qui couvre en tout ou en partie les frais de certification d’une maison LEED. « Une habitation LEED n’a pas besoin de coûter plus cher qu’une maison ordinaire, explique le directeur du développement d’Écohabitation, Andrew Gellert. La réalité est qu’aujourd’hui, on peut devenir propriétaire d’une maison unifamiliale usinée accréditée LEED-h pour aussi peu que 150 000 $.
« Les frais d’évaluation, d’inspection et de certification, qui varient entre 750 $ et 3 500 $, selon le nombre et les spécificités des unités accréditées, équivalent à seulement 1 à 2 % de la valeur d’une maison neuve au Québec. Un placement hors pair compte tenu des économies immédiates en consommation d’énergie ( de 25 à 70% ) et d’eau, ainsi qu’une valeur de revente moyenne de 10% supérieure aux maisons classiques comparables, selon l’expérience américaine. »
De plus, le processus intégré de conception, d’encadrement professionnel et d’inspections indépendantes des chantiers fait éviter des erreurs potentiellement très coûteuses. « Tout cela assure une qualité et une durabilité de construction qui vont bien au-delà de celles des maisons ordinaires », conclut M. Gellert.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009
Par Denis Chamberland
Fondée en 1993, la société Techno Pieux a développé une technique fiable de mise en place de fondations à base de pieux métalliques vissés dans le sol. Uniquement en 2008, l’entreprise a installé environ 70 000 Techno Pieux à travers le monde. Elle vient de concevoir un nouveau capteur géothermique qui pourrait révolutionner les systèmes de chauffage et de climatisation à partir de l’énergie du sol.
Sa nouvelle division, Thermo Pieux, bénéficie du réseau existant de 75 concessionnaires du groupe. Cette nouvelle technologie de captage géothermique consiste en un Techno Pieux muni d’une gaine occupant l’arbre central du pieu. Celle-ci permet à un fluide caloporteur de circuler pour une captation ( en mode chauffage ) ou une diffusion ( en climatisation ) optimale de la chaleur dans le sol. En effet, la paroi métallique du pieu conduit et accumule davantage la chaleur que les matériaux utilisés traditionnellement en géothermie. Le système Thermo Pieux est équipé d’une protection cathodique contre la corrosion qui assure une longue durée de vie aux capteurs géothermiques.
Grâce à cette technologie, la géothermie sera plus accessible à davantage de propriétaires d’habitations, estime la compagnie. « Car il sera possible d’installer les Thermo Pieux dans des endroits très restreints et à un coût abordable. De plus, des capteurs supplémentaires peuvent facilement être ajoutés au système si les besoins en énergie de la résidence augmentent, comme par exemple dans le cas d’un agrandissement. »
Depuis deux ans, plusieurs projets pilotes utilisant cette nouvelle technologie ont été réalisés, notamment dans des maisons, dans un immeuble commercial et dans une serre. Des essais en laboratoires ont également démontré que ce système pouvait chauffer une réserve d’eau plus rapidement que celui qui comporte des boucles géothermiques classiques, à bases de tuyau de polyéthylène haute densité dans de l’argile bentonite ou sans bentonite. « Plus le sol est argileux et humide, plus notre système est efficace, explique Dominique Chénier, représentant chez Thermo Pieux. Dans des conditions favorables, soit lorsque les pieux sont en contact avec une faible circulation d’eau dans le sol, nous installons cinq Thermo Pieux par tonne d’énergie requise et à seulement 14 pieds de profondeur. »
Certes une avenue à envisager lors de vos prochaines rénovations!
( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )
Par Denis Chamberland
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Diplômé en architecture, Christian Collignon est spécialisé en conception de maison à faible consommation énergétique (maisonvivante.ca). Ce français d’origine travaille avec le comptable et promoteur Pierre Lessard sur un projet de développement domiciliaire de 72 hectares : le Domaine écologique Au Cœur du Monde. « Plus de la moitié du terrain sera protégée, c’est-à-dire laissé en forêt », explique Christian Collignon. Quant aux huit milieux humides identifiés, ils seront valorisés par un aménagement spécifique à chacun d’eux. Le Domaine regroupe 45 terrains, généralement séparés par une bande boisée de 15 mètrees. Situé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, le développement accueillera également un centre de santé et des chalets locatifs.
Une charte écologique contient les critères verts auxquels devront se conformer les futures résidences. Orientées plein sud, pour optimiser l’apport du solaire passif, les maisons devront aussi être conformes aux normes d’efficacité énergétique du programme Novoclimat. Pour Christian Collignon, un des aspects essentiels de cette charte concerne les limites de consommation énergétique annuelle, fixées à 20 kWh/m2/an pour le chauffage, et à 25kWh/m2/an pour les autres usages domestiques. En effet, grâce au design solaire passif, aux normes Novoclimat et à la géothermie, les coûts de chauffage représentent moins de 50% de la facture énergétique. M. Collignon aimerait même bâtir des quartiers complets à consommation d’énergie nette zéro, mais, pour cela, il faudrait obtenir des subventions pour financer l’achat d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. « Paraît-il qu’il faut faire pression sur la Régie de l’énergie pour faire bouger Hydro ! »
Christian Collignon affirme que son projet a très bien été accueilli par les visiteurs qui veulent d’abord comprendre les différences entre un développement traditionnel et un domaine écologique. Il a donc conçu une fiche technique comprenant 15 points qui expliquent ces importantes nuances. Il a déterminé quatre grandes catégories de différences. D’abord, un développeur vert contrôle son empreinte écologique, par exemple, en créant des aires protégées ou en réduisant les surfaces déboisées. Deuxièmement, il valorise la flore et la faune du milieu. Troisièmement, il vise un maximum d’économies d’énergie. Finalement, les maisons d’un domaine écologique sont construites avec des matériaux locaux de préférence, non toxiques, biodégradables et/ou recyclables, ainsi qu’en bois provenant de forêts gérées durablement.
( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )
Par Denis Chamberland
Une diode électroluminescente ( DEL ou LED en anglais pour Light Emitting Diode ) est un composant électronique capable d’émettre de la lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. D’abord voyants lumineux sur les appareils électroniques, les DEL sont aujourd’hui couramment utilisées pour l’éclairage public et les enseignes de sortie des immeubles, par exemple. Ce type d’éclairage consomme jusqu’à 10 fois moins d’énergie que les lampes incandescentes, il n’émet pas de chaleur et dure au moins 50 fois plus longtemps, soit 50 000 heures et plus.
Les DEL sont même plus efficaces et durables que les fluo-compactes ( FC ), qui contiennent du mercure toxique et émettent des longueurs d’ondes nocives. Toutefois, selon le médecin et chercheur allemand Alexander Wunsch, président de l’Association internationale de la lumière, l’exposition à long terme tant à l’éclairage DEL qu’aux FC peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires ou de cancers, à cause de leur spectre de couleurs moins complet que celui des incandescentes. Il est donc prudent d’utiliser ces lampes très économes en énergie uniquement dans les endroits très passants plutôt que dans les pièces où l’on reste plusieurs heures par jour.
Les grands fabricants d’éclairage se sont évidemment lancés dans ce marché très prometteur. Osram Sylvania fabrique par exemple des lumières plates incluant trois DEL, les Dot-in, qui se collent au mur et dont le prix démarre à 10$. Home Depot vend des DEL de 2 watts de marque Philips à 10$ qui ressemblent à des incandescentes et qui se vissent dans des luminaires classiques. Le problème, c’est qu’à ces prix, la luminosité produite peut être trop faible pour satisfaire les besoins des usagers. Une DEL de 2 watts émet une lumière semblable à celle d’une incandescente de 20 watts. Pour un éclairage qui équivaut aux presque 35 W d’une incandescente, Home Depot propose les nouvelles lampes Philips LED GU de 4 watts qui coûtent environ 30$, soit le prix des fluo-compactes à leurs débuts.
Il faut aussi se méfier des produits bas de gamme, moins durables, prévient le créateur d’éclairage numérique Gaël Simon « Dans nos remplacements de système d’éclairage, nous optons désormais pour des ampoules DEL de haute qualité, qui tiennent leur promesse en ce qui concerne la qualité de l’éclairage et qui durent réellement au moins de 40 000 à 50 000 heures avant d’atteindre le seuil globalement accepté dans l’industrie comme fin de vie utile, soit 70% de leur brillance initiale. Leurs caractéristiques techniques ont été confirmées par des études indépendantes reconnues. »
Ces produits sont encore dispendieux, mais, tout comme pour les fluo-compactes, les prix devraient chuter rapidement avec la production de masse, puisque les ampoules incandescentes énergivores seront interdites au pays en 2012.
( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Hiver 2009 )






