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Archive de la catégorie 'LEED'

22 novembre, 2013
Par Denis Chamberland

Après avoir vu sa maison (construction 2007) détruite par les flammes en juillet 2012, Alain Hamel, constructeur émérite de maisons performantes dans la région du Saguenay, a mis a profit tout son savoir de constructeur afin d’ériger une exceptionnelle maison solaire passive, Net zéro et LEED Platine avec le plus haut score jamais obtenu au Canada.

Pour sa maison, Alain a choisi de mobiliser tout son savoir en faisant appel aux innovations les plus pointues en matière d’énergie. Avec la collaboration d’Emmanuel Cosgrove, directeur d’Écohabitation, Denis Boyer, l’ingénieur en énergie et développement durable de l’organisme, et Lucie Langlois, d’Alias Architecture, Alain et sa conjointe France ont mis de l’avant un projet de construction pour l’obtention d’une maison à la fois super-isolée, super-étanche, conçue et orientée pour être chauffée presqu’uniquement par le soleil.

L’équipe s’est même donnée comme défi de la faire certifier Passivhaus (maison passive), soit ce très prestigieux label allemand. Comme le climat du Saguenay est passablement plus frais que celui de l’Allemagne, ce défi était véritablement colossal. Faut savoir qu’au Canada, aucune maison de type « solair passif » n’a été construite dans un climat aussi froid. Pour obtenir cette certification allemande, il faut atteindre la consommation d’énergie maximale de 15 kWh annuels par mètre carré, pour le chauffage et la climatisation, quand une maison conventionnelle en consomme 100 !

Une telle approche est grandement exigeante en raison du climat, des matériaux disponibles, des portes et fenêtres aux exigences plus élevées pour lesquelles d’ailleurs Alain a dû procéder à du démontage afin d’augmenter l’étanchéité de celles-ci avec du polyuréthane. Les simulations énergétiques représentent un vaste travail. Orientation, masse thermique, compacité, épaisseur des murs, nature des isolants, étanchéité, performance des fenêtres, tout doit être paramétré au plus près afin de maximiser le rendement énergétique. Le fameux 15 kWh annuels représente un défi de taille.

Fin de l’été 2013, la maison est presque achevée et le résultat est au-delà des espérances. D’après les tout derniers calculs, elle ne consommera que 13,3 kWh annuels par mètre carré en chauffage et climatisation. La certification Passivhaus semble donc envisageable!

La certification LEED Platine a été obtenue, et avec un nombre de points record au Canada. La combinaison de ces deux exigences est tout simplement idéale aux yeux d’Alain Hamel : «  Passivhaus est essentiellement centré sur les économies d’énergie alors que LEED prend en compte de nombreux aspects environnementaux comme la non-nocivité des matériaux, l’aménagement extérieur, la gestion de l’eau, la réduction des déchets… Pour moi, chaque maison passive devrait également respecter les critères LEED ! »

C’est tout de même le qualificatif de « maison résiliente » qu’Alain Hamel avait continuellement en tête. Appliqué à son habitation, le concept revêt deux aspects aux yeux de celui-ci. D’abord la résistance aux changements climatiques, illustrée en général par la solidité de l’habitation, et, en particulier par le toit en acier blanc qui réfléchi les rayons du soleil. Cette approche permet d’éviter l’émission de chaleur dans l’atmosphère ainsi qu’une climatisation excessive de la maison soit l’exact opposé des toits en bardeau d’asphalte noir et absorbant qui recouvre la grande majorité des maisons au Québec.

Ensuite, l’autonomie en cas de catastrophe naturelle ou tout simplement de grosse coupure d’électricité. « La maison est reliée aux réseaux d’eau et d’électricité, mais il y a une redondance des équipement qui la rend potentiellement autonome. Ses panneaux photovoltaïques, son poêle à bois et sa thermopompe lui permettent en fait de produire sa propre énergie, dont le chauffage » nous dit Alain Hamel. Précisons qu’elle est autonome en eau grâce au recyclage de l’eau de pluie (douche, toilettes, irrigation du jardin) et au puits artésien (lavabo, évier, lave-vaisselle).

Planchers radiants, chaudière au gaz, panneaux solaires, thermopompe… cette abondance d’équipements peut poser question au plan écologique. Notamment du côté des panneaux solaires que l’on sait polluants à fabriquer alors que le Québec produit en quantité une électricité propre comparé à celle des centrales nucléaires  et à charbon de l’ouest, des États-Unis ou des cousins européens. « On peut en discuter, commente Alain, mais je préfère mon système à ceux des maisons autonomes habituelles qui nécessitent une génératrice au diesel. Quant à l’énergie solaire, il est bon qu’elle soit développée partout, même au Québec ! » Pour en savoir davantage…

Tiré du site internet La Maison du 21è siècle.

19 juillet, 2013
Par Denis Chamberland

La Maison du développement durable ( MDD ) est le premier bâtiment au Québec à recevoir la certification LEED Platine Nouvelle construction, la plus haute distinction possible dans le système de reconnaissance des bâtiments écologiques LEED géré par le Conseil du bâtiment durable du Canada.

Inauguré en octobre 2011, l’immeuble montréalais de cinq étages abrite huit organisations engagées dans la promotion du développement durable, dont Amnistie internationale, Équiterre et Option consommateurs.

Cet été, la Maison propose une vingtaine d’activités publiques, dont des démonstrations culinaires et technologiques, des expositions artistiques, des concours et des visites guidées gratuites tous les vendredis, à 13h30 et à 17h30, jusqu’au 30 août.

La maison propose également un parcours autoguidé d’interprétation du bâtiment, réalisé par Équiterre, ainsi que des outils et références sur le développement durables.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, Édition Été 2013

1 mars, 2013
Par Denis Chamberland

De quoi s’agit-il ?
La certification « Rénovation Écohabitation » est un outil gratuit qui représente les meilleures pratiques vertes à adopter lors d’une rénovation intérieure ou extérieure (cuisine, salle de bains, séjour, sous-sol, chambre ou revêtement extérieur). Cette certification concerne les habitations rénovées selon des critères précis.

C’est nouveau ?
Oui! La certification LEED concerne les maisons neuves alors que Réno-climat porte sur la rénovation énergétique. La certification Rénovation Écohabitation vise la rénovation en général : matériaux, santé, eau, énergie, gaz à effet de serre.

À qui s’adresse-t-elle ?
À toute personne qui projette une rénovation résidentielle : propriétaire, entrepreneur général, promoteur immobilier, artisan de la rénovation, etc.

A quoi sert-elle ?
À rénover selon des règles écologiques et rigoureuses, à bien vivre dans un univers sain et respectueux de l’environnement, et à bénéficier d’avantages financiers. Aussi, avoir recours aux bonnes pratiques, c’est bien, mais aller jusqu’à certifier une pièce de sa maison, c’est encore mieux… Ecohabitation propose donc une véritable certification qui atteste la qualité écologique de vos rénovations.

Une certification, pourquoi ?
Pour l’environnement, la valeur de revente de sa propriété, sa durabilité, son air intérieur plus sain, les nombreuses subventions possibles, et les assurances et hypothèques à des conditions avantageuses.

Pour en savoir davantage…

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Automne 2012

15 juin, 2012
Par Denis Chamberland

Après sa révision en 2012, la norme volontaire R-2000 maintient sa position de chef de file en matière de construction de nouvelles maisons éconergétiques

Depuis 30 ans, R-2000 représente la norme d’habitation la plus complète qui soit en matière d’environnement et d’efficacité énergétique. Cette norme d’excellence établie par Ressources naturelles Canda (RNCan) a grandement contribué à l’amélioration des pratiques de construction courantes. Alors que les exigences d’efficacité énergétique sont rehaussées dans les divers codes du bâtiment, la norme R-2000 fait une fois de plus l’objet d’améliorations. 

Composé de plusieurs intervenants de l’industrie, le Comité sur le renouvellement de la norme R-2000 s’est réuni pendant deux ans. Il a proposé de nouvelles exigences techniques, qui ont fait l’objet d’un examen public au cours de l’automne 2011 et qui seront publiées en 2012. Ces recommandations seront mises en œuvre en deux phases

Cette approche progressive comporte deux avantages. D’abord, les participants pourront évaluer le nouvel objectif énergétique R-2000 au cours de la phase 1 (1er juillet 2012 au 31 décembre 2013), avant la mise en oeuvre complète, en 2014 (phase2). Une telle approche accordera aussi suffisamment de temps pour former les constructeurs et les conseillers en efficacité énergétique

Voici un résumé des modifications apportées à la norme R-2000 comparativement à la version de 2005 :

L’objectif énergétique annuel a été modifié de façon à être approximativement 50% plus exigeant que dans la norme précédente :

Les diverses normes de référence, par exemple pour les fenêtres, ont été mises à jour :

Les exigences relatives à la conservation de l’eau ont été haussées :

Les systèmes de refroidissement doivent être homologués Énergy Star

Quant à elle, la phase 2 prévoit la publication, en 2014, d’une norme R-2000 entièrement révisée, qui fera la transition vers la prochaine génération du système de cote ÉnerGuide, en cours d’élaboration. Parmi les nouveautés prévues :

Environ la moitié de l’objectif énergétique de la maison devra être atteint grâce à l’enveloppe du Bâtiment, ceci afin de continuer à promouvoir les bons principes de la science du bâtiment :

Bien que les climatiseurs ne seront pas obligatoires, leur consommation d’énergie sera prise en compte lors de la conception de la maison afin de favoriser l’installation d’appareils éconergétiques;

L’électricité produite sur place par un système d’énergie renouvelable (photovoltaïque, éolien, etc.) pourra servir à atteindre l’objectif énergétique;

On augmentera le nombre d’éléments requis en vertu de la liste de sélection R-2000 et les produits devenus courants seront remplacés par des éléments plus avant-gardistes. La liste est classée en cinq catégories : qualité de l’air intérieur, efficacité énergétique, gestion de l’environnement, gestion des ressources et conservation de l’eau. Une approche assurément inspirée du programme LEED.
Bref, en resserrant les exigences techniques d’efficacité énergétique et en incorporant de nouvelles caractéristiques touchant l’environnement et la qualité de l’air intérieur, RNCan s’est assuré que la norme R-2000 demeurera le plus haut standard canadien qui soit pour les maisons neuves. Pour en savoir davantage…

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012

1 juin, 2012
Par Denis Chamberland

 

Québec souhaite que toutes nos maisons subissent une évaluation énergétique. « Un projet de règlement sur les exigences d’efficacité énergétique pour les bâtiments résidentiels est actuellement en élaboration. Le projet de règlement concerne entre autres le sujet qui vous intéresse, nous a confirmé par courriel au début de février Jancimon Reid, responsable des relations avec les médias au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. La date de publication du règlement n’est pas encore connue. » 

La cotation énergétique des bâtiments est obligatoire au moment de la revente depuis 1997 au Danemark, où jusqu’à 50 000 maisons sont inspectées à chaque année. L’Union européenne l’impose depuis 2006, mais l’application de cette mesure a connu des ratés à cause d’une pénurie d’inspecteurs. En France, la cotation est obligatoire depuis novembre 2006 dans le cas des reventes et depuis juillet 2007 pour les locations, selon une étude effectuée en 2009 par Dunsky Expertise en énergie pour le gouvernement du Québec. 

Toujours en France, l’affichage des cotes est obligatoire pour tous les bâtiments depuis 2011. Ces étiquettes claires (de A pour les immeubles les plus éconergétiques à G pour les plus énergivores) influent forcément sur la valeur marchande des immeubles et des baux. En permettant aux consommateurs de comparer les cotes énergétiques des maisons, comme ils le font à l’achat de voitures et d’électroménagers, on stimule nécessairement l’industrie de la réfection énergétique avec tous les bénéfices socioéconomiques et environnementaux qui en découlent.

L’Union des consommateurs du Québec demandait en 2010 au gouvernement fédéral d’adopter un tel programme obligatoire. Elle déplorait alors que les programmes volontaires incitent moins de 1% des propriétaires à rénover chaque année. Au Québec, le programme Rénoclimat offre des subventions aux gens qui améliorent d’au moins deux points la cote ÉnerGuide de leur maison. Cette cote est typiquement de 74 pour une maison neuve standard et de 80 pour une maison certifiée R-2000, 30% plus économique en chauffage. 

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012

23 mars, 2012
Par Denis Chamberland

L’American Public Health Association (APHA) recommande l’élimination progressive de l’usage de produits de vinyle flexible dans les matériaux de construction, les produits de consommation et les articles de bureau afin de réduire l’exposition à ses additifs toxiques. Le crédit pilote 11 du programme de certification des bâtiments verts LEED récompense d’ailleurs l’évitement de produits comme le vinyle souple, qui contient et émet des phtalates. Ce groupe d’additifs comprend certaines substances qui sont liées notamment à des risques plus élevés d’asthme et sont soupçonnés cancérogènes. 

Plus ancienne association professionnelle au monde en matière de santé publique, l’APHA considère le polyvinyle chloré (PVX) parmi les plastiques les plus dangereux. Elle cible particulièrement les immeubles où l’on retrouve des populations sensibles aux polluants, comme les écoles, les garderies, les hôpitaux et les logements sociaux

Elle recommande d’opter pour des produits alternatifs qui sont plus sains et plus rentables au cours de leur cycle de vie: « Par exemple, les planchers de vinyle peuvent être remplacés par du linoléum, les membranes de toitures en vinyle par de la polyoléfine thermoplastique et les revêtements extérieurs ainsi que les fenêtres en vinyle par de produits d’aluminium » (ou autres matériaux).

Toutefois, contrairement aux produits tels les stores, les rideaux de douche ou les papiers-peints en vinyle, les portes et fenêtre s en PVC sont rigides et ne contiennent que 2% de vinyle souple, explique l’Association des industries de produits de vitrerie et de fenestration du Québec; « Le risque que les plastifiants migrent d’un milieu à l’autre est quasi inexistant. Dans un tel scénario, les concentrations seraient tellement faibles que les risques de répercussions sur la santé des individus seraient quasi nuls. En effet, des études existantes sur la toxicité des phtalates ont démontré qu’ils comportaient des risques sur les animaux, mais seulement à forte doses, qui équivaudraient à une exposition de 300 g par jour pour un individu. Or, les individus sont en moyenne en contact avec seulement 2 g par année ». 

Pour en savoir davantage : healthybuilding.net 

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012

23 janvier, 2012
Par Yves Carignan

Comme vous avez pu le constater sur le site internet de Dessins Drummond, nous avons décidé de mettre en place un séminaire axé sur la préparation de nos éventuels clients à leur projet de construction ou de rénovation.  Ces séminaires se déplacent de région en région au cours de l’année 2012 et nous avons un objectif d’effectuer 20 présentations cette année.

En tant que « Président qui aime bien être en contact avec la clientèle de son entreprise », je me ferai un plaisir de présenter ces séminaires avec l’aide des dirigeants et employés de chacune de nos agences régionales.

Lors de ces séminaires, nous expliquons aux participants comment bien préparer leur projet afin de diminuer le stress inutile, diminuer les frais et augmenter votre plaisir à réaliser votre rêve.  Nous présentons quelques trucs et aspects à vérifier et nous répondons à toutes les questions.  Le temps de présentation varie entre 1h30 et 2h00,dépendamment des questions de l’auditoire.

Si vous avez un projet de construction ou de rénovation et désirez bien le démarrer, vous êtes notre participant ciblé!

DRUMMONDVILLE:
Ce séminaire a eu lieu en novembre dernier et notre première expérience fut très concluante; plus de 80 personnes étaient sur place et la proportion du profil de la clientèle était comme suit:  60% construction neuve et 40% rénovation. Il faut préciser que cette région connaît toujours un bel essor économique et que les projets de développements sont nombreux.

Nous avons eu une présentation d’environ 90 minutes et plusieurs personnes de l’auditoire sont demeurés sur place pour des questions précises reliées à leur projet.  Ce fut très enrichissant pour moi d’être en contact avec la clientèle de cette façon et l’expérience est à répéter, assurément!

QUÉBEC:
Mardi dernier, malgré un temps d’hiver peu invitant, les participants de Québec ont bravé cette tempête et sont venus en grand nombre nous rencontrer. Environ 75 personnes étaient sur place et quelques 15 personnes supplémentaires n’ont malheureusement pu se déplacer à cause du temps.  Pas grave, je retournerai dans votre belle ville sous peu! 

L’auditoire était en majoité composé de couples autour de la cinquantaine et quelques premiers et deuxième acheteurs étaient également sur place.  50% désirait construire et 50% rénover.  Nous avons quelques questions précises sur la construction de maison  »verte » ou maison écologique ou maisons autonomes énergétiquement ou encore la maison à énergie ZÉRO!  Un jour, nous aurons une seule appelation pour ce type de maisons!

Les gens de Québec songent également à leur vieux jours et quelques participants désirent construire leur maison dans un but d’y demeurer le plus longtemps possible;  ce désir nécessite une bonne planification comme l’intégration de passages élargis, de portes élargies ainsi que de pièces plus grandes permettant l’utilisation de marchettes ou de fauteuil roulant!  En matière de planification, on ne peut demander mieux et nos experts adorent ce type de défi!

PROCHAINS SÉMINAIRES:
Dès demain, mardi le 24 janvier, je serai à l’Hôtel Urbania de Trois-Rivières pour la présentation de notre 3e séminaire.  Pour notre éventuel passage dans votre région, surveillez la section dédiée aux séminaires sur notre site internet ou proposez-nous de visiter votre ville/région !  Si nous avons des inscriptions en avance, cela peut nous indiquer un intérêt plus marqué et visiter votre région en priorité.  Pour l’instant, voici la liste des prochains:

  • St-Hyacinthe, le 8 février à l’Hôtel des Seigneurs
  • Brossard, le 20 Mars à l’Hôtel Alt du Quartier 10-30

Dès la semaine prochaine, une dizaine de dates s’ajouteront!  Nous vous en parlerons sûrement mais visiter notre site pour un suivi complet!

Au plaisir de vous rencontrer!

16 décembre, 2011
Par Denis Chamberland

Bachelier en science et titulaire d’une maîtrise en géie industriel, Robin Gauthier-Ouellet fut analyste d’affaires pendant cinq ans pour une compagnie de gestion de construction avant de fonder sa propre entreprise, Écohabitations boréales, en 2008. Après avoir construit pour ses parents une des premières maisons québécoises certifiées LEED, il a fait de ces maisons vertes une spécialité. Il en a déjà complété quatre et d’autres sont en marche. 

Sa femme, Julie Hudon, a quitté son emploi d’enseignante pour s’occuper notamment du service à la clientèle. Depuis trois ans, elle déniche les matériaux et produits sains pour ces maisons, ce qui n’était pas tâche facile à l’époque. « On avait l’air bizarre à demander des produits zéro COV aux fournisseurs, raconte-t-elle. Souvent, je devais mettre moi-même en contact les fabricants, distributeurs et détaillants, dont certains ignoraient avoir des produits sains en magasin. L’un d’eux m’a dit qu’il avait vendu à une femme enceinte le scellant de douche sans odeur que j’avais commandé! » 

Aujourd’hui, Robin et Julie récoltent le fruit de leur labeur : « On se fait de plus en plus questionner sur les aspects santé des maisons, comme les champs électromagnétiques et la qualité de l’air », dit-elle. Cette missionnaire dit que son amoureux l’est tout autant qu’elle. « Robin porte les problèmes du monde sur ses épaules. » Comme il veut s’assurer que ses clients aient les maisons les plus saines et vertes possibles, il a décidé de payer de s poche les frais de la certification indépendante LEED ainsi que les plans des résidences. « Tous nos clients veulent des maisons sur mesure, de milieu ou haute gamme, dit-il. Avec mon expérience en gestion de projets, monter un dossier LEED est un objectif atteignable-même pour un universitaire, la chose est un défi de taille. » 

Robin et Julie s’amusent fièrement à bâtir des maisons hypervertes au prix de maisons certifiées Novoclimat; bois récolté durablement dans Lanaudière, planchers de bois huilé de la Beauce, armoires de cuisine mauriciennes sans émissions de formaldéhyde, récupération du gypse et autres débris de chantier, etc. Ils ont même doté leur propre maison d’un chauffe-eau solaire et d’une prise 50 ampères pour recharger leur futur véhicule électrique. Changer le monde, une maison à la fois! 

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Été 2011

1 avril, 2011
Par Denis Chamberland

Selon ce que signale John Wargo, professeur à l’Université Yale et expert en analyse de risque, dans un rapport publié par l’organisme sans but lucratif Environment and Human Health Inc., « Les normes LEED sont clairement insuffisantes pour protéger la santé humaine, pourtant elles sont adoptées dans les législations par plusieurs paliers de gouvernement ».

Ce rapport déplore qu’il soit possible pour un bâtiment d’obtenir la certification LEED platine, la plus haute distinction de ce programme fondé par le US Green Building Council (USGBC), tout en accumulant, dans un environnement étanche, des concentrations dangereuses de polluants.

Bien qu’il impose des mesures préalables (comme l’apport d’air extérieur et le contrôle du radon) et récompense l’application de mesures saines, le système LEED n’interdit pas l’usage de pesticides, ni de matériaux et de produits de nettoyage émettant des vapeurs chimiques toxiques. Le système de pointage du programme LEED pour les habitations permet de récolter jusqu’à 136 points. Or, la catégorie Qualité des environnements intérieurs n’offre qu’un maximum de 21 points optionnels, dont seulement quatre pour le contrôle des contaminants, comparativement à 38 points pour la catégorie Énergie et atmosphère.

John Wargo déplore d’ailleurs que le USGBC, qui regroupe 16 000 organisations membres, soit contrôlée par les fabricants et les professionnels du bâtiment, et ne compte que très peu d’experts en matière de santé car, malheureusement, les lois et règles en vigueur permettent aux fabricants d’utiliser des ingrédients toxiques et d’en cacher d’autres, présents en quantités minimes ou considérés comme des secrets industriels.

Même si notre programme Novoclimat, pré-requis obligatoire pour une maison visant une certification LEED, se veut plutôt sévère en exigeant un échange d’air en continu à des débits précis dans toutes les pièces de la maison ainsi que l’usage de peintures ou vernis à base d’eau, rappelons qu’aucun système de ventilation ou de filtration ne réussira à assainir une maison aussi bien que le contrôle des polluants à la source. Le Dr Wargo recommande donc que le système de pointage LEED favorise l’usage de matériaux sains, qu’il pénalise l’emploi de produits nocifs et qu’il exige que la qualité de l’air intérieur soit testée.

Le programme LEED étant un programme évolutif, il est à souhaiter qu’à l’instar des pays comme la Suède, l’Allemagne, le Japon et bientôt la France, il en vienne à exiger l’affichage du nom des ingrédients et la quantité d’émissions chimiques sur les étiquettes des produits.

Source, le magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2011

27 janvier, 2011
Par Marie-France Roger

Les luminaires jouent un rôle important dans votre intérieur, ils ajoutent la touche finale à votre décor. En effet, en plus d’éclairer correctement, ils doivent mettre en avant votre décoration.  Il existe d’innombrables possibilités pour éclairer votre maison, reste à savoir quel luminaire vous correspond !

Les grandes catégories de luminaires :
Les ‘Plafonniers’ : fixés au plafond, ils sont discrets et éclairent l’ensemble de votre pièce de façon harmonieuse. Les plafonniers sont très variés ce qui permet de répondre aux envies et besoins de chacun.

A noter : La taille de votre luminaire doit être proportionnée à votre pièce pour un éclairage optimal (rapport entre la taille et la capacité d’éclairage).

Les ‘Lustres’ ou  les ‘Suspensions’ : suspendus au plafond, ils s’adaptent à tous les styles grâce à une grande diversité de choix, permettant de trouver un produit pour tous types d’intérieurs. Le lustre se différencie de la suspension par le fait qu’il est retenu par un câble ou une chaine parfois modulable. La suspension, elle, est à mi-chemin entre le lustre et le plafonnier.

A noter : Le type d’abat jour est important pour le rendu de votre éclairage, vous pouvez le personnaliser en choisissant entre un éclairage tamisé, un éclairage chaleureux, …

Les ‘Lampadaires’ : posés sur le sol au sommet d’un pied élevé, ils sont utilisés pour un éclairage d’ambiance. Elément de décoration trônant dans une pièce, on les retrouve souvent, dans un coin de la pièce pour créer une atmosphère cosy, ou en évidence comme objet de décoration central !

Les ‘Lampes à poser’ : esthétiques et fonctionnelles par leur petite taille, elles sont principalement utilisées comme lampes de chevet, cependant elles peuvent aussi servir pour un éclairage d’ambiance, posées sur une commode, une étagère, ou un coffre.

Les ‘Spots’ : encastrables, à fixer ou à poser, aussi bien dans un plafond, un sol, ou un mur, ils servent à éclairer un plan de travail ou à mettre en valeur un objet ou encore à créer une ambiance chaleureuse.

A noter : Diffusant une lumière intense, il est préférable de les orienter vers le bas.

Créer des ambiances avec vos luminaires :
Pour une ambiance zen, utilisez plusieurs sources d’éclairage avec des spots, appliques ou des lampes à poser. Privilégiez un éclairage discret grâce à des ampoules à faible voltage, ou équipez vos lampes d’un variateur d’intensité pour réduire la luminosité. Optez aussi pour des lampes aux tons neutres (crème, taupe, …).

Pour une ambiance chaleureuse, choisissez des lustres ou suspensions pour concentrer la lumière sur les zones centrales de la maison (ex : au-dessus de la table à manger, dans le salon), lieux qui doivent être éclairés sans pour autant avoir une luminosité trop intense. Adoptez des couleurs chaudes pour vos lampes ou abats-jours (rouge, orange, …) et ajoutez des accessoires comme des guirlandes lumineuses ou des bougies. 

Pour une ambiance tendance, osez des lampes designs et originales par leurs formes, leurs couleurs et parfois leurs fonctions (voir nos Coups de cœur : ‘Les Liquid Lamp’ ou ‘Lichtkiste Lamp une lampe multifonction’), vous pouvez aussi les placer à des endroits insolites. Ici la lampe devient une ouvre d’art à part entière dans votre pièce.

Les gestes écolos :
Les ampoules à basse consommation : une ampoule basse consommation a de nombreux avantages, elle a une durée de vie plus longue (de 6 000 à 8 000 heures de durée de vie contre 1 000 heures pour une ampoule classique), elle dégage peu de chaleur donc elle est plus fiable niveau sécurité, et bien entendu, elle consomme 3 à 5 fois moins d’électricité.

Les luminaires avec détecteur intégré : ils s’allument automatiquement lorsqu’un mouvement est détecté (passage d’une personne, voiture, …) grâce à un détecteur infrarouge. Ils peuvent être orientables et leur durée d’éclairage est réglable.

Les luminaires crépusculaires (luminaires d’extérieur) : munis d’un détecteur de luminosité, ils s’éteignent lorsque le jour apparait.

Les luminaires solaires (luminaires d’extérieur) : ils stockent l’énergie solaire durant la journée, grâce à un capteur, qu’ils rediffuseront pour éclairer la nuit. 

Convention : Dans le cadre des dispositions visant à réduire la consommation énergétique en France, les ampoules à incandescence vont être retirées du marché. Nous vous conseillons donc de les remplacer pour consommer moins d’électricité ! Lire l’article dans son contexte original ici >>

 



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