Archive de la catégorie 'Garage'
Par Denis Chamberland
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À vrai dire, et comme la question nous est fréquemment posée, il n’est véritablement pas évident de préciser un coût de construction pour un garage détaché étant donné tous les impondérables qui y sont rattachés.
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D’abord, selon le type de sol sur lequel sera construit le garage, on optera soit pour des fondations indépendantes d’une dalle de béton flottante soit pour une dalle monolithique et renforcie sur son pourtour afin de bien recevoir les murs extérieurs et les charges s’y rattachant. Déjà, ici, une variante de l’ordre de 1000$ à 2000$ peut s’imposer alors qu’une dalle monolithique s’avèrera moins dispendieuse.
Ensuite, l’entrepreneur retenu préfèrera-t-il ériger tout le garage ou s’il conviendra avec vous de faire la part structurale seulement afin de vous permettre de finaliser le tout et de sauver des coûts. Ici, une variante d’environ 3000$ à 5000$ doit être considérée pour une main d’œuvre davantage spécialisée.
Votre garage sera-t-il isolé afin d’y faciliter le bricolage à l’année ? Sera-t-il érigé en 2×4 ou en 2×6 ? Côté mécanique, aurez-vous de l’électricité, du chauffage et de la plomberie dans votre garage ? De plus, quelle porte de garage choisirez-vous ? Voilà bien d’autres points importants et fort influents sur le coût de construction. On peut donc aisément parler d’une variante de l’ordre de 2000$ à 4000$ et ce, selon le format du garage
Finalement, comme bien des garages suggèrent des espaces boni à l’étage en guise de rangement additionnel, cet espace sera-t-il aménagé comme prévu ou sera-t-il éliminé et réalisé en fermes de toit ajourées ? Ou bien, si vous optez pour conserver cet espace boni, sera-t-il fini isolé ou seulement sur le contreplaqué ?
Vous comprendrez donc qu’avec tous ces impondérables il devient très difficile d’arrêter un coût de construction pour un garage détaché mais comme vous vous êtes donné la peine de me lire, voici un exemple qui pourrait vous servir de référence.
Disons que vous êtes intéressé par le garage détaché no.2975-16 et qui fait 16’de largeur par 24’de profondeur. Vous envisagez l’ériger avec 4 façades en vinyle, sur une dalle monolithique, en 2×4 avec l’espace boni prévu à l’étage mais non isolé et en incluant un minimum d’électricité mais pas de plomberie et ni de chauffage. La dalle de béton, la structure et la toiture ( finition de celle-ci incluse ) seraient réalisées par l’entrepreneur alors que vous assumeriez la finition extérieure et intérieure. Eh bien, ce garage devrait vous coûter approximativement 14500$.
Ne vous gênez surtout pas pour me faire part de vos commentaires !
Denis Chamberland
Directeur artistique
dchamberland@dessinsdrummond.com
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par Mario Carpentier
Classé dans : Besoins, Budget, Construction, Design, Dessins, Entrepreneur, Fondations, Garage, Municipalités, Permis, Planification, Plans, Projet, Propriété
L’ajout d’un garage est non seulement pratique – la valeur de revente de votre propriété en est rehaussée. Avec la planification, excavation, fondation, construction, électricité et autres coûts, un simple garage peut facilement monter au-delà de 10,000$. Un projet de telle envergure nécessite une sérieuse planification.
QUEL EST VOTRE BUDGET?
Le budget disponible est le point de début de presque tout projet de construction. Un garage n’est pas différent. Débutez en décidant combien vous pouvez investir dans votre nouveau garage.
DÉTERMINER VOS BESOINS
Le facteur qui influence grandement le design de votre garage est l’utilisation qui en sera fait. Utiliserez-vous le garage pour:
• Stationner un ou plusieurs véhicules?
• Rangement?
• Atelier?
• Espace vivable additionnel?
Est-ce que le garage requiert:
• Prises électriques?
• Fenêtres ou porte de service?
• Chauffage ou isolation?
Prenez le temps de considérer tous les usages que vous voulez en faire maintenant et dans le futur. Il se peut qu’à ce moment ci vous n’ayez qu’une voiture, mais peut-être plus tard vous souhaiterez avoir planifié pour un garage double.
DÉTERMINER LA DIMENSION
Un garage de trop large dimension coupera l’espace utilisable sur votre propriété, tandis qu’un trop petit en limitera l’utilité. Quand aux dimensions, construisez aussi large que possible tout en étant pratique et abordable. Ceci permettra une flexibilité maximum pour le futur même si tout l’espace n’est pas utilisé tout de suite.
Pour mieux visualiser la disposition de votre garage, faites un croquis sur papier quadrillé en incluant les dimensions approximatives. Ceci aidera quand vous discuterez de votre projet avec un professionnel.
DESSIN DE PLANS
Peu importe si votre plan soit acheté ou modifié, vous en aurez besoin pour l’obtention des permis nécessaires de votre ville ou municipalité.
OBTENEZ LES PERMIS
Vos plans devront être approuvés par les autorités locales, qui émettront les permis de construction appropriés. Plusieurs permis sont souvent requis pour les travaux d’électricité, structuraux, fondation et autres travaux. Vérifiez auprès de votre municipalité locale pour les règlements complets. Souvenez vous que l’obtention des permis n’est pas une option – c’est une obligation légale.
PLANIFICATION DE LA CONSTRUCTION
Votre décision finale sera soit d’engager un entrepreneur en construction ou de construire vous-même. Malgré que bâtir soi-même puisse économiser sur la main-d’œuvre, la construction d’un garage est un projet complexe qui ne devrait pas être entrepris par des individus inexpérimentés.
Un entrepreneur en construction gèrera toutes les étapes de la construction incluant les permis et la gérance des sous-traitants, tels que pour la fondation et l’électricité. Vous débourserez un peu plus, mais les résultats en seront justifiés.
LES COÛTS TYPIQUES DU PROJET INCLUERONT :
Estimés des plans et devis
Permis
Coûts de financement
Préparation du terrain, excavation et nivelage
Fondation / bases
Charpente et menuiserie
Toiture
Isolation
Fenêtres et portes
Finition extérieure
Électricité
Plomberie
Par Philippe Mercure
Classé dans : Bâtiment, Fondations, Garage, Propriétaire, Résidence, Sous-sol
Les garages au sous-sol ont certes leurs attraits lorsqu’il s’agit de doter d’un tel espace une résidence construite sur un petit terrain. Ce type de construction génère toutefois souvent son lot de problèmes : infiltrations d’eau lors de fortes précipitations, bris des fondations par le gel, affaissement des murs de soutènement, etc. Tant et si bien qu’après quelques années d’existence, nombre de garages au sous-sol sont souvent condamnés par leurs propriétaires. Triste déception que des précautions minimales auraient permis d’éviter.
Beaucoup de spécialistes du bâtiment regardent d’un très mauvais œil les garages au sous-sol. Certains n’hésitent pas à aller jusqu’à souhaiter la disparition de ce type de construction… La source des malheurs des garages au sous-sol réside en fait principalement dans un traitement inadéquat des fondations et dans la pente accentuée créée par la zone d’accès, pente qui favorise l’écoulement des eaux en direction du garage. La mise en application de certains principes de base lors de la conception de l’ouvrage permet toutefois d’en assurer une meilleure durabilité. En voici les grandes lignes.
La protection adéquate des fondations
La protection adéquate des fondations contre le gel est sans contredit le premier principe à mettre de l’avant. Un garage au sous-sol doit être assis sur des fondations qui vont au-delà, en profondeur, des fondations principales de la maison, ce qui implique des travaux d’excavation supplémentaires.
Si les murs de soutènement du terrain qui jouxte la pente d’accès sont situés à l’intérieur de ces cinq pieds, il faudra alors étendre la zone de protection, de cinq pieds toujours, au-delà des murs plutôt que simplement au-delà de la porte.
Une pente d’accès à l’inclinaison modérée
En raison des contraintes municipales de marge de recul, les garages en sous-sol sont souvent dotés de pentes d’accès très accentuées, voir non fonctionnelles pour une voiture standard. Cette contrainte devrait en fait, sur bien des terrains, condamner l’idée même d’aménager un garage au sous-sol. En fait, une pente d’accès efficace devrait présenter une inclinaison variant entre trois et huit p. cent.
Un dos d’âne à l’entrée de la zone de stationnement
Une mesure toute simple mais essentielle à la protection contre les infiltrations d’eau est d’aménager un dos d’âne au tout début de l’aire de stationnement, avant même l’inclinaison de la pente qui donne accès au garage. Une telle structure crée une barrière efficace contre l’eau qui s’accumule dans la rue lors de fortes précipitations. Dans un climat comme le nôtre, c’est en fait une mesure impérative. En période de redoux hivernal, les regards pluviaux de la rue gèlent et s’avèrent alors en partie ou en totalité inopérants : l’eau qui monte dans la rue visitera alors nécessairement un garage en sous-sol qui ne bénéficie d’aucune protection.
Un drain spécifique et entretenu
Le drain des fondations principales de la maison ne doit en aucun cas être utilisé pour capter les eaux de ruissellement de la pente d’accès. La construction d’un garage au sous-sol doit donc prévoir l’installation d’un drain spécifique, totalement indépendant du drain des fondations, devant la porte de garage.
Un nettoyage minutieux visant à le dégager de toutes traces de feuilles, gravier ou autre détritus doit être effectué de deux à trois fois par année. C’est la seule façon d’en garantir l’efficacité : un drain mal entretenu génère presque immanquablement de mauvaises surprises…
Par Philippe Mercure
Classé dans : Bungalow, Chantier, Construction, Cottage, Garage, Habitation, Plans, Référence, Rénovation, Résidence, Terrains, Travaux
On le sait maintenant, l’industrie de la construction résidentielle a connue au cours des dernières années un essor sans précédent et, fait à noter, le Québec, plus que jamais, a contribué significativement à établir ce sommet historique de mises en chantier.
Cette cadence effrénée qui, encore aujourd’hui, continue de déjouer les experts connaîtra bientôt un inévitable ralentissement. Les raisons sont forts simples, l’augmentation continue des coûts de main-d’oeuvre et des matériaux jumelé à un accroissement, lent mais graduel, des taux hypothécaires poussera l’ensemble de l’industrie à revoir son offre.
Le phénomène, quoique dans sa phase embryonnaire, est déjà observable à l’échelle canadienne depuis quelques mois et est le résultat direct de l’accroissement du prix des résidences qui, depuis le tournant du millénaire, dépassent fréquemment les 50% et même parfois les 100% d’augmentation. Certains conclueront à la bonne affaire en revendant maintenant leur propriété mais les gains observables de la valeur marchande de leur résidence sont annihiler par l’accroissement des coûts d’acquisition ou de construction d’une nouvelle résidence.
Pour cette raison, un nombre grandissant de propriétaires optent pour la rénovation, utilisant généralement une portion de l’équité disponible sur leur maison pour financer leur projet au lieu de s’imposer un déracinement au cœur d’un nouveau développement résidentiel qui mettra une dizaine d’années à atteindre sa maturité.
La rénovation comme alternative au déménagement est motivée par des raisons aussi nombreuses que variées. Souvent, la décision suit celle des enfants de quitter le nid parental et le désir de ces derniers de se réapproprier leur espace de manière à mieux répondre à des désirs qui jusqu’alors laissait le pratico-pratique prévaloir sur le confort. C’est ainsi que la majorité des projets observables impliquent l’agrandissement de la pièce de séjour ou de la salle de bain pour le transformer en un oasis de détente, l’ajout d’un solarium, ou la finition d’une pièce au dessus du garage.
Pour les professionnels de l’architecture résidentielle, la compréhension du secteur de l’habitation et l’obligation de maîtriser l’ensemble des étapes nécessaires à la concrétisation d’un projet amènent les concepteurs à contribuer de plus en plus, non seulement au développement des plans nécessaires à l’exécution des travaux, mais aussi à jouer un rôle actif de conseiller offrant ainsi, au besoin, un service d’accompagnement tout au long du projet. Ceci est d’autant plus vrai que les projets de rénovation sont de plus en plus élaborés et coûteux à mesure que les terrains et propriétés prennent de la valeur.
Aujourd’hui il n’est plus rare de transformer un bungalow en cottage et ainsi doubler la superficie habitable d’une résidence dans le but de maximiser la valeur d’une propriété située dans un secteur en demande ou sur le bord d’un cours d’eau, par exemple. Ce type de transformation, on le comprend, demande une excellente planification et une bonne réflexion sur l’utilisation futur des espaces. Et c’est ce travail qui occupe déjà de plus en plus les designers et les concepteurs spécialisés en construction résidentielle.
Si nous ajoutons à cela d’autres facteurs déterminant comme la rareté des terrains et l’étalement urbain, il est à parier que la diminution des mises en chantier de maisons neuves sera en bonne partie compensée par les grands projets de rénovations dans les mois qui suivent.


