Archive de la catégorie 'Fondations'
Par Denis Chamberland
Version modifiée du jumelé 3032, ce modèle 3032-V1, aux touches empruntées à l’architecture résidentielle du nord-ouest américain (style «craftsman»), se veut une approche à la fois distincte et moins coûteuse que le modèle 3032 d’origine avec l’absence de sous-sol et comme on peut en voir de plus en sol québécois.
Pour consulter plusieurs autres modèles de jumelés
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Fondée en 1993, la société Techno Pieux a développé une technique fiable de mise en place de fondations à base de pieux métalliques vissés dans le sol. Uniquement en 2008, l’entreprise a installé environ 70 000 Techno Pieux à travers le monde. Elle vient de concevoir un nouveau capteur géothermique qui pourrait révolutionner les systèmes de chauffage et de climatisation à partir de l’énergie du sol.
Sa nouvelle division, Thermo Pieux, bénéficie du réseau existant de 75 concessionnaires du groupe. Cette nouvelle technologie de captage géothermique consiste en un Techno Pieux muni d’une gaine occupant l’arbre central du pieu. Celle-ci permet à un fluide caloporteur de circuler pour une captation ( en mode chauffage ) ou une diffusion ( en climatisation ) optimale de la chaleur dans le sol. En effet, la paroi métallique du pieu conduit et accumule davantage la chaleur que les matériaux utilisés traditionnellement en géothermie. Le système Thermo Pieux est équipé d’une protection cathodique contre la corrosion qui assure une longue durée de vie aux capteurs géothermiques.
Grâce à cette technologie, la géothermie sera plus accessible à davantage de propriétaires d’habitations, estime la compagnie. « Car il sera possible d’installer les Thermo Pieux dans des endroits très restreints et à un coût abordable. De plus, des capteurs supplémentaires peuvent facilement être ajoutés au système si les besoins en énergie de la résidence augmentent, comme par exemple dans le cas d’un agrandissement. »
Depuis deux ans, plusieurs projets pilotes utilisant cette nouvelle technologie ont été réalisés, notamment dans des maisons, dans un immeuble commercial et dans une serre. Des essais en laboratoires ont également démontré que ce système pouvait chauffer une réserve d’eau plus rapidement que celui qui comporte des boucles géothermiques classiques, à bases de tuyau de polyéthylène haute densité dans de l’argile bentonite ou sans bentonite. « Plus le sol est argileux et humide, plus notre système est efficace, explique Dominique Chénier, représentant chez Thermo Pieux. Dans des conditions favorables, soit lorsque les pieux sont en contact avec une faible circulation d’eau dans le sol, nous installons cinq Thermo Pieux par tonne d’énergie requise et à seulement 14 pieds de profondeur. »
Certes une avenue à envisager lors de vos prochaines rénovations!
( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )
Par Denis Chamberland
Filed under: Accumulations d'eau,Béton,Chantier,Chauffage,Construction,Contracteur,Efficacité énergétique,Environnement,Excavation,Fondations,Inondations,Isolation,LEED,Maison Verte,Non classé,Novoclimat - Agence Efficacité Énergétique,Recyclage,Roches,Sous-sol,Terrains,Travaux,Écologique
La construction d’une maison à flanc de montagne oblige fréquemment le constructeur à relever des défis. Ici, le tout premier se révéla rapidement avec la présence d’un amas de grosses pierres situé directement à l’emplacement où on désirait ériger la maison. Celles-ci, fort nombreuses, furent donc déplacées et avantageusement réutilisées pour la mise en place de murs de soutènement visant à faciliter l’accès au chantier et éventuellement à la maison.
Un second défi, et tout un celui-ci, fut de composer avec l’infiltration d’eau et l’érosion dues à une quantité importante d’eau en provenance de la montagne en amont. Pour éviter que la maison ne glisse vers le chemin, il a donc fallu percer des trous dans le roc, environ 18, et fixer des tiges d’acier à la verticale. Ces longues tiges d’acier traversent l’épaisseur de la semelle et s’insèrent dans les murs de fondation afin d’assurer un excellent ancrage de la maison. De plus, pour bien gérer toute cette eau en provenance de la montagne plus haut, on a installé un drain de six pouces de diamètre ( et non de quatre pouces de diamètre comme fréquemment utilisé ). Un important système de drainage entoure la maison à environ dix pieds du périmètre. En amont et latéralement, on a disposé, à vingt pouces sous le sol, un lit de pierres concassées dans un gros tuyau de drainage. Les bras latéraux amènent l’eau de ruissellement presque jusqu’à la rue.
« Le début de l’été a été tellement pluvieux que cela nous a montré de façon évidente les endroits du terrain à protéger. Les murets de soutènement sont aussi munis de drains français » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, constructeur de la maison.

La charpente de bois certifié FSC ainsi que le système pare-air des murs ont été réalisés par Construction Au Sommet pour une composition de mur à haut rendement énergétique alors que la véranda, que l’on peut observer à l’extrémité gauche de la façade principale, fut, pour sa part, construite entièrement en cèdre des Laurentides et avec de l’ardoise au plancher afin de capter la chaleur du soleil le jour et de libérer celle-ci de façon toute naturelle en soirée. C’est d’ailleurs l’unique système de chauffage pour cet espace non isolé et en communion avec l’extérieur dont M. Ouellet, propriétaire, est particulièrement fier. Notons aussi la présence d’ardoise au plancher de la cuisine et de la salle à manger et toujours dans une approche solaire passive.
« Cette maison n’est pas une maison technologique, de nous dire le constructeur, c’est une maison simple mais bien construite. Évidemment, c’est plus long à ériger car une multitude d’attentions doivent être portées notamment à l’isolation et à l’étanchéité et ce, de la dalle de plancher jusqu’à la toiture. Nous avions un objectif élevé quant à la performance relative à l’infiltration d’air et celui-ci a été atteint. Notre taux d’infiltration est très bas ( 0,7 changements d’air à l’heure ); ce qui contribue grandement à la performance globale. De plus, les déchets ont été réduits d’environ 50% et ceci est attribuable au choix des matériaux.
À la conception de la maison, j’ai choisi des matériaux dont les retailles pouvaient être recyclées, réutilisées ou brûlées. Le recyclage, lorsque possible, est aussi une option intéressante ( exemple : retailles de gypse rapportées à Montréal pour y être recyclées ) mais le choix des matériaux est plus critique pour réduire les déchets. À titre d’exemple, l’usage du bois brute pour les moulures et les planchers plutôt que du pré-vernis, des isolants à base de carton recyclé plutôt que de l’isolant rigide ( chimique, non biodégradable et impossible à brûler ) ».
Notons d’ailleurs qu’aucun bac à déchets ne fut utilisé pour ce chantier. Les arbres que l’on a abattus furent coupés et cordés afin d’être utilisés comme bois de chauffage alors que toutes les retailles de bois non utilisables furent brûlés sur place. De plus, en ce qui a trait aux armoires et comptoir de cuisine, les propriétaires ont fait affaire avec Avivia, une entreprise éco-responsable dont l’approche environnementale a bien plu au constructeur.

Ne manquez pas le prochain billet consacré à ce projet et qui dévoilera comment cette maison a obtenu sa certification LEED Argent.
( sources et photo: montoit sur cyberpress.ca et Écohabitations Boréales )
Par Jessica Langlois
Filed under: Construction,Entrepreneur,Fondations,Hiver,Isolation,Neige
Il est important de se demander quelle est la principale raison de couler vos fondations très tôt et de la laisser sans travaux tout l’hiver ? Certains entrepreneurs en construction coulent leurs fondations en hiver dû au fait qu’ils ont des équipes qui se déplacent constamment et sont donc toujours prêts à construire, même en saison froide.
Il est courant, au Québec, de voir des fondations se couler 12 mois par année. La neige, en elle même, ne représente pas réellement une menace puisqu’elle agit comme isolant. Pour les murs de fondation, il est suggéré d’ajouter une membrane sur ces derniers afin d’éviter que le gel n’y adhère.
Quand aux semelles (empattement), ces dernières seront exposées au climat hivernal. Elles pourraient donc subir les effets du gel et dégel, ce qui pourrait les rendre instables. Si le plancher de bois du rez-de-chaussée n’est pas construit sur les fondations, selon le code du bâtiment, il ne faut pas remblayer plus que 3′-11″ avec des fondations de 8″ d’épaisseur. Si le plancher de bois est construit, il est alors permis de remblayer à 7′ et 6 » de haut.
Du côté de la SCHL , ils n’ont malheureusement pas de conseillers techniques à ce sujet.
Nous avons également consulté les professionnels de l’Association Canadienne du ciment qui, tout comme nous, ne recommandent pas de couler les fondations à l’automne sans continuer la construction immédiatement pour les raisons énumérées plus haut.
Il serait donc préférable d’attendre au printemps afin de couler la fondation. De cette façon la machinerie coûteuse ne se déplacerait qu’une seule fois et vous éviterez les désagréments majeurs qui pourraient survenir. Si vous décidez d’aller de l’avant, assurez-vous de bien suivre les règles afin de mettre les chances de votre côté et souhaitez que rien ne bouge !
Si vous êtes confronté à prendre une telle décision prochainement, tenez-nous au courant de votre décision et invitez les professionnels de votre région à venir commentez notre réponse. Certains ont peut-être des trucs du métier que nous n’avons pas !
Au plaisir!
Par Denis Chamberland
Filed under: Construction,Entrepreneur,Fondations,Garage,Non classé
À vrai dire, et comme la question nous est fréquemment posée, il n’est véritablement pas évident de préciser un coût de construction pour un garage détaché étant donné tous les impondérables qui y sont rattachés.
Cliqué sur l’image pour agrandir
D’abord, selon le type de sol sur lequel sera construit le garage, on optera soit pour des fondations indépendantes d’une dalle de béton flottante soit pour une dalle monolithique et renforcie sur son pourtour afin de bien recevoir les murs extérieurs et les charges s’y rattachant. Déjà, ici, une variante de l’ordre de 1000$ à 2000$ peut s’imposer alors qu’une dalle monolithique s’avèrera moins dispendieuse.
Ensuite, l’entrepreneur retenu préfèrera-t-il ériger tout le garage ou s’il conviendra avec vous de faire la part structurale seulement afin de vous permettre de finaliser le tout et de sauver des coûts. Ici, une variante d’environ 3000$ à 5000$ doit être considérée pour une main d’œuvre davantage spécialisée.
Votre garage sera-t-il isolé afin d’y faciliter le bricolage à l’année ? Sera-t-il érigé en 2×4 ou en 2×6 ? Côté mécanique, aurez-vous de l’électricité, du chauffage et de la plomberie dans votre garage ? De plus, quelle porte de garage choisirez-vous ? Voilà bien d’autres points importants et fort influents sur le coût de construction. On peut donc aisément parler d’une variante de l’ordre de 2000$ à 4000$ et ce, selon le format du garage
Finalement, comme bien des garages suggèrent des espaces boni à l’étage en guise de rangement additionnel, cet espace sera-t-il aménagé comme prévu ou sera-t-il éliminé et réalisé en fermes de toit ajourées ? Ou bien, si vous optez pour conserver cet espace boni, sera-t-il fini isolé ou seulement sur le contreplaqué ?
Vous comprendrez donc qu’avec tous ces impondérables il devient très difficile d’arrêter un coût de construction pour un garage détaché mais comme vous vous êtes donné la peine de me lire, voici un exemple qui pourrait vous servir de référence.
Disons que vous êtes intéressé par le garage détaché no.2975-16 et qui fait 16’de largeur par 24’de profondeur. Vous envisagez l’ériger avec 4 façades en vinyle, sur une dalle monolithique, en 2×4 avec l’espace boni prévu à l’étage mais non isolé et en incluant un minimum d’électricité mais pas de plomberie et ni de chauffage. La dalle de béton, la structure et la toiture ( finition de celle-ci incluse ) seraient réalisées par l’entrepreneur alors que vous assumeriez la finition extérieure et intérieure. Eh bien, ce garage devrait vous coûter approximativement 14500$.
Ne vous gênez surtout pas pour me faire part de vos commentaires !
Denis Chamberland
Directeur artistique
dchamberland@dessinsdrummond.com
Par Mario Paquette
Filed under: Béton,Coffrage,Construction,Excavation,Fondations,Terrains
Supportant tout le poids de la maison, les fondations sont à la base d’une construction de qualité. L’excavation, l’installation des coffrages et le coulage du béton sont autant d’étapes délicates qu’on doit réaliser avec soin.
LA NATURE DU SOL
Avant d’acheter un terrain, il vaut toujours mieux s’informer pour connaître la nature du sol. Les propriétaires de maisons voisines et les entrepreneurs de la région peuvent bien souvent vous faire part de leur expérience et vous fournir des renseignements précieux. S’il vous est impossible d’obtenir des informations sur le terrain, alors n’hésitez pas à demander une analyse de sol. Ce sera toujours moins cher que d’avoir à corriger des problèmes après la construction.
Les sols les plus courants sont constitués d’un mélange de sable, de gravier et d’argile en proportions variables et offrent généralement de bonnes assises. Par contre, si le sol contient une forte proportion d’argile ou de terre noire, vous devrez peut-être appuyer vos fondations sur des pieux ou, à tout le moins, construire des semelles plus grandes que la normale.
Par ailleurs, si le niveau de la nappe phréatique est top élevé, vous devrez recouvrir les fondations d’une membrane d’étanchéité et relier le drain périphérique à un système de pompage.
Enfin, toutes ces précautions entraîneront des coûts supplémentaires au moment de la construction, mais c’est beaucoup mieux que d’avoir à refaire une partie des fondations par la suite.
L’EXCAVATION
Pour éviter de creuser une trop grande surface inutilement ou encore d’avoir à finir le travail à la main, il est important que l’excavation soit délimitée et exécutée le plus précisément possible.
Il est important que les semelles soient enfouies sous la limite de pénétration du gel.
LA RÉSISTANCE DU BÉTON
La résistance à la compression du béton à 28 jours ne doit jamais être inférieure à 15 Mpa (mégapascals) pour les murs et les semelles. Pour les dalles de plancher de garage et les perrons, le Code du bâtiment de 1995, exige 25 Mpa. Ces valeurs doivent être considérées comme minimales, ce qui signifie que vous pouvez demander des valeurs supérieures à votre entrepreneurs.
LES MURS
Pour couler les murs de fondation, on utilise des coffrages à béton qui doivent être bien étanches, soigneusement étayés et attachés de manière à résister efficacement à la pression exercée par le béton avant qu’il ne durcisse.
Les barres d’armature, même si elles ne sont pas exigées par le Code du bâtiment, empêchent les murs de se fissurer et assurent une meilleure stabilité dans un sol de qualité inégale. L’épaisseur normale des murs de fondation est de 8 po lorsque la maison est recouverte d’un parement léger. Si la maison est recouverte de brique ou de pierre, les murs feront 10 po d’épaisseur de façon à donner un appui adéquat au revêtement.
LE DRAINAGE
On utilise habituellement de la pierre concassée et un drain de plastique perforé autour des semelles pour assurer un bon drainage près des fondations. Cette étape peut avoir lieu tout de suite après le coulage des semelles ou aussitôt qu’on est certain que les autres travaux ne risquent pas d’endommager le drain.
L’IMPERMÉABILISATION ET LE REMBLAYAGE
Avant de procéder à l’imperméabilisation des murs, il faut casser les extrémités des écarteurs métalliques qui sont restés noyés dans le béton après le coulage. On colmate ensuite les brèches de surface avec du goudron épais.
L’enduit au bitume est appliqué sur toute la surface des murs de fondation situés sous le niveau du sol. Il protège les murs contre l’humidité naturelle du sol. En général, on applique deux couches d’enduits bitumineux, ce qui est suffisant dans des conditions de sol normales.
Le remblayage autour des fondations ne doit pas être entrepris avant que le béton ait atteint les 2/3 de sa résistance maximum, soit environ 7 jours.
Le matériel de remblayage doit être déversé de manière graduelle et uniforme, chaque couche étant compactée avant de déposer la suivante. Donner au sol fini une pente de 5 % vers l’extérieur tout autour de la maison pour faciliter le drainage naturel et éloigner l’eau des murs de fondation.
Par André Fauteux
Si votre toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte non recyclables, vous pourrez au moins vous déculpabiliser si elle est bien posée. Un travail professionnel permettra à la toiture de résister aux intempéries pendant 25 ans ou davantage.
« Les consommateurs et les constructeurs embauchent trop souvent les couvreurs les moins chers, déplore l’architecte Morris Charney. Ceux-ci n’appliquent pas les principes recommandés par le Manuel de devis couvertures de l’Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ), qui est plus spécifique que le Code national du bâtiment. »
« Les gens font ce qu’ils veulent, en nouvelle construction, c’est un peu épeurant! Plusieurs ne posent ni papier asphalté pare-vapeur, ni membrane autocollante », ajoute Jean Salvaille, président de l’entreprise montérégienne Solutions Maximum Inc, une compagnie qui applique un grand soin dans la réfection de toitures, calfeutrages et finis de béton résidentiel. « Une mauvaise pose entraîne le besoin de refaire bien des toitures après douze à quinze ans, surtout si les maisons sont bâties dans une région venteuse et sur un sol argileux, le mouvement des fondations faisant bouger toute la maison.»
Corriger les problèmes
Avant de refaire une toiture, il faut d’abord corriger les problèmes d’entretoit, insiste Morris Charney. « Trop de couvreurs ne font qu’ajouter des turbines ou des évents passifs sur le toit, mais si les soffites de corniches sont bloqués et que le plafond est peu étanche et isolé, ajouter de la ventilation sur le toit accroîtra l’aspiration des pertes de chaleur. Au lieu de les combattre, ceci causera plus de problèmes de condensation et de neige fondante. »
M. Charney insiste particulièrement sur l’importance d’équilibrer la ventilation par les corniches (en sommes les entrées d’air) et par le haut du toit (les sorties) et d’équilibrer le volume de ventilation proportionnellement au niveau d’isolation. Une fois scellées à l’aide d’une canette de polyuréthane, les fuites majeures dans le plafond, et la pose d’assez d’isolation (résistance thermique d’au moins R-30), il suffira d’appliquer les calculs de ventilation qui s’imposent selon le type et la pente de toiture. « Même si on pose les meilleures bardeaux sur un pare-vapeur de qualité, opine Jean Salvaille, cela ne suffira pas si la maison ne respire pas adéquatement. »
Morris Charney recommande aussi de poser des déflecteurs de contreplaqué, et non de carton ou de polystyrène cassant, aux extrémités de l’entretoit. Ceux-ci n’ont pas seulement pour but d’éviter la chute d’isolant en vrac qui obstruerait les corniches; en plus de bien retenir l’isolant en place, ils font circuler l’air frais qui monte des corniches au –dessus plutôt que dans l’isolant. « Souvent, à cause du manque d’espace accessible ou l’absence de déflecteurs, bien des entrepreneurs posent moins d’isolant aux extrémités des entretoits, déplore aussi l’architecte. En fait, c’est là qu’il faut en mettre le plus : comme la plupart des maisons sont chauffées a l’aide de plinthes électriques, l’air chaud monte directement en haut des murs et surchauffe les entretoits mal isolés aux extrémités. C’est ce qui fait condenser et geler les soffites et qui crée des barrages de glace sur les toitures ».
Pour sa part, Jean Salvaille constate souvent que le fait d’arracher les vieux bardeaux déstabilise le support en contreplaqué si celui-ci a été fixé avec des clous brillants (lisses). « Il faut donc absolument reclouer le contreplaqué à la grandeur avec des clous vrillés, sinon il risquera de se soulever plus tard. »
Comme bien de vieux contreplaqués ou panneaux de copeaux orientés (OSB ou « Aspentite ») courbent sous le poids de la neige, M. Salvaille les aplanit au centre en posant quelques épaisseurs de bardeaux et un pont de tôle galvanisée. « Poser un bardeau neuf sur une surface courbe nous donne un bardeau ondulé, donc affaibli. » L’idéal est de remplacer le pontage à la grandeur, conseille Morris Charney : « Si le contreplaqué s’affaisse entre les chevrons, c’est soit qu’il est trop mince ou que les chevrons sont trop espacés. S’il ne fait pas au moins 5/8 de pouce d’épaisseur, il devrait être remplacé. »
Par Philippe Mercure
Vous considérez actuellement la possibilité d’acheter une maison. Son style, sa situation et son prix conviennent parfaitement à vos besoins. Mais comment vous assurer que cette maison est réellement en bon état ? Encore trop de gens négligent de faire effectuer une inspection approfondie de leur maison avant de l’acheter.
Protégez votre investissement.
L’achat d’une maison est probablement l’investissement le plus important que vous aurez à faire dans votre vie. Il est donc essentiel que vous preniez les précautions nécessaires afin de vous assurer de la qualité de ce que vous achetez. La maison qui vous fait envie semble convenable, mais qu’en est-il des fondations? Dans quel état est la toiture? Comporte-t-elle des vices de construction ? Bref, êtes-vous en train d’acheter une bonne maison ? Une courte visite du bâtiment ne suffit pas pour répondre à ces questions.
Faire inspecter sa future maison.
Une inspection pré-achat est le moyen le plus efficace de vous assurer que vous faites le bon choix. Elle consiste à faire vérifier par un spécialiste la maison que vous projetez d’acheter afin d’obtenir une opinion judicieuse de son état. Une inspection pré-achat n’est cependant pas une garantie de conformité à toute réglementation puisque, comme le mentionne l’Association des Inspecteurs en Bâtiment du Québec sur son site web : « Une inspection préachat est visuelle et se limite aux systèmes et composantes visibles et facilement accessibles. Une inspection pré-achat n’est donc pas techniquement exhaustive et n’est pas non plus une vérification de la conformité aux règlements de construction, de zonage, d’occupation du sol ou autres règlements, ni à des dérogations ou à des servitudes».
L’achat de votre maison vous demandera peut être des vérifications supplémentaires mais l’inspection demeure la première étape essentielle. Lorsque vous souhaitez acquérir une nouvelle maison, vous pouvez donc procéder de la façon suivante : Faites d’abord une offre d’achat raisonnable et assurez-vous d’inscrire que celle-ci est conditionnelle à une inspection réalisée par un professionnel. Contactez ensuite un inspecteur professionnel.
Choisir un inspecteur en bâtiment qualifié.
Un inspecteur qualifié pourra vous offrir un service complet et rapide. Il identifiera pour vous les vices de construction que pourrait comporter la maison que vous désirez acheter. De plus, il vérifiera l’état actuel du bâtiment et vous dressera une liste de travaux de réparation nécessaires à court terme.
Pour trouver un inspecteur qualifié, vous pouvez d’abord consulter les sites web de l’Association des Inspecteurs en Bâtiments du Québec, ou de l’Ordre des Technologues du Québec. Vous pourrez ainsi choisir un professionnel qui a bien reçu une formation pour ce travail et qui détient aussi une assurance professionnelle pour le couvrir en cas de litige.
Beaucoup d’acheteurs font confiance à un entrepreneur général qu’ils connaissent bien pour faire inspecter leur future maison sans signer de contrat de service et sans exiger de rapport d’inspection. Malgré qu’une telle inspection puisse vous donner une bonne idée de la qualité de la construction, elle ne vous protège cependant pas en cas de litige ou si vous découvrez certains vices suite à l’achat de votre maison.
Il est donc préférable de faire affaire avec un inspecteur en bâtiment certifié pour votre inspection préachat. Vous pourrez ainsi lui confier un mandat d’inspection sans oublier de lui exiger un rapport d’inspection complet. Ce rapport devrait être clair et facile à comprendre et identifier les vices et problématiques constatés ainsi que le niveau d’urgence d’intervention ou de réparation. Votre inspecteur devrait aussi être en mesure de vous suggérer des pistes de solutions en fonction des problématiques constatées. Si vous avez des questions sur certains points d’inspection contenus dans votre rapport, vous êtes en droit d’exiger des éclaircissements auprès de votre inspecteur en bâtiment avant de prendre votre décision.
En 2001, Radio-Canada réalisait une enquête dans le cadre de l’émission La Facture auprès de 10 inspecteurs et 3 experts en inspection du bâtiment et constatait certaines lacunes dans le milieu de l’inspection du bâtiment résidentiel. Vous pouvez consulter la page web de ce reportage (La Facture; Émission 182) pour constater les aspects du processus d’inspection que vous devrez surveiller. Depuis, l’Association des Inspecteurs en Bâtiments du Québec a rehaussé les critères d’inscription de ses membres et l’Ordre des Technologues professionnels du Québec a également mis en place un comité d’évaluation des compétences des technologues en inspection pré-achat pour assurer une meilleure protection du public. Il est donc plus facile maintenant de trouver un inspecteur de confiance dans votre région.
Il est surtout important de retenir qu’une inspection pré-achat par un professionnel impartial vous permettra de faire un bon choix au moment de faire le plus important investissement de votre vie en évitant de ne vous fier qu’aux apparences…
Par Mario Carpentier
L’ajout d’un garage est non seulement pratique – la valeur de revente de votre propriété en est rehaussée. Avec la planification, excavation, fondation, construction, électricité et autres coûts, un simple garage peut facilement monter au-delà de 10,000$. Un projet de telle envergure nécessite une sérieuse planification.
QUEL EST VOTRE BUDGET?
Le budget disponible est le point de début de presque tout projet de construction. Un garage n’est pas différent. Débutez en décidant combien vous pouvez investir dans votre nouveau garage.
DÉTERMINER VOS BESOINS
Le facteur qui influence grandement le design de votre garage est l’utilisation qui en sera fait. Utiliserez-vous le garage pour:
• Stationner un ou plusieurs véhicules?
• Rangement?
• Atelier?
• Espace vivable additionnel?
Est-ce que le garage requiert:
• Prises électriques?
• Fenêtres ou porte de service?
• Chauffage ou isolation?
Prenez le temps de considérer tous les usages que vous voulez en faire maintenant et dans le futur. Il se peut qu’à ce moment ci vous n’ayez qu’une voiture, mais peut-être plus tard vous souhaiterez avoir planifié pour un garage double.
DÉTERMINER LA DIMENSION
Un garage de trop large dimension coupera l’espace utilisable sur votre propriété, tandis qu’un trop petit en limitera l’utilité. Quand aux dimensions, construisez aussi large que possible tout en étant pratique et abordable. Ceci permettra une flexibilité maximum pour le futur même si tout l’espace n’est pas utilisé tout de suite.
Pour mieux visualiser la disposition de votre garage, faites un croquis sur papier quadrillé en incluant les dimensions approximatives. Ceci aidera quand vous discuterez de votre projet avec un professionnel.
DESSIN DE PLANS
Peu importe si votre plan soit acheté ou modifié, vous en aurez besoin pour l’obtention des permis nécessaires de votre ville ou municipalité.
OBTENEZ LES PERMIS
Vos plans devront être approuvés par les autorités locales, qui émettront les permis de construction appropriés. Plusieurs permis sont souvent requis pour les travaux d’électricité, structuraux, fondation et autres travaux. Vérifiez auprès de votre municipalité locale pour les règlements complets. Souvenez vous que l’obtention des permis n’est pas une option – c’est une obligation légale.
PLANIFICATION DE LA CONSTRUCTION
Votre décision finale sera soit d’engager un entrepreneur en construction ou de construire vous-même. Malgré que bâtir soi-même puisse économiser sur la main-d’œuvre, la construction d’un garage est un projet complexe qui ne devrait pas être entrepris par des individus inexpérimentés.
Un entrepreneur en construction gèrera toutes les étapes de la construction incluant les permis et la gérance des sous-traitants, tels que pour la fondation et l’électricité. Vous débourserez un peu plus, mais les résultats en seront justifiés.
LES COÛTS TYPIQUES DU PROJET INCLUERONT :
Estimés des plans et devis
Permis
Coûts de financement
Préparation du terrain, excavation et nivelage
Fondation / bases
Charpente et menuiserie
Toiture
Isolation
Fenêtres et portes
Finition extérieure
Électricité
Plomberie
Par Philippe Mercure
Filed under: Bâtiment,Fondations,Garage,Propriétaire,Résidence,Sous-sol
Les garages au sous-sol ont certes leurs attraits lorsqu’il s’agit de doter d’un tel espace une résidence construite sur un petit terrain. Ce type de construction génère toutefois souvent son lot de problèmes : infiltrations d’eau lors de fortes précipitations, bris des fondations par le gel, affaissement des murs de soutènement, etc. Tant et si bien qu’après quelques années d’existence, nombre de garages au sous-sol sont souvent condamnés par leurs propriétaires. Triste déception que des précautions minimales auraient permis d’éviter.
Beaucoup de spécialistes du bâtiment regardent d’un très mauvais œil les garages au sous-sol. Certains n’hésitent pas à aller jusqu’à souhaiter la disparition de ce type de construction… La source des malheurs des garages au sous-sol réside en fait principalement dans un traitement inadéquat des fondations et dans la pente accentuée créée par la zone d’accès, pente qui favorise l’écoulement des eaux en direction du garage. La mise en application de certains principes de base lors de la conception de l’ouvrage permet toutefois d’en assurer une meilleure durabilité. En voici les grandes lignes.
La protection adéquate des fondations
La protection adéquate des fondations contre le gel est sans contredit le premier principe à mettre de l’avant. Un garage au sous-sol doit être assis sur des fondations qui vont au-delà, en profondeur, des fondations principales de la maison, ce qui implique des travaux d’excavation supplémentaires.
Si les murs de soutènement du terrain qui jouxte la pente d’accès sont situés à l’intérieur de ces cinq pieds, il faudra alors étendre la zone de protection, de cinq pieds toujours, au-delà des murs plutôt que simplement au-delà de la porte.
Une pente d’accès à l’inclinaison modérée
En raison des contraintes municipales de marge de recul, les garages en sous-sol sont souvent dotés de pentes d’accès très accentuées, voir non fonctionnelles pour une voiture standard. Cette contrainte devrait en fait, sur bien des terrains, condamner l’idée même d’aménager un garage au sous-sol. En fait, une pente d’accès efficace devrait présenter une inclinaison variant entre trois et huit p. cent.
Un dos d’âne à l’entrée de la zone de stationnement
Une mesure toute simple mais essentielle à la protection contre les infiltrations d’eau est d’aménager un dos d’âne au tout début de l’aire de stationnement, avant même l’inclinaison de la pente qui donne accès au garage. Une telle structure crée une barrière efficace contre l’eau qui s’accumule dans la rue lors de fortes précipitations. Dans un climat comme le nôtre, c’est en fait une mesure impérative. En période de redoux hivernal, les regards pluviaux de la rue gèlent et s’avèrent alors en partie ou en totalité inopérants : l’eau qui monte dans la rue visitera alors nécessairement un garage en sous-sol qui ne bénéficie d’aucune protection.
Un drain spécifique et entretenu
Le drain des fondations principales de la maison ne doit en aucun cas être utilisé pour capter les eaux de ruissellement de la pente d’accès. La construction d’un garage au sous-sol doit donc prévoir l’installation d’un drain spécifique, totalement indépendant du drain des fondations, devant la porte de garage.
Un nettoyage minutieux visant à le dégager de toutes traces de feuilles, gravier ou autre détritus doit être effectué de deux à trois fois par année. C’est la seule façon d’en garantir l’efficacité : un drain mal entretenu génère presque immanquablement de mauvaises surprises…





