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Archive de la catégorie 'Fondations'

27 juin, 2008
Par Denis Chamberland

À vrai dire, et comme la question nous est fréquemment posée, il n’est véritablement pas évident de préciser un coût de construction pour un garage détaché étant donné tous les impondérables qui y sont rattachés.

Cliqué sur l’image pour agrandir

 

D’abord, selon le type de sol sur lequel sera construit le garage, on optera soit pour des fondations indépendantes d’une dalle de béton flottante soit pour une dalle monolithique et renforcie sur son pourtour afin de bien recevoir les murs extérieurs et les charges s’y rattachant. Déjà, ici, une variante de l’ordre de 1000$ à 2000$ peut s’imposer alors qu’une dalle monolithique s’avèrera moins dispendieuse.

Ensuite, l’entrepreneur retenu préfèrera-t-il ériger tout le garage ou s’il conviendra avec vous de faire la part structurale seulement afin de vous permettre de finaliser le tout et de sauver des coûts. Ici, une variante d’environ 3000$ à 5000$ doit être considérée pour une main d’œuvre davantage spécialisée.

Votre garage sera-t-il isolé afin d’y faciliter le bricolage à l’année ? Sera-t-il érigé en 2×4 ou en 2×6 ? Côté mécanique, aurez-vous de l’électricité, du chauffage et de la plomberie dans votre garage ? De plus, quelle porte de garage choisirez-vous ? Voilà bien d’autres points importants et fort influents sur le coût de construction. On peut donc aisément parler d’une variante de l’ordre de 2000$ à 4000$ et ce, selon le format du garage

Finalement, comme bien des garages suggèrent des espaces boni à l’étage en guise de rangement additionnel, cet espace sera-t-il aménagé comme prévu ou sera-t-il éliminé et réalisé en fermes de toit ajourées ? Ou bien, si vous optez pour conserver cet espace boni, sera-t-il fini isolé ou seulement sur le contreplaqué ?

Vous comprendrez donc qu’avec tous ces impondérables il devient très difficile d’arrêter un coût de construction pour un garage détaché mais comme vous vous êtes donné la peine de me lire, voici un exemple qui pourrait vous servir de référence.

Disons que vous êtes intéressé par le garage détaché no.2975-16 et qui fait 16’de largeur par 24’de profondeur. Vous envisagez l’ériger avec 4 façades en vinyle, sur une dalle monolithique, en 2×4 avec l’espace boni prévu à l’étage mais non isolé et en incluant un minimum d’électricité mais pas de plomberie et ni de chauffage. La dalle de béton, la structure et la toiture ( finition de celle-ci incluse ) seraient réalisées par l’entrepreneur alors que vous assumeriez la finition extérieure et intérieure. Eh bien, ce garage devrait vous coûter approximativement 14500$.

Ne vous gênez surtout pas pour me faire part de vos commentaires !

Denis Chamberland
Directeur artistique
dchamberland@dessinsdrummond.com

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13 février, 2008
Par Mario Paquette

Supportant tout le poids de la maison, les fondations sont à la base d’une construction de qualité.  L’excavation, l’installation des coffrages et le coulage du béton sont autant d’étapes délicates qu’on doit réaliser avec soin.

LA NATURE DU SOL

Avant d’acheter un terrain, il vaut toujours mieux s’informer pour connaître la nature du sol.  Les propriétaires de maisons voisines et les entrepreneurs de la région peuvent bien souvent vous faire part de leur expérience et vous fournir des renseignements précieux.  S’il vous est impossible d’obtenir des informations sur le terrain, alors n’hésitez pas à demander une analyse de sol.  Ce sera toujours moins cher que d’avoir à corriger des problèmes après  la construction.
Les sols les plus courants sont constitués d’un mélange de sable, de gravier et d’argile en proportions variables et offrent généralement de bonnes assises.  Par contre, si le sol contient une forte proportion d’argile ou de terre noire, vous devrez peut-être appuyer vos fondations sur des pieux ou, à tout le moins, construire des semelles plus grandes que la normale.
Par ailleurs, si le niveau de la nappe phréatique est top élevé, vous devrez recouvrir les fondations d’une membrane d’étanchéité  et relier le drain périphérique à un système de pompage.
Enfin, toutes ces précautions entraîneront des coûts supplémentaires au moment de la construction, mais c’est beaucoup mieux que d’avoir à refaire une partie des fondations par la suite.

L’EXCAVATION

Pour éviter de creuser une trop grande surface inutilement ou encore d’avoir à finir le travail à la main, il est important que l’excavation soit délimitée et exécutée le plus précisément possible.
Il est important que les semelles soient enfouies sous la limite de pénétration du gel.

LA RÉSISTANCE DU BÉTON

La résistance à la compression du béton à 28 jours ne doit jamais être inférieure à 15 Mpa (mégapascals) pour les murs et les semelles.  Pour les dalles de plancher de garage et les perrons, le Code du bâtiment de 1995, exige 25 Mpa.  Ces valeurs doivent être considérées comme minimales, ce qui signifie que vous pouvez demander des valeurs supérieures à votre entrepreneurs.

LES MURS

Pour couler les murs de fondation, on utilise des coffrages à béton qui doivent être bien étanches, soigneusement étayés et attachés de manière à résister efficacement à la pression exercée par le béton avant qu’il ne durcisse.
Les barres d’armature, même si elles ne sont pas exigées par le Code du bâtiment, empêchent les murs de se fissurer et assurent une meilleure stabilité dans un sol de qualité inégale.  L’épaisseur normale des murs de fondation est de 8 po lorsque la maison est recouverte d’un parement léger.  Si la maison est recouverte de brique ou de pierre, les murs feront 10 po d’épaisseur de façon à donner un appui adéquat au revêtement.
LE DRAINAGE

On utilise habituellement de la pierre concassée et un drain de plastique perforé autour des semelles pour assurer un bon drainage près des fondations.  Cette étape peut avoir lieu tout de suite après le coulage des semelles ou aussitôt qu’on est certain que les autres travaux ne risquent pas d’endommager le drain.

L’IMPERMÉABILISATION ET LE REMBLAYAGE

Avant de procéder à l’imperméabilisation des murs, il faut casser les extrémités des écarteurs métalliques qui sont restés noyés dans le béton après le coulage.  On colmate ensuite les brèches de surface avec du goudron épais.
L’enduit au bitume est appliqué sur toute la surface des murs de fondation situés sous le niveau du sol.  Il protège les murs contre l’humidité naturelle du sol.  En général, on applique deux couches d’enduits bitumineux, ce qui est suffisant dans des conditions de sol normales.
Le remblayage autour des fondations ne doit pas être entrepris avant que le béton ait atteint les 2/3 de sa résistance maximum, soit environ 7 jours.
Le matériel de remblayage doit être déversé de manière graduelle et uniforme, chaque couche étant compactée avant de déposer la suivante. Donner au sol fini une pente de 5 % vers l’extérieur tout autour de la maison pour faciliter le drainage naturel et éloigner l’eau des murs de fondation.

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16 janvier, 2008
Par André Fauteux

Si votre toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte non recyclables, vous pourrez au moins vous déculpabiliser si elle est bien posée.  Un travail professionnel permettra à la toiture de résister aux intempéries pendant 25 ans ou davantage.

« Les consommateurs et les constructeurs embauchent trop souvent les couvreurs les moins chers, déplore l’architecte Morris Charney.  Ceux-ci n’appliquent pas les principes recommandés par le Manuel de devis couvertures de l’Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ), qui est plus spécifique que le Code national du bâtiment. »
« Les gens font ce qu’ils veulent, en nouvelle construction, c’est un peu épeurant!  Plusieurs ne posent ni papier asphalté pare-vapeur, ni membrane autocollante », ajoute Jean Salvaille, président de l’entreprise montérégienne Solutions Maximum Inc, une compagnie qui applique un grand soin dans la réfection de toitures, calfeutrages et finis de béton résidentiel. « Une mauvaise pose entraîne  le besoin de refaire bien des toitures après douze à quinze ans, surtout si les maisons sont bâties dans une région venteuse et sur un sol argileux, le mouvement des fondations faisant bouger toute la maison.»

Corriger les problèmes

Avant de refaire une toiture, il faut d’abord corriger les problèmes d’entretoit, insiste Morris Charney.  « Trop de couvreurs ne font qu’ajouter des turbines ou des évents passifs sur le toit, mais si les soffites de corniches sont bloqués et que le plafond est peu étanche et isolé, ajouter de la ventilation sur le toit accroîtra l’aspiration des pertes de chaleur.  Au lieu de les combattre, ceci causera plus de problèmes de condensation et de neige fondante. »
M. Charney insiste particulièrement sur l’importance d’équilibrer la ventilation par les corniches (en sommes les entrées d’air) et par le haut du toit (les sorties) et d’équilibrer le volume de ventilation proportionnellement au niveau d’isolation.  Une fois scellées à l’aide d’une canette de polyuréthane, les fuites majeures dans le plafond, et la pose d’assez d’isolation (résistance thermique d’au moins R-30), il suffira d’appliquer les calculs de ventilation qui s’imposent selon le type et la pente de toiture.  « Même si on pose les meilleures bardeaux sur un pare-vapeur de qualité, opine Jean Salvaille, cela ne suffira pas si la maison ne respire pas adéquatement. »

Morris Charney recommande aussi de poser des déflecteurs de contreplaqué, et non de carton ou de polystyrène cassant, aux extrémités de l’entretoit.  Ceux-ci n’ont pas seulement pour but d’éviter la chute d’isolant en vrac qui obstruerait les corniches; en plus de bien retenir l’isolant en place, ils font circuler l’air frais qui monte des corniches au –dessus plutôt que dans l’isolant. « Souvent, à cause du manque d’espace accessible ou l’absence de déflecteurs, bien des entrepreneurs posent moins d’isolant aux extrémités des entretoits, déplore aussi l’architecte.  En fait, c’est là qu’il faut en mettre le plus : comme la plupart des maisons sont chauffées a l’aide de plinthes électriques, l’air chaud monte directement en haut des murs et surchauffe les entretoits mal isolés aux extrémités. C’est ce qui fait condenser et geler les soffites et qui crée des barrages de glace sur les toitures ».

Pour sa part, Jean Salvaille constate souvent que le fait d’arracher les vieux bardeaux déstabilise  le support en contreplaqué si celui-ci a été fixé avec des clous brillants (lisses). « Il faut donc absolument reclouer le contreplaqué à la grandeur avec des clous vrillés, sinon il risquera de se soulever plus tard. »

Comme bien de vieux contreplaqués ou panneaux de copeaux orientés (OSB ou « Aspentite ») courbent sous le poids de la neige, M. Salvaille les aplanit au centre en posant quelques épaisseurs de bardeaux et un pont de tôle galvanisée.  « Poser un bardeau neuf sur une surface courbe nous donne un bardeau ondulé, donc affaibli. » L’idéal est de remplacer le pontage à la grandeur, conseille Morris Charney : « Si le contreplaqué s’affaisse entre les chevrons, c’est soit qu’il est trop mince ou que les chevrons sont trop espacés.  S’il ne fait pas au moins 5/8 de pouce d’épaisseur, il devrait être remplacé. »

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5 décembre, 2007
Par Philippe Mercure

Vous considérez actuellement la possibilité d’acheter une maison.  Son style, sa situation et son prix conviennent parfaitement à vos besoins.  Mais comment vous assurer que cette maison est réellement en bon état ? Encore trop de gens négligent de faire effectuer une inspection approfondie de leur maison avant de l’acheter.

Protégez votre investissement.

L’achat d’une maison est probablement l’investissement le plus important que vous aurez à faire dans votre vie.  Il est donc essentiel que vous preniez les précautions nécessaires afin de vous assurer de la qualité de ce que vous achetez.  La maison qui vous fait envie semble convenable, mais qu’en est-il des fondations?  Dans quel état est la toiture?  Comporte-t-elle des vices de construction ?  Bref, êtes-vous en train d’acheter une bonne maison ?  Une courte visite du bâtiment ne suffit pas pour répondre à ces questions.

Faire inspecter sa future maison.

Une inspection pré-achat est le moyen le plus efficace de vous assurer que vous faites le bon choix.  Elle consiste à faire vérifier par un spécialiste la maison que vous projetez d’acheter afin d’obtenir une opinion judicieuse de son état. Une inspection pré-achat n’est cependant pas une garantie de conformité à toute réglementation puisque, comme le mentionne l’Association des Inspecteurs en Bâtiment du Québec sur son site web : « Une inspection préachat est visuelle et se limite aux systèmes et composantes visibles et facilement accessibles. Une inspection pré-achat n’est donc pas techniquement exhaustive et n’est pas non plus une vérification de la conformité aux règlements de construction, de zonage, d’occupation du sol ou autres règlements, ni à des dérogations ou à des servitudes».

L’achat de votre maison vous demandera peut être des vérifications supplémentaires mais l’inspection demeure la première étape essentielle. Lorsque vous souhaitez acquérir une nouvelle maison, vous pouvez donc procéder de la façon suivante : Faites d’abord une offre d’achat raisonnable et assurez-vous d’inscrire que celle-ci est conditionnelle à une inspection réalisée par un professionnel.  Contactez ensuite un inspecteur professionnel.

Choisir un inspecteur en bâtiment qualifié.

Un inspecteur qualifié pourra vous offrir un service complet et rapide.  Il identifiera pour vous les vices de construction que pourrait comporter la maison que vous désirez acheter.  De plus, il vérifiera l’état actuel du bâtiment et vous dressera une liste de travaux de réparation nécessaires à court terme.

Pour trouver un inspecteur qualifié, vous pouvez d’abord consulter les sites web de l’Association des Inspecteurs en Bâtiments du Québec, ou de l’Ordre des Technologues du Québec. Vous pourrez ainsi choisir un professionnel qui a bien reçu une formation pour ce travail et qui détient aussi une assurance professionnelle pour le couvrir en cas de litige.

Beaucoup d’acheteurs font confiance à un entrepreneur général qu’ils connaissent bien pour faire inspecter leur future maison sans signer de contrat de service et sans exiger de rapport d’inspection. Malgré qu’une telle inspection puisse vous donner une bonne idée de la qualité de la construction, elle ne vous protège cependant pas en cas de litige ou si vous découvrez certains vices suite à l’achat de votre maison.

Il est donc préférable de faire affaire avec un inspecteur en bâtiment certifié pour votre inspection préachat. Vous pourrez ainsi lui confier un mandat d’inspection sans oublier de lui exiger un rapport d’inspection complet. Ce rapport devrait être clair et facile à comprendre et identifier les vices et problématiques constatés ainsi que le niveau d’urgence d’intervention ou de réparation. Votre inspecteur devrait aussi être en mesure de vous suggérer des pistes de solutions en fonction des problématiques constatées.  Si vous avez des questions sur certains points d’inspection contenus dans votre rapport, vous êtes en droit d’exiger des éclaircissements auprès de votre inspecteur en bâtiment avant de prendre votre décision.

En 2001, Radio-Canada réalisait une enquête dans le cadre de l’émission La Facture auprès de 10 inspecteurs et 3 experts en inspection du bâtiment et constatait certaines lacunes dans le milieu de l’inspection du bâtiment résidentiel. Vous pouvez consulter la page web de ce reportage (La Facture; Émission 182) pour constater les aspects du processus d’inspection que vous devrez surveiller. Depuis, l’Association des Inspecteurs en Bâtiments du Québec a rehaussé les critères d’inscription de ses membres et l’Ordre des Technologues professionnels du Québec a également mis en place un comité d’évaluation des compétences des technologues en inspection pré-achat pour assurer une meilleure protection du public. Il est donc plus facile maintenant de trouver un inspecteur de confiance dans votre région.

Il est surtout important de retenir qu’une inspection pré-achat par un professionnel impartial vous permettra de faire un bon choix au moment de faire le plus important investissement de votre vie en évitant de ne vous fier qu’aux apparences…

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29 novembre, 2007
Par Mario Carpentier

L’ajout d’un garage est non seulement pratique – la valeur de revente de votre propriété en est rehaussée.  Avec la planification, excavation, fondation, construction, électricité et autres coûts, un simple garage peut facilement monter au-delà de 10,000$.  Un projet de telle envergure nécessite une sérieuse planification.

QUEL EST VOTRE BUDGET?

Le budget disponible est le point de début de presque tout projet de construction.  Un garage n’est pas différent.  Débutez en décidant combien vous pouvez investir dans votre nouveau garage.

DÉTERMINER VOS BESOINS

Le facteur qui influence grandement le design de votre garage est l’utilisation qui en sera fait.  Utiliserez-vous le garage pour:

• Stationner un ou plusieurs véhicules?
• Rangement?
• Atelier?
• Espace vivable additionnel?

Est-ce que le garage requiert:

• Prises électriques?
• Fenêtres ou porte de service?
• Chauffage ou isolation?

Prenez le temps de considérer tous les usages que vous voulez en faire maintenant  et dans le futur.  Il se peut qu’à ce moment ci  vous n’ayez qu’une voiture, mais peut-être plus tard vous souhaiterez avoir planifié pour un garage double.

DÉTERMINER LA DIMENSION

Un garage de trop large dimension coupera l’espace utilisable sur votre propriété, tandis qu’un trop petit en limitera l’utilité.  Quand aux dimensions, construisez aussi large que possible tout en étant pratique et abordable.  Ceci permettra une flexibilité maximum pour le futur même si tout l’espace n’est pas utilisé tout de suite.

Pour mieux visualiser la disposition de votre garage, faites un croquis sur papier quadrillé en incluant les dimensions approximatives.  Ceci aidera quand vous discuterez de votre projet avec un professionnel.

DESSIN DE PLANS

Peu importe si votre plan soit acheté ou modifié, vous en aurez besoin pour l’obtention des permis nécessaires de votre ville ou municipalité.

OBTENEZ LES PERMIS

Vos plans devront être approuvés par les autorités locales, qui émettront les permis de construction appropriés.  Plusieurs permis sont souvent requis pour les travaux d’électricité, structuraux, fondation et autres travaux.  Vérifiez auprès de votre municipalité locale pour les règlements complets.  Souvenez vous que l’obtention des permis n’est pas une option – c’est une obligation légale.

PLANIFICATION DE LA CONSTRUCTION

Votre décision finale sera soit d’engager un entrepreneur en construction ou de construire vous-même.  Malgré que bâtir soi-même puisse économiser sur la main-d’œuvre, la construction d’un garage est un projet complexe qui ne devrait pas être entrepris par des individus inexpérimentés.

Un entrepreneur en construction gèrera toutes les étapes de la construction incluant les permis et la gérance des sous-traitants, tels que pour la fondation et l’électricité.  Vous débourserez un peu plus, mais les résultats en seront justifiés.

LES COÛTS TYPIQUES DU PROJET INCLUERONT :

Estimés des plans et devis
Permis
Coûts de financement
Préparation du terrain, excavation et nivelage
Fondation / bases
Charpente et menuiserie
Toiture
Isolation
Fenêtres et portes
Finition extérieure
Électricité
Plomberie

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15 novembre, 2007
Par Philippe Mercure

Les garages au sous-sol ont certes leurs attraits lorsqu’il s’agit de doter d’un tel espace une résidence construite sur un petit terrain.  Ce type de construction génère toutefois souvent son lot de problèmes : infiltrations d’eau lors de fortes précipitations, bris des fondations par le gel, affaissement des murs de soutènement, etc.  Tant et si bien qu’après quelques années d’existence, nombre de garages au sous-sol sont souvent condamnés par leurs propriétaires.  Triste déception que des précautions minimales auraient permis d’éviter.

Beaucoup de spécialistes du bâtiment regardent d’un très mauvais œil les garages au sous-sol.  Certains n’hésitent pas à aller jusqu’à souhaiter la disparition de ce type de construction…  La source des malheurs des garages au sous-sol réside en fait principalement dans un traitement inadéquat des fondations et dans la pente accentuée créée par la zone d’accès, pente qui favorise l’écoulement des eaux en direction du garage.  La mise en application de certains principes de base lors de la conception de l’ouvrage permet toutefois d’en assurer une meilleure durabilité.  En voici les grandes lignes.

La protection adéquate des fondations

La protection adéquate des fondations contre le gel est sans contredit le premier principe à mettre de l’avant.  Un garage au sous-sol doit être assis sur des fondations qui vont au-delà, en profondeur, des fondations principales de la maison, ce qui implique des travaux d’excavation supplémentaires. 

Si les murs de soutènement du terrain qui jouxte la pente d’accès sont situés à l’intérieur de ces cinq pieds, il faudra alors étendre la zone de protection, de cinq pieds toujours, au-delà des murs plutôt que simplement au-delà de la porte.

Une pente d’accès à l’inclinaison modérée

En raison des contraintes municipales de marge de recul, les garages en sous-sol sont souvent dotés de pentes d’accès très accentuées, voir non fonctionnelles pour une voiture standard.  Cette contrainte devrait en fait, sur bien des terrains, condamner l’idée même d’aménager un garage au sous-sol.  En fait, une pente d’accès efficace devrait présenter une inclinaison variant entre trois et huit p. cent.

Un dos d’âne à l’entrée de la zone de stationnement

Une mesure toute simple mais essentielle à la protection contre les infiltrations d’eau est d’aménager un dos d’âne au tout début de l’aire de stationnement, avant même l’inclinaison de la pente qui donne accès au garage.  Une telle structure crée une barrière efficace contre l’eau qui s’accumule dans la rue lors de fortes précipitations.  Dans un climat comme le nôtre, c’est en fait une mesure impérative.  En période de redoux hivernal, les regards pluviaux de la rue gèlent et s’avèrent alors en partie ou en totalité inopérants : l’eau qui monte dans la rue visitera alors nécessairement un garage en sous-sol qui ne bénéficie d’aucune protection.

Un drain spécifique et entretenu

Le drain des fondations principales de la maison ne doit en aucun cas être utilisé pour capter les eaux de ruissellement de la pente d’accès.  La construction d’un garage au sous-sol doit donc prévoir l’installation d’un drain spécifique, totalement indépendant du drain des fondations, devant la porte de garage.

Un nettoyage minutieux visant à le dégager de toutes traces de feuilles, gravier ou autre détritus doit être effectué de deux à trois fois par année.  C’est la seule façon d’en garantir l’efficacité : un drain mal entretenu génère presque immanquablement de mauvaises surprises…
 

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26 octobre, 2007
Par Mario Carpentier

Considéré à juste titre comme l’investissement le plus important qu’une personne fait au cours de sa vie, l’achat d’une maison implique plusieurs étapes, tout aussi importantes les unes que les autres. Cela se révèle particulièrement vrai dans le cadre de la construction d’une nouvelle résidence.

Dans les quelques lignes qui suivent, nous avons tenté de regrouper en dix points les grandes étapes d’un projet, de l’idée initiale à la livraison finale. Cet outil, sans prétention aucune, que nous vous invitons à conserver pour le consulter au besoin, saura vous faire apprécier la complexité d’un tel projet et la nécessité de compter sur des professionnels de premier plan, afin d’en faire une expérience positive pour vous.

Les étapes

Le préchantier

1.   Détermination de l’emplacement en fonction des priorités de la famille
Pour débuter, il est essentiel de s’assurer que le terrain choisi est libre de toute dette et de tout vice. Au cours des dernières années, la disponibilité des terrains et, par conséquent, leur coût ont eu un effet direct sur le choix des acheteurs. Il est donc essentiel de choisir le lot en fonction de vos besoins (proximité de l’école, de la garderie, des lieux de travail) ou de vos loisirs (accès à une piscine municipale, à une piste cyclable ou autres installations).

2. Orientation du terrain en fonction de vos besoins

Selon l’utilisation que vous planifiez faire de votre terrain (jardinage, piscine, barbecue, etc.), il est primordial de choisir un lot dont l’orientation est optimale en fonction de l’ensoleillement recherché à des heures précises de la journée.

3. Recherche et négociation d’une institution bancaire

Chaque rêve à un prix. Il importe donc, avant d’aller plus loin dans vos démarches, de rencontrer un représentant d’une institution financière ou un courtier en hypothèque, afin d’établir clairement s’il y a corrélation entre votre capacité de payer et vos rêves.

4. Recherche d’un plan de maison adapté aux besoins

Les besoins (au chapitre de la superficie, de l’aménagement, etc.) varient beaucoup d’une personne à une autre. Pour cette raison, il est important, dans la phase initiale de recherche d’un modèle, de compter sur une banque exhaustive de plans et, au besoin, d’être en mesure de le modifier, en respectant normes et esthétisme. C’est d’ailleurs précisément ce qu’offre Dessins Drummond : la possibilité d’adapter, à peu de frais, l’espace à vos habitudes de vie, en recourant aux concepteurs des plans originaux.

5. Sélection de l’entrepreneur/du contracteur

Les qualités intrinsèques d’un entrepreneur dont vous devez tenir compte sont généralement son souci du détail, sa disponibilité, son ouverture au dialogue et son historique de service après-vente, des indicateurs importants pouvant témoigner du type de relation à anticiper. N’oubliez jamais que le lien qui vous unit à l’entrepreneur qui matérialisera le projet va bien au-delà de l’étape de construction de votre résidence. En effet, la facilité que vous aurez à échanger avec l’entrepreneur prendra tout son sens dans les premières années qui suivent la livraison finale de la maison.

Le chantier

Vous trouverez dans la section qui suit les principaux éléments à surveiller lors de la construction de votre nouvelle maison. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle se veut un bon indicateur des étapes névralgiques.

6. Fondation et charpente

- Drainage (capacité d’absorption du sol)
- Hauteur des fondations comparativement aux voisins
- Niveau de la rue par rapport à celui de l’entrée de la cour
- Conformité au plan des dimensions des fondations

7. Isolation, électricité et plomberie

- Isolation : s’assurer que la maison est bien isolée, et ce, partout et de façon adéquate;
vérifier l’étanchéité des différents matériaux, des portes et des fenêtres.
- Électricité : vérifier vos besoins (prises de courant, sorties d’éclairage, interrupteurs, thermostats, prises des téléphones, cablâge des télés…), en fonction de l’emplacement de vos meubles.
- Plomberie : s’assurer que les équipements et les accessoires correspondent à vos choix initiaux; vérifier l’emplacement des équipements tels que chauffe-eau, appareil de chauffage, échangeur d’air, salle de bain éventuelle en fonction de vos plans d’aménagement du sous-sol. Vérifier également l’emplacement des sorties d’eau extérieures et du garage.

8. Finition

- Qualité des joints, choix et destination des différentes couleurs de peinture, du papier peint et autres finis. Choix des matériaux et qualité de l’installation des moulures, des couvre-sol, des escaliers. S’assurer du sens de l’ouverture des portes intérieures. Vérifier les armoires et meubles-lavabos, l’ajustement des portes, etc.

Le postchantier

9. Visite finale d’approbation & signature chez le notaire

Établir une liste des travaux non complétés ou à corriger, remettre cette liste par écrit à l’entrepreneur. S’assurer que tous les travaux sont à votre satisfaction avant d’effectuer le paiement final. Récupérer les manuels d’entretien et les garanties des différents équipements (chauffage, échangeur d’air, etc.)

10. Garanties

Pour en savoir plus sur les responsabilités des différents intervenants (entrepreneurs, sous-traitants, fabricants, APCHQ et autres), visitez le site de l’APCHQ à l’adresse http://www.apchq.com, sous la rubrique Garantie des maisons neuves, ou téléphonez au 1-877-427-2684. Vous pouvez également consulter l’Association de la construction du Québec et son programme Qualité-Habitation à l’adresse http://www.qualitehabitation. com, ou par téléphone, au 1-800-956-7526.

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