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Archive de la catégorie 'Environnement'

20 août, 2010
Par Denis Chamberland

L’entreprise montréalaise Jasztex Fibers se lance dans la fabrication d’un isolant à base de retailles d’usines de jeans. Baptisé Blue Jeanious, cet isolant contenant du denim de coton 100% recyclé sera commercialisé en 2010, de nous dire l’ingénieur de l’entreprise, Michel Sabourin.

Depuis 24 ans, Jasztex fabrique et recycle des produits textiles qu’elle revend aux grands fabricants de matelas et tapis.
 
À l’épreuve du feu et des moisissures, et aussi isolantes que celles en fibre de verre, les nattes Blue Jeanious ne requièrent aucun équipement de protection lors de la pose: cet isolant est non irritant et il n’émet ni gaz ni poussières.
 
Son prix pourra faire concurrence à celui de la laine de roche Roxul, assure M. Sabourin. «Blue Jeanious sera 20 à 50% plus cher que les produits de fibre de verre, mais il comporte plusieurs avantages, surtout en matière de santé et de sécurité des installateurs, des occupants et de l’environnement

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Hiver 2010

16 juillet, 2010
Par Denis Chamberland

Un projet de 50 millions $ est en cours dans un environnement enchanteur situé à 15 minutes du centre-ville de Trois-Rivières.

« De manière judicieuse, nous visons à réunir tous les principes du développement durable », explique Griselde Delahaye, conceptrice du développement domiciliaire Nouvelle Conscience des Forges. Déployé au cœur d’un impressionnant site de plus de 29 hectares, dont plus de 55% du milieu naturel sera préservé et rendu accessible, ce développement immobilier de type écologique vise la prestigieuse certification LEED ( Leadership in Energy and Environmental Design ) pour toutes ses constructions. On y retrouvera un vaste choix de maisons unifamiliales, jumelées, de ville, d’immeubles à logements et de maisons multi-générations.

Voisin du lac des Forges et du Parc national des Forges-du-Saint-Maurice, ce quartier vert situé tout près des services, desservi par le transport en commun et traversé par une piste cyclable, accueillera une garderie annexée à une résidence pour aînés, puis, à terme, un centre de santé global et un centre d’interprétation de la nature.

Se disant inspirés et guidés par le gros bon sens, les promoteurs de ce projet avant-gardiste se distinguent par l’accent mis sur le respect de la nature, la dynamique intergénérationnelle et éducative ainsi que le côté abordable des ses maisons.

Outre les 200 habitations écologiques, cette magnifique enclave naturelle, site millénaire d’un des méandres du Saint-Maurice, abritera un quartier résolument tourné vers le développement durable, la protection de l’environnement et la qualité de vie.

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Hiver 2010

1 juillet, 2010
Par Denis Chamberland

« D’ici 50 ans, Contact sera aussi gros que le Mouvement Desjardins. Il y aura une usine et un écoquartier par région », promet le biologiste Ronald Arsenault, directeur général de la coopérative de solidarité Contact, un laboratoire de développement durable qu’il a cofondé en 2005 avec quatre collègues à Saint-Elzéar-de-Bonaventure. Sa mission : « démontrer qu’il est possible de bâtir une société humaine et équitable où l’on peut concilier qualité de vie et comportement responsable.

Contact compte trois divisions :

D’abord, Contact Signature est un centre de valorisation de la biomasse qui, jusqu’à maintenant, a fabriqué et vendu des produits écoresponsables en bois d’une valeur de 650 000 $, des plafonds suspendus, des revêtements extérieurs et des bardeaux de mélèze, en plus de développer des gouttières de cèdre et des abris d’autos.

Ensuite, Contact Innovation est un réseau international dont le comité de recherche et développement regroupe des centaines d’experts oeuvrant dans plusieurs domaines liés à l’environnement. Ce réseau est impliqué dans le développement de plusieurs écoquartiers québécois et souhaite devenir distributeur du fameux moteur à air comprimé conçu par l’ingénieur français Guy Nègre.

Finalement, Contact Nature, dont la construction débutera en 2011, sera un écovillage qui comprendra un centre des congrès et un site de villégiature écotouristique de calibre international. Ce village du futur doit ouvrir ses portes dans la Baie-des-Chaleurs en 2012. Les gouvernements fédéral et provincial viennent d’accorder à Contact des subventions totalisant 238 000 $ pour couvrir la moitié des coûts de conception.

En 2008, Contact avait reçu une subvention de 550 000 $ répartie sur 5,5 ans du gouvernement du Québec qui l’avait retenu parmi les quinze premiers projets de son programme des Laboratoires ruraux.

Source, la Maison du 21è siècle, Hiver 2010

10 mai, 2010
Par Yves Carignan

Même si dame nature tarde à nous envoyer ces premières journées chaudes, la fonte des neige et le fait que la pelouse verdit fait en sorte que les sorties à la campagne seront précipitées dès que la température le permettra.  Il est donc temps de penser à l’ouverture du chalet!

Le côté moins exotique d’avoir un chalet est que le premier week-end est souvent consacré aux besognes de démarrage…  Sinon, vous risquez de traîner le tout jusqu’au congé de la St-Jean-Baptiste !  Il est donc temps de sortir votre chalet de son hibernation et de le mettre en marche!

Électricité et propane

Si vous possédez un chalet ayant accès à l’électricité, une simple inspection visuelle des branchements extérieurs peut vous indiquer s’il y a eu des annomalies au cours de l’hiver.  Assurez-vous que le filage est bien en place et que nos hivers pluvieux jumelés au verglas n’ont pas endommagé le filage et les connection électriques.   Si quelque chose cloche, ne touchez à rien et communiquez avec un maître électricien.  Si tout semble en bonne condition, il suffit simplement d’activer le disjoncteur principal, puis les disjoncteurs secondaires en vérifiant individuellement leur fonctionnement.  Prenez note cependant que le chauffe-eau doit être inspecté seulement une fois qu’il est rempli d’eau.  Une fois ces étapes franchies, vous pouvez procéder au branchement des autres appareils.

Si votre chalet utilise le propane  comme principale source d’énergie, vérifiez d’abord l’état du réservoir, de la conduite principale et des raccordements secondaires. ATTENTION !  Assurez-vous que toutes les valves des appareils soient fermées avant d’ouvrir la valve principale.  Une fois la valve principale ouverte, effectuez une inspection intérieure du chalet de quelques minutes si vous n’avez pas de détecteurs de gaz propane afin de détecter la présence d’odeur de propane.  Si vous détectez une odeur, fermez la valve principale, ouvrez les portes et assurez-vous de ne pas provoquez une étincelle ou d’allumer un briquet !  Pour ma part, je suis tourjours inquiet avec le propane!…  L’installation d’un tel détecteur serait un atout pour la sécurité de votre famille.

Une fois que vous êtes certains que tout est en ordre, vous pouvez raccorder les appareils et les mettre en marche.  Assurez-vous de remplir le chauffe-eau avant  de le mettre en marche et allumez les pilotes de vos différents appareils au propane.

Branchement de l’eau

Une fois que les différentes sources d’énergie sont bien branchées, nous devons nous assurer d’alimenter le chalet en eau.  L’étape première est d’effectuer une inspection afin de s’assurer que le gel n’a pas endommagé le puits ni les conduites d’eau. 

Pour les eaux usées, vous devez effectuer une vérification de l’étanchéité des conduites reliant le chalet à la fosse septique.  Si vous devez procéder à la vidange de cette dernière, assurez-vous de contacter les professionnels qui vous garantiront une vidange adéquate en fonction des normes environnementales en vigueur.

Une fois les valves de drainage fermées, laissez couler de l’eau des robinets pendant quelques minutes;  une fois que vous fermez vos robinets, l’eau ne devrait plus couler.  S’il y a écoulement, vérifiez plus en détails l’état de vos conduites

Dommages collatéraux ?

Une inspection visuelle de toutes les pièces est requise.  Regardez chaque détail des pièces du chalet (infiltration d’eau, état des fenêtres, appareils ménagers, filage électrique intérieur, présence de rongeurs, etc) et procédez à la réparation rapidement lorsque nécessaire;  il en va du maintien de votre investissement.

Un nettoyage en règle !

Dès l’ouverture, procédez à un nettoyage complet de votre chalet avec des produits protégeant votre santé et assurant un respect de l’environnement.

Ventilez !

Ouvrez les fenêtres et aérez votre chalet !  Quelques heures d’aération sont nécessaires car l’hivernation jumelée à la présence de petits insectes et/ou rongeurs font en sorte que des odeurs peuvent être présentes.  Évitez de laisser jouer de jeunes enfants sur les planchers qui ne sont pas encore nettoyés ou avec les produits de nettoyage!…

Si vous n’avez pas encore de chalet, nous avons bien entendu la solution pour vous !  ;o)

Voilà !  Bon été !

26 mars, 2010
Par Denis Chamberland

Depuis quelques années, un mouvement médiatique important nous confronte à un raz-de-marée d’informations concernant  la construction verte. Les industries sont entrées dans la danse en inondant le marché de produits supposément verts. Certains constructeurs, ayant décelé une opportunité d’affaire supplémentaire, commercialisent désormais leur produit sous cette nouvelle étiquette.

Devant cette conversion massive de l’industrie aux principes du marketing vert, on pourrait se demander comment le consommateur ou futur acheteur, submergé par cette vague, pourra, avec discernement, s’orienter et arriver à séparer le bon grain de l’ivraie. C’est tout un défi !

Commençons par le système d’évaluation LEED pour Habitations du conseil du bâtiment durable du Canada, qui est, en passant, un excellent guide de bonnes pratiques afin de diminuer l’impact environnemental de votre nouvelle résidence. Il consiste en huit catégories de critères et quatre niveaux de certification.  Une évaluation préliminaire du projet est obligatoire ainsi que la participation d’un évaluateur accrédité par le conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa). Cette personne assurera le bon déroulement du projet, informera, conseillera, inspectera et, finalement recommandera la certification. Au Québec, le programme étant géré par ÉCOhabitation, c’est donc ici que l’on trouve ce conseiller

Je n’analyserai pas de fond en comble ce système d’évaluation. Je m’attarderai qu’à son impact sur les méthodes de construction des entrepreneurs québécois, pourquoi ?  Car cette façon de faire ne provoquera pas la ruée des entrepreneurs traditionnels vers le processus d’accréditation et de certification. C’est, à leur avis, tout simplement trop complexe et surtout trop onéreux. Je pourrais même m’avancer à confirmer une évidence, LEED s’adressera à des acheteurs et à des entrepreneurs d’exception qui, malheureusement, ne compteront que  pour une infime part du marché.

Les principaux adhérents au système LEED pour Habitations ont  une conscience environnementale plus développée, une approche marketing différente de la masse et/ou beaucoup de temps libre assorti d’un budget conséquent.

Voici en fait les seules résidences certifiées au Québec pour le moment 
• Boisbriand,  Les Habitations du Quartier Boisbriand Inc. Maisons en rangées (4)
• Montréal, Vermont Energy Investment Corp. Duplex, Écohabitation
• Stoneham, Construction Maurice Bilodeau, Villégiature de grand luxe
• Saint Adolphe de Howard, maison du lac Louise, villégiature de luxe, Écohabitations Boréale

Le faible nombre de certifications est justifiable, pour le moment, par le processus de formation qui vient tout juste de débuter au Québec et par le programme qui termine tout juste sa phase pilote au Canada. En fait, toutes les certifications ont été effectuées dans le cadre de LEED for Homes du USGBC. Les deux premières résidences inscrites au programme canadien ont été certifiées en Août 2009 en Ontario. Ce mouvement tend à prendre plus d’ampleur en Ontario présentement, et les États-Unis ont déjà plus de 4000 projets certifiés (LEED for homes y est implanté depuis déjà quelques années).

Voilà en gros ce qu’est LEED. Dans le prochain billet, je comparerai LEED avec un autre programme volontaire, Novoclimat, administré par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

10 mars, 2010
Par Yves Carignan
 
Conception de plans exclusifs

Cette semaine, j’ai reçu ce commentaire dans la section « Parlez au président – adressez-lui vos commentaires« :

« Bonjour, Je viens d’acheter votre revue 150 plans de maisons printemps 2010. La revue elle est très belle 10 sur 10. Sauf la photo à la page 127 (photo ci-haut), la grosse cabane de riche. Quelle horreur ! Une grosse cabane avec un patio de bois installé au dessus du lac probablement 30′ à 40 ‘par dessus l’eau… Et en plus aux endroits ou il n’a pas ces horribles planches de bois traité au produit chimique ils ont fabriqués des murets de pierre pour être bien certain qu’il ne reste plus aucune plage naturel…Ou est la végétation naturel qui agis comme filtres de ce plan d’eau ??? Il manque juste un beau garage pour son bateau au dessus de l’eau…. Votre gros bonnet est assez intelligent pour réussir sa carrière professionnel ou peut être en affaire, mais trop épais pour garder le lac en santé ! Nos lac au Québec sont remplis de ses idiots à gros budget….J’espère que la prochaine fois vous allez y pensé avant de mettre des photos aussi poche dans vos revues.

Un lecteur qui n’aime pas les algues bleus

Mario Grégoire »

Et vlan !  Pour ma part, c’est la première fois que je recevais un commentaire négatif sur cette réalisation qui en fait rêver plus qu’elle n’en dégoûte !  Cependant, en regardant l’image de cette maison et en prenant pour acquis qu’elle fut construite il y a près de 10 ans, nous devons constater que les problèmes d’algues bleues ne faisaient pas la une dans nos médias à cette époque !  Je dois aussi avouer que j’habiterais cette « horreur », comme vous le dites, n’importe quand !!  ;o) 

Je ne peux qu’être d’accord avec M. Grégoire sur certains points:  l’aménagement des berges de façon écologique est un sujet bien d’actualité depuis quelques années et nous collaborons avec la clientèle à ce sujet.  Comme je le dis souvent, nous ne pouvons être contre la vertu et nous ne sommes pas paysagistes non plus.

Là où j’ai un problème, et j’en ai déjà parlé dans un billet précédent, c’est l’agressivité et le ton accusateur avec lequel les « pro-environnements » frappent lorsque quelque chose ne cadrent pas avec leur vision;  si on ne pense pas comme eux, nous sommes tous des imbéciles !…  Je peux accepter le point que notre client aurait pu modifier son aménagement (c’est peut-être déjà fait au moment où j’écris ce billet) mais, à ce que je sache, il a obtenu un permis de construction et respectait les règlementations de l’époque.   Croyez-vous vraiment que des citoyens vivant sur le bord de l’eau se foutent de la santé dudit plan d’eau ?!  Voyons donc !  Le manque d’information est bien plus souvent la cause des constructions polluantes que le manque de volonté.

J’ai un ami qui a une magnifique maison sur un plan d’eau et qui a investi plus de 30 000$ pour refaire l’aménagement de ses rives afin de donner une chance au lac.  Il l’a fait une fois qu’il a eu l’information.  Oui, il est riche mais conscient !  Il y a de plus petites maisons à côté de chez lui qui n’ont toujours pas défait leur muret de béton qui borde leur rive…  et ces gens ne sont pas riches !…

Je sens toujours une forme de « jalousie québécoise » lorsque les gens parlent de « grosses cabanes de riches » !…  Il y a une proportion de notre société qui envie les autres et qui dénigre ce qu’ils font et ça m’attriste…  Pourquoi ne parlez-vous jamais des petites maisons qui n’ont pas encore un champs d’épuration convenable ?…  Je vois aussi souvent des gens à revenus moyens se foutre de l’environnement que des gens mieux nantis.  Je trouve le lien « riche-pollueur » trop facile et jaloux.  Des inconscients, il y en a dans toutes les couches de la société.

Sachez que notre rôle, comme me l’a dit le directeur de notre agence de Trois-Rivières qui a réalisé ce projet avec notre client (qui est dentiste et non un  méchant homme d’affaires …) est de répondre aux exigences du client et non de lui faire la morale.  Nous les guidons mais comme c’est lui qui paie, nous réalisons ce qu’il désire.  Ce client avait un droit acquis et nous avons reconstruit au même endroit tout en respectant les lois et règles de l’époque.

Voilà !…  Mais qui ne prendrais pas cette maison ?!…

25 février, 2010
Par Denis Chamberland

Diplômé en architecture, Christian Collignon est spécialisé en conception de maison à faible consommation énergétique (maisonvivante.ca). Ce français d’origine travaille avec le comptable et promoteur Pierre Lessard sur un projet de développement domiciliaire de 72 hectares : le Domaine écologique Au Cœur du Monde. « Plus de la moitié du terrain sera protégée, c’est-à-dire laissé en forêt », explique Christian Collignon. Quant aux huit milieux humides identifiés, ils seront valorisés par un aménagement spécifique à chacun d’eux. Le Domaine regroupe 45 terrains, généralement séparés par une bande boisée de 15 mètrees. Situé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, le développement accueillera également un centre de santé et des chalets locatifs.

Une charte écologique contient les critères verts auxquels devront se conformer les futures résidences. Orientées plein sud, pour optimiser l’apport du solaire passif, les maisons devront aussi être conformes aux normes d’efficacité énergétique du programme Novoclimat. Pour Christian Collignon, un des aspects essentiels de cette charte concerne les limites de consommation énergétique annuelle, fixées à 20 kWh/m2/an pour le chauffage, et à 25kWh/m2/an pour les autres usages domestiques. En effet, grâce au design solaire passif, aux normes Novoclimat et à la géothermie, les coûts de chauffage représentent moins de 50% de la facture énergétique. M. Collignon aimerait même bâtir des quartiers complets à consommation d’énergie nette zéro, mais, pour cela, il faudrait obtenir des subventions pour financer l’achat d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. « Paraît-il qu’il faut faire pression sur la Régie de l’énergie pour faire bouger Hydro ! »

Christian Collignon affirme que son projet a très bien été accueilli par les visiteurs qui veulent d’abord comprendre les différences entre un développement traditionnel et un domaine écologique. Il a donc conçu une fiche technique comprenant 15 points qui expliquent ces importantes nuances. Il a déterminé quatre grandes catégories de différences. D’abord, un développeur vert contrôle son empreinte écologique, par exemple, en créant des aires protégées ou en réduisant les surfaces déboisées. Deuxièmement, il valorise la flore et la faune du milieu. Troisièmement, il vise un maximum d’économies d’énergie. Finalement, les maisons d’un domaine écologique sont construites avec des matériaux locaux de préférence, non toxiques, biodégradables et/ou recyclables, ainsi qu’en bois provenant de forêts gérées durablement.

( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )

11 décembre, 2009
Par Denis Chamberland

Afin de promouvoir l’utilisation du bois dans les constructions non résidentielles et ainsi lutter contre les changements climatiques, des acteurs provenant de plusieurs secteurs de la société québécoise ont créé la Coalition BOIS Québec.

« Alors que 95% des maisons possèdent une charpente en bois, environ 15% des bâtiments institutionnels, commerciaux et industriels sont construits en bois. Pourtant, de récentes études révèlent que 80% des bâtiments non résidentiels mis en chantier chaque année pourraient être construits en bois », indique Robert Beauregard, président de la Coalition et doyen de la Faculté de foresterie, de géomatique et de géographie de l’Université Laval.

« Le bois est le seul matériau de construction qui soit à la fois renouvelable, recyclable et réutilisable », affirme M. Beauregard. Son utilisation contribuerait à réduire notre empreinte écologique parce qu’il absorbe le carbone et le stocke. «  Un mètre cube de bois évite l’émission d’une tonne de gaz carbonique », nous signale Claude Villeneuve, professeur au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi et directeur de la Chaire en éco-conseil.

La Coalition BOIS Québec souhaite également relancer ce secteur économique et ainsi sauvegarder de nombreux emplois. Il n’est donc pas surprenant que ce regroupement compte la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) au sein de ses membres. L’ Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois ( cecobois), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l’ Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pomerleau ainsi que la Société immobilière du Québec ( SIQ), pour ne nommer que ceux-là, font également partie de la Coalition.

Depuis un an, les dirigeants de la Coalition Bois Québec rencontrent des élus municipaux, des entrepreneurs et des donneurs d’ordre afin de préparer le terrain vers ce changement. « Il faut tout coordonner : les permis de construire, l’approvisionnement en bois certifié, etc. Il faut influencer l’offre et la demande sur le bois », soutien François Tanguay, directeur de la Coalition Bois Québec.

La Coalition souhaite également inciter le public à choisir le bois dans ses projets de construction et de rénovation. Pour ce faire, l’organisme a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Je touche du bois! ». Plusieurs personnalités publiques interpellées par la sauvegarde de l’environnement se sont jointes à la Coalition Bois Québec. « Selon les Nations Unies, la question des changements climatiques est le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée. Il est très important d’agir », lance Steven Guilbeault, coordonateur général adjoint d’Équiterre et l’un des porte-parole de la Coalition.

Autre argument pour le bois, les membres de la Coalition soutiennent qu’en cas d’incendie, une structure en bois carbonisera en surface et résistera plus longtemps qu’une structure en acier. Enfin, François Tanguay croit qu’en plus d’être sécuritaire et esthétique, le bois est le matériau de l’avenir.

( source : Le magazine FORMES vol.5 no.5 )

27 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

En Amérique du nord, LA façon d’attribuer le qualificatif « écologique » à une maison est inévitablement une certification LEED. Cette certification s’obtient d’abord et avant tout par l’enregistrement de la maison au programme LEED et, par la suite, avec le pointage obtenu dans chacune des catégories suite aux différentes inspections et au dépôt de toutes les factures d’achats de produits et matériaux ainsi que pour celles rattachées aux sous-traitants. Tout doit être compilé et bien enregistré.

Extérieur web

Pour cette maison des Laurentides, le portrait de chacune des 8 catégories est le suivant :

Innovation et processus de conception : 4.5 pts sur une possibilité de 11. « Il y a eu des rencontres avec les différents intervenants mais pas selon les exigences de LEED ( charrette de design ou planification de projet intégrée ). Donc, pas de point pour l’aspect design. Nos points sont attribuables à l’innovation côté matériaux et à la vérification du chantier à différentes étapes et par des tierces parties ( Agence de l’efficacité énergétique pour Novoclimat et Écohabitation pour la certification LEED ) » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, le constructeur.

Emplacement et liaisons : 4 pts sur une possibilité de 10. « Évidemment, on score pas très haut pour le choix de l’emplacement étant donné que les services et moyens de transport sont inexistants » de nous faire part Robin.

Aménagement écologique des sites : Un terrain imperméable à l’eau, aucun îlot de chaleur, des arbres en bonne quantité, des plantes indigènes, aucun gazon, peu de besoin d’entretien et aucun arrosage, tous contribuent à l’obtention d’un pointage de 15.5 pts sur 22.

Gestion efficace de l’eau : « Ici, on ne score pas très haut de nous dire Robin Gauthier Ouellet et ce, même si tous les appareils sont à faible débit. L’eau est un enjeu de taille aux USA et ailleurs. Ici, c’est pas évident. Je prends mon eau de la nappe phréatique et je la retourne au même endroit après une filtration performante. J’ai pas besoin d’eau pour l’arrosage et j’utilise des appareils performants; ce qui me donne le réel sentiment du devoir accompli malgré les 4 pts sur 15 obtenus ».

Énergie et atmosphère : La maison est très bien isolée en plus d’être fort bien orientée en ce qui a trait aux fenêtres. Celles-ci ont d’ailleurs un gaz low-e argon dans les thermos. L’usage d’appareils électriques Energy Star, l’isolation des tuyaux d’eau chaude, l’installation d’une power pipe et d’un foyer au bois EPA contribuent tous à l’obtention d’un bon pointage soit 16.5 pts sur une possibilité de 38. L’approche Novoclimat est un excellent point de départ pour cette catégorie.

Matériaux et ressources : « Nous sommes très forts dans cette catégorie et on a même obtenu un point pour l’innovation » de me dire Robin. Cela se traduit en une tonne de matériaux recyclés, locaux et sans COV. Ce sont les trois critères importants de LEED. « J’essaie de limiter les matériaux en provenance de l’industrie chimique ou pétrolière et de faire bien attention aux déchets qui sont aussi considérés dans cette catégorie. Nous avons donc réduit pas mal les déchets en choisissant des matériaux recyclables, brûlables ou réutilisables. Exemples : on a recyclé une tonne de gypse, utilisé des panneaux de carton pour les murs ( brûlables ) et transformé des retailles de bois franc en bois d’allumage ». Pointage obtenu : 12.5 sur une possibilité de 16.

Qualité des environnements intérieurs : Ici, un système de ventilation dans chaque pièce ( filtration d’air MERV 13 ) avec débit calculé et vérifié, humidité contrôlée, une sortie extérieure de balayeuse, une entrée d’air indépendante pour le foyer, l’élimination des COV pour les matériaux et un test de radon réussi permettent l’obtention de 14 pts sur une possibilité de 21. Une fois de plus, Novoclimat se veut une bonne base pour cette catégorie.

Sensibilisation et formation : Comme les propriétaires ont été bien formés quant à l’usage des différents systèmes de la maison et qu’ils y porteront une attention particulière, 1 pt sur 3 est obtenu.

Au final, cette maison se voit attribuer 72 pts sur une possibilité maximale de 136 et elle obtient ainsi la certification LEED Argent soit le second niveau sur quatre. Le premier niveau, la certification de base, nécessitait 55 pts alors que le second, LEED Argent, requérait 70 pts. Pour ce qui est des certifications Or et Platine, celles-ci nécessitaient respectivement 85 et 100 pts. Par contre, aux dires de Robin Gauthier Ouellet, la certification Platine est mathématiquement impossible à obtenir en milieu rural alors que la certification Or aurait nécessité des investissements et efforts considérables.

Au delà de tout cela, la maison permettra à ses propriétaires d’économiser 36% sur leur facture d’électricité, de respirer de l’air ambiant dont les émissions nocives de COV ont été réduites de 90% et de réaliser des économies d’eau de l’ordre de 25%. Sans oublier que 90% des matériaux utilisés pour cette maison ont été fabriqués au Québec pour favoriser l’économie locale et limiter le transport.

Robin Gauthier Ouellet a résolument choisi son camp. Pour ce passionné de l’environnement, il est impensable de retourner à des systèmes de construction classique alors que pour le même prix il peut mener à bien des projets aux qualités environnementales remarquables qui, de surcroît, apporteront au fil du temps des gains économiques substantiels à ses acheteurs, notamment en réduisant leur facture d’électricité.

( sources : Écohabitations Boréales et Écohabitation )

20 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

La construction d’une maison à flanc de montagne oblige fréquemment le constructeur à relever des défis. Ici, le tout premier se révéla rapidement avec la présence d’un amas de grosses pierres situé directement à l’emplacement où on désirait ériger la maison. Celles-ci, fort nombreuses, furent donc déplacées et avantageusement réutilisées pour la mise en place de murs de soutènement visant à faciliter l’accès au chantier et éventuellement à la maison.

Un second défi, et tout un celui-ci, fut de composer avec l’infiltration d’eau et l’érosion dues à une quantité importante d’eau en provenance de la montagne en amont. Pour éviter que la maison ne glisse vers le chemin, il a donc fallu percer des trous dans le roc, environ 18, et fixer des tiges d’acier à la verticale. Ces longues tiges d’acier traversent l’épaisseur de la semelle et s’insèrent dans les murs de fondation afin d’assurer un excellent ancrage de la maison. De plus, pour bien gérer toute cette eau en provenance de la montagne plus haut, on a installé un drain de six pouces de diamètre ( et non de quatre pouces de diamètre comme fréquemment utilisé ). Un important système de drainage entoure la maison à environ dix pieds du périmètre. En amont et latéralement, on a disposé, à vingt pouces sous le sol, un lit de pierres concassées dans un gros tuyau de drainage. Les bras latéraux amènent l’eau de ruissellement presque jusqu’à la rue.
 
« Le début de l’été a été tellement pluvieux que cela nous a montré de façon évidente les endroits du terrain à protéger. Les murets de soutènement sont aussi munis de drains français » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, constructeur de la maison.

Pare-vapeur web

La charpente de bois certifié FSC ainsi que le système pare-air des murs ont été réalisés par Construction Au Sommet pour une composition de mur à haut rendement énergétique alors que la véranda, que l’on peut observer à l’extrémité gauche de la façade principale, fut, pour sa part, construite entièrement en cèdre des Laurentides et avec de l’ardoise au plancher afin de capter la chaleur du soleil le jour et de libérer celle-ci de façon toute naturelle en soirée. C’est d’ailleurs l’unique système de chauffage pour cet espace non isolé et en communion avec l’extérieur dont M. Ouellet, propriétaire, est particulièrement fier. Notons aussi la présence d’ardoise au plancher de la cuisine et de la salle à manger et toujours dans une approche solaire passive.

« Cette maison n’est pas une maison technologique, de nous dire le constructeur, c’est une maison simple mais bien construite. Évidemment, c’est plus long à ériger car une multitude d’attentions doivent être portées notamment à l’isolation et à l’étanchéité et ce, de la dalle de plancher jusqu’à la toiture. Nous avions un objectif élevé quant à la performance relative à l’infiltration d’air et celui-ci a été atteint. Notre taux d’infiltration est très bas ( 0,7 changements d’air à l’heure ); ce qui contribue grandement à la performance globale. De plus, les déchets ont été réduits d’environ 50% et ceci est attribuable au choix des matériaux.

À la conception de la maison, j’ai choisi des matériaux dont les retailles pouvaient être recyclées, réutilisées ou brûlées. Le recyclage, lorsque possible, est aussi une option intéressante ( exemple : retailles de gypse rapportées à Montréal pour y être recyclées ) mais le choix des matériaux est plus critique pour réduire les déchets. À titre d’exemple, l’usage du bois brute pour les moulures et les planchers plutôt que du pré-vernis, des isolants à base de carton recyclé plutôt que de l’isolant rigide ( chimique, non biodégradable et impossible à brûler ) ».

Notons d’ailleurs qu’aucun bac à déchets ne fut utilisé pour ce chantier. Les arbres que l’on a abattus furent coupés et cordés afin d’être utilisés comme bois de chauffage alors que toutes les retailles de bois non utilisables furent brûlés sur place.  De plus, en ce qui a trait aux armoires et comptoir de cuisine, les propriétaires ont fait affaire avec Avivia, une entreprise éco-responsable dont l’approche environnementale a bien plu au constructeur.

La cuisine web

Ne manquez pas le prochain billet consacré à ce projet et qui dévoilera comment cette maison a obtenu sa certification LEED Argent.

( sources et photo: montoit sur cyberpress.ca et Écohabitations Boréales )

 



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