Archive de la catégorie 'Environnement'
Par Yves Carignan
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Cette semaine, j’ai reçu ce commentaire dans la section « Parlez au président – adressez-lui vos commentaires« :
« Bonjour, Je viens d’acheter votre revue 150 plans de maisons printemps 2010. La revue elle est très belle 10 sur 10. Sauf la photo à la page 127 (photo ci-haut), la grosse cabane de riche. Quelle horreur ! Une grosse cabane avec un patio de bois installé au dessus du lac probablement 30′ à 40 ‘par dessus l’eau… Et en plus aux endroits ou il n’a pas ces horribles planches de bois traité au produit chimique ils ont fabriqués des murets de pierre pour être bien certain qu’il ne reste plus aucune plage naturel…Ou est la végétation naturel qui agis comme filtres de ce plan d’eau ??? Il manque juste un beau garage pour son bateau au dessus de l’eau…. Votre gros bonnet est assez intelligent pour réussir sa carrière professionnel ou peut être en affaire, mais trop épais pour garder le lac en santé ! Nos lac au Québec sont remplis de ses idiots à gros budget….J’espère que la prochaine fois vous allez y pensé avant de mettre des photos aussi poche dans vos revues.
Un lecteur qui n’aime pas les algues bleus
Mario Grégoire »
Et vlan ! Pour ma part, c’est la première fois que je recevais un commentaire négatif sur cette réalisation qui en fait rêver plus qu’elle n’en dégoûte ! Cependant, en regardant l’image de cette maison et en prenant pour acquis qu’elle fut construite il y a près de 10 ans, nous devons constater que les problèmes d’algues bleues ne faisaient pas la une dans nos médias à cette époque ! Je dois aussi avouer que j’habiterais cette « horreur », comme vous le dites, n’importe quand !! ;o)
Je ne peux qu’être d’accord avec M. Grégoire sur certains points: l’aménagement des berges de façon écologique est un sujet bien d’actualité depuis quelques années et nous collaborons avec la clientèle à ce sujet. Comme je le dis souvent, nous ne pouvons être contre la vertu et nous ne sommes pas paysagistes non plus.
Là où j’ai un problème, et j’en ai déjà parlé dans un billet précédent, c’est l’agressivité et le ton accusateur avec lequel les « pro-environnements » frappent lorsque quelque chose ne cadrent pas avec leur vision; si on ne pense pas comme eux, nous sommes tous des imbéciles !… Je peux accepter le point que notre client aurait pu modifier son aménagement (c’est peut-être déjà fait au moment où j’écris ce billet) mais, à ce que je sache, il a obtenu un permis de construction et respectait les règlementations de l’époque. Croyez-vous vraiment que des citoyens vivant sur le bord de l’eau se foutent de la santé dudit plan d’eau ?! Voyons donc ! Le manque d’information est bien plus souvent la cause des constructions polluantes que le manque de volonté.
J’ai un ami qui a une magnifique maison sur un plan d’eau et qui a investi plus de 30 000$ pour refaire l’aménagement de ses rives afin de donner une chance au lac. Il l’a fait une fois qu’il a eu l’information. Oui, il est riche mais conscient ! Il y a de plus petites maisons à côté de chez lui qui n’ont toujours pas défait leur muret de béton qui borde leur rive… et ces gens ne sont pas riches !…
Je sens toujours une forme de « jalousie québécoise » lorsque les gens parlent de « grosses cabanes de riches » !… Il y a une proportion de notre société qui envie les autres et qui dénigre ce qu’ils font et ça m’attriste… Pourquoi ne parlez-vous jamais des petites maisons qui n’ont pas encore un champs d’épuration convenable ?… Je vois aussi souvent des gens à revenus moyens se foutre de l’environnement que des gens mieux nantis. Je trouve le lien « riche-pollueur » trop facile et jaloux. Des inconscients, il y en a dans toutes les couches de la société.
Sachez que notre rôle, comme me l’a dit le directeur de notre agence de Trois-Rivières qui a réalisé ce projet avec notre client (qui est dentiste et non un méchant homme d’affaires …) est de répondre aux exigences du client et non de lui faire la morale. Nous les guidons mais comme c’est lui qui paie, nous réalisons ce qu’il désire. Ce client avait un droit acquis et nous avons reconstruit au même endroit tout en respectant les lois et règles de l’époque.
Voilà !… Mais qui ne prendrais pas cette maison ?!…
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par Denis Chamberland
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Diplômé en architecture, Christian Collignon est spécialisé en conception de maison à faible consommation énergétique (maisonvivante.ca). Ce français d’origine travaille avec le comptable et promoteur Pierre Lessard sur un projet de développement domiciliaire de 72 hectares : le Domaine écologique Au Cœur du Monde. « Plus de la moitié du terrain sera protégée, c’est-à-dire laissé en forêt », explique Christian Collignon. Quant aux huit milieux humides identifiés, ils seront valorisés par un aménagement spécifique à chacun d’eux. Le Domaine regroupe 45 terrains, généralement séparés par une bande boisée de 15 mètrees. Situé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, le développement accueillera également un centre de santé et des chalets locatifs.
Une charte écologique contient les critères verts auxquels devront se conformer les futures résidences. Orientées plein sud, pour optimiser l’apport du solaire passif, les maisons devront aussi être conformes aux normes d’efficacité énergétique du programme Novoclimat. Pour Christian Collignon, un des aspects essentiels de cette charte concerne les limites de consommation énergétique annuelle, fixées à 20 kWh/m2/an pour le chauffage, et à 25kWh/m2/an pour les autres usages domestiques. En effet, grâce au design solaire passif, aux normes Novoclimat et à la géothermie, les coûts de chauffage représentent moins de 50% de la facture énergétique. M. Collignon aimerait même bâtir des quartiers complets à consommation d’énergie nette zéro, mais, pour cela, il faudrait obtenir des subventions pour financer l’achat d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. « Paraît-il qu’il faut faire pression sur la Régie de l’énergie pour faire bouger Hydro ! »
Christian Collignon affirme que son projet a très bien été accueilli par les visiteurs qui veulent d’abord comprendre les différences entre un développement traditionnel et un domaine écologique. Il a donc conçu une fiche technique comprenant 15 points qui expliquent ces importantes nuances. Il a déterminé quatre grandes catégories de différences. D’abord, un développeur vert contrôle son empreinte écologique, par exemple, en créant des aires protégées ou en réduisant les surfaces déboisées. Deuxièmement, il valorise la flore et la faune du milieu. Troisièmement, il vise un maximum d’économies d’énergie. Finalement, les maisons d’un domaine écologique sont construites avec des matériaux locaux de préférence, non toxiques, biodégradables et/ou recyclables, ainsi qu’en bois provenant de forêts gérées durablement.
( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )
Par Denis Chamberland
Afin de promouvoir l’utilisation du bois dans les constructions non résidentielles et ainsi lutter contre les changements climatiques, des acteurs provenant de plusieurs secteurs de la société québécoise ont créé la Coalition BOIS Québec.
« Alors que 95% des maisons possèdent une charpente en bois, environ 15% des bâtiments institutionnels, commerciaux et industriels sont construits en bois. Pourtant, de récentes études révèlent que 80% des bâtiments non résidentiels mis en chantier chaque année pourraient être construits en bois », indique Robert Beauregard, président de la Coalition et doyen de la Faculté de foresterie, de géomatique et de géographie de l’Université Laval.
« Le bois est le seul matériau de construction qui soit à la fois renouvelable, recyclable et réutilisable », affirme M. Beauregard. Son utilisation contribuerait à réduire notre empreinte écologique parce qu’il absorbe le carbone et le stocke. « Un mètre cube de bois évite l’émission d’une tonne de gaz carbonique », nous signale Claude Villeneuve, professeur au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi et directeur de la Chaire en éco-conseil.
La Coalition BOIS Québec souhaite également relancer ce secteur économique et ainsi sauvegarder de nombreux emplois. Il n’est donc pas surprenant que ce regroupement compte la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) au sein de ses membres. L’ Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois ( cecobois), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l’ Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pomerleau ainsi que la Société immobilière du Québec ( SIQ), pour ne nommer que ceux-là, font également partie de la Coalition.
Depuis un an, les dirigeants de la Coalition Bois Québec rencontrent des élus municipaux, des entrepreneurs et des donneurs d’ordre afin de préparer le terrain vers ce changement. « Il faut tout coordonner : les permis de construire, l’approvisionnement en bois certifié, etc. Il faut influencer l’offre et la demande sur le bois », soutien François Tanguay, directeur de la Coalition Bois Québec.
La Coalition souhaite également inciter le public à choisir le bois dans ses projets de construction et de rénovation. Pour ce faire, l’organisme a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Je touche du bois! ». Plusieurs personnalités publiques interpellées par la sauvegarde de l’environnement se sont jointes à la Coalition Bois Québec. « Selon les Nations Unies, la question des changements climatiques est le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée. Il est très important d’agir », lance Steven Guilbeault, coordonateur général adjoint d’Équiterre et l’un des porte-parole de la Coalition.
Autre argument pour le bois, les membres de la Coalition soutiennent qu’en cas d’incendie, une structure en bois carbonisera en surface et résistera plus longtemps qu’une structure en acier. Enfin, François Tanguay croit qu’en plus d’être sécuritaire et esthétique, le bois est le matériau de l’avenir.
( source : Le magazine FORMES vol.5 no.5 )
Par Denis Chamberland
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En Amérique du nord, LA façon d’attribuer le qualificatif « écologique » à une maison est inévitablement une certification LEED. Cette certification s’obtient d’abord et avant tout par l’enregistrement de la maison au programme LEED et, par la suite, avec le pointage obtenu dans chacune des catégories suite aux différentes inspections et au dépôt de toutes les factures d’achats de produits et matériaux ainsi que pour celles rattachées aux sous-traitants. Tout doit être compilé et bien enregistré.

Pour cette maison des Laurentides, le portrait de chacune des 8 catégories est le suivant :
Innovation et processus de conception : 4.5 pts sur une possibilité de 11. « Il y a eu des rencontres avec les différents intervenants mais pas selon les exigences de LEED ( charrette de design ou planification de projet intégrée ). Donc, pas de point pour l’aspect design. Nos points sont attribuables à l’innovation côté matériaux et à la vérification du chantier à différentes étapes et par des tierces parties ( Agence de l’efficacité énergétique pour Novoclimat et Écohabitation pour la certification LEED ) » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, le constructeur.
Emplacement et liaisons : 4 pts sur une possibilité de 10. « Évidemment, on score pas très haut pour le choix de l’emplacement étant donné que les services et moyens de transport sont inexistants » de nous faire part Robin.
Aménagement écologique des sites : Un terrain imperméable à l’eau, aucun îlot de chaleur, des arbres en bonne quantité, des plantes indigènes, aucun gazon, peu de besoin d’entretien et aucun arrosage, tous contribuent à l’obtention d’un pointage de 15.5 pts sur 22.
Gestion efficace de l’eau : « Ici, on ne score pas très haut de nous dire Robin Gauthier Ouellet et ce, même si tous les appareils sont à faible débit. L’eau est un enjeu de taille aux USA et ailleurs. Ici, c’est pas évident. Je prends mon eau de la nappe phréatique et je la retourne au même endroit après une filtration performante. J’ai pas besoin d’eau pour l’arrosage et j’utilise des appareils performants; ce qui me donne le réel sentiment du devoir accompli malgré les 4 pts sur 15 obtenus ».
Énergie et atmosphère : La maison est très bien isolée en plus d’être fort bien orientée en ce qui a trait aux fenêtres. Celles-ci ont d’ailleurs un gaz low-e argon dans les thermos. L’usage d’appareils électriques Energy Star, l’isolation des tuyaux d’eau chaude, l’installation d’une power pipe et d’un foyer au bois EPA contribuent tous à l’obtention d’un bon pointage soit 16.5 pts sur une possibilité de 38. L’approche Novoclimat est un excellent point de départ pour cette catégorie.
Matériaux et ressources : « Nous sommes très forts dans cette catégorie et on a même obtenu un point pour l’innovation » de me dire Robin. Cela se traduit en une tonne de matériaux recyclés, locaux et sans COV. Ce sont les trois critères importants de LEED. « J’essaie de limiter les matériaux en provenance de l’industrie chimique ou pétrolière et de faire bien attention aux déchets qui sont aussi considérés dans cette catégorie. Nous avons donc réduit pas mal les déchets en choisissant des matériaux recyclables, brûlables ou réutilisables. Exemples : on a recyclé une tonne de gypse, utilisé des panneaux de carton pour les murs ( brûlables ) et transformé des retailles de bois franc en bois d’allumage ». Pointage obtenu : 12.5 sur une possibilité de 16.
Qualité des environnements intérieurs : Ici, un système de ventilation dans chaque pièce ( filtration d’air MERV 13 ) avec débit calculé et vérifié, humidité contrôlée, une sortie extérieure de balayeuse, une entrée d’air indépendante pour le foyer, l’élimination des COV pour les matériaux et un test de radon réussi permettent l’obtention de 14 pts sur une possibilité de 21. Une fois de plus, Novoclimat se veut une bonne base pour cette catégorie.
Sensibilisation et formation : Comme les propriétaires ont été bien formés quant à l’usage des différents systèmes de la maison et qu’ils y porteront une attention particulière, 1 pt sur 3 est obtenu.
Au final, cette maison se voit attribuer 72 pts sur une possibilité maximale de 136 et elle obtient ainsi la certification LEED Argent soit le second niveau sur quatre. Le premier niveau, la certification de base, nécessitait 55 pts alors que le second, LEED Argent, requérait 70 pts. Pour ce qui est des certifications Or et Platine, celles-ci nécessitaient respectivement 85 et 100 pts. Par contre, aux dires de Robin Gauthier Ouellet, la certification Platine est mathématiquement impossible à obtenir en milieu rural alors que la certification Or aurait nécessité des investissements et efforts considérables.
Au delà de tout cela, la maison permettra à ses propriétaires d’économiser 36% sur leur facture d’électricité, de respirer de l’air ambiant dont les émissions nocives de COV ont été réduites de 90% et de réaliser des économies d’eau de l’ordre de 25%. Sans oublier que 90% des matériaux utilisés pour cette maison ont été fabriqués au Québec pour favoriser l’économie locale et limiter le transport.
Robin Gauthier Ouellet a résolument choisi son camp. Pour ce passionné de l’environnement, il est impensable de retourner à des systèmes de construction classique alors que pour le même prix il peut mener à bien des projets aux qualités environnementales remarquables qui, de surcroît, apporteront au fil du temps des gains économiques substantiels à ses acheteurs, notamment en réduisant leur facture d’électricité.
( sources : Écohabitations Boréales et Écohabitation )
Par Denis Chamberland
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La construction d’une maison à flanc de montagne oblige fréquemment le constructeur à relever des défis. Ici, le tout premier se révéla rapidement avec la présence d’un amas de grosses pierres situé directement à l’emplacement où on désirait ériger la maison. Celles-ci, fort nombreuses, furent donc déplacées et avantageusement réutilisées pour la mise en place de murs de soutènement visant à faciliter l’accès au chantier et éventuellement à la maison.
Un second défi, et tout un celui-ci, fut de composer avec l’infiltration d’eau et l’érosion dues à une quantité importante d’eau en provenance de la montagne en amont. Pour éviter que la maison ne glisse vers le chemin, il a donc fallu percer des trous dans le roc, environ 18, et fixer des tiges d’acier à la verticale. Ces longues tiges d’acier traversent l’épaisseur de la semelle et s’insèrent dans les murs de fondation afin d’assurer un excellent ancrage de la maison. De plus, pour bien gérer toute cette eau en provenance de la montagne plus haut, on a installé un drain de six pouces de diamètre ( et non de quatre pouces de diamètre comme fréquemment utilisé ). Un important système de drainage entoure la maison à environ dix pieds du périmètre. En amont et latéralement, on a disposé, à vingt pouces sous le sol, un lit de pierres concassées dans un gros tuyau de drainage. Les bras latéraux amènent l’eau de ruissellement presque jusqu’à la rue.
« Le début de l’été a été tellement pluvieux que cela nous a montré de façon évidente les endroits du terrain à protéger. Les murets de soutènement sont aussi munis de drains français » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, constructeur de la maison.

La charpente de bois certifié FSC ainsi que le système pare-air des murs ont été réalisés par Construction Au Sommet pour une composition de mur à haut rendement énergétique alors que la véranda, que l’on peut observer à l’extrémité gauche de la façade principale, fut, pour sa part, construite entièrement en cèdre des Laurentides et avec de l’ardoise au plancher afin de capter la chaleur du soleil le jour et de libérer celle-ci de façon toute naturelle en soirée. C’est d’ailleurs l’unique système de chauffage pour cet espace non isolé et en communion avec l’extérieur dont M. Ouellet, propriétaire, est particulièrement fier. Notons aussi la présence d’ardoise au plancher de la cuisine et de la salle à manger et toujours dans une approche solaire passive.
« Cette maison n’est pas une maison technologique, de nous dire le constructeur, c’est une maison simple mais bien construite. Évidemment, c’est plus long à ériger car une multitude d’attentions doivent être portées notamment à l’isolation et à l’étanchéité et ce, de la dalle de plancher jusqu’à la toiture. Nous avions un objectif élevé quant à la performance relative à l’infiltration d’air et celui-ci a été atteint. Notre taux d’infiltration est très bas ( 0,7 changements d’air à l’heure ); ce qui contribue grandement à la performance globale. De plus, les déchets ont été réduits d’environ 50% et ceci est attribuable au choix des matériaux.
À la conception de la maison, j’ai choisi des matériaux dont les retailles pouvaient être recyclées, réutilisées ou brûlées. Le recyclage, lorsque possible, est aussi une option intéressante ( exemple : retailles de gypse rapportées à Montréal pour y être recyclées ) mais le choix des matériaux est plus critique pour réduire les déchets. À titre d’exemple, l’usage du bois brute pour les moulures et les planchers plutôt que du pré-vernis, des isolants à base de carton recyclé plutôt que de l’isolant rigide ( chimique, non biodégradable et impossible à brûler ) ».
Notons d’ailleurs qu’aucun bac à déchets ne fut utilisé pour ce chantier. Les arbres que l’on a abattus furent coupés et cordés afin d’être utilisés comme bois de chauffage alors que toutes les retailles de bois non utilisables furent brûlés sur place. De plus, en ce qui a trait aux armoires et comptoir de cuisine, les propriétaires ont fait affaire avec Avivia, une entreprise éco-responsable dont l’approche environnementale a bien plu au constructeur.

Ne manquez pas le prochain billet consacré à ce projet et qui dévoilera comment cette maison a obtenu sa certification LEED Argent.
( sources et photo: montoit sur cyberpress.ca et Écohabitations Boréales )
Par Denis Chamberland
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La conception d’une première maison écologique, surtout la première, représente beaucoup de travail pour en faire un succès. Une centaine d’heures furent donc consacrées à la recherche de matériaux, de techniques et de systèmes pouvant s’inscrire dans un tel processus de nous signaler M. Robin Gauthier Ouellet de Écohabitations Boréales, « Faut dire qu’on partait de loin en construction » nous dit candidement ce dernier qui, bachelier en environnement et en management, avait tout de même une bonne capacité de recherche et d’apprentissage. « On trouve presque tout sur Internet et sur des sites spécialisés, voire même des fabricants de matériaux. Les détaillants, par contre, ne sont pas encore rendus là, du moins pas il y a deux ans de cela. Ils ne connaissent pas les produits écologiques disponibles, parfois même ceux dans leur magasin!».
« J’ai commencé à penser à cette entreprise il y a trois ans de cela. Je ne connaissais pas vraiment le programme LEED à ce moment-là. Il n’était d’ailleurs pas prévu de faire certifier le projet au départ. Nous n’avons donc pas intégré la démarche LEED au tout début de la conception. À titre d’exemple, pas de ‘charrette de design’ ou cet exercice visant à mettre ensemble les idées d’un groupe d’intervenants et de professionnels du métier afin que tous rament dans le même sens et partent du bon pied. Ma contribution à la conception fut de préciser les matériaux et techniques écologiques de construction qu’on allait mettre de l’avant alors que, du côté des propriétaires, ceux-ci ont défini les grandes lignes de leurs besoins en terme d’espace. M. Ouellet avait d’ailleurs rédigé un devis exhaustif sur les espaces de vie même si plusieurs modifications y ont été apportées ». Pour la réalisation des plans, le trio s’est tourné vers Sylvain Charrette qui a pris en considération toutes ces requêtes et est venu sur le terrain afin de s’assurer de l’orientation de la maison et de l’apport envisageable d’énergie solaire passive pour la réalisation de ce superbe plan de maison.
« L’approche générale de la maison fut la suivante: pas de solutions compliquées, pas de technologies spéciales, juste une maison bien orientée et bien réalisée avec des matériaux écologiques et des équipements performants. Le choix du terrain est critique et il doit se faire très tôt dans le processus. Ce terrain étant plein sud, c’était parfait comme point de départ ».
Lorsque je parle à Robin de compromis que les propriétaires ont probablement eus à faire, celui-ci me répond qu’il ne croit pas que, pour être écologiques, les clients aient à faire des compromis sur la qualité des matériaux. Il me signale que dans le moyen/haut de gamme, il est très possible de trouver des matériaux écolos tout aussi attrayants et à un prix similaire. « On choisi donc le produit qui a des caractéristiques intéressantes ». Par caractéristiques intéressantes, celui-ci fait allusion à des produits locaux, recyclés, sans COV, biodégradables etc. D’après lui, une maison Novoclimat LEED de moyen/haut de gamme n’est pas plus coûteuse à construire qu’une maison conventionnelle de la même taille. « Il y a des choses à proscrire en construction écologique comme aménager beaucoup de fenêtres au nord ou mettre beaucoup de tapis dans la maison ou même, utiliser des produits dont la fabrication est énergivore ».
« Tout est question d’équilibre. Il nous faut trouver l’équilibre entre le prix, la performance environnementale, l’esthétisme et la fonctionnalité. Des maisons écolos ‘à l’extrême’, qui négligent l’esthétisme au profit de la performance, ne se vendront pas et nous raterons ainsi l’objectif premier de cette aventure qui est de diminuer l’empreinte écologique de l’industrie de la construction ».
Suivez, lors du prochain billet, la construction de cette maison certifiée LEED Argent et découvrez les défis rencontrés sur ce chantier.
Par Denis Chamberland
Classé dans : Agences Dessins Drummond, Besoins, Chantier, Conception, Construction, Efficacité énergétique, Entrepreneur, Environnement, Escaliers, Habitation, LEED, Maison, Maison Verte, Non classé, Novoclimat - Agence Efficacité Énergétique, Plans, Plans de maison, Propriétaire, Qualité de vie, Roches, Terrains, Travaux, Témoignage, Vert, Écologique
Voilà, c’est fait !
La toute première maison québécoise certifiée LEED Argent, que l’on peut voir en ce moment sur différents médias dont Cyberpresse, le fut très récemment et ce, à la plus grande satisfaction du constructeur M. Robin Gauthier-Ouellet de Écohabitations Boréales, spécialisé en environnement et en management, ainsi que pour le plus grand bonheur des propriétaires, Mme Jacynthe Gauthier et M. Patrice Ouellet, amants de la nature et grandement soucieux de recréer un intérieur sain, en communion avec le paysage et qui leur procurerait le sentiment de vivre et de travailler à la maison comme en pleine nature. Sans oublier l’apport du concepteur, M. Sylvain Charrette, directeur des Agences Dessins Drummond de Longueuil et Suroît-Valleyfield, pour qui l’aventure s’est avérée fort concluante. Je tiens à remercier bien sincèrement ces quatre personnes qui m’ont permis d’apprécier, sur place, une construction remarquable, fort bien intégrée et qu’il me fait plaisir de partager ici avec vous et lors des billets à venir.

À première vue, je perçois un terrain passablement accidenté et pour lequel je constate qu’un travail important a été effectué afin d’obtenir un plateau suffisamment grand, même si toujours un peu accidenté, pour y ériger la maison. Je remarque, par le fait même, que plusieurs grosses pierres furent disposées de façon stratégique afin de permettre la réalisation d’un espace de stationnement sur un niveau intermédiaire entre celui de la maison et celui du chemin principal. Ici, je lève mon chapeau aux propriétaires conscients du fait qu’ils auront à trimbaler régulièrement leurs différents achats du niveau stationnement au niveau rez-de-chaussée de la maison et toujours sur ce terrain passablement accidenté. Quand on pense à tous ces travailleurs de la construction qui se stationnent quasiment sur le perron de notre maison lorsqu’ils ont à effectuer des travaux, je salue, à plus forte raison, tous ceux qui ont travaillé sur ce chantier.

Sylvain et moi sommes accueillis par Jacynthe, Patrice et Robin dans un espace vestibule suffisamment grand et pour lequel de belles portes de bois habillent un mur complet de rangement. J’apprécie alors une douce et agréable odeur de bois dans l’air; odeur d’ailleurs qui parfume tout l’intérieur de la maison et qui est attribuable à l’usage du bois sur l’ensemble des portes, qu’il s’agisse des portes d’accès aux différentes pièces ou bien de celles composant les armoires et comptoir de cuisine. Il en va aussi de l’usage du bois comme cadrages à ces portes, comme tringles au plancher et, finalement, pour tout le système escalier qui donne accès aux trois niveaux de planchers.

La qualité de l’air ambiant ne fait aucun doute et M. Ouellet la commente ainsi : « C’est tellement bon de se réveiller le matin sans avoir l’impression d’avoir respiré de l’air vicié toute la nuit ». Cette qualité d’air intérieur est assurée par le ventilateur récupérateur de chaleur ( VRC ) dont le travail d’échange d’air avec l’extérieur est tout à fait indispensable dans une construction étanche comme celle-ci.
Après une visite complète de la maison nous permettant d’apprécier les différents espaces, travail et repos au premier plancher, activités et détente au second et séjour pour visiteurs à la mezzanine ( 3è plancher ), nous voici de retour au cœur de la maison, plus précisément dans la salle à manger où la communion avec le décor est indéniablement réussie.

C’était d’ailleurs un des critères importants du devis réalisé par M. Ouellet et sur lequel je reviendrai lors des prochains billets. Ne manquez pas les billets à venir et qui traiteront de la Conception, la Construction et la Certification de cette première maison québécoise certifiée LEED Argent.
Par Denis Chamberland
Pour vous guider lors de la planification de vos rénovations vertes, voici quelques conseils pratiques à prendre en considération.
1. Privilégiez toujours les matériaux naturels. Le bois massif, les pierres et la céramique sont d’excellents choix. De plus, utilisez de préférence les peintures Éco-Logo.
2. Évitez les planchers de vinyle et les tapis en fibres synthétiques. Le linoléum fabriqué à partir d’huile de lin, de liège ou d’autres matériaux naturels est une option intéressante.
3. Un plus pour les armoires et les comptoirs : pour vos armoires, choisissez des panneaux en bois massif ou en fibre de moyenne densité, car ils contiennent moins de composés organiques volatils (COV) que les agglomérés. Pour les comptoirs, les pierres et la céramique s’imposent.
4. Attention au chauffe-eau. Installez le chauffe-eau bien isolé près des sources d’utilisation les plus fréquentes. Le chauffe-eau solaire est la solution idéale.
5. La modération d’eau a définitivement sa place. La solution : opter pour une cuvette et des pommes de douche à faible consommation d’eau.
6. Évitez les cadres en PVC pour les fenêtres. Ces derniers se dégradent sous l’effet des rayons UV et dégagent du chlore. Le bois massif et la fibre de verre sont les meilleurs choix.
7. Diminuez vos besoins de chauffage. Adoptez une stratégie solaire passive (orientation adéquate de votre fenestration), une bonne isolation avec de la cellulose naturelle et une ventilation appropriée afin d’évacuer l’humidité et les polluants.
8. On préfère la terrasse en pierres naturelles. Pour l’aménagement extérieur, la pierre naturelle ou une essence de bois imputrescible -comme le cèdre- sont les meilleures options pour la terrasse.
9. On oublie le bardeau d’asphalte pour la toiture. Optez plutôt pour le métal comme l’acier galvanisé et, là où c’est possible, installez un toit végétal.
10. L’eau de pluie, c’est précieux. Prévoyez un réservoir pour capter les eaux de pluie qui seront ensuite fort utiles pour arroser les plantes et les légumes du potager.
(source : magazine 150 Plans Automne-Hiver 2009-2010)
Par Denis Chamberland
Située en Montérégie, la municipalité de Ste-Martine se veut l’une des municipalités les plus actives dans le secteur de l’environnement. Celle-ci peut d’ailleurs être fière de son comité de récupération et de ses citoyens dont l’implication, depuis 1989 à la collecte sélective des déchets domestiques dangereux, des morceaux de métal et des matières compostables, a permis de réduire de 50% le tonnage de déchets enfouis.
En 1995, un groupe de citoyens formait le comité d’économie d’eau afin de sensibiliser la population à la réduction de la consommation d’eau potable. Comme l’usine de traitement des eaux usées de Ste-Martine se rapprochait graduellement de sa capacité maximale, le maire François Candeau savait qu’il serait plus coûteux de l’agrandir que d’investir dans des mesures visant à réduire la consommation d’eau. Ainsi, la pose d’économiseur d’eau dans les réservoirs de toutes les toilettes de résidences et de commerces, la sensibilisation par les journaux, écoles, envois postaux; l’application du règlement concernant l’arrosage des pelouses et la détection et correction de fuite d’eau contribuèrent grandement à atteindre les objectifs de la charte de l’environnement que la municipalité avait adoptée en 1992.
D’ailleurs, en 1996, la municipalité se voyait décernée le prix PHÉNIX de Collecte sélective Québec alors qu’en 1998 celle-ci recevait le prix PHÉNIX de l’environnement, secteur de la récupération.
Aujourd’hui, le comité de récupération et le comité d’économie d’eau se sont groupés pour n’en faire qu’un soit le comité d’environnement dont le mandat élargi vise toujours et encore davantage à améliorer la qualité de vie des citoyens.
Plus récemment et suite à la demande de M. Benoit Lavigeur, écoconstructeur désireux de se construire une maison écologique, le comité d’environnement, avec M. Sylvain Legault en tête, a proposé l’idée d’une subvention que les élus ont immédiatement adoptée. La municipalité a donc pris l’initiative d’adopter une résolution visant à accorder à M. Lavigueur une subvention équivalente à un congé de taxes d’un an lorsque sa maison sera certifiée LEED for Homes et ce, peu importe le niveau de certification.
La ville de Ste-Martine demeure une pionnière dans le domaine de l’environnement et ses administrateurs, tout comme ses citoyens, ont bien compris qu’ils ont tout à gagner avec une approche écologique.
Par Yves Carignan
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Ce sera une courte introduction pour un long billet car Alain Hamel a écrit cette opinion sur son site et je crois que son texte résume bien les défis auxquels nous devrons faire face. Je vous le propose ici, en hyperlien:
Imaginez le coût par KW majoré de .07 à .18, ce sera assez catastrophique pour bien des familles, mais réaliste par rapport au prix du marché projeté pour cette période en Amérique du nord.Du même coup, cette prévision semble assez juste car les coûts de productions des nouvelles centrales sont estimés à 10.3 sous du kW.
L’acheteur moyen n’est pas informé de ce genre d’enjeu.
Pas facile d’en établir le juste prix dans ce cas !
* La modulation des tarifs hors pointe aurait le mérite de concentrer les applications les plus énergivore en période de basse consommation pour équilibrer la demande, un volet de cette option consisterait à modifier les habitudes de consommation de la population. Afin de les sensibiliser aux mérites de cette option, une réduction importante des tarifs en périodes hors pointe est déjà envisagée, consultez le site web du projet pilote
» heure juste » d’Hydro Québec .
Un des avantages certain de cette méthode est la conception de résidences adaptées à ce mode de facturation, l’intégration du principe de la masse thermique lors de la construction d’une nouvelle résidence permettrait de concentrer la période de chauffe ou de climatisation hors de la période de pointe, et ce, de façon automatisée.
* La modification de la présente grille tarifaire est la seconde option et la plus facile d’application, imaginez un mode de facturation identique mais avec des taux différents.
* Les 40 premiers KWH par jours facturés à 3.5 sous
* le reste de la consommation à 10 sous le KWH
Ceci aurais le mérite de baisser le compte de la majorité des familles à faible revenu et des gens sensibilisés et surtout de faire payer aux grands consommateurs le juste prix.
D’un autre coté, pour éviter qu’à long termes des résidences inefficaces prolifèrent sur le marché de la revente, l’obligation de fournir, lors de toute transaction immobilière, une évaluation énergétique du bâtiment produite par une firme spécialisée, cette idée fait son chemin, de plus une amélioration de la procédure concernant l’octroi des subventions à la construction neuve devrait être sérieusement envisagée, le montant alloué devrait l’être en fonction du rendement énergétique de la résidence à être construite, ce qui est simple d’application car les outils existent déjà et les réseaux d’inspection en place depuis l’avènement du programme Novoclimat.
Novoclimat évoluera certainement, mais les principales balises ne sont pas encore vraiment établies.
Le bon vieux principe de la carotte et du bâton…ça devrais fonctionner.
Votre opinion est la bienvenue !



