Archive de la catégorie 'Environnement'
Par Denis Chamberland
Lorsque l’on aménage son terrain, une fois la nouvelle maison finalisée ou lors d’un réaménagement paysager majeur, la grande majorité d’entre nous opte pour de la pelouse en guise de verdure et afin d’en arriver à obtenir un terrain vert le plus rapidement possible. De la tourbe, ça se pose plutôt facilement en famille ou entre amis, ça oblige une certaine discipline d’arrosage pas toujours évidente avec la règlementation municipale et ça éreinte un peu tous les participants, mais ça vous donne un terrain vert en l’espace d’un weekend !
Ne peut-on pas envisager d’autres avenues en façade de sa maison ?
Eh bien oui et c’est ce que se plait à faire l’ingénieure Christine Landry depuis plus de 15 ans. À titre d’exemple, celle-ci a réalisé un ensemencement s’inspirant de la nature à l’entrée de La Maison du 21è siècle, à Ste-Agathe. « Ce que l’on retrouve dans la nature, c’est l’expression spontanée des pastels au printemps, des soleils en plein été et des couleurs chaudes d’automne » de signaler cette distinguée membre de la Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) dont les différents champs fleuris ont attiré l’attention comme celui de 2,5 acres réalisé en pentes abruptes au viaduc de la sortie 60 de l’autoroute 15 nord à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.
Et pourquoi pas un potager ?
À Drummondville, après une controverse qui aura pris des proportions quasi « planétaires », les potagers urbains devant les résidences seront autorisés par un règlement municipal que les élus de la ville ont adopté en avril dernier.
Eh oui, il vous sera désormais possible d’aménager un potager dans la cour avant de votre maison, de votre commerce ou industrie en raison des nouvelles dispositions du règlement de zonage. Aux dires de Mme Francine Ruest Jutras, mairesse de Drummondville, « Voilà une règlementation à la fois avant-gardiste et inspirante visant à assurer l’harmonie des quartiers résidentiels ».
Même si quelques restrictions s’imposent en rapport avec les voisins ou dans une approche sécuritaire, « Il est à noter que peu de villes au Québec ont procédé à l’adoption d’une telle réglementation et que Drummondville fait en quelque sorte école à ce chapitre » de faire valoir Mme Jutras.
Tiré en partie du magazine La Maison du 21è siècle, Édition Printemps 2013 et du journal l’Express, Édition du dimanche 7 avril 2013.
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par Denis Chamberland
Catégories: Aménagement extérieur, Écologique, Écologiques, Environnement, Gazon, La Maison du 21ième Siècle, MiCasa, Pelouse, Santé, Terrains, Vert
Le 4 avril passé a marqué le 10è anniversaire de l’entrée en vigueur du Code québécois de gestion des pesticides, une première en Amérique du Nord. L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont emboîté le pas à la Belle province, respectivement en 2009 et 2011. Or, l’Ontario va beaucoup plus loin que le Québec en interdisant l’usage et la vente de 96 ingrédients actifs de pesticides contre 20 seulement chez nous. Équiterre a donc demandé au gouvernement du Québec de suivre ce bel exemple.
Les ventes de pesticides ont diminué de 30% au Québec depuis l’entrée en vigueur du Code. Par contre, les professionnels de l’entretien de pelouse utilisent encore des produits de synthèse dont les effets sur l’environnement et la santé sont très controversés. C’est le cas notamment de l’Imidaclopride (Merit) pour tuer les vers blancs et le Dicamba pour détruire les « mauvaises herbes ». Il faut croire que les Québécois n’ont toujours pas accepté les pissenlits dans leurs pelouses !
Édith Smeesters, biologiste et auteure, se propose de mobiliser le grand public sur sa page Facebook (accessible via edithsmeesters.org) pour inverser cette tendance. Cette conférencière très recherchée a fondé la Coalition pour les alternatives aux pesticides et est porte-parole d’Équiterre en la matière. Son dernier livre, Guide du jardinage écologique, paraîtra ce printemps.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, Édition Printemps 2013
Par Denis Chamberland
« Zéro dix roues! », lance fièrement Alexandre Raymond pour souligner qu’il a évité la pollution générée par la production et la livraison de pierre concassée. Le jeune constructeur vient de lancer le projet immobilier Les Berges du Rocher, à Satin-Adolphe d’Howard, dans les Laurentides, où il prévoit construire 35 maisons écoresponsables.
Il a débuté en aménageant une rue d’un kilomètre comme un chemin de campagne, avec du gravier naturel récolté sur le site puis tamisé. Ensuite, certains arbres ont été transplantés. Quant à ceux qui sont abattus, ils sont soit convertis en poutres et planches à l’aide d’une scierie portative, soit débités en bois de chauffage donné aux acheteurs.
Une vingtaine d’acres (soit 30% du domaine) seront conservés à l’état naturel en tant que parc doté de sentiers pédestres et de raquette, avec observatoire à 1705 pi (520 m) d’altitude. « Mon but était de ne pas perturber le site : nous avons deux lacs et les gens ont l’environnement à cœur », explique le président des Constructions MontagneArt, qui favorise l’achat local et l’usage de matériaux recyclés. Il vient d’y bâtir une maison solaire passive certifiée Novoclimat, isolée au polyuréthane (murs R-40) et dotée de dalles radiantes à eau chaude.
Les acheteurs devront vidanger leur fosse septique chaque année, éviter le pavage d’asphalte et limiter la superficie gazonnée. Et les riverains devront signer une entente environnementale conçue par un biologiste afin de préserver la qualité des plans d’eaux.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012-2013
Par Denis Chamberland
Catégories: Champs électriques, Consommation, Électromagnétisme, Environnement, Qualité de vie, Santé, Sécurité
Naturopathe et détenteur d’un doctorat en nutrition, Brian Clement dit avoir traité avec succès plus de 4000 personnes électrohypersensibles – dont 60% sont en rémission quasi-totale – à l’Institut Hippocrate qu’il dirige. Fondé à Boston en 1956 par la nutritionniste Ann Wigmore et aujourd’hui basé en Floride, c’est l’un des centres de santé naturelle les plus réputés au monde.
En 2000, le candidat américain au prix Nobel de médecine, Dr Robert O. Becker, classait l’électrosmog au premier rang des polluants. Brian Clement est d’accord avec lui : « Si vous me demandez quel est le problème le plus grave que l’homme ait créé, dit-il, je vous répondrai qu’en premier c’est l’électropollution, suivi des produits chimiques et des métaux lourds. » D’ailleurs, selon lui ainsi que le fameux cardiologue texan William J. Rea (ehcd.com), l’électrohypersensibilité est notamment due à une intoxication aux métaux lourds endommageant les systèmes nerveux et immunitaire.
En plus de réduire leur exposition aux CEM, les personnes les plus atteintes doivent aussi se désintoxiquer. Par exemple, à l’aide de séances de sauna à ondes infrarouges, de vitamines B, de minéraux, d’eau pure, d’algues comestibles, d’enzymes et de bains minéraux. Pour découvrir sa recette détaillée pour une désintoxication en profondeur, lire sur 21esiecle.qc.ca la longue entrevue téléphonique qu’il nous a accordée en janvier 2012.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012
Par Denis Chamberland
Catégories: Accumulations d'eau, Eau potable, Environnement, Jardin, Pelouse, Récupération
Nos ancêtres ont toujours récupéré l’eau de pluie, mais au fil du temps, cette sage habitude s’est perdue. « Il est grand temps de revenir à nos racines et de faire place à une saine gestion des eaux », affirme Claude Chevrette, président de la compagnie Éconeau.
Le système de récupération de la pluie Éconeau s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement du Québec visant à réduire la consommation d’eau potable de 205 d’ici 2017 et à diminuer les coûts d’exploitation des usines de traitement des eaux.
Ce système relié à la toiture d’une maison permet de récupérer environ 80 000 litres d’eau de pluie par année. L’eau captée à partir des gouttières est d’abord filtrée, ce qui empêche les débris de s’introduire dans le système. Elle est stockée dans des réservoirs hors terre ou souterrains pour ensuite être pompée pour divers usages ne requérant pas d’eau potable. On peut donc utiliser l’eau de pluie pour laver la voiture, arroser le jardin, irriguer le terrain, remplir la piscine et même pour usage dans la toilette et la laveuse.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012
Par Denis Chamberland
Catégories: Bâtiment, Certification, Climatisation, Consommation, Construction résidentielle, Cote énergétique, Design, Écoénergétique, Efficacité énergétique, Environnement, Fenêtres, LEED, Non classé, Novoclimat - Agence Efficacité Énergétique, Performance, R-2000, Réglementation, Rendement énergétique, Santé
Après sa révision en 2012, la norme volontaire R-2000 maintient sa position de chef de file en matière de construction de nouvelles maisons éconergétiques.
Depuis 30 ans, R-2000 représente la norme d’habitation la plus complète qui soit en matière d’environnement et d’efficacité énergétique. Cette norme d’excellence établie par Ressources naturelles Canda (RNCan) a grandement contribué à l’amélioration des pratiques de construction courantes. Alors que les exigences d’efficacité énergétique sont rehaussées dans les divers codes du bâtiment, la norme R-2000 fait une fois de plus l’objet d’améliorations.
Composé de plusieurs intervenants de l’industrie, le Comité sur le renouvellement de la norme R-2000 s’est réuni pendant deux ans. Il a proposé de nouvelles exigences techniques, qui ont fait l’objet d’un examen public au cours de l’automne 2011 et qui seront publiées en 2012. Ces recommandations seront mises en œuvre en deux phases.
Cette approche progressive comporte deux avantages. D’abord, les participants pourront évaluer le nouvel objectif énergétique R-2000 au cours de la phase 1 (1er juillet 2012 au 31 décembre 2013), avant la mise en oeuvre complète, en 2014 (phase2). Une telle approche accordera aussi suffisamment de temps pour former les constructeurs et les conseillers en efficacité énergétique.
Voici un résumé des modifications apportées à la norme R-2000 comparativement à la version de 2005 :
L’objectif énergétique annuel a été modifié de façon à être approximativement 50% plus exigeant que dans la norme précédente :
Les diverses normes de référence, par exemple pour les fenêtres, ont été mises à jour :
Les exigences relatives à la conservation de l’eau ont été haussées :
Les systèmes de refroidissement doivent être homologués Énergy Star.
Quant à elle, la phase 2 prévoit la publication, en 2014, d’une norme R-2000 entièrement révisée, qui fera la transition vers la prochaine génération du système de cote ÉnerGuide, en cours d’élaboration. Parmi les nouveautés prévues :
Environ la moitié de l’objectif énergétique de la maison devra être atteint grâce à l’enveloppe du Bâtiment, ceci afin de continuer à promouvoir les bons principes de la science du bâtiment :
Bien que les climatiseurs ne seront pas obligatoires, leur consommation d’énergie sera prise en compte lors de la conception de la maison afin de favoriser l’installation d’appareils éconergétiques;
L’électricité produite sur place par un système d’énergie renouvelable (photovoltaïque, éolien, etc.) pourra servir à atteindre l’objectif énergétique;
On augmentera le nombre d’éléments requis en vertu de la liste de sélection R-2000 et les produits devenus courants seront remplacés par des éléments plus avant-gardistes. La liste est classée en cinq catégories : qualité de l’air intérieur, efficacité énergétique, gestion de l’environnement, gestion des ressources et conservation de l’eau. Une approche assurément inspirée du programme LEED.
Bref, en resserrant les exigences techniques d’efficacité énergétique et en incorporant de nouvelles caractéristiques touchant l’environnement et la qualité de l’air intérieur, RNCan s’est assuré que la norme R-2000 demeurera le plus haut standard canadien qui soit pour les maisons neuves. Pour en savoir davantage…
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Printemps 2012
Par Denis Chamberland
Catégories: Déchets, Environnement, Jardin, La Maison du 21ième Siècle, Non classé, Nouveauté, Recyclage
Le lombricompostage (ou vermicompostage) est un procédé permettant de composter la matière organique végétale dans la maison à l’année longue. Ce sont des vers de terre, appelés lombrics, qui digèrent vos déchets de table dans un petit bac de plastique et les transforment en précieux compost. Une méthode idéale pour tous ceux qui n’ont pas accès à un jardin ou qui veulent composter 12 mois par année. Quelques poignées de vers et une litière de papier journal suffisent pour accomplir ce petit miracle qui évite les émissions de gaz à effet de serre associées au transport et à l’enfouissement des déchets organiques, et ne dégage pas d’odeur.
L’entreprise Vers un avenir vert, établie en2008, a conquis le marché avec son bac à ranger sous le comptoir ou l’escalier. Depuis peu, elle importe de France l’Éco-worms, produit unique au Canada. Muni de trois paniers superposés, ce lombricomposteur facilite le dépôt des déchets et la récolte du précieux composte en permettant la migration des vers d’un panier à l’autre.
Esthétique dans sa forme et sa couleur, facile à manipuler, il favorise l’intégration du compostage au quotidien. Les 12 années d’essais de l’instigatrice, l’agronome Hélène Beaumont, ont porté fruit, sans compter les recherches effectuées en France pour perfectionner ses méthodes et connaissances.
Mme Beaumont offre de la formation en milieu scolaire et en entreprise. De plus, elle élabore, en étroite collaboration avec des entreprises, des projets de recherche en lien avec le lombricompostage. Son mot d’ordre : préserver l’environnement !
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012
Par Denis Chamberland
Deux scientifiques de renommée internationale, l’astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, seront les conférenciers vedettes de la première édition du Salon Projet ÉCOSPHÈRE Montréal. Organisée en collaboration avec la Maison du 21è siècle et Écohabitation, cette Foire de l’environnement et de l’habitation saine aura lieu au Technopôle Angus les 19 et 20 mai prochains.
Fort des succès de la même Foire tenue annuellement à Brome, dans les Cantons-de-l’Est (8500 visiteurs en deux jours en 2011, ce qui serait un record québécois pour un évènement environnemental), le Groupe ÉCOSPHÈRE s’attend à recevoir quelque 20 000 visiteurs à Montréal.
Chaque année depuis 2006, le promoteur Éric Ferland et son équipe impressionnent par la grande qualité des exposants qu’ils réunissent et des conférences et autres évènements culturels qu’ils organisent. C’est un rendez-vous environnemental grand public incontournable: on y rencontre des représentants d’entreprises, d’organismes gouvernementaux et communautaires, des collèges et d’universités ainsi que des agriculteurs biologiques, des praticiens en médecines complémentaires et des spécialistes de la mode et du design écologiques.
Pour plus de détails, visitez le site projetecosphere.org qui propose notamment des infolettres et le nouveau répertoire d’entreprises vertes REVE.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012
Par Denis Chamberland
Après la certification LEED pour l’aménagement des quartiers et l’initiative fédérale des collectivités EQuilibrium, de nombreuses activités québécoises suscitent de grands espoirs chez ceux qui rêvent de villes plus écologiques.
Ainsi, le 18 novembre dernier, plus d’une centaine d’organisations – dont des municipalités – se sont engagées à participer à la réduction de la dépendance du Québec au pétrole, dont l’importation coûte plus de 17 milliards de dollars aux Québécois annuellement. Cet engagement découle du premier Forum québécois sur l’énergie organisé à Shawinigan par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (rncreq.org).
La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), quant à elle, vient de proposer un plan métropolitain d’aménagement et de développement qui vise enfin à limiter l’étalement urbain, qui favorise entre autres la consommation de pétrole. Tout en saluant cette initiative, 24 organismes et experts ont souhaité des objectifs plus ambitieux au plan final. Parmi ceux-ci : la création d’une ceinture verte, le frein au développement routier, le financement du développement des transports collectifs et la protection intégrale de la zone agricole jusqu’en 2031.
En novembre également, l’organisme montréalais ecohabitation.com qui certifie les habitations LEED, lançait le service Quartiers Écohabitation. « L’organisme élargit ainsi son champ d’action en accompagnant les municipalités, les promoteurs et les municipalités régionales de comté qui veulent développer des quartiers plus denses, plus végétalisés, bien dotés en commerces et en services afin de limiter l’utilisation de la voiture. »
Enfin, un organisme de Québec, Vivre en Ville, lançait cette année le site sagacite.org pour favoriser la diffusion d’information et la mobilisation des citoyens et des décideurs en matière d’urbanisme durable en vue de faire face aux changements climatiques. On y aborde des sujets-clés comme les quartiers moins dépendants de l’automobile, la taille et la qualité des bâtiments, l’ombrage, les sols perméables, etc.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012
Par Denis Chamberland
Catégories: Achat, Acquisition immobilière, Architecture résidentielle, Certification, Champs électriques, Conception, Construction résidentielle, Développement durable, Écoénergétique, Écohabitation, Écologique, Efficacité énergétique, Électromagnétisme, Empreinte écologique, Environnement, La Maison du 21ième Siècle, LEED, Matériaux, Novoclimat - Agence Efficacité Énergétique, Peinture écologique, Plans, Plans de maison, Polluants, Qualité de vie, Recyclage, Santé, Service à la clientèle, Tendance, Vert
Bachelier en science et titulaire d’une maîtrise en géie industriel, Robin Gauthier-Ouellet fut analyste d’affaires pendant cinq ans pour une compagnie de gestion de construction avant de fonder sa propre entreprise, Écohabitations boréales, en 2008. Après avoir construit pour ses parents une des premières maisons québécoises certifiées LEED, il a fait de ces maisons vertes une spécialité. Il en a déjà complété quatre et d’autres sont en marche.
Sa femme, Julie Hudon, a quitté son emploi d’enseignante pour s’occuper notamment du service à la clientèle. Depuis trois ans, elle déniche les matériaux et produits sains pour ces maisons, ce qui n’était pas tâche facile à l’époque. « On avait l’air bizarre à demander des produits zéro COV aux fournisseurs, raconte-t-elle. Souvent, je devais mettre moi-même en contact les fabricants, distributeurs et détaillants, dont certains ignoraient avoir des produits sains en magasin. L’un d’eux m’a dit qu’il avait vendu à une femme enceinte le scellant de douche sans odeur que j’avais commandé! »
Aujourd’hui, Robin et Julie récoltent le fruit de leur labeur : « On se fait de plus en plus questionner sur les aspects santé des maisons, comme les champs électromagnétiques et la qualité de l’air », dit-elle. Cette missionnaire dit que son amoureux l’est tout autant qu’elle. « Robin porte les problèmes du monde sur ses épaules. » Comme il veut s’assurer que ses clients aient les maisons les plus saines et vertes possibles, il a décidé de payer de s poche les frais de la certification indépendante LEED ainsi que les plans des résidences. « Tous nos clients veulent des maisons sur mesure, de milieu ou haute gamme, dit-il. Avec mon expérience en gestion de projets, monter un dossier LEED est un objectif atteignable-même pour un universitaire, la chose est un défi de taille. »
Robin et Julie s’amusent fièrement à bâtir des maisons hypervertes au prix de maisons certifiées Novoclimat; bois récolté durablement dans Lanaudière, planchers de bois huilé de la Beauce, armoires de cuisine mauriciennes sans émissions de formaldéhyde, récupération du gypse et autres débris de chantier, etc. Ils ont même doté leur propre maison d’un chauffe-eau solaire et d’une prise 50 ampères pour recharger leur futur véhicule électrique. Changer le monde, une maison à la fois!
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Été 2011












