Environnement

Thermostat électronique

Les thermostats électroniques permettent d'obtenir une température plus uniforme que les thermostats bimétalliques dits "conventionnels".  De plus, leur utilisation peut faire économiser jusqu'à 10% des frais de chauffage. Les thermostats… Lire l'article

Entretien : ne vous laissez pas mettre au tapis!

Ils sont doux, moelleux, colorés, chaud, confortables; ils habillent merveilleusement nos décors intérieurs, mais ils peuvent se révéler nocifs pour la santé. Les tapis sont un réceptacle de choix pour toutes sortes de polluants et même leur nettoyage peut s’avérer toxique. Explications. Les 20% de Canadiens qui souffrent d’une maladie pulmonaire sont certainement mieux avertis que d’autres sur la question : les tapis, carpettes et autres moquettes, tout comme les tissus d’ameublement, sont de véritables nids à poussière et microorganismes allergènes, sans oublier les produits chimiques irritants qu’ils peuvent émettre. Selon Don Fugler, chercheur principale à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la quantité de poussière qui s’enlève d’un tapis est de quelques fois supérieure à la quantité qui monte d’un plancher dur. Et si un coup de balai vient à bout de 95% des particules indésirables d’un plancher dur, le passage de l’aspirateur ne retire en moyenne que 40% de la poussière déposée sur un tapis. « En fait, il y a trois types d’éléments qui viennent se loger dans les tapis qui sont de véritables éponges, explique le chercheur : ils peuvent être d’origine biologique (peau, poils, nourritures, acariens…) ou minérale (terre, sable, plomb…) ou encore chimique et provenant notamment des matériaux ayant servi à la construction des lieux, en particulier les vapeurs de peinture. Pour limiter cette pollution intérieure, il est recommandé, entre autres, d’enlever ses chaussures avant d’entrer dans la maison, d’aspirer les tapis plus qu’une fois par semaine, et de bien couvrir les tapis et les meubles durant les périodes de rénovation. Voilà donc pour L’ABC de l’entretien régulier. Mais le choix d’avoir un tapis chez soi comporte également des risques quand il s’agit de procéder à un nettoyage plus en profondeur. Les deux principaux s’appellent moisissures et produits chimiques. De l’air! La règle numéro un, au moment du nettoyage est de profiter de la meilleure ventilation possible pour permettre l’évacuation des émanations toxiques de certains produits de nettoyage et un séchage rapide si on emploie des produits liquides. On choisira donc plutôt une période chaude et sèche pour ce type d’activités ménagères, car le danger dans un tapis qui reste trop longtemps humide réside dans la formation de champignons microscopiques connus sous le nom de moisissures. Les 270 espèces recensées dans les maisons canadiennes ont toutes la particularité de dégager substances chimiques et des spores qui, selon Don Fugler, peuvent avoir « au mieux, des effets négligeables sur la santé ou, au pire, causer des allergies et des maladies graves. » Outre les personnes souffrant déjà de troubles respiratoires, les individus ayant un système immunitaire affaibli sont des sujets à risques, de même que les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. Aussi, sachant que certaines moisissures sont invisibles, on s’appliquera d’autant plus à bien sécher ses tapis et on privilégiera les carpettes et tapis que l’on peut sortir au plein air, plutôt que les moquettes et autres revêtements inamovibles. Autre bonne raison de procéder à la toilette des tapis dans un environnement très aéré : les agents chimiques contenus dans certains produits de nettoyage. Outre les pesticides, dont il n’est pas nécessaire de rappeler la nocivité, les détachants et les protecteurs sont les plus dangereux, car ils contiennent souvent des solvants chimiques aux émanations toxiques. Et, pour compléter le tableau des difficultés, la composition même des tapis synthétiques pose problème, car les substances contenues dans certaines colles et dans divers traitements administrés au moment de la fabrication (fongicide, pesticide, imperméabilisant, anti-taches et fixatifs de couleurs) peuvent être activées par le chlore contenu dans l’eau de nettoyage ou sous l’action d’autres produits. Au passage, il est intéressant de noter que de nombreux tapis contiennent des composés organiques volatiles (COV), tel que benzène, toluène, formaldéhyde, qui ont la triste caractéristique de dégager gaz et vapeurs jusqu’à cinq ans après avoir été appliqués et de se solidifier avant de se redéposer sur n’importe quelle surface de la maison. Certains d’entre eux sont cancérigènes, d’autres affectent les systèmes nerveux et endocriniens. On comprend donc très bien que la Children’s Health Environnemental Coalition (CHEC) préconise l’acquisition de revêtements en fibres naturelles non traitées et suggère de demander au fournisseur d’aérer notre futur tapis pendant trois jours avant de le livrer et de laisser nos fenêtres ouvertes au moins pendant la même durée après l’installation. Zones d’ombre Dans le site Internet de la CHEC, plusieurs articles s’attachent au perfluorooctyle sulfonate (PFOS), une substance appréciée pour ses propriétés hydrophobes et lipophobes, soit repoussant l’eau et le gras. Le PFOS fut le principal ingrédient de la gamme de produits Scotchgard®, fabriqués par la société 3M, distribués pendant 40 ans avant d’être retirés de la composition de ces produits cette année. Le PFOS, que l’on a cru longtemps totalement inoffensif, s’est révélé être un polluant organique persistant (POP) dont on a retrouvé des traces un peu partout dans le monde animal, y compris chez l’être humain, dont le corps prend en moyenne quatre ans pour parvenir à l’éliminer totalement (les plus hauts taux de concentration ont été trouvés chez les enfants). Les maux attribuables au PFOS sont nombreux; selon l’Environmental Working Group, un groupe de recherche écologiste basé à Washinton, il s’agit d’irritations diverses (yeux, nez, poumons), de maux de tête, de fatigue, de nausées… Si l’on n’a pas encore étudié ses effets cancérogènes chez l’humain, les doses mesurées chez les enfants et les adultes sont parfois même plus élevées que celle causant des dommages cellulaires, thyroïdiens et reproducteurs, ainsi que des malformations et des cancers du pancréas, du sein, des testicules, de la prostate et du foie chez les animaux de laboratoire, selon les conclusions des plus récentes études. Et de son côté, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE : organisme international regroupant une trentaine de pays dont le Canada) étudie même la possibilité d’une incidence du PFOS dans le développement de cancers de la vessie, mais on commence à peine les recherches et l’on est encore incapable de mesurer les effets réels de cette substance sur l’environnement et sur l’être humain. De l’eau! Dans son panorama sur les dangers de l’entretien des tapis, la CHEC évoque aussi la question des shampoings (secs, liquides ou en poudre) et des mousses qui contiennent généralement des solvants et détergents tel le perchloroéthylène qui menacent la santé si leur application dépasse une certaine durée. Or, les aspirateurs même les plus performants ne parviennent pas à en éliminer tous les résidus, ce qui signifie qu’un enfant peu très bien en ingérer en portant sa main à sa bouche après s’être joyeusement roulé sur un tapis « bien propre ». Don Fugler, de la SCHL, recommande l’emploi d’aspirateurs centraux qui évacuent toutes les particules, ou un aspirateur de type HEPA, les deux procurant un léger avantage sur les autres aspirateurs. À moins qu’un tapis soit vraiment d’une saleté repoussante, une eau additionnée de savon doux avec un bon rinçage et un séchage rapide, est le moyen le plus simple et le plus sûr de nettoyer un tapis. À ce titre, les distributeurs de tapis d’orient et de kilim recommandent un lavage traditionnel à grande eau une fois tous les trois ou cinq ans pour une plus grande durée de vie de ces coûteux revêtements. Du côté des professionnels du nettoyage, certains se sont mis à l’heure de l’environnement et développent des procédés écologiques. C’est le cas de l’entreprise Steamatic qui utilise un extracteur de saleté à eau chaude. « Quand c’est possible, nous n’utilisons pas d’autres produit qu’un adoucisseur d’eau, un émulsifiant sans phosphate, pour éviter les réactions de produits potentiellement contenus dans les tapis, commente Jules Piché, administrateur de la société montréalaise. La température de l’eau est contrôlée de façon à libérer la saleté (poussières et graisses) et à la maintenir en suspension avant de l’extraire. Avec notre procédé, les tapis sèchent en sept heures et 96% des bactéries et agents allergènes sont éliminés. Bien sûr, quand cela est nécessaire, nous utilisons des produits plus agressifs, mais qui sont tous biodégradables et anti-allergènes. D’ailleurs, ils sont homologués par les 22 pays où ils sont distribués, parmi lesquels la Suisse. » Par ailleurs, la société Polti Canada a remporté le prix de la qualité de l’air accordé par un jury indépendant dans le cadre d’un concours organisé en 1998 par La Maison du 21e, siècle, pour le nettoyeur à vapeur Vaporetto qu’elle fabrique et distribue. Conseils pratiques Vous l’aurez compris, mieux vaut réduire les surfaces textiles à l’intérieur d’un logement et les protéger de la saleté par des précautions de base et un entretien régulier. Cela dit, pour pouvoir continuer à profiter de la beauté des tapis et du confort qu’ils nous procurent, voici quelques conseils pour bien les choisir et les nettoyer le plus écologiquement possible : - Au moment de l’achat, éviter les matières synthétiques dont les endos de styrène butadiène; opter pour les fibres naturelles végétales ou animales non traitées. - Ne pas attendre qu’un tapis ait l’air sale pour le nettoyer. - Procéder à un lavage à l’eau ou à la vapeur une année sur deux. Assurez-vous de ne pas l’inonder et qu’il sèche en dedans de 24 heures. - Pour le nettoyage courant, aspirer soigneusement, saupoudrer d’amidon ou de bicarbonate de soude, laisser agir une heure et repasser l’aspirateur avec grand soin. - En cas d’accident, pomper les liquides renversés avec un linge blanc ou de couleur claire, sans frotter, pour ne pas endommager les fibres. Si besoin, gratter délicatement avec une spatule ou une cuillère. S’il s’agit de graisse, saupoudrer de bicarbonate de soude ou de fécule ou farine de maïs. - Tamponner les taches rebelles avec de l’eau chaude savonneuse (liquide à vaisselle ou savon doux) et rincer avec quelques cuillères à café de vinaigre blanc dans une tasse d’eau avant d’éponger avec un linge propre. - Le sel, le borax, le club soda et l’eau bouillante sont d’autres bons nettoyeurs naturels. - Dans le cas d’un recours à un nettoyeur professionnel, exiger qu’il n’utilise pas de produits chimiques. Et s’il répond que c’est impossible, lui parler des produits Biomor, fabriqués par la compagnie lavalloise Avmor, composés de solutions bactériennes qui désintègrent les matières organiques logées dans les tapis en agissant conjointement avec les bactéries de ces mêmes matières organiques. Une réaction chimique causée par des éléments biologiques. Intéressant….. Avmor : (450)629-8074 CHEC: www. checnet.org (Virtual House) SCHL: 1-800-668-2642 www.cmhc-schl.gc.ca (clique sur maison saine) Don Fugler (de la SCHL) : dfugler@cmhc-schl.gc.ca Polti Canada : (514) 685-8770 ou 1-888-697-6584 www.polti.ca Santé Canada : Pierre Rousseau (418)649-6416 www.hc.sc.gc.ca Steamatic : Jules Piché, (514)351-1234

Glaçons et moisissures

Pour la plupart des gens, les discussions sur l’efficacité énergétique ne sont qu’académiques. Ils n’y pensent sérieusement qu’en payant leurs factures de chauffage, c’est-à-dire quand il est trop tard. C’est en hiver que l’inefficacité énergétique est la plus visible. En effet, les énormes glaçons et barrages de glace qui s’accumulent sur les toitures sont des preuves flagrantes de pertes de chaleur et d’un usage inefficace de l’énergie. Je suis toujours surpris d’entendre des gens intelligents dire qu’il s’agit là d’une caractéristique normale de nos hivers québécois – tout comme la tarte aux pommes est américaine. Quelle sottise! Au début de l’hiver, les pertes de chaleur à travers l’entretoit ou le grenier gardent la surface du toit relativement tiède. La neige commence à s’accumuler et elle demeure même sur les toits en pente. Après un certain temps, la neige devient l’isolant car elle emprisonne beaucoup d’air. Plus le froid s’intensifie, plus on chauffe la maison et plus on perd de chaleur, plus l’entretoit et la surface du toit se réchauffent. Glaçons montres Un jour, la température à la surface du toit atteint 0 degré Celsius et la neige qui y touche se ramollit puis fond. Cette neige fondante se transforme en eau qui glisse sur la pente, jusqu’à l’avant-toit. En débordant du surplomb et des gouttières, l’eau gèle au contact de l’air (plus froid que la surface du toit). Avec le temps, il en résulte la formation de glaçons spectaculaires – certains s’étendent sur un étage ou plus! Plus les pertes de chaleur sont grandes, plus le barrage de glace derrière les glaçons est épais et plus long sont les glaçons. Quand un dégel majeur et de la pluie se présente, avec des températures atteignant au moins +6 degré Celsius, même dans les Laurentides, les infiltrations commencent. Mais fréquemment, celles-ci ne proviennent pas du toit comme tel, elles se produisent horizontalement, du surplomb. En effet, le poids de la glace accumulé dans les gouttières ouvre un joint au bord du toit, dans la corniche ou dans le soffite, et l’eau coulant sous la neige ou la glace accumulée dans le toit pénètre dans les plafonds. À la grande surprise des propriétaires, quand les plafonds ont une pente légère, l’infiltration peut même se manifester à une bonne distance du mur extérieur. Il pleut dans mon lit À mon grand désarroi, c’est ce que ma famille a vécu au chalet de mes beaux-parents dans les Laurentides, à la suite d’une fête-surprise très réussi pour l’anniversaire d’André Fauteux, l’éditeur du magazine. L’eau s’est mise à couler du plafond et sur nos lits au beau milieu de la nuit. Malheureusement, dans un tel cas, bien des propriétaires de maison se trompent et blâment leur toiture tandis que l’origine du problème est la perte de chaleur de la maison. Les couvreurs sont appelés par les propriétaires paniqués et on prévoit une réfection même si personne n’a déterminé la vraie cause du dégât. Refaire une toiture lorsque cela n’est pas nécessaire est une très coûteuse perte d’énergie additionnelle. Certains clients me disent qu’ils ont refaits toute leur toiture au complet deux ou trois fois en 10 ans sans que ce problème ne disparaisse. C’est carrément du vol de la part des couvreurs! En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, plusieurs entretoits montréalais ne contiennent que de 0 à 4 pouces d’isolant. (NDLR : Il est généralement rentable d’en poser de 12 à 14 pouces, pour une résistance thermique de R-42 à R-49, s’il s’agit de cellulose, l’isolant le plus abordable pour le grenier.) Champignons et plinthes Un autre signe très visible d’inefficacité énergétique est l’accumulation de moisissures sous forme de taches foncées sur les plafonds et les coins de murs de maison chauffées à l’aide de plinthes électriques. Énormément de logements locatifs montréalais – à Rosemont, sur le Plateau Mont-Royal, à Ville LaSalle et à Ahuntsic, ne furent jamais conçus ni construits pour être chauffés de cette façon, mais bien avec des radiateurs ou d’autres formes de chauffage central répartissant mieux la chaleur. Quand on les a remplacés par des plinthes dotées de thermostats individuels afin que les locataires puissent payer leur consommation énergétique, on a négligé d’ajouter de l’isolant dans les plafonds par oubli, ou à cause de la difficulté de l’entreprise. C’est dommage, car aujourd’hui les locataires diminuent ou éteignent carrément le chauffage dans plusieurs pièces afin de réduire leur facture de chauffage. Le problème, c’est que ces logements sont dotés d’un taux d’humidité relative trop élevé car, typiquement, les salles de bains et les cuisinières ne sont pas ventilées vers l’extérieur. Quand la température d’une pièce diminue, le taux d’humidité relative bondit, non pas parce que l’humidité absolue a changé, mais parce que l’air froid ne peut pas contenir autant de vapeur que l’air plus chaud. Résultat : l’humidité condense sur les murs, plafonds et jonctions (solives, coins etc.) mal isolés et permettant l’infiltration d’air. C’est alors que les moisissures se mettent à proliférer. Au fur et à mesure que l’hiver avance, le problème s’aggrave. L’isolant mouillé perd sa capacité isolante. Si les fenêtres ont été remplacées et ne permettent pas d’infiltration d’air (d’autant plus que la condensation les gèle souvent en place), le niveau de bioxyde de carbone (CO2) dépasse facilement un taux de 1000 parties par million – et plus de 2000 ppm si les gens fument. Symptômes des maisons malsaines Des maux de tête, étourdissements et autres malaises s’ensuivent. Si on laisse dégénérer la situation, les concentrations élevées de moisissures toxiques mineront tôt ou tard la santé des occupants – au niveau immunitaire, neurologique…. Bref, ce qui a débuté comme une recherche d’économie d’énergie s’est transformé en un désastre pour la santé des occupants. De plus, une enveloppe du bâtiment qui condense et retient l’humidité est encore plus difficile et donc plus coûteuse à chauffer. Sachez donc que la présence de moisissures est due à un manque d’efficacité énergétique et de ventilation. Malheureusement, les murs moisis font également partie du folklore québécois, tout comme le geste de placer une serviette (au lieu d’un coupe-froid) au pied de la porte d’entrée pour prévenir le changement d’air qui est ironiquement nécessaire. En somme, l’essentiel, c’est d’isoler le toit si on veut changer le système de chauffage pour des plinthes électriques et, pour économiser l’énergie, d’autant plus que ce genre de système de chauffage perd davantage de chaleur par convection ascendante qu’uns système de radiateurs. Ce problème n’existerait pas si nos maisons étaient mieux conçues et construites, particulièrement sur le plan de l’isolation, de l’étanchéité et de la ventilation. Morris Charney inspecte tout genre d’immeubles à temps plein depuis plus de 25 ans. Diplômé de la prestigieuse Université Harvard, il a fondé et longtemps donné le cours d’inspection de bâtiments à l’Université McGill et à l’Ordre des architectes du Québec. De plus, il a déjà rénové plus de 1000 maisons en tant qu’architecte.

Bardeaux D’asphalte: Plus écolos si bien posés

Si votre toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte non recyclables, vous pourrez au moins vous déculpabiliser si elle est bien posée.  Un travail professionnel permettra à la toiture de résister aux intempéries pendant 25 ans ou davantage.

« Les consommateurs et les constructeurs embauchent trop souvent les couvreurs les moins chers, déplore l’architecte Morris Charney.  Ceux-ci n’appliquent pas les principes recommandés par le Manuel de devis couvertures de l’Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ), qui est plus spécifique que le Code national du bâtiment. »
« Les gens font ce qu’ils veulent, en nouvelle construction, c’est un peu épeurant!  Plusieurs ne posent ni papier asphalté pare-vapeur, ni membrane autocollante », ajoute Jean Salvaille, président de l’entreprise montérégienne Solutions Maximum Inc, une compagnie qui applique un grand soin dans la réfection de toitures, calfeutrages et finis de béton résidentiel. « Une mauvaise pose entraîne  le besoin de refaire bien des toitures après douze à quinze ans, surtout si les maisons sont bâties dans une région venteuse et sur un sol argileux, le mouvement des fondations faisant bouger toute la maison.»

Corriger les problèmes

Avant de refaire une toiture, il faut d’abord corriger les problèmes d’entretoit, insiste Morris Charney.  « Trop de couvreurs ne font qu’ajouter des turbines ou des évents passifs sur le toit, mais si les soffites de corniches sont bloqués et que le plafond est peu étanche et isolé, ajouter de la ventilation sur le toit accroîtra l’aspiration des pertes de chaleur.  Au lieu de les combattre, ceci causera plus de problèmes de condensation et de neige fondante. »
M. Charney insiste particulièrement sur l’importance d’équilibrer la ventilation par les corniches (en sommes les entrées d’air) et par le haut du toit (les sorties) et d’équilibrer le volume de ventilation proportionnellement au niveau d’isolation.  Une fois scellées à l’aide d’une canette de polyuréthane, les fuites majeures dans le plafond, et la pose d’assez d’isolation (résistance thermique d’au moins R-30), il suffira d’appliquer les calculs de ventilation qui s’imposent selon le type et la pente de toiture.  « Même si on pose les meilleures bardeaux sur un pare-vapeur de qualité, opine Jean Salvaille, cela ne suffira pas si la maison ne respire pas adéquatement. »

Morris Charney recommande aussi de poser des déflecteurs de contreplaqué, et non de carton ou de polystyrène cassant, aux extrémités de l’entretoit.  Ceux-ci n’ont pas seulement pour but d’éviter la chute d’isolant en vrac qui obstruerait les corniches; en plus de bien retenir l’isolant en place, ils font circuler l’air frais qui monte des corniches au –dessus plutôt que dans l’isolant. « Souvent, à cause du manque d’espace accessible ou l’absence de déflecteurs, bien des entrepreneurs posent moins d’isolant aux extrémités des entretoits, déplore aussi l’architecte.  En fait, c’est là qu’il faut en mettre le plus : comme la plupart des maisons sont chauffées a l’aide de plinthes électriques, l’air chaud monte directement en haut des murs et surchauffe les entretoits mal isolés aux extrémités. C’est ce qui fait condenser et geler les soffites et qui crée des barrages de glace sur les toitures ».

Pour sa part, Jean Salvaille constate souvent que le fait d’arracher les vieux bardeaux déstabilise  le support en contreplaqué si celui-ci a été fixé avec des clous brillants (lisses). « Il faut donc absolument reclouer le contreplaqué à la grandeur avec des clous vrillés, sinon il risquera de se soulever plus tard. »

Comme bien de vieux contreplaqués ou panneaux de copeaux orientés (OSB ou « Aspentite ») courbent sous le poids de la neige, M. Salvaille les aplanit au centre en posant quelques épaisseurs de bardeaux et un pont de tôle galvanisée.  « Poser un bardeau neuf sur une surface courbe nous donne un bardeau ondulé, donc affaibli. » L’idéal est de remplacer le pontage à la grandeur, conseille Morris Charney : « Si le contreplaqué s’affaisse entre les chevrons, c’est soit qu’il est trop mince ou que les chevrons sont trop espacés.  S’il ne fait pas au moins 5/8 de pouce d’épaisseur, il devrait être remplacé. »

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LA MAISON DE BÉTON : EFFICACE ET DURABLE

La technique de coulage du béton dans un coffrage permanent de polystyrène relègue littéralement les anciennes pratiques dans la catégorie des outils de l’âge de pierre!  Légers et faciles à installer, les blocs ou les panneaux isolants s’emboîtent rapidement comme les pièces d’un jeu de Légos et permettent de bâtir des maisons très confortables, saine et à haute efficacité énergétique.  Mais attention, même si près d’une dizaine de systèmes sont vendus au Québec, peu d’entrepreneurs peuvent  se vanter d’avoir plusieurs années d’expérience dans l’installation des coffrages isolants.  Une mise en œuvre  minutieuse est essentielle pour éviter  des problèmes difficiles ou impossibles à corriger par la suite.  Voici un petit guide pour amateurs d’efficacité et de confort résidentiel…

Le Recueil d’évaluation de produit du Centre canadien des matériaux de construction (CCMC) définit ainsi les coffrages à béton (nous prenons en exemple la fiche du produit Arxx, anciennement connu sous l’appellation Blue Maxx) : « des éléments modulaires, emboîtables, constitués de deux panneaux de polystyrène expansé assemblés à l’aide d’entretoises en plastique équidistantes dont les extrémités sont enfoncées dans la masse des panneaux de manière à effleurer leur face externe.  Les coffrages sont posés à sec en quinconce.  Ils forment un espace rectangulaire qui, après la coulée du béton, donne un mur monolithe, isolé, d’épaisseur uniforme. »  De l’armeture peut être ajoutée par endroits pour renforcer le tout.

Une maison construite de cette façon présente de nombreux avantages, dont la possibilité d’ériger  les murs rapidement  douze mois par année.  « Le béton coulé dans un coffrage isolant mûrit  dans des conditions idéales d’humidité et de température, explique  notre collaborateur Yves Perrier.  Il en résulte un produit pratiquement  indestructible qui résistera  longtemps à l’humidité, aux insectes et à toute forme de dégradation. »  Ce bachelier en architecture et journaliste en habitation depuis 15 ans ajoute : « C’est un mode de construction efficace tant pour l’isolation et l’étanchéité à l’air que pour l’insonorisation des murs extérieurs.  Très sécuritaire, il offre une protection au feu de trois heures et ses planchers sont très confortables.  De plus, son efficacité énergétique sera stable en permanence  car le béton ne rétrécit pas comme le bois. »

Il va sans dire que dans une maison très étanche à l’air, l’installation d’un ventilateur récupérateur de chaleur est de mise pour déshumidifier et échanger l’air.

Efficacité énergétique

La majorité des entreprises qui vendent des coffrages isolants misent sur la performance énergétique pour attirer la clientèle.  Arxx Building Products, le plus importants  manufacturier de coffrages isolants en Amérique du Nord, affirme sur son site Internet qu’un mur construit à partir de ses blocs présente une résistance thermique d’environ R-50 et que le consommateur économiserait donc plus de 70% de ses coûts de chauffage et de climatisation.  Le directeur technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ), André Gagné, est sceptique. « C’est tout à fait utopique.  Si c’était le cas, nous aurions trouvé toutes les solutions miracles à nos problèmes d’isolation.  Les prétentions sur la masse thermique du béton (qui hausserait la valeur isolante en stockant la chaleur) n’ont pas été prouvées par des essais scientifiques.  Une résistance thermique de R-22 ou R-23 est plus réaliste. »

D’ailleurs, le mur Arxx étudié par le CCMC avait une épaisseur de 11,5 pouces (292 mm), dont 6.2 pouces (157mm) de béton et 5.3 pouces (135 mm) de polystyrène au total.  Comme le polystyrène expansé le plus utilisé (type 2) donne une résistance thermique de R-4 au pouce, le cœur de ce mur a un facteur isolant d’au moins R-21,2, sans compter les films d’air devant et derrière les revêtements.

Toutefois, contrairement aux maisons de bois classiques, l’isolation des maisons en coffrages isolants est continue, stable et sans aucun pont thermique créer par des matériaux non isolés.  Ceci à condition soit coulé selon les règles de l’art (un mètre à la fois) pour éviter qu’i ne soit exposé par un soulèvement des panneaux. « C’est tout à fait plausible aujourd’hui, avec les technologies actuelles, de réduire la consommation énergétique d’une mais de 35 à 50%, affirme Mario Canuel, conseiller à l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec.  Mais tout dépend de la façon dont la maison est construite.  Des fenêtres de meilleure qualité, un système de chauffage plus performant, des portes et une toiture bien étanches sont autant d’avantages pour éviter la perte de chaleur qui augmente la facture énergétique. »

« En matière d’efficacité énergétique, que ce soir du polystyrène expansé ou extrudé, tous les systèmes s’équivalent plus ou moins », affirme André Gagné.  La différence se situe selon lui dans la façon d’assembler les blocs ou les panneaux et l’armature, ainsi que dans l’épaisseur et la densité de l’isolant et du béton.
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Construire une maison énergétiquement efficace

Avec les coûts de chauffage sans cesse en croissance, construire une maison énergétiquement efficace prend de plus en plus d’importance.  En utilisant moins d’énergie dans l’opération journalière de votre maison, non seulement vous économisez mais vous bénéficiez l’environnement aussi.

Où que vous demeurez, votre maison sera affectée par son environnement.  Vos étés sont-ils chauds et secs ou humides?  Les hivers sont-ils doux ou y a-t-il de longues périodes de froid?  Votre maison vous protège contre ces éléments et en même temps crée un environnement intérieur.  Votre maison est vraiment une combinaison de ces systèmes qui doivent travailler ensemble pour être efficaces.

R-2000

La maison R-2000 est le standard Canadien de l’efficacité énergétique en construction depuis 20 ans.  Les standards pour une maison R-2000 ont été révisés incessamment au fur et à mesure que de nouvelles technologies et matériaux sont devenus disponibles dans l’industrie.  Les standards qui doivent être rencontrés pour être considérée une maison R-2000 sont hauts et sont basés sur la consomption d’énergie et l’efficacité de composantes telles que le système de chauffage, l’isolation, la circulation d’air, la ventilation, les matériaux choisis et la quantité d’eau utilisée par la maison.

SYSTÈME DE CHAUFFAGE

En considérant quel genre de système de chauffage acheter pour votre nouvelle maison, ne regardez pas uniquement le prix du système.  Vous devriez aussi considérer le coût d’installation et d’opération pour la durée de vie du système.  Un système plus énergétique peut coûter plus cher à l’achat, mais vous économiserez de l’argent chaque jour tout en chauffant votre maison.  Il y a aussi un grand choix de systèmes disponibles incluant l’électricité, l’huile et le gaz naturel.  L’énergie solaire devient de plus en plus abordable et est utilisé de plus en plus conjointement avec un système traditionnel.  Avec les choix des systèmes, vous devrez aussi décider de quelle façon distribuer la chaleur à travers la maison.  Les choix incluent l’air forcée, calorifères électriques ou à l’eau chaude ou la chaleur rayonnante.

Les thermopompes deviennent plus populaires et offrent aussi la valeur ajoutée de fournir l’air climatisée pendant les mois plus chauds en plus de chauffer pendant l’hiver.

ISOLATION

Puisque vous essayez d’économiser en chauffant votre maison, vous voulez garder la chaleur à l’intérieur.  La maison R-2000 requiert une isolation additionnelle à l’intérieur des murs, le grenier, et les espaces où la chaleur peut s’échapper.  Cette isolation additionnelle aidera à garder la maison fraîche en été.

LES ÉLECTROMÉNAGERS

Les électroménagers que nous utilisons fonctionnent tous avec de l’énergie que nous devons payer, alors si vous achetez de nouveaux électroménagers pour votre nouvelle maison, choisissez les plus énergétiques possible.  Non seulement vous économiserez, mais vous contribuerez à protéger l’environnement.  L’énergie électrique livrée à votre maison est générée par une variété de procédés, tel que brûler des gaz fossiles, l’hydroélectricité ou même l’énergie nucléaire, et toutes ces méthodes ont un impact.  Que ce soit le réchauffement planétaire, la perte d’habitats animale ou de flore ou de traiter les produits résidus en générant l’énergie, quand nous gaspillons l’électricité, nous gaspillons plus que de l’argent.

En magasinant de nouveaux électroménagers, recherchez le symbole Energy Star.  Les appareils avec ce symbole rencontrent les normes pour l’efficacité énergétique et peuvent aider à économiser argent et électricité au fil des années d’utilisation de ces appareils.

Réfrigérateurs : Les réfrigérateurs utilisent plus d’énergie que d’autres électroménagers car il fonctionne tout le temps, et en ouvrant la porte vous laissez échapper le froid de l’intérieur.  En planifiant votre espace de travail dans la cuisine, placez le réfrigérateur le plus loin possible des sources de chaleur, lumières, le poêle et du soleil.  Prenez seulement les options que vous utiliserez.  Il est très attirant d’acheter un modèle qui offre un dispensateur de glace dans la porte, mais ceux ci utilisent plus d’énergie et si vous n’utilisez jamais cette option, c’est du gaspillage.

Les lave vaisselle : Votre lave vaisselle utilise le plus d’énergie en chauffant l’eau pendant le lavage.  La quantité d’eau ne peut être altérée alors pour être plus efficace lavez seulement quand il est plein.  Si c’est possible, laissez sécher la vaisselle à l’air après que le cycle de lavage soit complet au lieu d’utiliser le mode séchage.  Ceci réduira l’énergie requise pour sécher la vaisselle.

Laveuses : Les laveuses Energy Star utilisent moins d’énergie que les anciens modèles.  Ils requièrent aussi mois d’eau, et plus d’eau est essorée du linge propre pendant le cycle d’essorage ce qui réduit le temps requis pour sécher.  Comme le lave vaisselle, vous devriez essayer de laver, à l’eau froide, seulement quand l’appareil est plein.  Les nouveaux modèles à chargement frontal utilisent moins d’eau que les appareils conventionnels.  Souvenez vous qu’une fois le cycle de lavage terminé, l’eau retourne dans l’environnement.  Choisissez le détersif que vous utilisez soigneusement.  Il en existe plusieurs qui ont moins d’impact sur l’environnement.

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L’INSTALLATION SEPTIQUE

UNE RÉGLEMENTATION BIEN DÉFINIE

Le choix et la mise en place d’une installation septique dépendent surtout des caractéristiques du terrain.  Idéalement, le futur propriétaire devrait vérifier la nature du sol et la superficie nécessaire à l’installation septique avant même d’acheter le terrain.

LA RÉGLEMENTATION

Au Québec, c’est le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées qui détermine de façon très précise le choix et la mise en place des installations septiques.
Cette législation oblige les administrations municipales à appliquer ce règlement sur leur territoire.  Toute personne qui a l’intention de construire une maison, d’ajouter une chambre à sa résidence ou de modifier une installation septique doit, au préalable, obtenir un permis de sa municipalité.
Vous vous éviterez donc bien des désagréments en consultant tôt l’administration municipale.  Celle-ci vous précisera les exigences à respecter afin d’assurer le bon fonctionnement de votre installation.  Vous pourrez également obtenir des indications utiles sur la nature du sol du secteur où est situé votre terrain.

L’INSTALLATION SEPTIQUE EXPLIQUÉE

C’est quoi au juste une installation septique?  C’est un dispositif d’épuration des eaux usées spécialement conçu pour les chalets et les résidences isolées.  À la base, le fonctionnement d’une installation septique est simple.  Le système comprend deux parties distinctes : la fosse septique et l’élément épurateur.  Une conduite d’amenée raccordée à la tuyauterie de la maison, au lieu de diriger les eaux usées vers les égouts,  les achemine vers une fosse septique enfouie à proximité de la résidence.
 Contrairement  à la croyance populaire, la fosse septique n’épure pas les eaux usées.  Elle sert plutôt à piéger et emmagasiner les matières solides et les matières grasses.  S’ils n’étaient pas piégés dans la fosse septique, les solides et le graisses pourraient colmater l’élément épurateur et empêcher l’infiltration des eaux dans le sol.  Quant aux nombreux microbes que l’on trouve inévitablement dans une fosse septique, ils jouent un rôle capital puisqu’ils aident à réduire le volume des boues, et à réduire d’autant la fréquence des vidanges de la fosse.
 Une fosse septique doit pouvoir évacuer des eaux claires, libres de matières solides, de graisses et de tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de l’élément épurateur.  C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on trouve deux compartiments dans les fosses installées au Québec.  Les fosses à deux compartiments assurent plus facilement le dépôt des solides.
 L’élément épurateur est la partie la plus importante d’une installation septique.  Il est constitué d’une série de tuyaux perforés qui répartissent les eaux clarifiées de la fosse septique sur toute la superficie du terrain récepteur et qui permettent l’infiltration dans le sol.  C’est l’élément épurateur qui épure les eaux usées et non la fosse septique.

Dans une fosse septique, l’action des microbes produit un gaz explosif; le méthane.  Confiez-en donc toujours l’inspection aux spécialistes qui connaissent mieux que vous les précautions à prendre
 
Dès que les eaux claires de la fosse envahissent l’élément épurateur et commencent à s’infiltrer dans le sol,  elles subissent l’action purificatrice des micro-organismes pour éventuellement terminer leur course dans les nappes d’eau souterraines.  Les micro-organismes sont donc les seuls véritables agents d’épuration dans un élément épurateur.  Et c’est le sol qui leur permet de faire le travail dans les conditions idéales.
 Les installations septiques couramment utilisées au Québec sont relativement économiques et d’une fiabilité éprouvée.  Par contre, le choix d’une installation adaptée aux conditions du terrain peut-être une étape difficile et parsemée d’embûches.

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