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Archive de la catégorie 'Énergie solaire passive'

26 avril, 2013
Par Denis Chamberland

« Zéro dix roues! », lance fièrement Alexandre Raymond pour souligner qu’il a évité la pollution générée par la production et la livraison de pierre concassée. Le jeune constructeur vient de lancer le projet immobilier Les Berges du Rocher, à Satin-Adolphe d’Howard, dans les Laurentides, où il prévoit construire 35 maisons écoresponsables.

Il a débuté en aménageant une rue d’un kilomètre comme un chemin de campagne, avec du gravier naturel récolté sur le site puis tamisé. Ensuite, certains arbres ont été transplantés. Quant à ceux qui sont abattus, ils sont soit convertis en poutres et planches à l’aide d’une scierie portative, soit débités en bois de chauffage donné aux acheteurs.

Une vingtaine d’acres (soit 30% du domaine) seront conservés à l’état naturel en tant que parc doté de sentiers pédestres et de raquette, avec observatoire à 1705 pi (520 m) d’altitude. « Mon but était de ne pas perturber le site : nous avons deux lacs et les gens ont l’environnement à cœur », explique le président des Constructions MontagneArt, qui favorise l’achat local et l’usage de matériaux recyclés. Il vient d’y bâtir une maison solaire passive certifiée Novoclimat, isolée au polyuréthane (murs R-40) et dotée de dalles radiantes à eau chaude.

Les acheteurs devront vidanger leur fosse septique chaque année, éviter le pavage d’asphalte et limiter la superficie gazonnée. Et les riverains devront signer une entente environnementale conçue par un biologiste afin de préserver la qualité des plans d’eaux.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012-2013

6 juillet, 2012
Par Denis Chamberland

Il est à prévoir que la norme Novoclimat sera prochainement rehaussée car les maisons neuves ordinaires devront bientôt satisfaire à l’essentiel de ses exigences en matière d’isolation afin de réduire leur besoin de chauffage de 10 à 15%. Si tout va comme prévu, la nouvelle partie 11 (Efficacité énergétique) du chapitre 1 (Bâtiment) du Code de construction québécois entrera en vigueur ce mois-ci.

« Les exigences reliées à la performance énergétique du prochain programme Novoclimat seront supérieures aux nouvelles réglementations du Code, confirmait fin avril le porte-parole du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Nicolas Bégin. Le travail est à l’étape de projet, rien n’est encore arrêté. »

Le ministère travaille depuis deux ans sur la mise à jour de ce programme d’excellence volontaire lancé en 1999. Un constructeur sur cinq y participe et 200 d’entre eux font partie du Groupe Sélect Novoclimat, ce genre de maisons plus saines et confortables étant leur produit standard. Le 16 avril dernier, le gouvernement avisait les constructeurs qu’il espérait synchroniser le lancement du nouveau programme avec l’entrée en vigueur du nouveau Code.

« Ça va beaucoup ressembler aux maisons R-2000 actuelles, avec des murs R-29 ou R-30, mais avec un toit encore plus isolé, comme R-60 », confie une source proche du dossier. De plus, le programme récompenserait l’utilisation d’une thermopompe ou autre système de chauffage à haute efficacité, de capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques, ou encore d’une architecture solaire passive (maximum de fenêtres au sud, etc.). De plus, le programme Novoclimat exigerait aussi la protection contre l’accumulation de radon.

Pour en savoir davantage, procurez-vous l’édition estivale du magazine La Maison du 21è siècle !

 

9 mars, 2012
Par Denis Chamberland

Quand vient le temps de magasiner son plan de maison et que celui-ci est recherché avec un garage attaché, il est fortement recommandé de vérifier l’orientation du terrain sur lequel sera construite la maison afin de bien localiser le garage et de profiter d’un ensoleillement maximal dans la partie viable de la maison. 

Certains propriétaires, ou futurs propriétaires, ne tiennent pas compte de l’emplacement qu’occupera leur garage et ils se retrouvent malheureusement trop souvent avec une maison dans laquelle un éclairage naturel accentué par un bon rayonnement du soleil est véritablement déficient

Au Québec, les percées de soleil dans nos maisons agissent tout autant sur le moral positif de la famille qu’elles peuvent s’avérer une source d’énergie passive appréciable avec le réchauffement de surfaces de plancher réceptives (céramique par exemple) et la transmission éventuelle ( le soir venu ) de la chaleur accumulée dans de telles surfaces. 

Ainsi, le côté nord de la maison devrait être celui privilégié pour la localisation du garage. Comme on ne peut pas toujours être parfaitement orienté de la sorte, on optera en second choix pour une localisation nord-ouest en raison des vents dominants en provenance de l’ouest alors qu’un troisième choix serait la position nord-est

Chez Dessins Drummond, la facilité et le coût peu élevé avec lesquels on peut se procurer un plan de maison (avec garage) inversé fait en sorte qu’on doit profiter de cette opportunité pour une implantation maximale de sa maison. D’ailleurs, toute la famille s’en portera  mieux !

Nouveauté chez Garaga ! 

Afin de répondre à une demande sans cesse croissante d’une porte de garage davantage fenêtrée, Garaga est fière de présenter sa toute nouvelle porte California dont les lignes pures et l’abondante transparence viendront combler les attentes des concepteurs tout en se mariant à la perfection avec ces maisons de style contemporain qui prennent de plus en plus leur place dans le marché résidentiel de la maison neuve. 

Un détail technique important caractérise cette nouvelle porte: les verres (thermo) sont de type « trempés » au moins du côté intérieur du thermo. C’est une question de sécurité et c’est pensé comme dans les garages de réparation automobile. Ainsi, lorsque la porte est en position ouverte, si on frappe un thermo par accident avec un bout de solive de bois ou bien avec une échelle, le verre ne tombera pas en lambeaux mais bien en grenailles tout comme pour une auto et de façon beaucoup moins dangereuse. Bien pensé n’est-ce pas ?
Découvrez une gamme diversifiée de portes de garage… 

12 novembre, 2010
Par Denis Chamberland

En janvier dernier, un promoteur d’Eastman, dans les Cantons-de-l’Est, est devenu le premier au Québec à bâtir une maison certifiée LEED Platine, le plus grand honneur décerné par le Conseil du bâtiment durable du Canada. Baptisée Orfie, cette maison de trois chambres à coucher est le premier exemplaire bâti par la famille Chagnon qui implante tout en douceur un quartier complet de maisons écologiques sur une terre sauvage de 40 millions de pieds carrés. Cette résidence unique a obtenu 82.5 points sur un maximum possible de 136, du rigoureux système de certification nord-américain Leadership in Energy and Environmental Design ( LEED ). Ses principales caractéristiques sont : 

Une superficie modeste de 1400 pi2, sans sous-sol;

Une conception intégrée par une équipe de professionnels qui ont optimisé les ressources et évité des erreurs courantes de design;

Une conception bioclimatique qui mise sur la haute efficacité énergétique ( enveloppe performante, foyer de masse et plancher radiant ) et l’optimisation de la conception solaire passive ( notamment par l’ajout de masses thermiques qui stockent l’énergie solaire ) :

La récupération de l’eau de pluie, sa réutilisation pour les toilettes et l’irrigation, de même qu’un suivi en direct et un contrôle rigoureux de la consommation d’eau;

Un terrain couvert de trèfle et sans aucune surface imperméable risquant de surcharger les égouts par forte pluie;

L’usage de matériaux écologiques et locaux, tels du cèdre, un plancher de béton lissé et du pin certifié FSC ( Forest Stewardship Council ) provenant de la foresterie durable;

Un environnement intérieur sain grâce à l’usage de matériaux peu polluants, d’un ventilateur récupérateur de chaleur et à la construction d’un espace pour se déchausser afin de limiter l’introduction de poussières nocives dans la maison;

La sensibilisation du public par le promoteur, qui tient des séances d’information et fait des démonstrations de technologies vertes ( panneaux solaires et autres ) dans ses bureaux.
 

Également certifiée Novoclimat, cette résidence clé en main est vendue 278000$. Levertendre.com 

Source, le magazine La Maison du 21è siècle, Édition Été 2010

22 octobre, 2010
Par Denis Chamberland

La question des surcoûts de construction est une des premières à être posée lorsqu’on aborde le sujet des maisons écologiques. Et d’autant plus si lesdites maisons aspirent à une certification LEED qui labellisera leur « vertitude »! À croire que les maisons écologiques doivent forcément avoir un signe de piastre collé à leur façade.

Le préjugé selon lequel habiter une maison saine et écologique serait réservé exclusivement aux gens aisés reste difficile à combattre. Pourtant, le système d’évaluation LEED Canada pour les habitations, qui mesure la performance écologique des constructions résidentielles, reconnaît plus de 50 mesures qui diminuent l’empreinte écologique d’une maison et qui n’ajoutent aucun coût à la construction. Parmi celles-ci :
Concevoir son réseau de plomberie de façon compacte ( pour économiser l’eau et l’énergie );
Ne pas construire de garage attenant à la maison ( pour éviter qu’il pollue les pièces où l’on vit );
Boucher tous les conduits lors du chantier ( pour éviter l’accumulation de poussière );
Réduire ses déchets de chantier;
Concevoir un vestibule d’entrée assez large ( pour permettre aux visiteurs d’enlever leurs souliers et de les ranger );
Orienter la majorité des fenêtres au sud-est au sud-ouest ( pour bénéficier au maximum des apports thermiques du soleil ).

Une étude menée en 2009 par les consultants américains Jay Hall Associates a même démontré qu’il est possible d’atteindre le niveau Or de la certification LEED sans dépenser un sou de plus par rapport à un chantier d’habitation traditionnel. L’objectif de l’étude était en fait d’aider Habitat pour l’Humanité – cet organisme dans but lucratif dont la mission est de construire à moindre coût, avec des bénévoles, des maisons revendues au prix coûtant à des familles aux revenus modestes – à déterminer la faisabilité de certifier LEED tous ses projets d’habitation. Grâce à cette étude, l’organisme fait maintenant certifier LEED la quasi-totalité des ses constructions.

La firme de consultants a passé au crible plus de 100 mesures reconnues par le système LEED. Elle a déterminé le coût global de chacune en tenant compte non seulement de son prix initial, mais aussi des éventuelles économies d’énergie qu’elles pouvaient engendrer. Le tout fut ensuite ramené à un coût mensuel net.

Par exemple, disons que votre banque vous accorde une hypothèque de 200 000$ avec un terme de 25 ans, à un taux d’intérêt annuel de 5%. Maintenant, imaginons que vous décidiez d’ajouter 2 000$ à votre hypothèque pour rendre votre future maison plus éconergétique et pour effectuer un test d’infiltrométrie vous assurant de son étanchéité supérieure. Cela vous coûterait 10$ de plus par mois pour votre hypothèque. Par contre, les besoins de chauffage de la maison diminueraient de 15%, vous faisant épargner 15$ par mois. Bref, les 2 000$ investis dans l’efficacité énergétique de votre maison ne constitueraient pas une dépense puisqu’ils génèreraient un profit net de 5$ qui irait en augmentant avec les hausses inévitables du prix de l’énergie. Il serait dommage de vous en priver !

Par ailleurs, d’autres mesures écologiques reconnues par le système LEED ne sont pas du tout rentables. Un bon exemple est l’installation d’un système photovoltaïque qui produit de l’électricité à partir de la lumière solaire. Ce type d’équipement est encore trop dispendieux pour que les économies d’énergie qu’il engendre permettent de récupérer l’investissement initial avant plusieurs décennies.

Il est donc essentiel de démêler les différentes options écologiques lorsqu’on se lance dans la construction d’une maison. À défaut de quoi on risque de tomber dans le piège du château écologique bourré de techno-gadgets impossibles à rentabiliser.

La maison écologique abordable est de taille raisonnable, elle repose sur une conception intelligente et efficace, et elle mise avant tout sur d’importantes économies d’énergie.

Le choix de matériaux durables est souvent rentable aussi. Par exemple, une toiture en acier inoxydable est de 30 à 50% plus chère à l’achat qu’une toiture en bardeau d’asphalte. Néanmoins, son surcoût initial est largement compensé par la durabilité de l’acier : cette toiture verra passer un minimum de trois générations de toitures en bardeau d’asphalte avant de devoir être refaite. Ainsi, à long terme, un toit en tôle vous coûtera moins cher qu’un toit en bardeau d’asphalte qui devra être refait avant que vous n’ayez fini de rembourser votre hypothèque…

Obtenir la certification LEED avec un budget restreint ? Oui, c’est possible. Les logements sociaux en cours de certification LEED au Québec en font la démonstration avec un budget prévu ne dépassant pas 100$ du pied carré. Leur recette ? Une conception intelligente, des choix raisonnés, une vision à long terme.
 
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Printemps 2010

17 septembre, 2010
Par Denis Chamberland

Les maisons à la fine pointe de la technologie certifiées R-2000 pourraient bientôt demander jusqu’à 50% moins d’énergie pour chauffer l’eau et l’air, tout en utilisant des méthodes éprouvées. La norme d’élite R-2000 sera sous peu mise à jour. C’est que plusieurs provinces s’apprêtent à hausser le niveau minimal d’économie d’énergie des maison neuves au seuil R-2000 actuel. Ressources naturelles Canada (RNCan) a donc créé un comité composé de 15 spécialistes et chargé de renouveler la norme R-2000 par consensus d’ici le printemps 2011

« Les prochaines lignes directrices R-2000 pourraient être appliquées à partir de 2012 si nos nombreux partenaires y donnent leur appui, explique Debra Haltrecht, chef des stratégies en technologies résidentielles à l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada. On envisage de faire passer la cote ÉnerGuide des maisons R-2000 à environ 86 points, un niveau 50% moins énergivore que la cote actuelle de 80. » Aujourd’hui, une maison certifiée Novoclimat (cote ÉnerGuide: 78) par l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec demande au moins 25% moins d’énergie qu’une maison ordinaire, alors que l’économie atteint 30% ou davantage dans une maison certifiée R-2000.

Depuis sa première mouture en 1983, la norme R-2000 a toujours comporté des exigences minimales obligatoires, telle une très grande étanchéité (1,5 renouvellement d’air par heure à une pression simulée de 50 pascals). Plutôt que d’imposer des techniques et technologies (approche dite normative), RNCan permet d’atteindre la cible énergétique R-2000 de plusieurs façons (approche de performance). « Nous espérons que les constructeurs adopteront les énergies renouvelables, par exemple les chauffe-eau solaires et les panneaux photovoltaïques qui sont la prochaine tendance lourde, précise madame Haltrecht. Plusieurs autres technologies peuvent contribuer à atteindre une économie de chauffage de 50%, comme le vitrage triple à faible émissivité, un bon design solaire passif, une résistance thermique des murs de R-40 ou une pompe à chaleur, mais rien de tout cela ne sera obligatoire.»

La norme R-2000 sera par la suite renouvelée régulièrement dans l’espoir que l’industrie canadienne puisse un jour arriver, de façon rentable et courante, à bâtir des maison dites « à consommation d’énergie nette zéro », produisant plus d’énergie qu’elles n’en consomment.
 
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Printemps 2010

25 juin, 2010
Par Denis Chamberland

Le concept Now House TM consiste à rénover une maison individuelle d’après-guerre d’un étage et demi, construite il y a 60 ans, dans un quartier établi de Toronto (Ontario) et comme on en trouve au Québec. À la tête de l’équipe retenue dans le cadre de l’initiative de maisons de démonstration durables ÉQuilibrium MC de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le promoteur de la maison Now House TM, Work Worth Doing, a rénové la maison afin d’en accroître l’efficacité énergétique, d’améliorer la qualité de l’air intérieur, de produire de l’énergie par l’entremise de sources renouvelables et de récupérer la chaleur provenant des eaux ménagères et de l’air évacué qui serait autrement perdue.

Dans le but de réduire la consommation énergétique nette de 70%, les concepteurs ont mis l’accent sur l’optimisation de plusieurs paramètres. Par exemple, une fenêtre au sud a été agrandie pour accroître la captation de l’énergie solaire et la lumière du jour. De plus, les méthodes et les matériaux de construction, de même que les appareils ménagers et d’éclairage, ont été choisis pour leurs caractéristiques éconergétiques et environnementales. On a ensuite ajouté des systèmes à énergie renouvelabe intégrés, tels que des panneaux photovoltaïques et des panneaux solaires thermiques.

La réduction de la charge de chauffage des locaux est l’un des plus importants éléments pour obtenir une consommation nette s’approchant de zéro. C’est ainsi que les travaux ont permis d’améliorer l’isolation et de réduire les fuites d’air. La solution élaborée par l’équipe a été de préserver les murs intérieurs. Le parement extérieur a toutefois été enlevé afin d’exposer les planches d’origine. Une ossature murale en bois de type échelle a été construite et rapportée sur ces planchers. Cette ossature a réduit la consommation de bois ainsi que les ponts thermiques. Une mousse de polyuréthane à cellules fermées a ensuite été appliquée par projection sur les murs extérieurs afin d’en augmenter la valeur isolante. On a laissé une lame d’air pour permettre l’évacuation de l’eau, et les murs extérieurs ont été recouverts d’un nouveau bardage de fibrociment.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la maison Now House TM ou sur d’autres maisons de démonstration EQuilibrium MC, visitez le site Web de la SCHL, et tapez le mot clé « EQuilibrium ».

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009

14 mai, 2010
Par Denis Chamberland

Conçue dans une pensée écologique semblable à celle du modèle 3950 et dans le but d’offrir une alternative davantage accessible au point de vue budgétaire, cette maison propose un aménagement intérieur fort bien pensé ainsi qu’une façade arrière abondamment fenêtrée et devant être orientée vers le sud pour une action solaire passive suffisamment efficace.

Pour en savoir davantage…

25 février, 2010
Par Denis Chamberland

Diplômé en architecture, Christian Collignon est spécialisé en conception de maison à faible consommation énergétique (maisonvivante.ca). Ce français d’origine travaille avec le comptable et promoteur Pierre Lessard sur un projet de développement domiciliaire de 72 hectares : le Domaine écologique Au Cœur du Monde. « Plus de la moitié du terrain sera protégée, c’est-à-dire laissé en forêt », explique Christian Collignon. Quant aux huit milieux humides identifiés, ils seront valorisés par un aménagement spécifique à chacun d’eux. Le Domaine regroupe 45 terrains, généralement séparés par une bande boisée de 15 mètrees. Situé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, le développement accueillera également un centre de santé et des chalets locatifs.

Une charte écologique contient les critères verts auxquels devront se conformer les futures résidences. Orientées plein sud, pour optimiser l’apport du solaire passif, les maisons devront aussi être conformes aux normes d’efficacité énergétique du programme Novoclimat. Pour Christian Collignon, un des aspects essentiels de cette charte concerne les limites de consommation énergétique annuelle, fixées à 20 kWh/m2/an pour le chauffage, et à 25kWh/m2/an pour les autres usages domestiques. En effet, grâce au design solaire passif, aux normes Novoclimat et à la géothermie, les coûts de chauffage représentent moins de 50% de la facture énergétique. M. Collignon aimerait même bâtir des quartiers complets à consommation d’énergie nette zéro, mais, pour cela, il faudrait obtenir des subventions pour financer l’achat d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. « Paraît-il qu’il faut faire pression sur la Régie de l’énergie pour faire bouger Hydro ! »

Christian Collignon affirme que son projet a très bien été accueilli par les visiteurs qui veulent d’abord comprendre les différences entre un développement traditionnel et un domaine écologique. Il a donc conçu une fiche technique comprenant 15 points qui expliquent ces importantes nuances. Il a déterminé quatre grandes catégories de différences. D’abord, un développeur vert contrôle son empreinte écologique, par exemple, en créant des aires protégées ou en réduisant les surfaces déboisées. Deuxièmement, il valorise la flore et la faune du milieu. Troisièmement, il vise un maximum d’économies d’énergie. Finalement, les maisons d’un domaine écologique sont construites avec des matériaux locaux de préférence, non toxiques, biodégradables et/ou recyclables, ainsi qu’en bois provenant de forêts gérées durablement.

( source : Le magazine La Maison du 21è siècle, Été 2009 )

27 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

En Amérique du nord, LA façon d’attribuer le qualificatif « écologique » à une maison est inévitablement une certification LEED. Cette certification s’obtient d’abord et avant tout par l’enregistrement de la maison au programme LEED et, par la suite, avec le pointage obtenu dans chacune des catégories suite aux différentes inspections et au dépôt de toutes les factures d’achats de produits et matériaux ainsi que pour celles rattachées aux sous-traitants. Tout doit être compilé et bien enregistré.

Extérieur web

Pour cette maison des Laurentides, le portrait de chacune des 8 catégories est le suivant :

Innovation et processus de conception : 4.5 pts sur une possibilité de 11. « Il y a eu des rencontres avec les différents intervenants mais pas selon les exigences de LEED ( charrette de design ou planification de projet intégrée ). Donc, pas de point pour l’aspect design. Nos points sont attribuables à l’innovation côté matériaux et à la vérification du chantier à différentes étapes et par des tierces parties ( Agence de l’efficacité énergétique pour Novoclimat et Écohabitation pour la certification LEED ) » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, le constructeur.

Emplacement et liaisons : 4 pts sur une possibilité de 10. « Évidemment, on score pas très haut pour le choix de l’emplacement étant donné que les services et moyens de transport sont inexistants » de nous faire part Robin.

Aménagement écologique des sites : Un terrain imperméable à l’eau, aucun îlot de chaleur, des arbres en bonne quantité, des plantes indigènes, aucun gazon, peu de besoin d’entretien et aucun arrosage, tous contribuent à l’obtention d’un pointage de 15.5 pts sur 22.

Gestion efficace de l’eau : « Ici, on ne score pas très haut de nous dire Robin Gauthier Ouellet et ce, même si tous les appareils sont à faible débit. L’eau est un enjeu de taille aux USA et ailleurs. Ici, c’est pas évident. Je prends mon eau de la nappe phréatique et je la retourne au même endroit après une filtration performante. J’ai pas besoin d’eau pour l’arrosage et j’utilise des appareils performants; ce qui me donne le réel sentiment du devoir accompli malgré les 4 pts sur 15 obtenus ».

Énergie et atmosphère : La maison est très bien isolée en plus d’être fort bien orientée en ce qui a trait aux fenêtres. Celles-ci ont d’ailleurs un gaz low-e argon dans les thermos. L’usage d’appareils électriques Energy Star, l’isolation des tuyaux d’eau chaude, l’installation d’une power pipe et d’un foyer au bois EPA contribuent tous à l’obtention d’un bon pointage soit 16.5 pts sur une possibilité de 38. L’approche Novoclimat est un excellent point de départ pour cette catégorie.

Matériaux et ressources : « Nous sommes très forts dans cette catégorie et on a même obtenu un point pour l’innovation » de me dire Robin. Cela se traduit en une tonne de matériaux recyclés, locaux et sans COV. Ce sont les trois critères importants de LEED. « J’essaie de limiter les matériaux en provenance de l’industrie chimique ou pétrolière et de faire bien attention aux déchets qui sont aussi considérés dans cette catégorie. Nous avons donc réduit pas mal les déchets en choisissant des matériaux recyclables, brûlables ou réutilisables. Exemples : on a recyclé une tonne de gypse, utilisé des panneaux de carton pour les murs ( brûlables ) et transformé des retailles de bois franc en bois d’allumage ». Pointage obtenu : 12.5 sur une possibilité de 16.

Qualité des environnements intérieurs : Ici, un système de ventilation dans chaque pièce ( filtration d’air MERV 13 ) avec débit calculé et vérifié, humidité contrôlée, une sortie extérieure de balayeuse, une entrée d’air indépendante pour le foyer, l’élimination des COV pour les matériaux et un test de radon réussi permettent l’obtention de 14 pts sur une possibilité de 21. Une fois de plus, Novoclimat se veut une bonne base pour cette catégorie.

Sensibilisation et formation : Comme les propriétaires ont été bien formés quant à l’usage des différents systèmes de la maison et qu’ils y porteront une attention particulière, 1 pt sur 3 est obtenu.

Au final, cette maison se voit attribuer 72 pts sur une possibilité maximale de 136 et elle obtient ainsi la certification LEED Argent soit le second niveau sur quatre. Le premier niveau, la certification de base, nécessitait 55 pts alors que le second, LEED Argent, requérait 70 pts. Pour ce qui est des certifications Or et Platine, celles-ci nécessitaient respectivement 85 et 100 pts. Par contre, aux dires de Robin Gauthier Ouellet, la certification Platine est mathématiquement impossible à obtenir en milieu rural alors que la certification Or aurait nécessité des investissements et efforts considérables.

Au delà de tout cela, la maison permettra à ses propriétaires d’économiser 36% sur leur facture d’électricité, de respirer de l’air ambiant dont les émissions nocives de COV ont été réduites de 90% et de réaliser des économies d’eau de l’ordre de 25%. Sans oublier que 90% des matériaux utilisés pour cette maison ont été fabriqués au Québec pour favoriser l’économie locale et limiter le transport.

Robin Gauthier Ouellet a résolument choisi son camp. Pour ce passionné de l’environnement, il est impensable de retourner à des systèmes de construction classique alors que pour le même prix il peut mener à bien des projets aux qualités environnementales remarquables qui, de surcroît, apporteront au fil du temps des gains économiques substantiels à ses acheteurs, notamment en réduisant leur facture d’électricité.

( sources : Écohabitations Boréales et Écohabitation )

 



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