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Archive de la catégorie 'Énergie solaire passive'

22 novembre, 2013
Par Denis Chamberland

Après avoir vu sa maison (construction 2007) détruite par les flammes en juillet 2012, Alain Hamel, constructeur émérite de maisons performantes dans la région du Saguenay, a mis a profit tout son savoir de constructeur afin d’ériger une exceptionnelle maison solaire passive, Net zéro et LEED Platine avec le plus haut score jamais obtenu au Canada.

Pour sa maison, Alain a choisi de mobiliser tout son savoir en faisant appel aux innovations les plus pointues en matière d’énergie. Avec la collaboration d’Emmanuel Cosgrove, directeur d’Écohabitation, Denis Boyer, l’ingénieur en énergie et développement durable de l’organisme, et Lucie Langlois, d’Alias Architecture, Alain et sa conjointe France ont mis de l’avant un projet de construction pour l’obtention d’une maison à la fois super-isolée, super-étanche, conçue et orientée pour être chauffée presqu’uniquement par le soleil.

L’équipe s’est même donnée comme défi de la faire certifier Passivhaus (maison passive), soit ce très prestigieux label allemand. Comme le climat du Saguenay est passablement plus frais que celui de l’Allemagne, ce défi était véritablement colossal. Faut savoir qu’au Canada, aucune maison de type « solair passif » n’a été construite dans un climat aussi froid. Pour obtenir cette certification allemande, il faut atteindre la consommation d’énergie maximale de 15 kWh annuels par mètre carré, pour le chauffage et la climatisation, quand une maison conventionnelle en consomme 100 !

Une telle approche est grandement exigeante en raison du climat, des matériaux disponibles, des portes et fenêtres aux exigences plus élevées pour lesquelles d’ailleurs Alain a dû procéder à du démontage afin d’augmenter l’étanchéité de celles-ci avec du polyuréthane. Les simulations énergétiques représentent un vaste travail. Orientation, masse thermique, compacité, épaisseur des murs, nature des isolants, étanchéité, performance des fenêtres, tout doit être paramétré au plus près afin de maximiser le rendement énergétique. Le fameux 15 kWh annuels représente un défi de taille.

Fin de l’été 2013, la maison est presque achevée et le résultat est au-delà des espérances. D’après les tout derniers calculs, elle ne consommera que 13,3 kWh annuels par mètre carré en chauffage et climatisation. La certification Passivhaus semble donc envisageable!

La certification LEED Platine a été obtenue, et avec un nombre de points record au Canada. La combinaison de ces deux exigences est tout simplement idéale aux yeux d’Alain Hamel : «  Passivhaus est essentiellement centré sur les économies d’énergie alors que LEED prend en compte de nombreux aspects environnementaux comme la non-nocivité des matériaux, l’aménagement extérieur, la gestion de l’eau, la réduction des déchets… Pour moi, chaque maison passive devrait également respecter les critères LEED ! »

C’est tout de même le qualificatif de « maison résiliente » qu’Alain Hamel avait continuellement en tête. Appliqué à son habitation, le concept revêt deux aspects aux yeux de celui-ci. D’abord la résistance aux changements climatiques, illustrée en général par la solidité de l’habitation, et, en particulier par le toit en acier blanc qui réfléchi les rayons du soleil. Cette approche permet d’éviter l’émission de chaleur dans l’atmosphère ainsi qu’une climatisation excessive de la maison soit l’exact opposé des toits en bardeau d’asphalte noir et absorbant qui recouvre la grande majorité des maisons au Québec.

Ensuite, l’autonomie en cas de catastrophe naturelle ou tout simplement de grosse coupure d’électricité. « La maison est reliée aux réseaux d’eau et d’électricité, mais il y a une redondance des équipement qui la rend potentiellement autonome. Ses panneaux photovoltaïques, son poêle à bois et sa thermopompe lui permettent en fait de produire sa propre énergie, dont le chauffage » nous dit Alain Hamel. Précisons qu’elle est autonome en eau grâce au recyclage de l’eau de pluie (douche, toilettes, irrigation du jardin) et au puits artésien (lavabo, évier, lave-vaisselle).

Planchers radiants, chaudière au gaz, panneaux solaires, thermopompe… cette abondance d’équipements peut poser question au plan écologique. Notamment du côté des panneaux solaires que l’on sait polluants à fabriquer alors que le Québec produit en quantité une électricité propre comparé à celle des centrales nucléaires  et à charbon de l’ouest, des États-Unis ou des cousins européens. « On peut en discuter, commente Alain, mais je préfère mon système à ceux des maisons autonomes habituelles qui nécessitent une génératrice au diesel. Quant à l’énergie solaire, il est bon qu’elle soit développée partout, même au Québec ! » Pour en savoir davantage…

Tiré du site internet La Maison du 21è siècle.

21 juin, 2013
Par Denis Chamberland

Dans un effort visant à contribuer à sa façon à l’amélioration de la qualité de construction au point de vue des aspects énergétiques, écologiques, économiques et ergonomiques, Dessins Drummond propose une approche constructive avec l’élaboration de plans de maisons neuves et chalets auxquels se greffe une somme d’informations fort pertinentes pour l’obtention d’une maison ou d’un chalet d’Environnement Supérieur.

Retrouvez donc, pour ce 2939-ES, un plan d’implantation précisant l’orientation optimale visant à atténuer les chauds rayons de soleil en été et à profiter de ceux-ci en hiver dans une approche solaire passive vous permettant de bénéficier au maximum de la vue panoramique s’offrant à vous. Découvrez les bonnes façons de construire en utilisant des matériaux recyclés ou en récupérant un maximum de matériaux et ce, en vous assurant l’apport d’un entrepreneur qualifié. Optez pour les bonnes façons d’aménager votre terrain comme spécifiées sur les plans et afin de profiter à la fois des eaux de pluie, de l’ombre de certains arbres ou de l’effet coupe-vent d’autres arbres.

Assurez-vous d’une construction saine avec l’usage de matériaux dégageant un minimum de COV (composés organiques volatils) et l’installation de bons appareils assurant la qualité de l’air intérieur ainsi qu’une bonne gestion du taux d’humidité.

Réalisez des économies d’énergie en construisant sur des fondations adéquates, en optant pour des appareils électriques certifiés et en choisissant de l’éclairage approprié. Limitez votre consommation en eau avec l’usage d’appareils et de robinetterie certifiés et en optant pour des appareils performants comme un chauffe-eau sur demande.

Dans le but de vous permettre de bien vieillir avec votre maison, ce plan 2939-ES fut conçu afin que vous viviez au quotidien sur un même plancher. Ainsi, au rez-de-chaussée, appréciez un vestibule à l’entrée avant, une cuisine-dînette avec îlot amovible, une salle à manger jumelée à une salle de séjour avec plafond cathédrale et espace pour un poêle ou foyer. Sans oublier une suite des maîtres avec salle de bain privée et un coin laveuse-sécheuse tout près.

Ici, le concepteur va encore plus loin avec un corridor à 4pi de largeur et un escalier linéaire permettant d’une part de circuler en fauteuil roulant et, d’autre part, d’accéder aux autres planchers via un élévateur fixé à l’escalier. À noter que la salle de bain des maîtres peut être modifiée afin de la rendre sécuritaire pour les gens vivant avec une mobilité réduite.

Découvrez le 3240-ES, conçu tout à fait dans une même pensée, et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !

 

26 avril, 2013
Par Denis Chamberland

« Zéro dix roues! », lance fièrement Alexandre Raymond pour souligner qu’il a évité la pollution générée par la production et la livraison de pierre concassée. Le jeune constructeur vient de lancer le projet immobilier Les Berges du Rocher, à Satin-Adolphe d’Howard, dans les Laurentides, où il prévoit construire 35 maisons écoresponsables.

Il a débuté en aménageant une rue d’un kilomètre comme un chemin de campagne, avec du gravier naturel récolté sur le site puis tamisé. Ensuite, certains arbres ont été transplantés. Quant à ceux qui sont abattus, ils sont soit convertis en poutres et planches à l’aide d’une scierie portative, soit débités en bois de chauffage donné aux acheteurs.

Une vingtaine d’acres (soit 30% du domaine) seront conservés à l’état naturel en tant que parc doté de sentiers pédestres et de raquette, avec observatoire à 1705 pi (520 m) d’altitude. « Mon but était de ne pas perturber le site : nous avons deux lacs et les gens ont l’environnement à cœur », explique le président des Constructions MontagneArt, qui favorise l’achat local et l’usage de matériaux recyclés. Il vient d’y bâtir une maison solaire passive certifiée Novoclimat, isolée au polyuréthane (murs R-40) et dotée de dalles radiantes à eau chaude.

Les acheteurs devront vidanger leur fosse septique chaque année, éviter le pavage d’asphalte et limiter la superficie gazonnée. Et les riverains devront signer une entente environnementale conçue par un biologiste afin de préserver la qualité des plans d’eaux.

Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012-2013

6 juillet, 2012
Par Denis Chamberland

Il est à prévoir que la norme Novoclimat sera prochainement rehaussée car les maisons neuves ordinaires devront bientôt satisfaire à l’essentiel de ses exigences en matière d’isolation afin de réduire leur besoin de chauffage de 10 à 15%. Si tout va comme prévu, la nouvelle partie 11 (Efficacité énergétique) du chapitre 1 (Bâtiment) du Code de construction québécois entrera en vigueur ce mois-ci.

« Les exigences reliées à la performance énergétique du prochain programme Novoclimat seront supérieures aux nouvelles réglementations du Code, confirmait fin avril le porte-parole du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Nicolas Bégin. Le travail est à l’étape de projet, rien n’est encore arrêté. »

Le ministère travaille depuis deux ans sur la mise à jour de ce programme d’excellence volontaire lancé en 1999. Un constructeur sur cinq y participe et 200 d’entre eux font partie du Groupe Sélect Novoclimat, ce genre de maisons plus saines et confortables étant leur produit standard. Le 16 avril dernier, le gouvernement avisait les constructeurs qu’il espérait synchroniser le lancement du nouveau programme avec l’entrée en vigueur du nouveau Code.

« Ça va beaucoup ressembler aux maisons R-2000 actuelles, avec des murs R-29 ou R-30, mais avec un toit encore plus isolé, comme R-60 », confie une source proche du dossier. De plus, le programme récompenserait l’utilisation d’une thermopompe ou autre système de chauffage à haute efficacité, de capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques, ou encore d’une architecture solaire passive (maximum de fenêtres au sud, etc.). De plus, le programme Novoclimat exigerait aussi la protection contre l’accumulation de radon.

Pour en savoir davantage, procurez-vous l’édition estivale du magazine La Maison du 21è siècle !

 

9 mars, 2012
Par Denis Chamberland

Quand vient le temps de magasiner son plan de maison et que celui-ci est recherché avec un garage attaché, il est fortement recommandé de vérifier l’orientation du terrain sur lequel sera construite la maison afin de bien localiser le garage et de profiter d’un ensoleillement maximal dans la partie viable de la maison. 

Certains propriétaires, ou futurs propriétaires, ne tiennent pas compte de l’emplacement qu’occupera leur garage et ils se retrouvent malheureusement trop souvent avec une maison dans laquelle un éclairage naturel accentué par un bon rayonnement du soleil est véritablement déficient

Au Québec, les percées de soleil dans nos maisons agissent tout autant sur le moral positif de la famille qu’elles peuvent s’avérer une source d’énergie passive appréciable avec le réchauffement de surfaces de plancher réceptives (céramique par exemple) et la transmission éventuelle ( le soir venu ) de la chaleur accumulée dans de telles surfaces. 

Ainsi, le côté nord de la maison devrait être celui privilégié pour la localisation du garage. Comme on ne peut pas toujours être parfaitement orienté de la sorte, on optera en second choix pour une localisation nord-ouest en raison des vents dominants en provenance de l’ouest alors qu’un troisième choix serait la position nord-est

Chez Dessins Drummond, la facilité et le coût peu élevé avec lesquels on peut se procurer un plan de maison (avec garage) inversé fait en sorte qu’on doit profiter de cette opportunité pour une implantation maximale de sa maison. D’ailleurs, toute la famille s’en portera  mieux !

Nouveauté chez Garaga ! 

Afin de répondre à une demande sans cesse croissante d’une porte de garage davantage fenêtrée, Garaga est fière de présenter sa toute nouvelle porte California dont les lignes pures et l’abondante transparence viendront combler les attentes des concepteurs tout en se mariant à la perfection avec ces maisons de style contemporain qui prennent de plus en plus leur place dans le marché résidentiel de la maison neuve. 

Un détail technique important caractérise cette nouvelle porte: les verres (thermo) sont de type « trempés » au moins du côté intérieur du thermo. C’est une question de sécurité et c’est pensé comme dans les garages de réparation automobile. Ainsi, lorsque la porte est en position ouverte, si on frappe un thermo par accident avec un bout de solive de bois ou bien avec une échelle, le verre ne tombera pas en lambeaux mais bien en grenailles tout comme pour une auto et de façon beaucoup moins dangereuse. Bien pensé n’est-ce pas ?
Découvrez une gamme diversifiée de portes de garage… 

12 novembre, 2010
Par Denis Chamberland

En janvier dernier, un promoteur d’Eastman, dans les Cantons-de-l’Est, est devenu le premier au Québec à bâtir une maison certifiée LEED Platine, le plus grand honneur décerné par le Conseil du bâtiment durable du Canada. Baptisée Orfie, cette maison de trois chambres à coucher est le premier exemplaire bâti par la famille Chagnon qui implante tout en douceur un quartier complet de maisons écologiques sur une terre sauvage de 40 millions de pieds carrés. Cette résidence unique a obtenu 82.5 points sur un maximum possible de 136, du rigoureux système de certification nord-américain Leadership in Energy and Environmental Design ( LEED ). Ses principales caractéristiques sont : 

Une superficie modeste de 1400 pi2, sans sous-sol;

Une conception intégrée par une équipe de professionnels qui ont optimisé les ressources et évité des erreurs courantes de design;

Une conception bioclimatique qui mise sur la haute efficacité énergétique ( enveloppe performante, foyer de masse et plancher radiant ) et l’optimisation de la conception solaire passive ( notamment par l’ajout de masses thermiques qui stockent l’énergie solaire ) :

La récupération de l’eau de pluie, sa réutilisation pour les toilettes et l’irrigation, de même qu’un suivi en direct et un contrôle rigoureux de la consommation d’eau;

Un terrain couvert de trèfle et sans aucune surface imperméable risquant de surcharger les égouts par forte pluie;

L’usage de matériaux écologiques et locaux, tels du cèdre, un plancher de béton lissé et du pin certifié FSC ( Forest Stewardship Council ) provenant de la foresterie durable;

Un environnement intérieur sain grâce à l’usage de matériaux peu polluants, d’un ventilateur récupérateur de chaleur et à la construction d’un espace pour se déchausser afin de limiter l’introduction de poussières nocives dans la maison;

La sensibilisation du public par le promoteur, qui tient des séances d’information et fait des démonstrations de technologies vertes ( panneaux solaires et autres ) dans ses bureaux.
 

Également certifiée Novoclimat, cette résidence clé en main est vendue 278000$. Levertendre.com 

Source, le magazine La Maison du 21è siècle, Édition Été 2010

22 octobre, 2010
Par Denis Chamberland

La question des surcoûts de construction est une des premières à être posée lorsqu’on aborde le sujet des maisons écologiques. Et d’autant plus si lesdites maisons aspirent à une certification LEED qui labellisera leur « vertitude »! À croire que les maisons écologiques doivent forcément avoir un signe de piastre collé à leur façade.

Le préjugé selon lequel habiter une maison saine et écologique serait réservé exclusivement aux gens aisés reste difficile à combattre. Pourtant, le système d’évaluation LEED Canada pour les habitations, qui mesure la performance écologique des constructions résidentielles, reconnaît plus de 50 mesures qui diminuent l’empreinte écologique d’une maison et qui n’ajoutent aucun coût à la construction. Parmi celles-ci :
Concevoir son réseau de plomberie de façon compacte ( pour économiser l’eau et l’énergie );
Ne pas construire de garage attenant à la maison ( pour éviter qu’il pollue les pièces où l’on vit );
Boucher tous les conduits lors du chantier ( pour éviter l’accumulation de poussière );
Réduire ses déchets de chantier;
Concevoir un vestibule d’entrée assez large ( pour permettre aux visiteurs d’enlever leurs souliers et de les ranger );
Orienter la majorité des fenêtres au sud-est au sud-ouest ( pour bénéficier au maximum des apports thermiques du soleil ).

Une étude menée en 2009 par les consultants américains Jay Hall Associates a même démontré qu’il est possible d’atteindre le niveau Or de la certification LEED sans dépenser un sou de plus par rapport à un chantier d’habitation traditionnel. L’objectif de l’étude était en fait d’aider Habitat pour l’Humanité – cet organisme dans but lucratif dont la mission est de construire à moindre coût, avec des bénévoles, des maisons revendues au prix coûtant à des familles aux revenus modestes – à déterminer la faisabilité de certifier LEED tous ses projets d’habitation. Grâce à cette étude, l’organisme fait maintenant certifier LEED la quasi-totalité des ses constructions.

La firme de consultants a passé au crible plus de 100 mesures reconnues par le système LEED. Elle a déterminé le coût global de chacune en tenant compte non seulement de son prix initial, mais aussi des éventuelles économies d’énergie qu’elles pouvaient engendrer. Le tout fut ensuite ramené à un coût mensuel net.

Par exemple, disons que votre banque vous accorde une hypothèque de 200 000$ avec un terme de 25 ans, à un taux d’intérêt annuel de 5%. Maintenant, imaginons que vous décidiez d’ajouter 2 000$ à votre hypothèque pour rendre votre future maison plus éconergétique et pour effectuer un test d’infiltrométrie vous assurant de son étanchéité supérieure. Cela vous coûterait 10$ de plus par mois pour votre hypothèque. Par contre, les besoins de chauffage de la maison diminueraient de 15%, vous faisant épargner 15$ par mois. Bref, les 2 000$ investis dans l’efficacité énergétique de votre maison ne constitueraient pas une dépense puisqu’ils génèreraient un profit net de 5$ qui irait en augmentant avec les hausses inévitables du prix de l’énergie. Il serait dommage de vous en priver !

Par ailleurs, d’autres mesures écologiques reconnues par le système LEED ne sont pas du tout rentables. Un bon exemple est l’installation d’un système photovoltaïque qui produit de l’électricité à partir de la lumière solaire. Ce type d’équipement est encore trop dispendieux pour que les économies d’énergie qu’il engendre permettent de récupérer l’investissement initial avant plusieurs décennies.

Il est donc essentiel de démêler les différentes options écologiques lorsqu’on se lance dans la construction d’une maison. À défaut de quoi on risque de tomber dans le piège du château écologique bourré de techno-gadgets impossibles à rentabiliser.

La maison écologique abordable est de taille raisonnable, elle repose sur une conception intelligente et efficace, et elle mise avant tout sur d’importantes économies d’énergie.

Le choix de matériaux durables est souvent rentable aussi. Par exemple, une toiture en acier inoxydable est de 30 à 50% plus chère à l’achat qu’une toiture en bardeau d’asphalte. Néanmoins, son surcoût initial est largement compensé par la durabilité de l’acier : cette toiture verra passer un minimum de trois générations de toitures en bardeau d’asphalte avant de devoir être refaite. Ainsi, à long terme, un toit en tôle vous coûtera moins cher qu’un toit en bardeau d’asphalte qui devra être refait avant que vous n’ayez fini de rembourser votre hypothèque…

Obtenir la certification LEED avec un budget restreint ? Oui, c’est possible. Les logements sociaux en cours de certification LEED au Québec en font la démonstration avec un budget prévu ne dépassant pas 100$ du pied carré. Leur recette ? Une conception intelligente, des choix raisonnés, une vision à long terme.
 
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Printemps 2010

17 septembre, 2010
Par Denis Chamberland

Les maisons à la fine pointe de la technologie certifiées R-2000 pourraient bientôt demander jusqu’à 50% moins d’énergie pour chauffer l’eau et l’air, tout en utilisant des méthodes éprouvées. La norme d’élite R-2000 sera sous peu mise à jour. C’est que plusieurs provinces s’apprêtent à hausser le niveau minimal d’économie d’énergie des maison neuves au seuil R-2000 actuel. Ressources naturelles Canada (RNCan) a donc créé un comité composé de 15 spécialistes et chargé de renouveler la norme R-2000 par consensus d’ici le printemps 2011

« Les prochaines lignes directrices R-2000 pourraient être appliquées à partir de 2012 si nos nombreux partenaires y donnent leur appui, explique Debra Haltrecht, chef des stratégies en technologies résidentielles à l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada. On envisage de faire passer la cote ÉnerGuide des maisons R-2000 à environ 86 points, un niveau 50% moins énergivore que la cote actuelle de 80. » Aujourd’hui, une maison certifiée Novoclimat (cote ÉnerGuide: 78) par l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec demande au moins 25% moins d’énergie qu’une maison ordinaire, alors que l’économie atteint 30% ou davantage dans une maison certifiée R-2000.

Depuis sa première mouture en 1983, la norme R-2000 a toujours comporté des exigences minimales obligatoires, telle une très grande étanchéité (1,5 renouvellement d’air par heure à une pression simulée de 50 pascals). Plutôt que d’imposer des techniques et technologies (approche dite normative), RNCan permet d’atteindre la cible énergétique R-2000 de plusieurs façons (approche de performance). « Nous espérons que les constructeurs adopteront les énergies renouvelables, par exemple les chauffe-eau solaires et les panneaux photovoltaïques qui sont la prochaine tendance lourde, précise madame Haltrecht. Plusieurs autres technologies peuvent contribuer à atteindre une économie de chauffage de 50%, comme le vitrage triple à faible émissivité, un bon design solaire passif, une résistance thermique des murs de R-40 ou une pompe à chaleur, mais rien de tout cela ne sera obligatoire.»

La norme R-2000 sera par la suite renouvelée régulièrement dans l’espoir que l’industrie canadienne puisse un jour arriver, de façon rentable et courante, à bâtir des maison dites « à consommation d’énergie nette zéro », produisant plus d’énergie qu’elles n’en consomment.
 
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Printemps 2010

25 juin, 2010
Par Denis Chamberland

Le concept Now House TM consiste à rénover une maison individuelle d’après-guerre d’un étage et demi, construite il y a 60 ans, dans un quartier établi de Toronto (Ontario) et comme on en trouve au Québec. À la tête de l’équipe retenue dans le cadre de l’initiative de maisons de démonstration durables ÉQuilibrium MC de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le promoteur de la maison Now House TM, Work Worth Doing, a rénové la maison afin d’en accroître l’efficacité énergétique, d’améliorer la qualité de l’air intérieur, de produire de l’énergie par l’entremise de sources renouvelables et de récupérer la chaleur provenant des eaux ménagères et de l’air évacué qui serait autrement perdue.

Dans le but de réduire la consommation énergétique nette de 70%, les concepteurs ont mis l’accent sur l’optimisation de plusieurs paramètres. Par exemple, une fenêtre au sud a été agrandie pour accroître la captation de l’énergie solaire et la lumière du jour. De plus, les méthodes et les matériaux de construction, de même que les appareils ménagers et d’éclairage, ont été choisis pour leurs caractéristiques éconergétiques et environnementales. On a ensuite ajouté des systèmes à énergie renouvelabe intégrés, tels que des panneaux photovoltaïques et des panneaux solaires thermiques.

La réduction de la charge de chauffage des locaux est l’un des plus importants éléments pour obtenir une consommation nette s’approchant de zéro. C’est ainsi que les travaux ont permis d’améliorer l’isolation et de réduire les fuites d’air. La solution élaborée par l’équipe a été de préserver les murs intérieurs. Le parement extérieur a toutefois été enlevé afin d’exposer les planches d’origine. Une ossature murale en bois de type échelle a été construite et rapportée sur ces planchers. Cette ossature a réduit la consommation de bois ainsi que les ponts thermiques. Une mousse de polyuréthane à cellules fermées a ensuite été appliquée par projection sur les murs extérieurs afin d’en augmenter la valeur isolante. On a laissé une lame d’air pour permettre l’évacuation de l’eau, et les murs extérieurs ont été recouverts d’un nouveau bardage de fibrociment.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la maison Now House TM ou sur d’autres maisons de démonstration EQuilibrium MC, visitez le site Web de la SCHL, et tapez le mot clé « EQuilibrium ».

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009

14 mai, 2010
Par Denis Chamberland

Conçue dans une pensée écologique semblable à celle du modèle 3950 et dans le but d’offrir une alternative davantage accessible au point de vue budgétaire, cette maison propose un aménagement intérieur fort bien pensé ainsi qu’une façade arrière abondamment fenêtrée et devant être orientée vers le sud pour une action solaire passive suffisamment efficace.

Pour en savoir davantage…

 



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