Archive de la catégorie 'Écologiques'
Par Denis Chamberland
Catégories: Aménagement extérieur, Écologique, Écologiques, Environnement, Gazon, La Maison du 21ième Siècle, MiCasa, Pelouse, Santé, Terrains, Vert
Le 4 avril passé a marqué le 10è anniversaire de l’entrée en vigueur du Code québécois de gestion des pesticides, une première en Amérique du Nord. L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont emboîté le pas à la Belle province, respectivement en 2009 et 2011. Or, l’Ontario va beaucoup plus loin que le Québec en interdisant l’usage et la vente de 96 ingrédients actifs de pesticides contre 20 seulement chez nous. Équiterre a donc demandé au gouvernement du Québec de suivre ce bel exemple.
Les ventes de pesticides ont diminué de 30% au Québec depuis l’entrée en vigueur du Code. Par contre, les professionnels de l’entretien de pelouse utilisent encore des produits de synthèse dont les effets sur l’environnement et la santé sont très controversés. C’est le cas notamment de l’Imidaclopride (Merit) pour tuer les vers blancs et le Dicamba pour détruire les « mauvaises herbes ». Il faut croire que les Québécois n’ont toujours pas accepté les pissenlits dans leurs pelouses !
Édith Smeesters, biologiste et auteure, se propose de mobiliser le grand public sur sa page Facebook (accessible via edithsmeesters.org) pour inverser cette tendance. Cette conférencière très recherchée a fondé la Coalition pour les alternatives aux pesticides et est porte-parole d’Équiterre en la matière. Son dernier livre, Guide du jardinage écologique, paraîtra ce printemps.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, Édition Printemps 2013
Lire la suite de l'article (Aucun commentaire »)Par Denis Chamberland
EcoBuildingStore.ca est une jeune entreprise montréalaise dédiée à la vente de matériaux de construction et de rénovation durables de grande qualité et vendus à prix abordable.
Il y a cinq ans, son propriétaire Serge Bouissou, ingénieur de formation dans sa France natale, lançait une entreprise de design et rénovation, Pure Organic Design, avec son associé Daniel Corbeil. « J’étais un simple propriétaire qui rénovait son vieux cottage du Plateau, raconte-t-il. J’ai trouvé extrêmement difficile de trouver des matériaux écologiques et d’avoir une discussion cohérente avec des gens sur comment réaliser une maison durable. Nous avons donc décidé de regrouper les grands produits de construction verte sous un même toit. »
Fruit de 18 mois de recherches approfondies, sa salle de montre (ouverte sur rendez-vous) et son site écobuildingstore.ca proposent : crépi d’argile américain et crépi de chaux français pour murs intérieurs et extérieurs, comptoirs de verre ou de papier recyclé, gypse recyclé, éclairage DEL (diodes électroluminescentes), panneaux et planchers de bois recyclé, certifiés FSC et de bambou, meubles écologiques, fenêtres à haute efficacité énergétique, peintures à la chaux, finis pour le bois ainsi qu’accessoires comme des tableaux en ardoise recyclés.
L’entreprise offre également des consultations gratuites à domicile sur les matériaux durables.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Automne 2012
Par Denis Chamberland
De quoi s’agit-il ?
La certification « Rénovation Écohabitation » est un outil gratuit qui représente les meilleures pratiques vertes à adopter lors d’une rénovation intérieure ou extérieure (cuisine, salle de bains, séjour, sous-sol, chambre ou revêtement extérieur). Cette certification concerne les habitations rénovées selon des critères précis.
C’est nouveau ?
Oui! La certification LEED concerne les maisons neuves alors que Réno-climat porte sur la rénovation énergétique. La certification Rénovation Écohabitation vise la rénovation en général : matériaux, santé, eau, énergie, gaz à effet de serre.
À qui s’adresse-t-elle ?
À toute personne qui projette une rénovation résidentielle : propriétaire, entrepreneur général, promoteur immobilier, artisan de la rénovation, etc.
A quoi sert-elle ?
À rénover selon des règles écologiques et rigoureuses, à bien vivre dans un univers sain et respectueux de l’environnement, et à bénéficier d’avantages financiers. Aussi, avoir recours aux bonnes pratiques, c’est bien, mais aller jusqu’à certifier une pièce de sa maison, c’est encore mieux… Ecohabitation propose donc une véritable certification qui atteste la qualité écologique de vos rénovations.
Une certification, pourquoi ?
Pour l’environnement, la valeur de revente de sa propriété, sa durabilité, son air intérieur plus sain, les nombreuses subventions possibles, et les assurances et hypothèques à des conditions avantageuses.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Automne 2012
Par Denis Chamberland
Après la certification LEED pour l’aménagement des quartiers et l’initiative fédérale des collectivités EQuilibrium, de nombreuses activités québécoises suscitent de grands espoirs chez ceux qui rêvent de villes plus écologiques.
Ainsi, le 18 novembre dernier, plus d’une centaine d’organisations – dont des municipalités – se sont engagées à participer à la réduction de la dépendance du Québec au pétrole, dont l’importation coûte plus de 17 milliards de dollars aux Québécois annuellement. Cet engagement découle du premier Forum québécois sur l’énergie organisé à Shawinigan par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (rncreq.org).
La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), quant à elle, vient de proposer un plan métropolitain d’aménagement et de développement qui vise enfin à limiter l’étalement urbain, qui favorise entre autres la consommation de pétrole. Tout en saluant cette initiative, 24 organismes et experts ont souhaité des objectifs plus ambitieux au plan final. Parmi ceux-ci : la création d’une ceinture verte, le frein au développement routier, le financement du développement des transports collectifs et la protection intégrale de la zone agricole jusqu’en 2031.
En novembre également, l’organisme montréalais ecohabitation.com qui certifie les habitations LEED, lançait le service Quartiers Écohabitation. « L’organisme élargit ainsi son champ d’action en accompagnant les municipalités, les promoteurs et les municipalités régionales de comté qui veulent développer des quartiers plus denses, plus végétalisés, bien dotés en commerces et en services afin de limiter l’utilisation de la voiture. »
Enfin, un organisme de Québec, Vivre en Ville, lançait cette année le site sagacite.org pour favoriser la diffusion d’information et la mobilisation des citoyens et des décideurs en matière d’urbanisme durable en vue de faire face aux changements climatiques. On y aborde des sujets-clés comme les quartiers moins dépendants de l’automobile, la taille et la qualité des bâtiments, l’ombrage, les sols perméables, etc.
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2012
Par Denis Chamberland
Alliant savoir-faire artisanal et volonté écologique, Madera Eco Meubles propose des services de décapage et de finition écologiques qui permettent de mettre en valeur votre patrimoine intérieur.
L’entreprise revalorise, à des prix concurrentiels, meubles, moulures ou escaliers de bois à l’aide de divers décapants écologiques et des huiles de finition naturelles de marque Livos, importées d’Allemagne, « Si nous voulons vivre dans une maison saine, nous devons éliminer tous les polluants qui nous entourent », relate la propriétaire de l’entreprise, Pamela Vergara.
« Combien de couches de peinture recouvrent nos meubles, nos boiseries et nos portes? Autrefois, les peintures contenaient des quantités élevées de plomb. Comme de plus en plus d’enfants et d’adultes souffrent d’allergies ou de d’autres maux inexpliqués, il est préférable d’éliminer tout risque de contamination atmosphérique. Notre entreprise s’est donnée pour mission de sensibiliser les consommateurs à l’importance de vivre dans un environnement sain, et de revaloriser leur cadre de vie grâce à notre expertise et à notre savoir-faire. »
Tiré du magazine La Maison du 21è siècle, édition Hiver 2011
Par Denis Chamberland
Catégories: Acier, Budget, Certification, Conception, Développement durable, Écologiques, Efficacité énergétique, Energie solaire active, Énergie solaire passive, Hypothèque, Investissement, La Maison du 21ième Siècle, LEED, Non classé, Panneaux photovoltaïques, Toiture
La question des surcoûts de construction est une des premières à être posée lorsqu’on aborde le sujet des maisons écologiques. Et d’autant plus si lesdites maisons aspirent à une certification LEED qui labellisera leur « vertitude »! À croire que les maisons écologiques doivent forcément avoir un signe de piastre collé à leur façade.
Le préjugé selon lequel habiter une maison saine et écologique serait réservé exclusivement aux gens aisés reste difficile à combattre. Pourtant, le système d’évaluation LEED Canada pour les habitations, qui mesure la performance écologique des constructions résidentielles, reconnaît plus de 50 mesures qui diminuent l’empreinte écologique d’une maison et qui n’ajoutent aucun coût à la construction. Parmi celles-ci :
Concevoir son réseau de plomberie de façon compacte ( pour économiser l’eau et l’énergie );
Ne pas construire de garage attenant à la maison ( pour éviter qu’il pollue les pièces où l’on vit );
Boucher tous les conduits lors du chantier ( pour éviter l’accumulation de poussière );
Réduire ses déchets de chantier;
Concevoir un vestibule d’entrée assez large ( pour permettre aux visiteurs d’enlever leurs souliers et de les ranger );
Orienter la majorité des fenêtres au sud-est au sud-ouest ( pour bénéficier au maximum des apports thermiques du soleil ).
Une étude menée en 2009 par les consultants américains Jay Hall Associates a même démontré qu’il est possible d’atteindre le niveau Or de la certification LEED sans dépenser un sou de plus par rapport à un chantier d’habitation traditionnel. L’objectif de l’étude était en fait d’aider Habitat pour l’Humanité – cet organisme dans but lucratif dont la mission est de construire à moindre coût, avec des bénévoles, des maisons revendues au prix coûtant à des familles aux revenus modestes – à déterminer la faisabilité de certifier LEED tous ses projets d’habitation. Grâce à cette étude, l’organisme fait maintenant certifier LEED la quasi-totalité des ses constructions.
La firme de consultants a passé au crible plus de 100 mesures reconnues par le système LEED. Elle a déterminé le coût global de chacune en tenant compte non seulement de son prix initial, mais aussi des éventuelles économies d’énergie qu’elles pouvaient engendrer. Le tout fut ensuite ramené à un coût mensuel net.
Par exemple, disons que votre banque vous accorde une hypothèque de 200 000$ avec un terme de 25 ans, à un taux d’intérêt annuel de 5%. Maintenant, imaginons que vous décidiez d’ajouter 2 000$ à votre hypothèque pour rendre votre future maison plus éconergétique et pour effectuer un test d’infiltrométrie vous assurant de son étanchéité supérieure. Cela vous coûterait 10$ de plus par mois pour votre hypothèque. Par contre, les besoins de chauffage de la maison diminueraient de 15%, vous faisant épargner 15$ par mois. Bref, les 2 000$ investis dans l’efficacité énergétique de votre maison ne constitueraient pas une dépense puisqu’ils génèreraient un profit net de 5$ qui irait en augmentant avec les hausses inévitables du prix de l’énergie. Il serait dommage de vous en priver !
Par ailleurs, d’autres mesures écologiques reconnues par le système LEED ne sont pas du tout rentables. Un bon exemple est l’installation d’un système photovoltaïque qui produit de l’électricité à partir de la lumière solaire. Ce type d’équipement est encore trop dispendieux pour que les économies d’énergie qu’il engendre permettent de récupérer l’investissement initial avant plusieurs décennies.
Il est donc essentiel de démêler les différentes options écologiques lorsqu’on se lance dans la construction d’une maison. À défaut de quoi on risque de tomber dans le piège du château écologique bourré de techno-gadgets impossibles à rentabiliser.
La maison écologique abordable est de taille raisonnable, elle repose sur une conception intelligente et efficace, et elle mise avant tout sur d’importantes économies d’énergie.
Le choix de matériaux durables est souvent rentable aussi. Par exemple, une toiture en acier inoxydable est de 30 à 50% plus chère à l’achat qu’une toiture en bardeau d’asphalte. Néanmoins, son surcoût initial est largement compensé par la durabilité de l’acier : cette toiture verra passer un minimum de trois générations de toitures en bardeau d’asphalte avant de devoir être refaite. Ainsi, à long terme, un toit en tôle vous coûtera moins cher qu’un toit en bardeau d’asphalte qui devra être refait avant que vous n’ayez fini de rembourser votre hypothèque…
Obtenir la certification LEED avec un budget restreint ? Oui, c’est possible. Les logements sociaux en cours de certification LEED au Québec en font la démonstration avec un budget prévu ne dépassant pas 100$ du pied carré. Leur recette ? Une conception intelligente, des choix raisonnés, une vision à long terme.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Printemps 2010
Par Denis Chamberland
Un projet de 50 millions $ est en cours dans un environnement enchanteur situé à 15 minutes du centre-ville de Trois-Rivières.
« De manière judicieuse, nous visons à réunir tous les principes du développement durable », explique Griselde Delahaye, conceptrice du développement domiciliaire Nouvelle Conscience des Forges. Déployé au cœur d’un impressionnant site de plus de 29 hectares, dont plus de 55% du milieu naturel sera préservé et rendu accessible, ce développement immobilier de type écologique vise la prestigieuse certification LEED ( Leadership in Energy and Environmental Design ) pour toutes ses constructions. On y retrouvera un vaste choix de maisons unifamiliales, jumelées, de ville, d’immeubles à logements et de maisons multi-générations.

Voisin du lac des Forges et du Parc national des Forges-du-Saint-Maurice, ce quartier vert situé tout près des services, desservi par le transport en commun et traversé par une piste cyclable, accueillera une garderie annexée à une résidence pour aînés, puis, à terme, un centre de santé global et un centre d’interprétation de la nature.
Se disant inspirés et guidés par le gros bon sens, les promoteurs de ce projet avant-gardiste se distinguent par l’accent mis sur le respect de la nature, la dynamique intergénérationnelle et éducative ainsi que le côté abordable des ses maisons.
Outre les 200 habitations écologiques, cette magnifique enclave naturelle, site millénaire d’un des méandres du Saint-Maurice, abritera un quartier résolument tourné vers le développement durable, la protection de l’environnement et la qualité de vie.
Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Hiver 2010
Par Denis Chamberland
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Depuis quelques années, un mouvement médiatique important nous confronte à un raz-de-marée d’informations concernant la construction verte. Les industries sont entrées dans la danse en inondant le marché de produits supposément verts. Certains constructeurs, ayant décelé une opportunité d’affaire supplémentaire, commercialisent désormais leur produit sous cette nouvelle étiquette.
Devant cette conversion massive de l’industrie aux principes du marketing vert, on pourrait se demander comment le consommateur ou futur acheteur, submergé par cette vague, pourra, avec discernement, s’orienter et arriver à séparer le bon grain de l’ivraie. C’est tout un défi !
Commençons par le système d’évaluation LEED pour Habitations du conseil du bâtiment durable du Canada, qui est, en passant, un excellent guide de bonnes pratiques afin de diminuer l’impact environnemental de votre nouvelle résidence. Il consiste en huit catégories de critères et quatre niveaux de certification. Une évaluation préliminaire du projet est obligatoire ainsi que la participation d’un évaluateur accrédité par le conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa). Cette personne assurera le bon déroulement du projet, informera, conseillera, inspectera et, finalement recommandera la certification. Au Québec, le programme étant géré par ÉCOhabitation, c’est donc ici que l’on trouve ce conseiller.
Je n’analyserai pas de fond en comble ce système d’évaluation. Je m’attarderai qu’à son impact sur les méthodes de construction des entrepreneurs québécois, pourquoi ? Car cette façon de faire ne provoquera pas la ruée des entrepreneurs traditionnels vers le processus d’accréditation et de certification. C’est, à leur avis, tout simplement trop complexe et surtout trop onéreux. Je pourrais même m’avancer à confirmer une évidence, LEED s’adressera à des acheteurs et à des entrepreneurs d’exception qui, malheureusement, ne compteront que pour une infime part du marché.
Les principaux adhérents au système LEED pour Habitations ont une conscience environnementale plus développée, une approche marketing différente de la masse et/ou beaucoup de temps libre assorti d’un budget conséquent.
Voici en fait les seules résidences certifiées au Québec pour le moment
• Boisbriand, Les Habitations du Quartier Boisbriand Inc. Maisons en rangées (4)
• Montréal, Vermont Energy Investment Corp. Duplex, Écohabitation
• Stoneham, Construction Maurice Bilodeau, Villégiature de grand luxe
• Saint Adolphe de Howard, maison du lac Louise, villégiature de luxe, Écohabitations Boréale
Le faible nombre de certifications est justifiable, pour le moment, par le processus de formation qui vient tout juste de débuter au Québec et par le programme qui termine tout juste sa phase pilote au Canada. En fait, toutes les certifications ont été effectuées dans le cadre de LEED for Homes du USGBC. Les deux premières résidences inscrites au programme canadien ont été certifiées en Août 2009 en Ontario. Ce mouvement tend à prendre plus d’ampleur en Ontario présentement, et les États-Unis ont déjà plus de 4000 projets certifiés (LEED for homes y est implanté depuis déjà quelques années).
Voilà en gros ce qu’est LEED. Dans le prochain billet, je comparerai LEED avec un autre programme volontaire, Novoclimat, administré par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec.
Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction
Par Denis Chamberland
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La conception d’une première maison écologique, surtout la première, représente beaucoup de travail pour en faire un succès. Une centaine d’heures furent donc consacrées à la recherche de matériaux, de techniques et de systèmes pouvant s’inscrire dans un tel processus de nous signaler M. Robin Gauthier Ouellet de Écohabitations Boréales, « Faut dire qu’on partait de loin en construction » nous dit candidement ce dernier qui, bachelier en environnement et en management, avait tout de même une bonne capacité de recherche et d’apprentissage. « On trouve presque tout sur Internet et sur des sites spécialisés, voire même des fabricants de matériaux. Les détaillants, par contre, ne sont pas encore rendus là, du moins pas il y a deux ans de cela. Ils ne connaissent pas les produits écologiques disponibles, parfois même ceux dans leur magasin!».
« J’ai commencé à penser à cette entreprise il y a trois ans de cela. Je ne connaissais pas vraiment le programme LEED à ce moment-là. Il n’était d’ailleurs pas prévu de faire certifier le projet au départ. Nous n’avons donc pas intégré la démarche LEED au tout début de la conception. À titre d’exemple, pas de ‘charrette de design’ ou cet exercice visant à mettre ensemble les idées d’un groupe d’intervenants et de professionnels du métier afin que tous rament dans le même sens et partent du bon pied. Ma contribution à la conception fut de préciser les matériaux et techniques écologiques de construction qu’on allait mettre de l’avant alors que, du côté des propriétaires, ceux-ci ont défini les grandes lignes de leurs besoins en terme d’espace. M. Ouellet avait d’ailleurs rédigé un devis exhaustif sur les espaces de vie même si plusieurs modifications y ont été apportées ». Pour la réalisation des plans, le trio s’est tourné vers Sylvain Charrette qui a pris en considération toutes ces requêtes et est venu sur le terrain afin de s’assurer de l’orientation de la maison et de l’apport envisageable d’énergie solaire passive pour la réalisation de ce superbe plan de maison.
« L’approche générale de la maison fut la suivante: pas de solutions compliquées, pas de technologies spéciales, juste une maison bien orientée et bien réalisée avec des matériaux écologiques et des équipements performants. Le choix du terrain est critique et il doit se faire très tôt dans le processus. Ce terrain étant plein sud, c’était parfait comme point de départ ».
Lorsque je parle à Robin de compromis que les propriétaires ont probablement eus à faire, celui-ci me répond qu’il ne croit pas que, pour être écologiques, les clients aient à faire des compromis sur la qualité des matériaux. Il me signale que dans le moyen/haut de gamme, il est très possible de trouver des matériaux écolos tout aussi attrayants et à un prix similaire. « On choisi donc le produit qui a des caractéristiques intéressantes ». Par caractéristiques intéressantes, celui-ci fait allusion à des produits locaux, recyclés, sans COV, biodégradables etc. D’après lui, une maison Novoclimat LEED de moyen/haut de gamme n’est pas plus coûteuse à construire qu’une maison conventionnelle de la même taille. « Il y a des choses à proscrire en construction écologique comme aménager beaucoup de fenêtres au nord ou mettre beaucoup de tapis dans la maison ou même, utiliser des produits dont la fabrication est énergivore ».
« Tout est question d’équilibre. Il nous faut trouver l’équilibre entre le prix, la performance environnementale, l’esthétisme et la fonctionnalité. Des maisons écolos ‘à l’extrême’, qui négligent l’esthétisme au profit de la performance, ne se vendront pas et nous raterons ainsi l’objectif premier de cette aventure qui est de diminuer l’empreinte écologique de l’industrie de la construction ».
Suivez, lors du prochain billet, la construction de cette maison certifiée LEED Argent et découvrez les défis rencontrés sur ce chantier.
Par Denis Chamberland
Catégories: Conception, Consommation, Construction, Contracteur, Écologique, Écologiques, Économie, Efficacité énergétique, Habitation, Implication sociale, La Maison du 21ième Siècle, LEED, Maison Verte, Non classé, Novoclimat - Agence Efficacité Énergétique, Plomberie, Toiture, Vert
Histoire de mieux connaître les gens impliqués dans la construction responsable, je me suis rendu à l’événement « Green dating » qui clôturait le deuxième Sommet national du Conseil du bâtiment durable du Canada à Montréal.
Cela m’a permis d’échanger avec différents intervenants dont M. Andrew Garlett de ECOhabitation. Celui-ci m’a d’ailleurs invité, le soir même, à visiter ce fameux triplex Le Soleil à la fois premier bâtiment urbain à consommation « nette zéro » ( confirmé par la SCHL pour un bâtiment capable de produire autant d’énergie qu’il en consomme ) et premier bâtiment du projet Abondance Montréal situé à Verdun. Le second bâtiment, La Terre, jumelé au premier, proposera 17 copropriétés et sera mis en chantier prochainement par M. Robert Deschamps, entrepreneur général de Construction SODERO et associé du projet.

Sur place, j’ai rencontré Christopher Sweetnam-Holmes de ÉcoCité Developments, concepteur du projet, son associée Cheryl Gladu et leurs nombreux partenaires, tous très fiers de leur réalisation. Il faut voir tout le système mécanique au sous-sol pour mieux comprendre et apprécier la qualité de l’installation. Réservoirs d’eau chaude, système de géothermie, ventilateur récupérateur de chaleur, réservoir d’eau de pluie, sans oublier une plomberie entièrement isolée et l’accessibilité à tous ces différents systèmes dans un espace fort bien organisé.
Sur le toit, l’aménagement d’une terrasse nous permet une vue imprenable sur Montréal alors que je constate la présence de poteaux métalliques structuraux que l’on me dit continus et bien ancrés aux fondations pour éventuellement y fixer un système photovoltaïque de 14 kilowatts ( 100 capteurs d’une puissance crête de 140 watts pouvant produire 14200 kWh par an ) qui, jumelé aux capteurs solaires thermiques du chauffe-eau solaire et au système de géothermie captant la chaleur du sol, assurera voire dépassera les besoins énergétiques du triplex. Faut dire que l’usage d’une mousse isolante à la fois isolant, pare-vapeur et pare-air très performant permet l’obtention d’une résistance thermique pour les murs hors-sol de R-45 plutôt que celle exigée par le programme Novoclimat qui est de R-24,5 alors qu’une étanchéité de 0,4 changement d’air à l’heure, grâce, entre autre, à l’usage de fenêtres à haut rendement énergétique, permet de dépasser l’étanchéité de 2,5 CAH exigée par Novoclimat ou même celle pour la certification R-2000 de 1,5 CAH à une même pression de 50 pascals.
Avec ce triplex, les associés visent la certification LEED platine du CBDCa voici 10 points qui militent grandement en leur faveur ( sources: La Maison du 21è siècle et L’Actualité )
• Des fondations de béton à fort contenu de cendre volante recyclée;
• Une charpente en bois de foresterie durable certifié par le Forest Stewardship Council;
• Des panneaux de placoplâtre à base de gypse 100% recyclé;
• Un mur sud ombragé et végétalisé pour rafraîchir l’amenée d’air en été;
• La collecte et la réutilisation des eaux de pluie pour les jardins et les toilettes;
• Des armoires et des finis à faibles émissions gazeuses, notamment de formaldéhyde;
• Des robinets à débit réduit et des chasses d’eau à double débit (3 ou 6 litres par chasse)
• Un placard sèche-linge déshumidifié par la bouche de retour du VRC
• Des électroménagers et des appareils d’éclairage à haute efficacité énergétique;
• Un abonnement au service de partage de voitures Communauto.
À noter que d’ici l’été 2010, le triplex Le Soleil fera l’objet d’un suivi scientifique et l’unité du rez-de-chaussée sera ouverte au public.






