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Archive de la catégorie 'Construction'

10 août, 2010
Par Marie-France Roger

Yves Carignan, PDG de Dessins Drummond, nous a concocté un texte humoristique et nous présente son « top 10″ des phrases à éviter de dire ou que vous détesterez entendre lors de la construction ou de la rénovation de votre maison ou chalet.  Si vous avez déjà bâti ou rénové, vous pourrez certainement en reconnaître quelques unes!

Sourire assuré… on voit que Mr. Carignan a une certaine expérience en la matière! Lire le texte original sur le blogue de Yves Carignan et ne pas vous gêner pour partager avec nous les vôtres!

11 juin, 2010
Par Denis Chamberland

Il existe un très large éventail d’objets conçus avec des matières recyclées ou récupérées. Ces produits bénéficieront d’une deuxième vie grâce à de nouveaux acquéreurs qui apprécient les objets qui ont, pour ainsi dire, une âme. Leur utilisation pourra aussi bien mettre en valeur le cachet historique d’une demeure ancestrale que des lieux plus modernes. Il faut toutefois s’armer de patience et de détermination pour trouver ce qui conviendra dans notre décor.

Bien qu’il existe diverses façons pour trouver des objets récupérés, selon Emmanuel Cosgrove, d’Écohabitation, la méthode la plus efficace demeure la consultation des petites annonces classées sur le Web. Des sites comme lespacs.com et kijiji.com peuvent permettre de trouver l’objet rare et recherché. Le site d’Emmanuel, Ecohabitation.com, comprend quant à lui l’Annuaire des pages vertes, incluant une liste de fournisseurs québécois de matériaux et de produits récupérés.

Ce n’est tout de même pas toujours simple, la récupération. La plupart du temps, une revitalisation de la finition s’impose. Par exemple, une baignoire sur pattes aura besoin d’être émaillée ou une porte en bois, décapée.

Les chantiers de démolition sont une mine d’or pour les récupérateurs. C’est pourquoi des ententes avec les entrepreneurs et propriétaires peuvent s’avérer très intéressantes. Un site incontournable : celui du Regroupement des récupérateurs et recycleurs de matériaux de construction et démolition du Québec : 3rmcdq.qc.ca.

Enfin, le gouvernement du Québec publie une liste des fabricants locaux de produits recyclés sur le site recyc-quebec.gouv.qc.ca.

Malheureusement, les coûts d’enfouissement sont souvent trop avantageux pour encourager le recyclage des matériaux de construction, rénovation et démolition. Il revient donc au consommateur d’indiquer aux élus et aux entrepreneurs que le respect de l’environnement est une des ses priorités. Comme le dit si bien Laure Waridel d’Équiterre, acheter, c’est voter !

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009

25 mai, 2010
Par Yves Carignan

Eh oui !  Après l’amie Michelle Blanc qui s’est fait critiquée par Nathalie Petrowski, voilà que « la poivrière » de l’inséparable kit d’assaisonnements parle de nous !   René Homier Roy se dilate la rate en regardant notre magazine !  Je ne pensais jamais que notre PME de Drummondville saurait intéresser un homme aussi branché et « important » que M. Homier Roy, mais oui !  C’est fait !  Et il semble que ce ne soit pas la première fois en plus.  Je suis honoré !  Je vous laisse écouter l’extrait dans lequel il parle de nous:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

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Ceux qui pensent que je vais « loader mon gun » et tirer à bout portant sur René Homier Roy se trompent…  Oui, ce fut mon premier réflexe lorsque j’ai entendu cet extrait et par la suite, je me suis dit que je n’embarquerais jamais dans ce discours vide qu’est celui de la critique sans fond;  trop facile.

Je me suis cependant attardé sur la vie de Monsieur Homier Roy afin de savoir à qui j’avais à faire et je vous en fais un résumé ici:

  • Mes recherches rapides me disent que M. Homier-Roy est un fils d’entrepreneur en construction et qu’il a passé une partie de sa jeunesse avec lui, dans les maisons modèles;
  • Il a étudié en architecture à McGill mais n’a malheureusement pas terminé son cours; il avait peur de s’ennuyer dans ce métier d’architecte… 
  • Il a passé la majeure partie de son temps en communication et c’est un amoureux d’architecture et d’art. 
  • Il fut et est toujours un critique de tout (cinéma, livre et même architecture) et anime l’émission « C’est bien meilleur le matin » sur les ondes de la radio de Radio-Canada ( la Radio de la Première Chaîne de Radio-Canada, pour les initiés).
  • Il a géré son propre magazine par le passé et fut collaborateur pour plusieurs magazines et hebdos.

Voilà pour l’homme et son oeuvre.  Il a 70 ans et roule toujours sa bosse.  Je respecte ça.  Maintenant, je me dis « Pourquoi cette remarque gratuite?… » 

C’est clair que Monsieur Homier-Roy n’aime pas ce que nous faisons.  Je me dis que s’il est un amoureux d’architecture et d’art, il ne doit pas aimer le bungalow !  C’est bien correct.  Cependant, pourquoi s’en prendre à Dessins Drummond ?  Pourquoi se servir de sa tribune radiophonique pour dénigrer une entreprise qui fait son travail, soit développer des modèles de maison au goût des consommateurs québécois ?

Personnellement, je fus agacé par ses propos mais je ne m’en suis pas fait une plaie;  j’ai cependant penser à tous les employés, créateurs de ces modèles de maison et à nos 125 000 clients depuis 1973 qui nous ont fait confiance et qui ont pu, grâce à notre entreprise qui créé une catégorie de plans à faible prix, construire leur maison et ainsi accéder à la propriété car une grande partie de nos clients sont des premiers acheteurs.

M. Homier-Roy peut ne pas aimer, c’est son droit.  Tous les gens qui touchent de près à l’architecture aimeraient construire le prochain Taj Mahal ou devenir les prochains Antoni Gaudi et ainsi créer notre propre Sagrada Familia.  Mais qui paiera pour tout cela ?!!

Notre travail est de proposer aux consommateurs et entrepreneurs en construction des modèles de maisons qui seront à leur goût, au prix qu’ils désirent payer et de leur remettre un plan de qualité avec un service impeccable.  En ce moment, je considère que nous atteignons notre objectif !

Pourquoi alors M. Homier-Roy se plaît à dire des commentaires aussi insignifiants en ondes ?  Pourquoi frapper sur une entreprise privée qui paie ses taxes et impôts et qui travaille honnêtement avec nos concitoyens ?  Pourquoi ne pas attaquer et émettre des commentaires sur les scandales touchant la construction, la corruption et les personnes impliquées au lieu de ridiculiser le travail de centaines d’artisans honnêtes et des centaines de milliers de clients ? 

Ce n’est pas tout le monde, M. Homier-Roy, qui désire un condo bon chic bon genre sur le Plateau, avec garage intégrée pour stationner sa Audi décapotable et être entouré de ses amis qui pensent comme lui!   Dieu merci, la différence existe et c’est celle que vivent les clients de Dessins Drummond. 

Est-ce que je lui en veux ?  Bof…  Si Dessins Drummond avait été critiquée par Paul Arcand ou un autre animateur qui ne fait pas dans la critique gratuite, j’aurais été certes secoué mais lui… 

J’ai croisé M. Homier-Roy à deux reprises dans des restos du Vieux-Montréal sans jamais lui parler.  La prochaine fois, j’irai me présenter avec plaisir !

J’aimerais bien aller jaser d’architecture en ondes avec lui et ainsi l’écouter me conseiller sur les modèles que nous devrions développer.  Je suis toujours à l’écoute de futurs clients et/ou d’experts !  Je suis aussi à l’écoute des critiques fondées!…  J’attends l’invitation à Radio-Canada !

Contenu original publié sur www.yvescarignan.com

7 mai, 2010
Par Denis Chamberland

Fruit d’un partenariat qui n’a pas encore son pareil à l’échelle du Québec, la Loto-Maison 2010 de Drummondville vous ouvre ses portes afin que vous constatiez à quel point les gens qui s’y sont investis ont véritablement eu à cœur d’en faire un succès.

À commencer, d’abord et avant tout, par ces jeunes raccrocheurs pour qui la construction de cette maison représentait l’apprentissage d’un métier et l’espoir de vivre comme bien d’autres. En passant par leurs enseignants dont un nous signale que ce projet lui a permis de vivre deux amours de sa vie, l’enseignement et la menuiserie-charpenterie. Sans oublier tous les intervenants qui ont contribué, du début à la fin, à faire de cette maison une véritable réussite.

Dessins Drummond, en tant que fournisseur des plans, consultant, inspecteur et auteur de l’allure extérieure de la maison, est fière de se joindre à ce groupe et de contribuer ainsi à cette cause drummondvilloise.

Pour sa 11è édition, la Fondation de la Tablée Populaire de Drummondville, pour qui cette maison est la principale source de financement, et son porte-parole Louis Morissette vous invitent donc à visiter, dès ce week-end et sur le site des Promenades de Drummondville, cette chaleureuse maison champêtre dont l’intérieur contemporain vous surprendra par la dimension et la finition des différents espaces proposés.

Et n’oubliez surtout pas de vous procurer votre billet de tirage pour si peu que 10$ ou mieux, augmentez vos chances avec trois billets pour seulement 25$ !

Pour apprécier le plan de cette maison…

30 avril, 2010
Par Denis Chamberland

Au Québec, c’est l’entreprise montréalaise Écohabitation qui offre la certification LEED-h ( LEED pour habitation ). Lors du Sommet de juin 2009, son directeur, Emmanuel Cosgrove, a fait valoir que la certification LEED-h complète celle du programme Novoclimat. En plus d’être le seul processus d’accompagnement et de certification pour les autoconstructeurs verts, LEED-h encadre sérieusement les entrepreneurs. «  L’évaluation préliminaire du projet décèle les failles potentielles qui peuvent ainsi être corrigées au stade de la conception et servir de modèle aux chantiers suivants », explique monsieur Cosgrove. Cela permet de prévenir des défauts fréquemment constatés dans les maisons ordinaires : sous-sol humide et moisissures, drain français bloqué, courants d’air et inconfort, toiture qui coule, surchauffe estivale, etc.

Financièrement parlant, jumeler les certifications LEED-h et Novoclimat est très avantageux. D’abord, la subvention typique pour une maison certifiée Novoclimat est de 2 000 $, ce qui couvre en tout ou en partie les frais de certification d’une maison LEED. « Une habitation LEED n’a pas besoin de coûter plus cher qu’une maison ordinaire, explique le directeur du développement d’Écohabitation, Andrew Gellert. La réalité est qu’aujourd’hui, on peut devenir propriétaire d’une maison unifamiliale usinée accréditée LEED-h pour aussi peu que 150 000 $.

« Les frais d’évaluation, d’inspection et de certification, qui varient entre 750 $ et 3 500 $, selon le nombre et les spécificités des unités accréditées, équivalent à seulement 1 à 2 % de la valeur d’une maison neuve au Québec. Un placement hors pair compte tenu des économies immédiates en consommation d’énergie ( de 25 à 70% ) et d’eau, ainsi qu’une valeur de revente moyenne de 10% supérieure aux maisons classiques comparables, selon l’expérience américaine. »

De plus, le processus intégré de conception, d’encadrement professionnel et d’inspections indépendantes des chantiers fait éviter des erreurs potentiellement très coûteuses. « Tout cela assure une qualité et une durabilité de construction qui vont bien au-delà de celles des maisons ordinaires », conclut M. Gellert.

Source, le magazine la Maison du 21è siècle, édition Automne 2009

23 avril, 2010
Par Denis Chamberland

L’agence de l’efficacité énergétique est tout bonnement confrontée à une tâche titanesque qui mobilise la quasi-totalité de ses ressources humaines juste pour concevoir les plans d’action, justifier ses budgets, rendre des compte à la régie de l’énergie et en plus, elle doit régulièrement se battre contre une autre créature gouvernementale, Hydro-Québec, qui ne semble pas comprendre que, en réalité, ils travaillent pour le même patron, en l’occurrence nous.  Plusieurs millions sont investis dans cette action chaque année, et pourtant, sur le terrain, rien ne bouge rapidement.

Novoclimat était une bonne solution au début des années 2000, mais, normalement, avec l’avènement du code national du bâtiment 2005, ce programme aurait déjà du passer à un échelon supérieur. Malheureusement pour sa population, le Québec étant une société distincte et ayant son propre code de construction, le domaine résidentiel est essentiellement régi par le Code National du Bâtiment 1995, qui a subit quelques modifications mineures au fil des ans. Notre version porte le nom de code de la construction du Québec version 2005 modifiée. Le chapitre qui traite de l’efficacité énergétique devrait être intégré en 2010.

Toutes les informations mentionnées dans ce billet et le précédent sont disponibles sur le site de la régie de l’énergie du Québec. Des audiences publiques sont en cours et il est indéniable que les tenants et aboutissants auront un impact majeur sur notre façon de concevoir, de construire et d’habiter les bâtiments résidentiels dans le futur.

Si, après la lecture de cette opinion personnelle en quatre billets, vous doutez de la pertinence de réglementer sérieusement l’efficacité énergétique des nouvelles résidences, permettez-moi de vous faire remarquer qu’un autre programme existe présentement, Rénoclimat, dont plusieurs propriétaires ont déjà tiré avantage. Conçu pour aider les propriétaires de maisons existantes à diminuer leur facture énergétique, ce programme coûte des millions de dollars annuellement en subventions aux gouvernements fédéral et provincial (action conjointe). Additionner le tout au montant que le participant doit débourser pour effectuer les travaux et vous comprendrez ou je veux en venir.

Votre nouvelle maison, construite selon des normes d’efficacité désuètes ( CNB 1995 ), sera probablement admissible au programme Rénoclimat dans quelques années alors que l’augmentation des coûts énergétiques fera en sorte que, même si votre entrepreneur vous a dit qu’il construisait comme Novoclimat ( pratique courante dans le milieu), vous ferez maintenant partie intégrante de ceux qui paieront pour les erreurs du passé. Vous avez pelleté par en avant pour sauver quelques milliers de dollars par manque de vision ou d’informations… En fait, consolez-vous, nos gouvernements agissent de la même façon depuis la nuit des temps.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

2 avril, 2010
Par Denis Chamberland

Jetons maintenant un œil au programme Novoclimat administré par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec.

Novoclimat préconise une approche prescriptive, c’est-à-dire que le programme identifie et normalise certains des éléments mécaniques et structuraux de votre nouvelle résidence. Le tout sera inspecté par une firme indépendante pour en vérifier la conformité.

Voici quelques uns des points ciblés par le programme :
• Une étanchéité mesurée avec un taux d’infiltration naturel maximal limité à 2.5 changements d’air à l’heure à 50 PA, c’est-à-dire, comparable à un vent de +/- 35 km/hre.
• Une résistance thermique minimale de R-41 à la toiture, R-24.5 aux murs hors-sol et aux rives de planchers ( incluant un bris thermique ), R-17 aux fondations et R-5 au plancher du sous-sol.
• Des fenêtres à double vitrage scellé avec pellicule low-e, argon ou krypton et intercalaire isolant.
• Un système de ventilation à récupération de la chaleur effectif à 60% à -25°C
• Le réseau de ventilation doit être composé de conduits rigides, calibrés de façon à alimenter les pièces d’une habitation avec le débit d’air neuf requis pour une qualité d’air optimale.

Notons ici que, contrairement à LEED, l’acheteur et l’entrepreneur obtiennent une aide financière afin de diminuer le coût des améliorations.
Venons en maintenant au faible taux de participation du programme. À peine 10% de toutes les unités résidentielles construites au Québec ont été certifiées. Cela représente +/- 3350 unités sur un total de 41 554 unités en 2007-2008 et les chiffres s’annoncent similaires pour 2008-2009, pourtant, Novoclimat est simple, facile à mettre en place et les économies sont au rendez-vous.

Quel est, selon vous, le principal obstacle à la promotion de l’efficacité énergétique et à la construction responsable :
A. Des entrepreneurs trop conservateurs,
B. Des consommateurs mal renseignés,
C. Une période d’amortissement trop longue du surcoût,
D. Les bas tarifs d’électricité.
E. Toutes ces réponses

Je dirais E sans aucune hésitation.

Ce qui nous amène au nouveau plan de match de l’AEÉ qui est la modification de la réglementation du secteur résidentiel et la mise en place de mesures obligatoires pour tous les entrepreneurs et auto-constructeurs. À découvrir dans le prochain billet.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

26 mars, 2010
Par Denis Chamberland

Depuis quelques années, un mouvement médiatique important nous confronte à un raz-de-marée d’informations concernant  la construction verte. Les industries sont entrées dans la danse en inondant le marché de produits supposément verts. Certains constructeurs, ayant décelé une opportunité d’affaire supplémentaire, commercialisent désormais leur produit sous cette nouvelle étiquette.

Devant cette conversion massive de l’industrie aux principes du marketing vert, on pourrait se demander comment le consommateur ou futur acheteur, submergé par cette vague, pourra, avec discernement, s’orienter et arriver à séparer le bon grain de l’ivraie. C’est tout un défi !

Commençons par le système d’évaluation LEED pour Habitations du conseil du bâtiment durable du Canada, qui est, en passant, un excellent guide de bonnes pratiques afin de diminuer l’impact environnemental de votre nouvelle résidence. Il consiste en huit catégories de critères et quatre niveaux de certification.  Une évaluation préliminaire du projet est obligatoire ainsi que la participation d’un évaluateur accrédité par le conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa). Cette personne assurera le bon déroulement du projet, informera, conseillera, inspectera et, finalement recommandera la certification. Au Québec, le programme étant géré par ÉCOhabitation, c’est donc ici que l’on trouve ce conseiller

Je n’analyserai pas de fond en comble ce système d’évaluation. Je m’attarderai qu’à son impact sur les méthodes de construction des entrepreneurs québécois, pourquoi ?  Car cette façon de faire ne provoquera pas la ruée des entrepreneurs traditionnels vers le processus d’accréditation et de certification. C’est, à leur avis, tout simplement trop complexe et surtout trop onéreux. Je pourrais même m’avancer à confirmer une évidence, LEED s’adressera à des acheteurs et à des entrepreneurs d’exception qui, malheureusement, ne compteront que  pour une infime part du marché.

Les principaux adhérents au système LEED pour Habitations ont  une conscience environnementale plus développée, une approche marketing différente de la masse et/ou beaucoup de temps libre assorti d’un budget conséquent.

Voici en fait les seules résidences certifiées au Québec pour le moment 
• Boisbriand,  Les Habitations du Quartier Boisbriand Inc. Maisons en rangées (4)
• Montréal, Vermont Energy Investment Corp. Duplex, Écohabitation
• Stoneham, Construction Maurice Bilodeau, Villégiature de grand luxe
• Saint Adolphe de Howard, maison du lac Louise, villégiature de luxe, Écohabitations Boréale

Le faible nombre de certifications est justifiable, pour le moment, par le processus de formation qui vient tout juste de débuter au Québec et par le programme qui termine tout juste sa phase pilote au Canada. En fait, toutes les certifications ont été effectuées dans le cadre de LEED for Homes du USGBC. Les deux premières résidences inscrites au programme canadien ont été certifiées en Août 2009 en Ontario. Ce mouvement tend à prendre plus d’ampleur en Ontario présentement, et les États-Unis ont déjà plus de 4000 projets certifiés (LEED for homes y est implanté depuis déjà quelques années).

Voilà en gros ce qu’est LEED. Dans le prochain billet, je comparerai LEED avec un autre programme volontaire, Novoclimat, administré par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec.

Opinion de M. Alain Hamel, entrepreneur général, A & A Construction

10 mars, 2010
Par Yves Carignan
 
Conception de plans exclusifs

Cette semaine, j’ai reçu ce commentaire dans la section « Parlez au président – adressez-lui vos commentaires« :

« Bonjour, Je viens d’acheter votre revue 150 plans de maisons printemps 2010. La revue elle est très belle 10 sur 10. Sauf la photo à la page 127 (photo ci-haut), la grosse cabane de riche. Quelle horreur ! Une grosse cabane avec un patio de bois installé au dessus du lac probablement 30′ à 40 ‘par dessus l’eau… Et en plus aux endroits ou il n’a pas ces horribles planches de bois traité au produit chimique ils ont fabriqués des murets de pierre pour être bien certain qu’il ne reste plus aucune plage naturel…Ou est la végétation naturel qui agis comme filtres de ce plan d’eau ??? Il manque juste un beau garage pour son bateau au dessus de l’eau…. Votre gros bonnet est assez intelligent pour réussir sa carrière professionnel ou peut être en affaire, mais trop épais pour garder le lac en santé ! Nos lac au Québec sont remplis de ses idiots à gros budget….J’espère que la prochaine fois vous allez y pensé avant de mettre des photos aussi poche dans vos revues.

Un lecteur qui n’aime pas les algues bleus

Mario Grégoire »

Et vlan !  Pour ma part, c’est la première fois que je recevais un commentaire négatif sur cette réalisation qui en fait rêver plus qu’elle n’en dégoûte !  Cependant, en regardant l’image de cette maison et en prenant pour acquis qu’elle fut construite il y a près de 10 ans, nous devons constater que les problèmes d’algues bleues ne faisaient pas la une dans nos médias à cette époque !  Je dois aussi avouer que j’habiterais cette « horreur », comme vous le dites, n’importe quand !!  ;o) 

Je ne peux qu’être d’accord avec M. Grégoire sur certains points:  l’aménagement des berges de façon écologique est un sujet bien d’actualité depuis quelques années et nous collaborons avec la clientèle à ce sujet.  Comme je le dis souvent, nous ne pouvons être contre la vertu et nous ne sommes pas paysagistes non plus.

Là où j’ai un problème, et j’en ai déjà parlé dans un billet précédent, c’est l’agressivité et le ton accusateur avec lequel les « pro-environnements » frappent lorsque quelque chose ne cadrent pas avec leur vision;  si on ne pense pas comme eux, nous sommes tous des imbéciles !…  Je peux accepter le point que notre client aurait pu modifier son aménagement (c’est peut-être déjà fait au moment où j’écris ce billet) mais, à ce que je sache, il a obtenu un permis de construction et respectait les règlementations de l’époque.   Croyez-vous vraiment que des citoyens vivant sur le bord de l’eau se foutent de la santé dudit plan d’eau ?!  Voyons donc !  Le manque d’information est bien plus souvent la cause des constructions polluantes que le manque de volonté.

J’ai un ami qui a une magnifique maison sur un plan d’eau et qui a investi plus de 30 000$ pour refaire l’aménagement de ses rives afin de donner une chance au lac.  Il l’a fait une fois qu’il a eu l’information.  Oui, il est riche mais conscient !  Il y a de plus petites maisons à côté de chez lui qui n’ont toujours pas défait leur muret de béton qui borde leur rive…  et ces gens ne sont pas riches !…

Je sens toujours une forme de « jalousie québécoise » lorsque les gens parlent de « grosses cabanes de riches » !…  Il y a une proportion de notre société qui envie les autres et qui dénigre ce qu’ils font et ça m’attriste…  Pourquoi ne parlez-vous jamais des petites maisons qui n’ont pas encore un champs d’épuration convenable ?…  Je vois aussi souvent des gens à revenus moyens se foutre de l’environnement que des gens mieux nantis.  Je trouve le lien « riche-pollueur » trop facile et jaloux.  Des inconscients, il y en a dans toutes les couches de la société.

Sachez que notre rôle, comme me l’a dit le directeur de notre agence de Trois-Rivières qui a réalisé ce projet avec notre client (qui est dentiste et non un  méchant homme d’affaires …) est de répondre aux exigences du client et non de lui faire la morale.  Nous les guidons mais comme c’est lui qui paie, nous réalisons ce qu’il désire.  Ce client avait un droit acquis et nous avons reconstruit au même endroit tout en respectant les lois et règles de l’époque.

Voilà !…  Mais qui ne prendrais pas cette maison ?!…

11 décembre, 2009
Par Denis Chamberland

Afin de promouvoir l’utilisation du bois dans les constructions non résidentielles et ainsi lutter contre les changements climatiques, des acteurs provenant de plusieurs secteurs de la société québécoise ont créé la Coalition BOIS Québec.

« Alors que 95% des maisons possèdent une charpente en bois, environ 15% des bâtiments institutionnels, commerciaux et industriels sont construits en bois. Pourtant, de récentes études révèlent que 80% des bâtiments non résidentiels mis en chantier chaque année pourraient être construits en bois », indique Robert Beauregard, président de la Coalition et doyen de la Faculté de foresterie, de géomatique et de géographie de l’Université Laval.

« Le bois est le seul matériau de construction qui soit à la fois renouvelable, recyclable et réutilisable », affirme M. Beauregard. Son utilisation contribuerait à réduire notre empreinte écologique parce qu’il absorbe le carbone et le stocke. «  Un mètre cube de bois évite l’émission d’une tonne de gaz carbonique », nous signale Claude Villeneuve, professeur au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi et directeur de la Chaire en éco-conseil.

La Coalition BOIS Québec souhaite également relancer ce secteur économique et ainsi sauvegarder de nombreux emplois. Il n’est donc pas surprenant que ce regroupement compte la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) au sein de ses membres. L’ Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois ( cecobois), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l’ Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pomerleau ainsi que la Société immobilière du Québec ( SIQ), pour ne nommer que ceux-là, font également partie de la Coalition.

Depuis un an, les dirigeants de la Coalition Bois Québec rencontrent des élus municipaux, des entrepreneurs et des donneurs d’ordre afin de préparer le terrain vers ce changement. « Il faut tout coordonner : les permis de construire, l’approvisionnement en bois certifié, etc. Il faut influencer l’offre et la demande sur le bois », soutien François Tanguay, directeur de la Coalition Bois Québec.

La Coalition souhaite également inciter le public à choisir le bois dans ses projets de construction et de rénovation. Pour ce faire, l’organisme a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Je touche du bois! ». Plusieurs personnalités publiques interpellées par la sauvegarde de l’environnement se sont jointes à la Coalition Bois Québec. « Selon les Nations Unies, la question des changements climatiques est le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée. Il est très important d’agir », lance Steven Guilbeault, coordonateur général adjoint d’Équiterre et l’un des porte-parole de la Coalition.

Autre argument pour le bois, les membres de la Coalition soutiennent qu’en cas d’incendie, une structure en bois carbonisera en surface et résistera plus longtemps qu’une structure en acier. Enfin, François Tanguay croit qu’en plus d’être sécuritaire et esthétique, le bois est le matériau de l’avenir.

( source : Le magazine FORMES vol.5 no.5 )

 



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