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Archive de la catégorie 'Chantier'

18 mars, 2010
Par Denis Chamberland

En reconnaissance des efforts faits par une clientèle à la fois sensible et désireuse de vivre dans une communauté de plus en plus verte, Petersen Aluminium a convenu, avec ses fournisseurs, de développer des produits de toiture à la fois esthétiques et performants afin de faire partie intégrante de cette démarche verte rattachée au développement durable.

Le terme « vert », utilisé à outrance, est devenu LE qualificatif accrocheur pour s’assurer l’attention des consommateurs, mais que signifie-t-il au juste ? L’approche verte consiste en fait en l’application de pratiques de vie au quotidien visant à éliminer les impacts négatifs sur l’environnement. De cette conscience à protéger nos ressources naturelles jusqu’à la recherche de façons de faire en énergie renouvelable ou en conception de bâtiments durables, devenir vert est sans contredit la responsabilité de chacun, comme de chaque entreprise ou de chaque agence gouvernementale.

La nouvelle gamme de couleurs pâles, que Petersen Aluminium propose pour ses produits d’aluminium, améliore le rendement énergétique des produits de toiture. L’addition de ces couleurs permet d’ailleurs à l’entreprise de rencontrer les attentes en ce qui a trait aux certifications Energy Star et LEED.

De plus, l’entreprise est fière de dévoiler sa toute nouvelle série Pac Solar, une innovation dans le domaine du développement durable grâce à ce  panneau photovoltaïque laminé et directement intégré au panneau d’aluminium. Avec ce produit, l’entreprise combine l’endurance et la performance tant recherchées en construction durable.
 
Comme en construction verte on doit prêter grandement attention aux matériaux et surtout à la distance que ceux-ci doivent franchir pour rejoindre le chantier de construction, reste donc à voir combien de temps cela prendra aux entreprises d’ici pour en arriver à produire un matériau du genre.

27 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

En Amérique du nord, LA façon d’attribuer le qualificatif « écologique » à une maison est inévitablement une certification LEED. Cette certification s’obtient d’abord et avant tout par l’enregistrement de la maison au programme LEED et, par la suite, avec le pointage obtenu dans chacune des catégories suite aux différentes inspections et au dépôt de toutes les factures d’achats de produits et matériaux ainsi que pour celles rattachées aux sous-traitants. Tout doit être compilé et bien enregistré.

Extérieur web

Pour cette maison des Laurentides, le portrait de chacune des 8 catégories est le suivant :

Innovation et processus de conception : 4.5 pts sur une possibilité de 11. « Il y a eu des rencontres avec les différents intervenants mais pas selon les exigences de LEED ( charrette de design ou planification de projet intégrée ). Donc, pas de point pour l’aspect design. Nos points sont attribuables à l’innovation côté matériaux et à la vérification du chantier à différentes étapes et par des tierces parties ( Agence de l’efficacité énergétique pour Novoclimat et Écohabitation pour la certification LEED ) » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, le constructeur.

Emplacement et liaisons : 4 pts sur une possibilité de 10. « Évidemment, on score pas très haut pour le choix de l’emplacement étant donné que les services et moyens de transport sont inexistants » de nous faire part Robin.

Aménagement écologique des sites : Un terrain imperméable à l’eau, aucun îlot de chaleur, des arbres en bonne quantité, des plantes indigènes, aucun gazon, peu de besoin d’entretien et aucun arrosage, tous contribuent à l’obtention d’un pointage de 15.5 pts sur 22.

Gestion efficace de l’eau : « Ici, on ne score pas très haut de nous dire Robin Gauthier Ouellet et ce, même si tous les appareils sont à faible débit. L’eau est un enjeu de taille aux USA et ailleurs. Ici, c’est pas évident. Je prends mon eau de la nappe phréatique et je la retourne au même endroit après une filtration performante. J’ai pas besoin d’eau pour l’arrosage et j’utilise des appareils performants; ce qui me donne le réel sentiment du devoir accompli malgré les 4 pts sur 15 obtenus ».

Énergie et atmosphère : La maison est très bien isolée en plus d’être fort bien orientée en ce qui a trait aux fenêtres. Celles-ci ont d’ailleurs un gaz low-e argon dans les thermos. L’usage d’appareils électriques Energy Star, l’isolation des tuyaux d’eau chaude, l’installation d’une power pipe et d’un foyer au bois EPA contribuent tous à l’obtention d’un bon pointage soit 16.5 pts sur une possibilité de 38. L’approche Novoclimat est un excellent point de départ pour cette catégorie.

Matériaux et ressources : « Nous sommes très forts dans cette catégorie et on a même obtenu un point pour l’innovation » de me dire Robin. Cela se traduit en une tonne de matériaux recyclés, locaux et sans COV. Ce sont les trois critères importants de LEED. « J’essaie de limiter les matériaux en provenance de l’industrie chimique ou pétrolière et de faire bien attention aux déchets qui sont aussi considérés dans cette catégorie. Nous avons donc réduit pas mal les déchets en choisissant des matériaux recyclables, brûlables ou réutilisables. Exemples : on a recyclé une tonne de gypse, utilisé des panneaux de carton pour les murs ( brûlables ) et transformé des retailles de bois franc en bois d’allumage ». Pointage obtenu : 12.5 sur une possibilité de 16.

Qualité des environnements intérieurs : Ici, un système de ventilation dans chaque pièce ( filtration d’air MERV 13 ) avec débit calculé et vérifié, humidité contrôlée, une sortie extérieure de balayeuse, une entrée d’air indépendante pour le foyer, l’élimination des COV pour les matériaux et un test de radon réussi permettent l’obtention de 14 pts sur une possibilité de 21. Une fois de plus, Novoclimat se veut une bonne base pour cette catégorie.

Sensibilisation et formation : Comme les propriétaires ont été bien formés quant à l’usage des différents systèmes de la maison et qu’ils y porteront une attention particulière, 1 pt sur 3 est obtenu.

Au final, cette maison se voit attribuer 72 pts sur une possibilité maximale de 136 et elle obtient ainsi la certification LEED Argent soit le second niveau sur quatre. Le premier niveau, la certification de base, nécessitait 55 pts alors que le second, LEED Argent, requérait 70 pts. Pour ce qui est des certifications Or et Platine, celles-ci nécessitaient respectivement 85 et 100 pts. Par contre, aux dires de Robin Gauthier Ouellet, la certification Platine est mathématiquement impossible à obtenir en milieu rural alors que la certification Or aurait nécessité des investissements et efforts considérables.

Au delà de tout cela, la maison permettra à ses propriétaires d’économiser 36% sur leur facture d’électricité, de respirer de l’air ambiant dont les émissions nocives de COV ont été réduites de 90% et de réaliser des économies d’eau de l’ordre de 25%. Sans oublier que 90% des matériaux utilisés pour cette maison ont été fabriqués au Québec pour favoriser l’économie locale et limiter le transport.

Robin Gauthier Ouellet a résolument choisi son camp. Pour ce passionné de l’environnement, il est impensable de retourner à des systèmes de construction classique alors que pour le même prix il peut mener à bien des projets aux qualités environnementales remarquables qui, de surcroît, apporteront au fil du temps des gains économiques substantiels à ses acheteurs, notamment en réduisant leur facture d’électricité.

( sources : Écohabitations Boréales et Écohabitation )

20 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

La construction d’une maison à flanc de montagne oblige fréquemment le constructeur à relever des défis. Ici, le tout premier se révéla rapidement avec la présence d’un amas de grosses pierres situé directement à l’emplacement où on désirait ériger la maison. Celles-ci, fort nombreuses, furent donc déplacées et avantageusement réutilisées pour la mise en place de murs de soutènement visant à faciliter l’accès au chantier et éventuellement à la maison.

Un second défi, et tout un celui-ci, fut de composer avec l’infiltration d’eau et l’érosion dues à une quantité importante d’eau en provenance de la montagne en amont. Pour éviter que la maison ne glisse vers le chemin, il a donc fallu percer des trous dans le roc, environ 18, et fixer des tiges d’acier à la verticale. Ces longues tiges d’acier traversent l’épaisseur de la semelle et s’insèrent dans les murs de fondation afin d’assurer un excellent ancrage de la maison. De plus, pour bien gérer toute cette eau en provenance de la montagne plus haut, on a installé un drain de six pouces de diamètre ( et non de quatre pouces de diamètre comme fréquemment utilisé ). Un important système de drainage entoure la maison à environ dix pieds du périmètre. En amont et latéralement, on a disposé, à vingt pouces sous le sol, un lit de pierres concassées dans un gros tuyau de drainage. Les bras latéraux amènent l’eau de ruissellement presque jusqu’à la rue.
 
« Le début de l’été a été tellement pluvieux que cela nous a montré de façon évidente les endroits du terrain à protéger. Les murets de soutènement sont aussi munis de drains français » de nous signaler Robin Gauthier Ouellet, constructeur de la maison.

Pare-vapeur web

La charpente de bois certifié FSC ainsi que le système pare-air des murs ont été réalisés par Construction Au Sommet pour une composition de mur à haut rendement énergétique alors que la véranda, que l’on peut observer à l’extrémité gauche de la façade principale, fut, pour sa part, construite entièrement en cèdre des Laurentides et avec de l’ardoise au plancher afin de capter la chaleur du soleil le jour et de libérer celle-ci de façon toute naturelle en soirée. C’est d’ailleurs l’unique système de chauffage pour cet espace non isolé et en communion avec l’extérieur dont M. Ouellet, propriétaire, est particulièrement fier. Notons aussi la présence d’ardoise au plancher de la cuisine et de la salle à manger et toujours dans une approche solaire passive.

« Cette maison n’est pas une maison technologique, de nous dire le constructeur, c’est une maison simple mais bien construite. Évidemment, c’est plus long à ériger car une multitude d’attentions doivent être portées notamment à l’isolation et à l’étanchéité et ce, de la dalle de plancher jusqu’à la toiture. Nous avions un objectif élevé quant à la performance relative à l’infiltration d’air et celui-ci a été atteint. Notre taux d’infiltration est très bas ( 0,7 changements d’air à l’heure ); ce qui contribue grandement à la performance globale. De plus, les déchets ont été réduits d’environ 50% et ceci est attribuable au choix des matériaux.

À la conception de la maison, j’ai choisi des matériaux dont les retailles pouvaient être recyclées, réutilisées ou brûlées. Le recyclage, lorsque possible, est aussi une option intéressante ( exemple : retailles de gypse rapportées à Montréal pour y être recyclées ) mais le choix des matériaux est plus critique pour réduire les déchets. À titre d’exemple, l’usage du bois brute pour les moulures et les planchers plutôt que du pré-vernis, des isolants à base de carton recyclé plutôt que de l’isolant rigide ( chimique, non biodégradable et impossible à brûler ) ».

Notons d’ailleurs qu’aucun bac à déchets ne fut utilisé pour ce chantier. Les arbres que l’on a abattus furent coupés et cordés afin d’être utilisés comme bois de chauffage alors que toutes les retailles de bois non utilisables furent brûlés sur place.  De plus, en ce qui a trait aux armoires et comptoir de cuisine, les propriétaires ont fait affaire avec Avivia, une entreprise éco-responsable dont l’approche environnementale a bien plu au constructeur.

La cuisine web

Ne manquez pas le prochain billet consacré à ce projet et qui dévoilera comment cette maison a obtenu sa certification LEED Argent.

( sources et photo: montoit sur cyberpress.ca et Écohabitations Boréales )

9 novembre, 2009
Par Denis Chamberland

Voilà, c’est fait !

La toute première maison québécoise certifiée LEED Argent, que l’on peut voir en ce moment sur différents médias dont Cyberpresse, le fut très récemment et ce, à la plus grande satisfaction du constructeur M. Robin Gauthier-Ouellet de Écohabitations Boréales, spécialisé en environnement et en management, ainsi que pour le plus grand bonheur des propriétaires, Mme Jacynthe Gauthier et M. Patrice Ouellet, amants de la nature et grandement soucieux de recréer un intérieur sain, en communion avec le paysage et qui leur procurerait le sentiment de vivre et de travailler à la maison comme en pleine nature. Sans oublier l’apport du concepteur, M. Sylvain Charrette, directeur des Agences Dessins Drummond de Longueuil et Suroît-Valleyfield, pour qui l’aventure s’est avérée fort concluante. Je tiens à remercier bien sincèrement ces quatre personnes qui m’ont permis d’apprécier, sur place, une construction remarquable, fort bien intégrée et qu’il me fait plaisir de partager ici avec vous et lors des billets à venir.

Extérieur web

À première vue, je perçois un terrain passablement accidenté et pour lequel je constate qu’un travail important a été effectué afin d’obtenir un plateau suffisamment grand, même si toujours un peu accidenté, pour y ériger la maison. Je remarque, par le fait même, que plusieurs grosses pierres furent disposées de façon stratégique afin de permettre la réalisation d’un espace de stationnement sur un niveau intermédiaire entre celui de la maison et celui du chemin principal. Ici, je lève mon chapeau aux propriétaires conscients du fait qu’ils auront à trimbaler régulièrement leurs différents achats du niveau stationnement au niveau rez-de-chaussée de la maison et toujours sur ce terrain passablement accidenté. Quand on pense à tous ces travailleurs de la construction qui se stationnent quasiment sur le perron de notre maison lorsqu’ils ont à effectuer des travaux, je salue, à plus forte raison, tous ceux qui ont travaillé sur ce chantier.

Vestibule web

Sylvain et moi sommes accueillis par Jacynthe, Patrice et Robin dans un espace vestibule suffisamment grand et pour lequel de belles portes de bois habillent un mur complet de rangement. J’apprécie alors une douce et agréable odeur de bois dans l’air; odeur d’ailleurs qui parfume tout l’intérieur de la maison et qui est attribuable à l’usage du bois sur l’ensemble des portes, qu’il s’agisse des portes d’accès aux différentes pièces ou bien de celles composant les armoires et comptoir de cuisine. Il en va aussi de l’usage du bois comme cadrages à ces portes, comme tringles au plancher et, finalement, pour tout le système escalier qui donne accès aux trois niveaux de planchers.

Escalier web

La qualité de l’air ambiant ne fait aucun doute et M. Ouellet la commente ainsi : « C’est tellement bon de se réveiller le matin sans avoir l’impression d’avoir respiré de l’air vicié toute la nuit ». Cette qualité d’air intérieur est assurée par le ventilateur récupérateur de chaleur ( VRC ) dont le travail d’échange d’air avec l’extérieur est tout à fait indispensable dans une construction étanche comme celle-ci.

Après une visite complète de la maison nous permettant d’apprécier les différents espaces, travail et repos au premier plancher, activités et détente au second et séjour pour visiteurs à la mezzanine ( 3è plancher ), nous voici de retour au cœur de la maison, plus précisément dans la salle à manger où la communion avec le décor est indéniablement réussie.

Salle à manger web

C’était d’ailleurs un des critères importants du devis réalisé par M. Ouellet et sur lequel je reviendrai lors des prochains billets. Ne manquez pas les billets à venir et qui traiteront de la Conception, la Construction et la Certification de cette première maison québécoise certifiée LEED Argent.

9 février, 2009
Par Yves Carignan

Voici une question reçue dans « Parlez au Président« :

« Votre site est très bien fait mais il devrait avoir de l’aide pour les autoconstructeurs. Donnez-nous des guide pour la gestion d’une construction. La plupart des gens qui vont se constrire vont le faire une seul fois dans leur vie alors ils n’ont pas d’experience et ils ont peur de foncer, Donnez-nous des outils s.v.p.

Guy R. »

L’autoconstruction est un phénomène très présent au Québec et il consiste à prendre en charge la gestion intégrale de son projet de construction.  La personne s’occupe donc de la gestion de son chantier, de son déroulement et de l’embauche des sous-traitants pour réaliser les travaux;  elle est donc le Maître d’Oeuvre de son propre chantier.

Pour ceux qui n’ont jamais effectué ce genre de tâche, c’est tout un défi !  Certains ont les connaissances pour effectuer cette tâche mais je déconseillerais l’autoconstruction à toute personne n’ayant jamais vécu un projet de construction ou de rénovation;  vous devez avoir l’expérience d’un chantier pour effectuer cette tâche.  Mon père pourrait, pas moi !

Ceux qui veulent s’y lancer, il y a certes des économies mais vous devez y mettre le temps et l’énergie.  Plusieurs me disent qu’ils ne le referaient pas après l’expérience.  Â vous de décider mais mon conseil serait de vous informer auprès de gens qui l’ont fait.

 Monsieur Guy me demande des outils dans son courriel…  Je ne peux malheureusement y répondre directement mais je sais qu’il y a des ressources meilleures que moi et que Dessins Drummond à ce sujet.  Entre autre, l’ami Yves Perrier en parle sur son site et, le connaissant, je sais que ses recherches sont bien fondées et qu’elles sauront vous aider.

Il y a aussi le site « Je construis ma maison » qui offre un magazine, un guide, des séminaires, bref, tout ce dont vous avez besoin pour vous aider à prendre votre décision et à vous lancer dans ce projet.

Je m’en voudrais de ne pas parler de notre collaborateur dans les Laurentides, Matério, qui peut aussi aider les autoconstructeurs en les guidant et en leur offrant également de la formation, des suivis et des séminaires.  Canac-Marquis-Grenier offre aussi ce genre de support à leurs clients.

Une chose est certaine:  ne vous lancez pas sans information ni formation.  De plus, les lois sont de plus en plus sévères alors, soyez vigilants et prêts.

Bonne chance !

Contenu original publié sur www.yvescarignan.com

28 octobre, 2008
Par Yves Carignan

Avez-vous déjà eu la chance de visiter une maison de 1 Milliard $ ?  Le magazine américain Forbes vous propose  cette maison, avec photos .

Mon opinion ?  Majestueux, stupéfiant, impressionnant…  Question de goût, me semble que mon extérieur aurait été plus beau avec ce budget !!!

Qu’en dites-vous ?

 (contenu original disponible sur www.yvescarignan.com)

26 octobre, 2007
Par Mario Carpentier

Considéré à juste titre comme l’investissement le plus important qu’une personne fait au cours de sa vie, l’achat d’une maison implique plusieurs étapes, tout aussi importantes les unes que les autres. Cela se révèle particulièrement vrai dans le cadre de la construction d’une nouvelle résidence.

Dans les quelques lignes qui suivent, nous avons tenté de regrouper en dix points les grandes étapes d’un projet, de l’idée initiale à la livraison finale. Cet outil, sans prétention aucune, que nous vous invitons à conserver pour le consulter au besoin, saura vous faire apprécier la complexité d’un tel projet et la nécessité de compter sur des professionnels de premier plan, afin d’en faire une expérience positive pour vous.

Les étapes

Le préchantier

1.   Détermination de l’emplacement en fonction des priorités de la famille
Pour débuter, il est essentiel de s’assurer que le terrain choisi est libre de toute dette et de tout vice. Au cours des dernières années, la disponibilité des terrains et, par conséquent, leur coût ont eu un effet direct sur le choix des acheteurs. Il est donc essentiel de choisir le lot en fonction de vos besoins (proximité de l’école, de la garderie, des lieux de travail) ou de vos loisirs (accès à une piscine municipale, à une piste cyclable ou autres installations).

2. Orientation du terrain en fonction de vos besoins

Selon l’utilisation que vous planifiez faire de votre terrain (jardinage, piscine, barbecue, etc.), il est primordial de choisir un lot dont l’orientation est optimale en fonction de l’ensoleillement recherché à des heures précises de la journée.

3. Recherche et négociation d’une institution bancaire

Chaque rêve à un prix. Il importe donc, avant d’aller plus loin dans vos démarches, de rencontrer un représentant d’une institution financière ou un courtier en hypothèque, afin d’établir clairement s’il y a corrélation entre votre capacité de payer et vos rêves.

4. Recherche d’un plan de maison adapté aux besoins

Les besoins (au chapitre de la superficie, de l’aménagement, etc.) varient beaucoup d’une personne à une autre. Pour cette raison, il est important, dans la phase initiale de recherche d’un modèle, de compter sur une banque exhaustive de plans et, au besoin, d’être en mesure de le modifier, en respectant normes et esthétisme. C’est d’ailleurs précisément ce qu’offre Dessins Drummond : la possibilité d’adapter, à peu de frais, l’espace à vos habitudes de vie, en recourant aux concepteurs des plans originaux.

5. Sélection de l’entrepreneur/du contracteur

Les qualités intrinsèques d’un entrepreneur dont vous devez tenir compte sont généralement son souci du détail, sa disponibilité, son ouverture au dialogue et son historique de service après-vente, des indicateurs importants pouvant témoigner du type de relation à anticiper. N’oubliez jamais que le lien qui vous unit à l’entrepreneur qui matérialisera le projet va bien au-delà de l’étape de construction de votre résidence. En effet, la facilité que vous aurez à échanger avec l’entrepreneur prendra tout son sens dans les premières années qui suivent la livraison finale de la maison.

Le chantier

Vous trouverez dans la section qui suit les principaux éléments à surveiller lors de la construction de votre nouvelle maison. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle se veut un bon indicateur des étapes névralgiques.

6. Fondation et charpente

- Drainage (capacité d’absorption du sol)
- Hauteur des fondations comparativement aux voisins
- Niveau de la rue par rapport à celui de l’entrée de la cour
- Conformité au plan des dimensions des fondations

7. Isolation, électricité et plomberie

- Isolation : s’assurer que la maison est bien isolée, et ce, partout et de façon adéquate;
vérifier l’étanchéité des différents matériaux, des portes et des fenêtres.
- Électricité : vérifier vos besoins (prises de courant, sorties d’éclairage, interrupteurs, thermostats, prises des téléphones, cablâge des télés…), en fonction de l’emplacement de vos meubles.
- Plomberie : s’assurer que les équipements et les accessoires correspondent à vos choix initiaux; vérifier l’emplacement des équipements tels que chauffe-eau, appareil de chauffage, échangeur d’air, salle de bain éventuelle en fonction de vos plans d’aménagement du sous-sol. Vérifier également l’emplacement des sorties d’eau extérieures et du garage.

8. Finition

- Qualité des joints, choix et destination des différentes couleurs de peinture, du papier peint et autres finis. Choix des matériaux et qualité de l’installation des moulures, des couvre-sol, des escaliers. S’assurer du sens de l’ouverture des portes intérieures. Vérifier les armoires et meubles-lavabos, l’ajustement des portes, etc.

Le postchantier

9. Visite finale d’approbation & signature chez le notaire

Établir une liste des travaux non complétés ou à corriger, remettre cette liste par écrit à l’entrepreneur. S’assurer que tous les travaux sont à votre satisfaction avant d’effectuer le paiement final. Récupérer les manuels d’entretien et les garanties des différents équipements (chauffage, échangeur d’air, etc.)

10. Garanties

Pour en savoir plus sur les responsabilités des différents intervenants (entrepreneurs, sous-traitants, fabricants, APCHQ et autres), visitez le site de l’APCHQ à l’adresse http://www.apchq.com, sous la rubrique Garantie des maisons neuves, ou téléphonez au 1-877-427-2684. Vous pouvez également consulter l’Association de la construction du Québec et son programme Qualité-Habitation à l’adresse http://www.qualitehabitation. com, ou par téléphone, au 1-800-956-7526.

17 octobre, 2007
Par Philippe Mercure

On le sait maintenant, l’industrie de la construction résidentielle a connue au cours des dernières années un essor sans précédent et, fait à noter, le Québec, plus que jamais, a contribué significativement à établir ce sommet historique de mises en chantier.

Cette cadence effrénée qui, encore aujourd’hui, continue de déjouer les experts connaîtra bientôt un inévitable ralentissement. Les raisons sont forts simples, l’augmentation continue des coûts de main-d’oeuvre et des matériaux jumelé à un accroissement, lent mais graduel, des taux hypothécaires poussera l’ensemble de l’industrie à revoir son offre.

Le phénomène, quoique dans sa phase embryonnaire, est déjà observable à l’échelle canadienne depuis quelques mois et est le résultat direct de l’accroissement du prix des résidences qui, depuis le tournant du millénaire, dépassent fréquemment les 50% et même parfois les 100% d’augmentation. Certains conclueront à la bonne affaire en revendant maintenant leur propriété mais les gains observables de la valeur marchande de leur résidence sont annihiler par l’accroissement des coûts d’acquisition ou de construction d’une nouvelle résidence.

Pour cette raison, un nombre grandissant de propriétaires optent pour la rénovation, utilisant généralement une portion de l’équité disponible sur leur maison pour financer leur projet au lieu de s’imposer un déracinement au cœur d’un nouveau développement résidentiel qui mettra une dizaine d’années à atteindre sa maturité.

La rénovation comme alternative au déménagement est motivée par des raisons aussi nombreuses que variées. Souvent, la décision suit celle des enfants de quitter le nid parental et le désir de ces derniers de se réapproprier leur espace de manière à mieux répondre à des désirs qui jusqu’alors laissait le pratico-pratique prévaloir sur le confort. C’est ainsi que la majorité des projets observables impliquent l’agrandissement de la pièce de séjour ou de la salle de bain pour le transformer en un oasis de détente, l’ajout d’un solarium, ou la finition d’une pièce au dessus du garage.

Pour les professionnels de l’architecture résidentielle, la compréhension du secteur de l’habitation et l’obligation de maîtriser l’ensemble des étapes nécessaires à la concrétisation d’un projet amènent les concepteurs à contribuer de plus en plus, non seulement au développement des plans nécessaires à l’exécution des travaux, mais aussi à jouer un rôle actif de conseiller offrant ainsi, au besoin, un service d’accompagnement tout au long du projet. Ceci est d’autant plus vrai que les projets de rénovation sont de plus en plus élaborés et coûteux à mesure que les terrains et propriétés prennent de la valeur.

Aujourd’hui il n’est plus rare de transformer un bungalow en cottage et ainsi doubler la superficie habitable d’une résidence dans le but de maximiser la valeur d’une propriété située dans un secteur en demande ou sur le bord d’un cours d’eau, par exemple. Ce type de transformation, on le comprend, demande une excellente planification et une bonne réflexion sur l’utilisation futur des espaces. Et c’est ce travail qui occupe déjà de plus en plus les designers et les concepteurs spécialisés en construction résidentielle.

Si nous ajoutons à cela d’autres facteurs déterminant comme la rareté des terrains et l’étalement urbain, il est à parier que la diminution des mises en chantier de maisons neuves sera en bonne partie compensée par les grands projets de rénovations dans les mois qui suivent.

 



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