Champs électriques

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Des planchers radiants électriques liés au cancer?

Un expert en champs électromagnétiques chez Hydro Québec déconseille l’usage de certains planchers radiants électriques qui pourraient accroître le risque de leucémie infantile. « Comme les enfants sont souvent couché et assis par terre, c’est à éviter, pas à conseiller, compte tenu du doute qu’on a là-dessus », nous à déclaré en entrevu Jan Érik Deadman, conseiller en hygiène du travail à la société d’état. « Cela me surprendrait si Hydro-Québec recommandait (ces systèmes) dans les garderies. » Ce docteur en santé au travail réagissait au fait que certains de ces systèmes de chauffage, composés d’un fil électrique typiquement installé sous un plancher de céramique, émettent un champs magnétique mesurant jusqu’à 100 milligauss (mG0 au niveau du sol. Selon neuf études épidémiologiques, une exposition chronique à un champ moyen de plus de 4 mG double le risque de leucémie infantile. C’est ce qui a incité en 2002 le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), relié à l’Organisation mondiale de la santé, à classer les champs magnétique de 50-60 Hertz dans le Groupe 2B, comme « peut-être cancérogènes ». La Société canadienne d’hypothèques et de logement souligne d’ailleurs, dans son Guide d’équipement mécanique pour un environnement intérieur sain, que les planchers radiants électriques « peuvent émettre des champs électriques et magnétiques non négligeables. » Quatre cancers ciblés Les preuves les plus solides d’effets nocifs des champs électromagnétiques viennent des études épidémiologiques, explique Santé Canada : « Celles-ci ont laissé supposer l’existence d’une faible association positive entre l’exposition aux champs 50-60 Hz et la leucémie, le cancer du cerveau, le cancer du sein et le cancer du poumon. » Mais on ne peut exclure que d’autres facteurs statistiques, environnementaux ou socio-économiques soient en jeu. Également chercher à la Faculté de médecine de l’Université McGill, Jan Érik Deadman est co-auteur d’une étude historique publiée en juillet dernier. Celle-ci a conclu que les travailleuses dont l’exposition hebdomadaire moyenne était d’au moins 4 mG, durant ou dans les deux années précédant leur grossesse, doublent également leur risque d’avoir un enfant qui développera ce cancer du sang. D’autres études ont constaté un doublement du risque de leucémie chez les enfants chroniquement exposés à un champ de 2 mG. Les propriétaires de planchers chauffants électriques devraient-ils débrancher leur système ou l’éteindre avant d’entrer dans une pièce? « Le risque est considéré comme faible et trop incertain pour chambarder les planchers chauffants dans les maison et les garderies, analyse le biologiste Denis Gauvin, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Mais faut-il informer la population? Oui. Si les gens ont la possibilité de choisir un plancher qui les expose moins, tant mieux. » Les champs électromagnétiques sont composés des champs électriques produits par le voltage (fils sous tension) et les champs magnétiques provenant de l’ampérage (le courant consommé). Ils sont mesurés par un multimètre qui agit souvent de voltmètre, gaussmètre et lecteur de radiofréquences et micro-ondes. L’intensité du champ et le degré d’exposition humaine diminuent rapidement en s’éloignant de la source, chose facile si le système radiant est dans un plafond, mais impossible dans le cas d’un plancher. À un pied de hauteur du plancher qui émet 100 mG au sol, le champ peut mesurer 16 mG, niveau auquel de très brèves expositions quotidiennes sont associées à l’augmentation des risques de fausses couches, selon une récente étude californienne (Li, 2002). Les champs sont aussi plus faibles dans une maison où l’on consomme moins d’électricité et si les fils sont rapprochés et posés en parallèle, leurs champs tendant alors à s’annuler mutuellement. Les Québécois surexposés À part les lignes d’Hydro Québec, les principales sources d’exposition domestique à long terme sont les erreurs de câblage et le courant résiduel généré par la mise à la terre faite sur l’entrée d’eau métallique des maisons, selon un spécialiste canadien en la matière, Andrew Michrowski. Les Québécois, dont plus de 70% des maisons sont chauffées à l’électricité, seraient les occidentaux les plus exposés aux champs magnétiques de 50-60 Hz. Selon une autre étude du Dr Deadman, 7% des Québécois, comparativement à une moyenne de 0,7% dans d’autres pays, sont couramment exposés à des champs d’au moins 4mG. Le Québec détient aussi le plus haut taux de cancer infantile au pays : environ 165 par million, avec quelques 225 cas diagnostiqués annuellement. Dans 70% des cas, il s’agit de leucémie, dont les causes sont inconnues. Plusieurs sont soupçonnées : virus, aliments, médicaments et autres polluants (émissions des autos, fermes, industries, fumée de tabac dont nous sommes les champions canadiens, etc.). Enfin, les Québécois accusent des records de mortalité dont les causes ont été associées à l’exposition professionnelle aux champs magnétiques. L’INSPQ a récemment comparé nos taux de mortalité à ceux de 20 pays industrialisés : les Québécois sont au 1ier rang pour le cancer du poumon, 2ième pour le tumeurs malignes et au 3ième pour le suicide; les Québécoises sont au 3ième rang pour le cancer du poumon, au 5ième pour l’ensemble des tumeurs et au 6ième pour le cancer du sein et le suicide. CIRC : http://monographs.iarc.fr/htdocs/announcements/frvol80.htm INSPQ : www.inspq.qc.ca/bulletin/bise/2002/bise_13_4.asp?Annee=2002 Multimètre Tri-Field : Essentia, 1-888-639-7730 www.essentia.ca Protection contre les CEM et les radiofréquences : Magnepur, 1-888-557-1110 www.magnepur.com