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Archive de la catégorie 'Béton'

13 février, 2008
Par Mario Paquette

Supportant tout le poids de la maison, les fondations sont à la base d’une construction de qualité.  L’excavation, l’installation des coffrages et le coulage du béton sont autant d’étapes délicates qu’on doit réaliser avec soin.

LA NATURE DU SOL

Avant d’acheter un terrain, il vaut toujours mieux s’informer pour connaître la nature du sol.  Les propriétaires de maisons voisines et les entrepreneurs de la région peuvent bien souvent vous faire part de leur expérience et vous fournir des renseignements précieux.  S’il vous est impossible d’obtenir des informations sur le terrain, alors n’hésitez pas à demander une analyse de sol.  Ce sera toujours moins cher que d’avoir à corriger des problèmes après  la construction.
Les sols les plus courants sont constitués d’un mélange de sable, de gravier et d’argile en proportions variables et offrent généralement de bonnes assises.  Par contre, si le sol contient une forte proportion d’argile ou de terre noire, vous devrez peut-être appuyer vos fondations sur des pieux ou, à tout le moins, construire des semelles plus grandes que la normale.
Par ailleurs, si le niveau de la nappe phréatique est top élevé, vous devrez recouvrir les fondations d’une membrane d’étanchéité  et relier le drain périphérique à un système de pompage.
Enfin, toutes ces précautions entraîneront des coûts supplémentaires au moment de la construction, mais c’est beaucoup mieux que d’avoir à refaire une partie des fondations par la suite.

L’EXCAVATION

Pour éviter de creuser une trop grande surface inutilement ou encore d’avoir à finir le travail à la main, il est important que l’excavation soit délimitée et exécutée le plus précisément possible.
Il est important que les semelles soient enfouies sous la limite de pénétration du gel.

LA RÉSISTANCE DU BÉTON

La résistance à la compression du béton à 28 jours ne doit jamais être inférieure à 15 Mpa (mégapascals) pour les murs et les semelles.  Pour les dalles de plancher de garage et les perrons, le Code du bâtiment de 1995, exige 25 Mpa.  Ces valeurs doivent être considérées comme minimales, ce qui signifie que vous pouvez demander des valeurs supérieures à votre entrepreneurs.

LES MURS

Pour couler les murs de fondation, on utilise des coffrages à béton qui doivent être bien étanches, soigneusement étayés et attachés de manière à résister efficacement à la pression exercée par le béton avant qu’il ne durcisse.
Les barres d’armature, même si elles ne sont pas exigées par le Code du bâtiment, empêchent les murs de se fissurer et assurent une meilleure stabilité dans un sol de qualité inégale.  L’épaisseur normale des murs de fondation est de 8 po lorsque la maison est recouverte d’un parement léger.  Si la maison est recouverte de brique ou de pierre, les murs feront 10 po d’épaisseur de façon à donner un appui adéquat au revêtement.
LE DRAINAGE

On utilise habituellement de la pierre concassée et un drain de plastique perforé autour des semelles pour assurer un bon drainage près des fondations.  Cette étape peut avoir lieu tout de suite après le coulage des semelles ou aussitôt qu’on est certain que les autres travaux ne risquent pas d’endommager le drain.

L’IMPERMÉABILISATION ET LE REMBLAYAGE

Avant de procéder à l’imperméabilisation des murs, il faut casser les extrémités des écarteurs métalliques qui sont restés noyés dans le béton après le coulage.  On colmate ensuite les brèches de surface avec du goudron épais.
L’enduit au bitume est appliqué sur toute la surface des murs de fondation situés sous le niveau du sol.  Il protège les murs contre l’humidité naturelle du sol.  En général, on applique deux couches d’enduits bitumineux, ce qui est suffisant dans des conditions de sol normales.
Le remblayage autour des fondations ne doit pas être entrepris avant que le béton ait atteint les 2/3 de sa résistance maximum, soit environ 7 jours.
Le matériel de remblayage doit être déversé de manière graduelle et uniforme, chaque couche étant compactée avant de déposer la suivante. Donner au sol fini une pente de 5 % vers l’extérieur tout autour de la maison pour faciliter le drainage naturel et éloigner l’eau des murs de fondation.

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9 janvier, 2008
Par André Fauteux

La technique de coulage du béton dans un coffrage permanent de polystyrène relègue littéralement les anciennes pratiques dans la catégorie des outils de l’âge de pierre!  Légers et faciles à installer, les blocs ou les panneaux isolants s’emboîtent rapidement comme les pièces d’un jeu de Légos et permettent de bâtir des maisons très confortables, saine et à haute efficacité énergétique.  Mais attention, même si près d’une dizaine de systèmes sont vendus au Québec, peu d’entrepreneurs peuvent  se vanter d’avoir plusieurs années d’expérience dans l’installation des coffrages isolants.  Une mise en œuvre  minutieuse est essentielle pour éviter  des problèmes difficiles ou impossibles à corriger par la suite.  Voici un petit guide pour amateurs d’efficacité et de confort résidentiel…

Le Recueil d’évaluation de produit du Centre canadien des matériaux de construction (CCMC) définit ainsi les coffrages à béton (nous prenons en exemple la fiche du produit Arxx, anciennement connu sous l’appellation Blue Maxx) : « des éléments modulaires, emboîtables, constitués de deux panneaux de polystyrène expansé assemblés à l’aide d’entretoises en plastique équidistantes dont les extrémités sont enfoncées dans la masse des panneaux de manière à effleurer leur face externe.  Les coffrages sont posés à sec en quinconce.  Ils forment un espace rectangulaire qui, après la coulée du béton, donne un mur monolithe, isolé, d’épaisseur uniforme. »  De l’armeture peut être ajoutée par endroits pour renforcer le tout.

Une maison construite de cette façon présente de nombreux avantages, dont la possibilité d’ériger  les murs rapidement  douze mois par année.  « Le béton coulé dans un coffrage isolant mûrit  dans des conditions idéales d’humidité et de température, explique  notre collaborateur Yves Perrier.  Il en résulte un produit pratiquement  indestructible qui résistera  longtemps à l’humidité, aux insectes et à toute forme de dégradation. »  Ce bachelier en architecture et journaliste en habitation depuis 15 ans ajoute : « C’est un mode de construction efficace tant pour l’isolation et l’étanchéité à l’air que pour l’insonorisation des murs extérieurs.  Très sécuritaire, il offre une protection au feu de trois heures et ses planchers sont très confortables.  De plus, son efficacité énergétique sera stable en permanence  car le béton ne rétrécit pas comme le bois. »

Il va sans dire que dans une maison très étanche à l’air, l’installation d’un ventilateur récupérateur de chaleur est de mise pour déshumidifier et échanger l’air.

Efficacité énergétique

La majorité des entreprises qui vendent des coffrages isolants misent sur la performance énergétique pour attirer la clientèle.  Arxx Building Products, le plus importants  manufacturier de coffrages isolants en Amérique du Nord, affirme sur son site Internet qu’un mur construit à partir de ses blocs présente une résistance thermique d’environ R-50 et que le consommateur économiserait donc plus de 70% de ses coûts de chauffage et de climatisation.  Le directeur technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ), André Gagné, est sceptique. « C’est tout à fait utopique.  Si c’était le cas, nous aurions trouvé toutes les solutions miracles à nos problèmes d’isolation.  Les prétentions sur la masse thermique du béton (qui hausserait la valeur isolante en stockant la chaleur) n’ont pas été prouvées par des essais scientifiques.  Une résistance thermique de R-22 ou R-23 est plus réaliste. »

D’ailleurs, le mur Arxx étudié par le CCMC avait une épaisseur de 11,5 pouces (292 mm), dont 6.2 pouces (157mm) de béton et 5.3 pouces (135 mm) de polystyrène au total.  Comme le polystyrène expansé le plus utilisé (type 2) donne une résistance thermique de R-4 au pouce, le cœur de ce mur a un facteur isolant d’au moins R-21,2, sans compter les films d’air devant et derrière les revêtements.

Toutefois, contrairement aux maisons de bois classiques, l’isolation des maisons en coffrages isolants est continue, stable et sans aucun pont thermique créer par des matériaux non isolés.  Ceci à condition soit coulé selon les règles de l’art (un mètre à la fois) pour éviter qu’i ne soit exposé par un soulèvement des panneaux. « C’est tout à fait plausible aujourd’hui, avec les technologies actuelles, de réduire la consommation énergétique d’une mais de 35 à 50%, affirme Mario Canuel, conseiller à l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec.  Mais tout dépend de la façon dont la maison est construite.  Des fenêtres de meilleure qualité, un système de chauffage plus performant, des portes et une toiture bien étanches sont autant d’avantages pour éviter la perte de chaleur qui augmente la facture énergétique. »

« En matière d’efficacité énergétique, que ce soir du polystyrène expansé ou extrudé, tous les systèmes s’équivalent plus ou moins », affirme André Gagné.  La différence se situe selon lui dans la façon d’assembler les blocs ou les panneaux et l’armature, ainsi que dans l’épaisseur et la densité de l’isolant et du béton.
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